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Poésie contemporaine
Vincendix : Dans la ruelle
 Publié le 02/03/18  -  17 commentaires  -  1015 caractères  -  248 lectures    Autres textes du même auteur

Quand j’étais en vacances dans le village de mes grands-parents, je passais souvent (de jour) par une ruelle bordée de maisons abandonnées et probablement hantées, un défi, pour montrer à grand-père que je n’étais pas un froussard.


Dans la ruelle



Dans la ruelle je musarde,
D’un pied je pousse les cailloux,
Encore une fois je m’attarde,
Sur ce chemin jonché de trous.

J’aime flâner dans ce passage,
Entre les murets, les maisons,
Le vent caresse mon visage,
Prend sur son aile mes chansons.

Pourtant cet endroit est sinistre
Des bâtiments à l’abandon
Au pied des murs pousse le cistre
Avec l’ortie et le chardon.

Des ombres bougent aux fenêtres,
Qui ont perdu tous leurs carreaux,
Les fantômes de mes ancêtres
Sont revêtus de vieux rideaux.

Un chaton rouquin me regarde,
De la lucarne d’un grenier,
Je vaincs ma peur et me hasarde
À emprunter un escalier.

Quand j’arrive au premier étage,
Le curieux a disparu,
Où donc se cache ce sauvage,
Le rouquinet il m’a bien eu.

Dans la ruelle je chantonne,
Une rengaine, un air connu,
Mais savez-vous ce qui m’étonne,
Le petit chat est revenu.


 
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   Marite   
17/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bien aimé cette petite ballade dans la ruelle des souvenirs de l'enfance. Le rythme régulier m'a accompagnée d'agréable façon et en terminant il me vient l'idée que ce poème mis en musique fait écho à certaines chansons de Francis Lemarque.

   Ioledane   
17/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un récit rimé sans prétention, retraçant une jolie page d'enfance. Le style en est simple, assez enfantin justement ("Où donc se cache ce sauvage, Le rouquinet il m'a bien eu").

Ce qui m'a le moins plu est la ponctuation : trop de virgules - il y en a partout à la fin de chaque vers (quand ce n'est pas le point final), hormis au troisième quatrain qui pour le coup en aurait bien accepté au moins une ! Le récit aurait pu être plus vivant avec des points d'exclamations, points-virgules, etc. Par exemple :

"Quand j’arrive au premier étage,
Le curieux a disparu ;
Où donc se cache ce sauvage ?
Le rouquinet il m’a bien eu !"

A contrario, un quatrain comme celui-ci gagnerait beaucoup à être allégé de plusieurs virgules :

"Des ombres bougent aux fenêtres
Qui ont perdu tous leurs carreaux ;
Les fantômes de mes ancêtres
Sont revêtus de vieux rideaux."

Deux passages pour moi rehaussent l'ensemble au niveau poésie :
"Le vent caresse mon visage,
Prend sur son aile mes chansons"
et surtout :
"Les fantômes de mes ancêtres
Sont revêtus de vieux rideaux", j'adore !

   sympa   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bien souvent quand je lis des poésies , je ne parviens pas à comprendre le message qu'à voulu faire passer l'auteur ce qui me fruste....( style d'écriture trop compliqué pour moi ).
Je vous suis depuis quelques mois en visiteur, sans jamais n'avoir été déçu.
C'est encore le cas ce matin...ouf !!!.
J'aime votre style d'écriture simple ( juste ce qu'il faut ) , fluide et maitrisée.
Bravo !

   Hananke   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un petit poème de souvenirs sympa. On n'ira pas cherché de grandes
envolées lyriques telles que les réminiscences pourraient en provoquer,
mais nous flânons agréablement avec l'auteur dans sa ruelle.
J'aime bien le passage avec le petit chat.

   Anje   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je n'ai pas retrouvé la peur que pouvait inspirer l'endroit sinistre et que l'enfant bravait pour se montrer plus fort aux yeux de son grand-père. Mais j'ai flâné dans la ruelle en sifflotant, coursant ce chaton dans la maison du fantôme avec lui.
Joli.

   troupi   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Vincent.

Nous avons tous cachés dans nos souvenirs quelques endroits témoins de notre enfance et ici vous racontez la rue abandonnée de belle manière, avec un peu de fantaisie, un peu de poésie et force détails que l'enfant d'hier n'a pas oubliés.
Merci pour ce partage.

   papipoete   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Vincendix
dans cet endroit sinistre où nul ne se hasarde, à part les fantômes la nuit venue, songeant à mon grand-père qui pense que je suis froussard, je me risque là défiant mon coeur qui bat ; là-haut un matou me nargue, je monte ...
NB je marche, invisible, aux côtés de l'auteur et grimpe crânement les escaliers jusqu'à ce matou qui me défie et je chante dans ma tête ; c'est pas un chat qui va me faire peur !
Encore une fois, je fais un voyage au temps des interdits ; je voyais dans le cimetière les croque-mort ouvrir un ancestral caveau, aussitôt je m'aventurais jusqu'à cet endroit mort de peur, mais il fallait que je vois ...
Le 4e quatrain rend si bien l'atmosphère lugubre du moment, mais le héros est attiré comme un aimant !
Et il repart, et reprend sa chanson ( t'as vu pépé si j'ai la trouille ? )
je cherche les raisons du " contemporain " ; peut-être les rimes
" sinistre/ciste "
le " cu/ri/eux " se dit bien en diérèse car mot terminé en X même au singulier

   Anonyme   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
En vous lisant, j'ai esquissé un visage éclairé de sourires, tout le long de votre écrit si vivant.

Au fur et mesure, je vous emboîte le pas, les images m'arrivent, mes propres souvenirs se mêlent aux vôtres.

C'est un vrai bonheur que de vous lire, de vous relire. La belle simplicité de ce poème, le rend dès plus agréable, je m'y suis attardé bien volontiers, flânant avec vous dans cet endroit. L'enfance s'habille bien joliment sous vos mots.

J'ai beaucoup aimé :

" Des ombres bougent aux fenêtres,
Qui ont perdu tous leurs carreaux,
Les fantômes de mes ancêtres
Sont revêtus de vieux rideaux. "

Tout dans ce plaisir grandissant, sans peine je vous imagine :

" Dans la ruelle je chantonne,
Une rengaine, un air connu,
Mais savez-vous ce qui m’étonne,
Le petit chat est revenu. "

Merci beaucoup pour ce très bon moment de lecture.

   Francois   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est un texte plaisant et agréable, un joli souvenir d'enfance.
Il manque cependant quelque chose pour que j'adhère complètement... Le sentiment de peur n'est sans doute pas assez présent.
La chute est bien, mais il y avait peut-être moyen d'en trouver une plus surprenante.

   PIZZICATO   
2/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'espère que le Grand-père a reconnu le courage de ce gamin qui a su dominer sa peur pour pénétrer dans cet endroit " sinistre ".

" Les fantômes de mes ancêtres
Sont revêtus de vieux rideaux."

Un souvenir d'enfance agréablement relaté.

   Anonyme   
2/3/2018
Salut Vincent... Je t'ai accompagné avec plaisir dans cette ruelle qui fut aussi une part de ton enfance... Pas de véritable surprise mais une promenade sympa et bien décrite que vient animer un rouquinet qui m'en a rappelé un autre... mais ceci est une autre histoire !

Merci Vincent et bonne continuation sur les chemins d'antan !

   Mokhtar   
3/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Agréable texte très bien rythmé, qui fait presque comptine. Surtout sur la fin, avec l’épisode du petit chat.
Et qui ne nécessite qu’une seule lecture. Preuve qu’il est techniquement au point, et habilement conduit.
Comme une agréable respiration, ici.

   Vincendix   
3/3/2018

   David   
3/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Vincendix,

Je ne sentais pas trop la petite terreur que faisait planait la ruelle sur l'enfant. La rime à le défaut de laisser peu de mots pour planter une atmosphère ou raconter, et dans ce poème aux vers courts, elles sont assez présentes, un peu à la manière d'une chanson. Donc peut-être un vocabulaire plus sombre aurait amélioré ça. J'aime bien la fin, le retour du chaton au travers des âges.

   Papillon26   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Vincendix,

Quel sympathique poème et quel courageux garçonnet.
C'est plus qu'un poème, une comptine.
L'ensemble est extrêmement visuel.
J'aime tous particulièrement ces vers :

Le vent caresse mon visage,
Prend sur son aile mes chansons.

   jfmoods   
21/3/2018
Ce poème est composé de 7 quatrains en octosyllabes. Hormis le glissement allitératif des vers 9 et 11, nous avons ici des rimes croisées, pauvres, suffisantes et riches, alternativement féminines et masculines.

La ponctuation déroute par endroits.

L'entête met en lumière le cadre spatio-temporel lointain de l'évocation ("en vacances dans le village de mes grands-parents"). Les éléments du décor ("quelques maisons abandonnées et probablement hantées") signalent déjà l'enjeu fantastique du texte.

Dans un cadre qui inspire la peur ("cet endroit est sinistre"), l'enfant présente l'apparence extérieure de la sérénité ("musarde", "m’attarde", "J'aime flâner").

Cependant, son imagination travaille ("Des ombres bougent aux fenêtres", "Les fantômes de mes ancêtres / Sont revêtus de vieux rideaux") et l'épisode du chat, qui jalonne les 3 dernières strophes, révèle le dépassement, victorieux, d'une appréhension bien réelle ("Je vaincs ma peur").

Merci pour ce partage !

   Lulu   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,

j'ai vraiment beaucoup aimé découvrir ce poème et cette promenade... Y avait-il de la peur vraiment ? Peut-être... En tout cas, j'ai lu ou ressenti une belle sensibilité chez le narrateur ; une belle musicalité dans cette déambulation tranquille, finalement "J'aime flâner dans ce passage..."

La dominante descriptive permet de se représenter les lieux, au fil de l'errance, même lorsqu'il s'agit de dire un beau silence : "Des ombres bougent aux fenêtres, / Qui ont perdu tous leurs carreaux, / Les fantômes de mes ancêtres /Sont revêtus de vieux rideaux."...

Je trouve que c'est très vivant, du fait, notamment, de l'emploi du présent de l'indicatif.

J'aime, par ailleurs, beaucoup l'intrigue. Elle dit beaucoup de ce qui peut se passer "Dans la ruelle" évoquée, et poétiquement.

Mes encouragements.


Oniris Copyright © 2007-2018