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Poésie néo-classique
Vincendix : Au rythme des saisons
 Publié le 22/01/16  -  17 commentaires  -  3458 caractères  -  228 lectures    Autres textes du même auteur

Les trois premières parties sont jalonnées de quelques souvenirs, bons et mauvais, pas vraiment dans un ordre chronologique. Quant à la dernière partie, c’est encore à venir ?


Au rythme des saisons



Au rythme des saisons, le destin se déroule,
Sans jamais s’arrêter, inlassablement coule,
Un parcours inconnu qui, à chaque moment,
Peut changer de visage et de cheminement.

Un voyage tranquille ou parsemé d’obstacles,
Des ennuis, des tourments et parfois des miracles,
Des bonheurs, des malheurs qui ne sont attendus,
Un amour, des désirs, des plaisirs défendus.

C’est le vent, le soleil, la lune et les étoiles,
Lumières dans l’esprit, la danse des sept voiles,
Un sentier caillouteux, les rives d’un chenal,
Un jardin parfumé, un pont sur le canal.

C’est aussi des échecs, un succès, des sourires,
Des chevaux au galop, le meilleur et les pires,
Une forêt de pins et des granges en feu,
Des nuits de cauchemar et un océan bleu.

…………………………………………………………………………

Au rythme des saisons, le destin se faufile,
L’hiver est un printemps et l’été se défile,
Un paradis tronqué, des barreaux sans prison,
Un ami qui s’en va, un verre de poison.

Neige dans le verger, rires des demoiselles,
Un navire échoué, promesses infidèles,
La bouteille à la mer, l’impossible vouloir,
Et tous ces pas perdus dans un si long couloir.

C’est la foule ou le vide avec un temps qui lasse,
Un baiser dans le cou pour une ombre qui passe,
Un regard au lointain vers un clair horizon,
Et ceux que vous aimez à perdre la raison.

C’est toujours au réveil un monde qui s’agite,
Premiers pas d’un enfant, un intrus qui s’invite,
La peur du lendemain, des aveux, des secrets,
La chanson de l’oubli, des mots et des regrets.

…………………………………………………………………………

Au rythme des saisons, le destin s’effiloche,
Roulements de tambour, tintement d’une cloche,
Orages, désespoir et fraîcheur du matin,
Un bouquet de lilas et des draps de satin.

C’est le chant du départ, hasard d’une rencontre,
Combien de temps perdu à regarder sa montre,
Un train qui tourne en rond oubliant des wagons,
D’étranges voyageurs hébétés et bougons.

Un rendez-vous manqué, tant de désinvolture,
Et des boulets aux pieds, la fin d’une aventure,
Un décor en carton pour un nouvel essor,
La médaille d’honneur pour la chasse au trésor.

C’est Noël au balcon quand les rideaux se tirent,
Des tisons au foyer qui dans l’ennui soupirent,
Un ciel devenu lourd sous le poids des flocons,
Un vin trop aigrelet pour vider les flacons.

…………………………………………………………………………

Au rythme des saisons, le destin se déchire,
Quelques mauvais frissons et s’écroule l’empire,
Englouti le passé dans les sables mouvants,
Calciné l’avenir sous le feu des volcans.

Grince le violon, se taisent les trompettes,
Souffle le vent du nord attisant les tempêtes,
Un chemin malaisé, trop lourd est le fardeau,
Les pieds n’avancent plus et se courbe le dos.

L’esprit heurte les murs et se prend dans un piège,
Le corps est fatigué, il recherche le siège,
Les yeux se sont voilés, les mains ne s’ouvrent plus,
Les bruits sont des échos au pays des reclus.

Soudain un arc-en-ciel… et se tait le tapage…
Un faisceau de couleurs illumine l’image…
Une voix qui vous dit… et voilà… c’est fini…
Un ultime soupir… un saut dans l’infini…


 
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   Anonyme   
31/12/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un descriptif très dense pose et décompose le vécu, où les émotions se succèdent les unes après les autres, nous voilà emportés, bousculés par un torrent d'événements sans cesse alimenté, jusqu'à l'ultime final.

La répétition "au rythme des saisons", qui débute chaque strophe, me plaît, c'est l'accès à une nouvelle page de l'histoire, où le livre de la vie palpite de plus en plus vrai.

Après lecture, l'impression est confidence, un cœur à cœur, est ressenti au "rythme des saisons", texte à retenir.

   Anonyme   
5/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Je n'ai pas décelé les différentes parties dont vous parlez.
Vous décrivez la vie avec ses bons et ses moins bons de belle manière.
Je vous ai lu avec plaisir.
Merci.

   MissNeko   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un très agréable moment de lecture. Les vers coulent et s écoulent comme le temps qui passe.
Bravo et merci

   Ramana   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Votre poème me suggère ces vers d'Aragon :
"Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce.
Il n'y a pas d'amour heureux"
Oh ! Sur l'amour, que cela est pessimiste. On pourrait aussi bien dire qu'il n'y a pas de vie heureuse, mais ce n'est pas votre propos, car vous faites état des lumières autant que des ombres. Plus qu'un poème sur la vie, c'en est un sur la condition humaine, sur notre lot à tous de joies et de peines.
Je vous trouve néanmoins pessimiste à partir de votre troisième volet, et plus encore au quatrième. Bien vécue, la vieillesse peut être une occasion, par le recul qu'elle procure justement sur la vie, de juguler les passions dont nous fûmes les victimes, et qui nous apportèrent autant de peines que de joies. Et ces joies plus ou moins passagères sont elles véritablement le bonheur avec un grand B ? Quand à notre saut dans l'infini par lequel vous terminez à bon escient, qui dit que c'est là notre fin ?
Merci pour cette agréable lecture.

   PIZZICATO   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Au rythme des saisons, le destin se déroule ". Eh oui, inexorablement.
" Un voyage tranquille ou parsemé d’obstacles," on voudrait tout l'un mais pas l'autre.
Les saisons qui font le temps, le temps qui régit notre vie, et la vie qui nous réserve " Des ennuis, des tourments et parfois des miracles,
Des bonheurs, des malheurs qui ne sont attendus,
Un amour, des désirs, des plaisirs défendus."

   Francis   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
une succession de flashes surgissent d'un passé qu'on lit à rebours . On y trouve des visages, des paysages, des émotions, des bruits... Chaque éclair qui surgit de la mémoire ou de son écrin sensibilise le lecteur par sa dimension poétique. J"ai détricoté cette vie, avec plaisir, au rythme des vers. Merci pour ce partage.

   hersen   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une vie qui défile dans ce poème assez long, assez long pour pouvoir prendre le temps de dire. C'est ce que j'aime dans ce texte, d'autant plus qu'il ne s'apesantit pas, même s'il y a aussi des regrets.

Un gros, mais alors gros coup de coeur pour :
"Un paradis tronqué, des barreaux sans prison"

Un beau moment de lecture.

   Anonyme   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Vincent... Voilà une très belle suite de quatrains auxquels il ne manque pas grand chose pour figurer en tant que classiques...
Hormis quelques hiatus pas toujours évitables, ces vers reflètent une parfaite maîtrise de la prosodie. Je remarque que même l'alternance des rimes masculines/féminines est parfaitement respectée.
Bravo pour la forme ! Quant au fond il nous délivre une série d'images et de situations plus réalistes les unes que les autres où chacun retrouvera son propre vécu...

Un joli travail auquel la longueur du texte n'enlève rien, bien au contraire !

Merci pour cette lecture et ce retour sur le passé qui n'est pas sans m'émouvoir...

   papipoete   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Vincendix; votre plume est un messager, sur un destrier qui porte les nouvelles de saison en saison! Elle virevolte, et trace dans son sillage des images, des émotions que l'inspiration de son maître lui inspire! Quel virtuose êtes-vous pour écrire ainsi, sans lasser le lecteur, et l'ébahir par ces vers lumineux!
La langue française a encore de la ressource, avec des serviteurs comme vous; et les SMS, et le "franglais" peuvent trembler en vous lisant!
De la belle ouvrage!

   Anonyme   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est assez bien dans l'ensemble, malgré une première partie sans saveur. Je n'ai vraiment accroché qu'à la 10ème strophe, avec l'image de ce "train qui tourne en rond oubliant des wagons" (au figuré bien sûr). Quoi que, même au sens propre, ça ne m'aurais pas déplu, tant les récits pour le moins étranges m'attirent et me bercent...

A partir de là, donc, j'ai enfin réussi à prendre le train en marche en sautant dans un wagon - si je puis m'exprimer ainsi - et là le paysage a défilé sous mes yeux, comme une ligne ininterrompue d'images grises, nostalgiques...

Wall-E

   GilbertGossyen   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bien beau poème qui décrit la fuite du temps jusqu'à la dernière destination. C'est un texte empreint d'une grande poésie et d'une profonde nostalgie (en tout cas c'est mon ressenti).

   lala   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,

Jolie performance que je salue après l'avoir savourée.
Quatre quatrains pour illustrer quatre saisons, Vivaldi serait-il votre muse et 4 votre numéro fétiche ?
L'impression d'ensemble, le sentiment qui domine, me semblent la tristesse. Pourtant, vous évoquez aussi le meilleur, mais il est souvent tempéré, comme si la joie vive, l'explosion de rire, la parfaite insouciance ne trouvaient jamais leur place.
J'ai trouvé le début un peu laborieux avec des expressions convenues (« des bonheurs, des malheurs », « le soleil, la lune et les étoiles », « des chevaux au galop »…).
Ensuite, j'ai apprécié d'étincelantes trouvailles : « un temps qui lasse », « un enfant, un intrus qui s'invite », et aussi des clins d'oeil ou des influences inconscientes... « à perdre la raison », « orages, désespoir ».
Un petit bémol pour les trop nombreuses entames avec « c'est ».
Une lecture globalement bien agréable.

   Beaufond   
23/1/2016
 a aimé ce texte 
Pas
La phrase comporte un sujet et un verbe, c'est en tout cas ainsi que je la comprends. Là, nous avons des images se succédant simplement, des évocations faciles qui passent et se repassent — on dirait le vers anéanti de la modernité, avec cette vieille forme qui ne s'explique pas, quel ennui ! Quel ennui ! Voilà le poème typique qui dégoûte le lecteur : rien ne dit rien, tout ne dit rien, c'est entre les lignes que se trouve la poésie, c'est-à-dire, pour le lecteur attentif, nulle part. Quel ennui !

   Arielle   
23/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'avoue que je me suis ennuyée en commençant ma lecture par cette suite de généralités assénées comme des aphorismes ; la vie est imprévisible, c'est entendu ! J'ai failli arrêter ma lecture à la danse des sept voiles.
Soudain, le kaléidoscope s'éclaire en franchissant le canal et j'ai pris plaisir à sautiller de scénette en scénette du rire des demoiselles au vin trop aigrelet. Ces images qui s'entrechoquent illustrent bien la mémoire s'effilochant parmi ses souvenirs, les doux et les amers.
Enfin j'ai beau me bagarrer avec ce violon qui grince trouvant sa mélodie un poil trop tristounette , je sais hélas qu'il ne joue pas faux ...
Tous comptes faits j'ai bien aimé l'ensemble de la balade même si je me passerais volontiers des dix premiers vers

   Anonyme   
26/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un poème qui me semble couler de soi-même comme une évidence aux travers des étapes de la vie jusqu’au havre final.
La musicalité de l'ensemble m’a permis de l’apprécier malgré la forme néo-classique (;o)).

Bravo donc à vous et à vous relire.

C.

   Cristale   
27/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,
Des saisons qui défilent comme des images capturées sur une pellicule argentique que l'on roule et déroule : l'enfant, l'adolescent, l'adulte, le vieillard, printemps, été, automne, hiver.
Beaucoup de poésie, de mélodie,de belles images, l'auteur semble poser ses mots à la bonne place et sans difficulté, à part quelques hiatus.
La dernière série de quatrain me plait un peu moins à cause de ces inversions que je n'apprécie guère généralement. Mais c'est le choix de l'auteur et je le respecte.
Merci à vous,
Cristale

   Bingo   
28/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est beau, un peu long mais beau.
Un petit bémol, le titre qui n'est que la répétition du 1er hémistiche du 1er vers de chaque quatrain manque un peu d'imagination.


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