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Poésie classique
Vincendix : Que je t’aime coquine !
 Publié le 02/03/19  -  14 commentaires  -  819 caractères  -  259 lectures    Autres textes du même auteur

Autre version de : "Que j’aime ta cuisine" paru il y a quelques années.


Que je t’aime coquine !



Que je t’aime coquine ô ma douce Marie,
Quand je défais le nœud de ton blanc tablier,
Ton corps est un caviar, suprême gâterie,
Chaque jour je deviens ton omble chevalier.

Tu me fais mijoter avant d’aller à table,
Je suis en appétit, mon sang est en bouillon,
Je frémis de bonheur, ta bouche est délectable,
Nos baisers succulents gonflent mon aiguillon.

De tes seins honorés jusqu’à la forêt noire,
Je découvre des lieux qui me rendent baba,
Paris-Brest et retour, entre fromage et poire,
Je deviens pote en feu pour ta pêche melba.

Je suis ton coq au lit adorable poulette
Quand je suis dans tes draps pour des jeux gratinés,
Il faut goûter à tout et dans chaque recette
Le plaisir est divin, les mets sont raffinés.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   myndie   
7/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
comme c’est habile ! Le titre, malgré son petit air égrillard, cache quand même bien le jeu sucré-salé du votre texte !
J’aime bien le concept peut-être plus original en poésie qu’en psychanalyse, où chacun sait que les deux besoins essentiels chez l’homme sont la nourriture et l’amour (je reste soft!).
J’aime bien le rythme qui reste alerte jusqu’au dernier vers ; j’aime bien les clins d’oeil suggestifs de votre plume :
« je suis en appétit, mon sang est en bouillon »
« de tes seins honorés jusqu’à la forêt noire »
J’aime moins que vos cabrioles poétiques soient affadies par l’effet redondant de tous ces jeux de mots dont la qualité est quand même inégale :
« je découvre des lieux qui me rendent baba »
« je deviens porte au feu pour ta pêche melba ».

Mais au final, on lit votre poème avec la même gourmandise que l’on dégusterait une sucrerie.

   sympa   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
De l'entrée au dessert vous déclarez votre amour à votre douce Marie avec originalité .
Épicure aurait apprécié .
Pour ma part j'ai adoré votre poésie.
Je j'aurais plus vue en catégorie classique mais je me trompe peut être.

   papipoete   
11/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
néo-classique
" Il n'y a pas de mal à se faire du bien " ne dit-on pas ? Les plaisirs de la chair, toujours pas démodés, nous font aimer la vie ; vos jeux amoureux sont un délice à savourer sans modération, ici partagés par la partenaire qui sait " y " faire !
" à table ! " semble-t-on entendre quand vos vers coquins, mais si délicats nous mettent l'eau à la bouche !
NB la vulgarité n'est pas au menu de ce festin de baisers, de caresses " aux seins honorés jusqu'à la forêt noire " ; et entre intime géographie et délices gourmands, qu'il fait bon suivre votre appétit !
Néo-classique parfait !
papipoète

   Annick   
11/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème gourmand "truffé" de mots à double sens, culinaire et érotique, faisant par exemple la part belle aux pâtisseries dans le quatrième quatrain, tout en évoquant le corps de la femme convoitée.

Je vois ce poème comme un jeu, une performance. Un clin d'oeil !

Plaisant à lire et à savourer.

   PIZZICATO   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un parallèle amusant entre les jeux de l'amour et l'art culinaire, avec des jeux de mots, ma foi, bien trouvés.
" De tes seins honorés jusqu’à la forêt noire "

Mais restons sur le premier degré pour les jeux de mots ; je ne suis pas persuadé que toutes les femmes apprécieraient ce genre d'humour (sourire)
" Je suis ton coq au lit adorable poulette ".

   Davide   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Vincendix,

J'ai trouvé l'écriture de ce poème particulièrement raffinée, pour reprendre le dernier mot.
Les rimes sont belles, les alexandrins parfaits, et le tout, dans le respect de la rigueur du classique. Je dis chapeau !
De très belles trouvailles pour illustrer le double sens des plaisirs de la chair, entre autres : "omble chevalier", "...rendent baba", "seins honorés" ou "Paris-Brest et retour".

C'est mignon tout plein, succulent, truculent...
Bref, j'ai tout aimé. Et vraiment bien !

Davide

   Hananke   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un bon texte jubilatoire et tout en double sens qui montre
que la cuisine peut être les prémices de plus grandes envolées.

Quelques bonnes trouvailles :

Chaque jour je deviens ton omble chevalier
Je deviens pote en feu pour ta pêche melba

Entre autres.

Oui, un bon texte qui aurait bien sa place dans mon anthologie
érotique.

   Corto   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Holà Rabelais, sors de cet homme !
La réincarnation n'autorise pas tout...

J'ai beaucoup ri à ce texte si sérieusement construit pour traiter du jeu le plus sérieux, celui du marivaudage qui sait aller jusqu'aux desserts.

Vivre jusqu'à aimer le caviar en entrée, et ne se détendre qu'après la pêche melba, voilà qui fait honneur à tous les coqs et à toutes les poulettes.

Bravo pour cette polissonnerie si bien troussée.

   leni   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bjr Vincent
C"est coquin à double sens Un jeu qui m'a fait sourire
De belles trouvailles

Chaque jour je deviens ton omble chevalier.

De tes seins honorés jusqu’à la forêt noire,

Je deviens pote en feu pour ta pêche melba.

Je suis ton coq au lit adorable poulette
il devient tellement rare de rire Merci Amitiés Leni

   senglar   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Vincendix,


"coquine" me paraît faible ;) Poème où l'amant qui croit manger est au menu, il pense donner les recettes et c'est lui qu'on décortique.
On ne peut que s'incliner devant le savoir-faire de la cuisinière. Et dire que ce ont les hommes qui se croient les chefs ; les cuisiniers eux-mêmes aux grands yeux étoilés ne sont que des poulets que les femmes laissent courir en en faisant des coqs au vain.
Ben oui aimons-les donc ces virtuoses, artistes du croque-monsieur.
C'est sûr ce poème est plus que coquin :) Grand coq hein :)))
Mauvais pour le régime, vous finirez au vin :D
Tel est cuit qui croyait sauter. lol

Senglar Brabant

   Cristale   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème "goûtu" pour exciter l'appétit des plus gourmets (et des moins aussi...).
Le narrateur s'est mis à table et nul doute que le festin fut frugal...
Personnellement je me suis régalée de ces jeux de mots salés sucrés.

"Nos baisers succulents gonflent mon aiguillon."


Je tombe....morte de rire...Lequel est le plus coquin ?

Merci pour cet agréable moment de dégustation de vers délicieux.

   VictorO   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème plaisant, croustillant et coquin. Vous avez bien raison :
"Il faut goûter à tout et dans chaque recette
Le plaisir est divin, les mets sont raffinés."

   STEPHANIE90   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Vincendix,

Une jolie version de l'amour à table. Que l'on lit avec délectation de l'apéritif jusqu'au dessert. La recette est bien travaillée et donne envie de goûter aux plats (sourire).
Un petit plus pour cette strophe :
"De tes seins honorés jusqu’à la forêt noire,
Je découvre des lieux qui me rendent baba,
Paris-Brest et retour, entre fromage et poire,
Je deviens pote en feu pour ta pêche melba."

Par contre les vers final ne sonnent pas à mon oreille comme un final. Il me manque un petit truc pour clore où simplement changer la disposition.

StéphaNIe, qui réclame le digestif ce soir...

   Queribus   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Qu'ajouter de plus à tous ces compliments (mérités): la perfection de l'écriture classique (impossible de trouver la moindre faute de prosodie et ça, ça m’énerve...c'est pas vrai, je suis ravi au contraire); j'adore quand la perfection de l'écriture se marie avec l'humour et les jeux de mots (de bon gout); Hérédia et Rabelais sont ici réunis; que demander de plus, je me le demande bien. Courrez vite à votre stylo pour nous offrir un autre écrit de ce tonneau-là.

Cordialement.


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