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Poésie contemporaine
UbZ : Couchant
 Publié le 18/07/17  -  6 commentaires  -  748 caractères  -  134 lectures    Autres textes du même auteur

Impressions sauvages.


Couchant



Dans un bleu de bleuet, des paquets de fumée
Glissent à travers l'air d'un grand désert d'acier.
Ils s'en vont, lentement, tache sombre et diaphane,
Comme des éléphants traversent la savane.

Derrière eux mousse un tas de gros cotons de cendre,
Devant ils ont le dos pourpre et le ventre d'ambre,
Et ils se tiennent tous tournés vers un feu d'or
Dans un champ d'hibiscus que le soir fait éclore.

Il y a de la cérémonie dans ce ciel.
La nuit y tombe comme en nuée de sauterelles,
De vastes indigos dévorant l'herbe rousse.

Les couleurs semblent rendre hommage à leur soleil
Par des joyaux lapis et des cuivres vermeils,
Tandis que s'éteignent ces lumières de brousse.


 
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   Raoul   
2/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Purement descriptif et, bien que l'idée que ce couchant ne soit plus européano-centré soit intéressante, je trouve le thème un peu mince, mais soit.
Impressionniste, certes, une juxtaposition d'images mêlant chimiquement dans un précipité, fluides, vapeurs, minéraux, faune, flore et d'où émergent parfois/souvent, de beaux assemblages. Le côté artisanal de la composition (rimes non embrassées, par exemple) est bien trouvé, de même transformer le soleil en un simple feu aurifère au détour du vers sept.
Pas assez spécialiste de la versification et des règles du sonnet, je ne saurais trop déceler les approximations métriques, certaines "coupures" m'ont paru un peu acrobatiques - mais comme j'évoquais l'artisanat du projet plus haut, donc… -
M'a gêné à l'oreille le "La nuit y tombe"
Au final, on pourrait se croire (presque) à Harar.

   Ioledane   
18/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J’aime bien l’ambiance dégagée par ce poème, par petites touches colorées, sans hâte.

Le rythme des alexandrins est bien choisi pour dépeindre cette scène, dommage qu’il soit heurté çà et là par des irrégularités : passe encore pour le vers « Devant ils ont le dos pourpre et le ventre d'ambre », mais celui-ci « Il y a de la cérémonie dans ce ciel » ne convient vraiment pas, pour moi, en termes de rythme. Le vers suivant est plus approximatif, mais phonétiquement cela peut passer. En revanche le dernier heurte franchement ma lecture avec ce « s’éteignent » à la césure.

Bon maintenant que j’ai bien chipoté, je peux noter les belles images que j’ai relevées :
Le « grand désert d’acier »,
« Ils s'en vont, lentement, tache sombre et diaphane,
Comme des éléphants traversent la savane » (très parlant quand on a déjà vu ces derniers)
Le « tas de gros cotons de cendre » qui « mousse »,
Ou encore « De vastes indigos dévorant l'herbe rousse. »

Un beau coucher de soleil, merci pour cette lecture.

   PIZZICATO   
18/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Quelques belles images dans cette description d'un couchant.
" tache sombre et diaphane,
Comme des éléphants traversent la savane "

" un champ d'hibiscus que le soir fait éclore. "

" Par des joyaux lapis et des cuivres vermeils,"

   myndie   
18/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Si je m’arrêtais à la première lecture, je vous formulerais peu ou prou les mêmes remarques que les 2 premiers commentateurs. Poésie contemporaine ou pas, la construction approximative de certains vers les rend abrupts et freine la belle musicalité initiée ailleurs (par exemple la première strophe dans sa totalité).

Et puis je me suis souvenue d’un poème de Jules Laforgue sur l’automne où justement les dissonances et les ruptures de ton désarticulent les vers et en allègent la gravité.
Alors pourquoi pas…

Je dois reconnaître que vous avez su traiter avec beaucoup de grâce le thème éminemment casse-gueule du coucher de soleil, objet esthétique par excellence mais bien souvent vulgaire quand on n’en retient que le côté cliché et les dégoulinures d’orange et de cuivre…
Ici, en évitant cet écueil, vous avez fait ressortir toute la beauté finissante du jour qui s’alanguit, et fait naître du spectacle éphémère une mélancolie toute romantique.
La 1ère strophe me plaît infiniment, comme me séduisent vos images :

« derrière eux mousse un tas de gros cotons de cendre »
« le dos pourpre et le ventre d’ambre »
« un champ d’hibiscus que le soir fait éclore »
« la nuit y tombe en nuée de sauterelles » (malgré le disgracieux « nuit y »)

Bravo et merci pour ce beau moment de lecture

   Donaldo75   
25/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Ubz,

Voici un poème dont le champ lexical est clair, ce qui est appréciable en contemporain.

J'en ai bien aimé les couleurs, moins le rythme, trop haché à mon gout.

Ce poème reste un agréable tableau impressionniste.

Merci,

Donaldo

   Marie-Ange   
26/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Vous dites dans l'incipit "Impression sauvage".

C'est tout à fait ce que j'ai eu comme perception.
Voilà un "Couchant" très dépaysant à souhait.
Je vous ai suivi dans ce voyage de couleurs étonnantes, vos mots
comme le pinceau du peintre, m'invitent à m'attarder, à davantage
poser mon regard, pour discerner, la beauté de l'instant unique.

J'ai été enchanté par mes lectures, plaisant poème, dans son ensemble, fond comme forme.

Juste un léger bémol, la succession de ces deux "et" dans cette
strophe :

" Devant ils ont le dos pourpre et le ventre d'ambre,
Et ils se tiennent tous tournés vers un feu d'or "

Mais c'est là, qu'un bien anodin détail, qui pourrait aisément être corrigé.


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