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Poésie contemporaine
Vincendix : Te souviens-tu Lily ! [Sélection GL]
 Publié le 01/08/17  -  15 commentaires  -  1669 caractères  -  201 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenirs de vacances, d’un amour de jeunesse.


Te souviens-tu Lily ! [Sélection GL]



Te souviens-tu Lily de ces jolis mois d’août,
Des balades à deux au bord de la rivière,
Tu voulais te baigner, un souhait un peu fou,
Tu portais ces jours-là une robe légère.

Tu te déshabillais me montrant tes dessous
Qui s’enlevaient aussi sans aucune manière,
Puis tu sautais dans l’eau provoquant des remous
Exhibant sans pudeur ton ravissant derrière.

Lily, te souviens-tu de ces poursuites folles,
Quand tu courais pieds nus dans le jardin du haut,
C’était un rituel, ces grandes farandoles
Se terminaient au pied de l’énorme bouleau.

Tes longs cheveux mouillés, ton visage écarlate,
Excitaient mon désir, j’osais te caresser,
Tu m’y encourageais mon adorable chatte,
Et sur ta bouche en feu, je posais un baiser.

Te souviens-tu Lily du grenier de tes tantes,
Où nous allions jouer quand le ciel était gris,
Dans cet endroit discret aux choses étonnantes,
Nous savions occuper tous nos après-midi.

Une malle en osier nous servait de couchette,
Nous gardions dans le fond un matelas d’habits,
Dans ce nid si douillet, agréable cachette,
Nous étions à l’abri pour des jeux interdits.

Lily, te souviens-tu de la séparation,
De ce train redouté à la fin des vacances,
Nous aurions tant voulu qu’il oublie la station,
Ou qu’il soit en retard, repoussant l’échéance.

Je montais à regret dans ce maudit wagon,
Je me penchais vers toi, ma main touchait la tienne,
Un fluide passait, mon Dieu que c’était bon,
J’aurais tant désiré qu’un beau jour tu sois mienne.


 
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   Marie-Ange   
14/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ces souvenirs de vacances, inoubliables, n'est-ce pas !!
Coquine Lily !!

J'ai beaucoup aimé lire, à plusieurs reprises les vôtres.
Quelque part en nous dorment les nôtres, il suffit juste qu'une lecture les sollicitent pour qu'ils refassent surface.

Lecture très pétillante, très colorée, où les premiers "jeux interdits" jouent sans fausse note, l'accord là, d'une mélodie à la tonalité d'un "amour de jeunesse", posant pour toujours en sourdine le son d'une souvenance mémorable, qu'un rien fait ressurgir.

Dans l'ensemble le texte est fluide, j'ai simplement un peu accroché avec phrase :

" Un fluide passait, mon Dieu que c'était bon" ; ce "mon Dieu que c'était bon", pour moi, ne fonction pas vraiment.

   papipoete   
16/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
contemporain
Te souviens-tu Lily de nos moments d'adolescence, où notre amour ne durait que le temps des vacances ; c'était si merveilleux, mais les jours passaient trop vite, et ce train maudit qui me prenait mon ange, comme j'aurais voulu que jamais il n'arrive !
NB qui n'a pas une " Lily " au fond du cœur, dont le souvenir au creux du sommeil parfois s'éveille ? C'est doux et rafraîchissant, comme un baume magique !
au vers, j'aurais imaginé un autre mot que " chatte ", mais ce n'est rien ...
papipoète

   Cristale   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Classique.

Je prends : la gracieuseté, la douceur, le rythme, les belles images, le romantisme, la nostalgie et ce joli tableau final : "J’aurais tant désiré qu’un beau jour tu sois mienne." qui dit tout.

L'auteur, visiblement il est à l'aise dans la poésie et la prosodie.
Il est évident qu'un poème comme celui-ci, je ne peux que l'aimer.

Bravo !


EDIT : "Où nous nous allions" je ne l'avais pas remarqué en EL mais je pense qu'il serait préférable de supprimer 1 "nous" pour rééquilibrer le vers en 12 syllabes. Je maintiens mes appréciations malgré cette petite erreur de frappe sans doute.

   Francois   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Souvenir de vacances, évoqué de manière plaisante et coquine... On imagine bien les deux enfants jouant à des jeux (pas si) innocents.
On peut toujours critiquer l'un ou l'autre choix de rimes (tienne/mienne, gris/après-midi) mais cela reste fluide et agréable à lire.

Je citerai, par exemple, lé début du poème :
"Te souviens-tu Lily de ces jolis mois d’août,
Des balades à deux au bord de la rivière,
Tu voulais te baigner, un souhait un peu fou,
Tu portais ces jours-là une robe légère."

Merci pour ce joli souvenir.

   Louison   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La nostalgie de ces vacances de jeunesse m'arrive de plein fouet, j'aime beaucoup.

Le rythme est agréable,
Tu te déshabillais me montrant tes dessous
Qui s’enlevaient aussi sans aucune manière,
Puis tu sautais dans l’eau provoquant des remous
Exhibant sans pudeur ton ravissant derrière.

J'ai été un peu dérangée par la répétition du nous:
Où nous nous allions jouer quand le ciel était gris,

mais cela reste une découverte très plaisante.
Merci beaucoup.

   PIZZICATO   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un souvenir de vacances " de ces jolis mois d’août ", fort joliment relaté, avec de belles images et une sensualité discrète.

" Une malle en osier nous servait de couchette,
Nous gardions dans le fond un matelas d’habits,
Dans ce nid si douillet, agréable cachette,
Nous étions à l’abri pour des jeux interdits."

   leni   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour
Evoquer un souvenir rallume les nôtres en diaporama

Te souviens-tu Lily de ces jolis mois d’août,
Des balades à deux au bord de la rivière,
Tu voulais te baigner, un souhait un peu fou,
Tu portais ces jours-là une robe légère.

Et le ton est donné et il monte

Tes longs cheveux mouillés, ton visage écarlate,
Excitaient mon désir, j’osais te caresser,
Tu m’y encourageais mon adorable chatte,
Et sur ta bouche en feu, je posais un baiser.

Et puis il y a ce maudit train

L'écrit est superbe Léger et sonore

Merci et BRAVO
Salut cordial Leni

   Michel64   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Souvenirs, souvenirs. Et tendres ceux-là.

Un joli poème évoquant bien ces jeux de pré-ados si forts émotionnellement lorsqu'il s'agit des premiers émois sexuels. Ça ne s'oublie jamais.
L'ensemble est très agréable et je l'ai lu avec grand plaisir et intérêt. Je ne tiens pas compte du doublement du "nous" qui ne peut être qu'une erreur manquée par les correcteurs.
On devrait pouvoir corriger à postériori ce genre d'erreur sur un poème appelé à rester longtemps sur Oniris.

Comme cela a été relevé avant moi, je trouve l'avant dernier vers (Un fluide...) moins bon que le reste.

Au plaisir de vous relire

   Antinoos   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Deux écueils que l'auteur n'a pu éviter : des difficultés dans la ponctuation et des vers prosaïques.

On n'y trouve pas de rimes sonores (dominante de rimes pauvres voire suffisantes) ni de vers qui interpelle l'esprit du lecteur ou qui convoque la rêverie dans son esprit.

Pour la ponctuation, si peu variée ici, avec cet excès de virgules, elle ne contribue pas à rehausser l'impression monotone que l'ensemble inspire.
Si l'on ne s'attarde que sur le dernier quatrain, par exemple, ponctué comme suit :

"Je montais à regret dans ce maudit wagon,
Je me penchais vers toi, ma main touchait la tienne,
Un fluide passait, mon Dieu que c’était bon,
J’aurais tant désiré qu’un beau jour tu sois mienne."

On aurait pu écrire :

"Je montais à regret dans ce maudit wagon,
Je me penchais vers toi, ma main touchait la tienne ...
Un fluide passait ... - mon Dieu, que c’était bon ! -,
J’aurais tant désiré qu’un beau jour tu sois mienne !"

La ponctuation est une langue à part entière ; elle exprime bien des choses, si l'on veut ! C'est une expression qui s'ajoute à l'expression. Ici, l'auteur semble l'ignorer.

Et quid de la recherche d'images particulières, de métaphores personnelles, de figures de style éloquentes, pour orner les vers et élever les quatrains ?

L'auteur, pour moi, s'est contenté du minimum : une narration nostalgique qui est sa spécialité, sans chercher à y mettre... eh bien ! de la poésie.

A.

   Alexandre   
1/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Vincent... Nous avons tous plus ou moins connu une Lily et ce poème n'est pas sans réveiller chez moi certains souvenirs.
Peut-être que certains vers et passages manquent de poésie et pourraient être revus mais pour moi ce qui compte dans ce genre de poème c'est l'histoire en elle-même et celle-ci, avec force détails, est bien menée d'un bout à l'autre puis conclue sur un fort joli vers... J’aurais tant désiré qu’un beau jour tu sois mienne.

Je n'en demande pas plus et j'aime cette simplicité et cette clarté qui font ton image de marque.
Bravo et merci !

   Donaldo75   
2/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Vincent,

J'aime bien ce poème, scandé comme une chanson française, un peu à la Pierre Perret (ne le prend pas mal, surtout) avec la nostalgie des jeunes années, un registre parfois osé (mais tous les lecteurs ne s'effarouchent pas devant le mot "derrière" ou le double sens de "chatte") et cet allant des vers bien rythmés.

En plus, le refrain, qui est aussi le titre, va dans ce sens, simple, direct, évocateur. Et puis, Lily c'est une fleur pour beaucoup d'entre nous, ce que le poème suggère.

Bravo !

Merci,

Donaldo

   Vincendix   
4/8/2017

   jfmoods   
4/8/2017
Ce poème en alexandrins est composé de huit quatrains à rimes croisées, pauvres, suffisantes et riches, égalitairement réparties entre féminines et masculines.

J'aurais ajouté une virgule aux hémistiches des vers 7 et 15 et une troisième en fin de vers 7. Je n'aurais pas mis de virgule à l'hémistiche du vers 16. J'aurais remplacé les virgules par des points virgules à la fin des vers 22 et 26.

L'apostrophe du locuteur à l'Absente, avec inversion régulière du prénom (vers 1, 9, 17, 25) sert de leitmotiv au souvenir lointain (entête : "un amour de jeunesse") porté par l'imparfait de l'habitude.

Structuré en quatre groupes de deux strophes, le poème véhicule l'image d'une dualité figurant le couple.

Le complément de temps du vers 18 ("quand le temps était gris") signale la ligne de démarcation entre les souvenirs du dehors, avec la nature comme point d'ancrage (strophes 1 et 2 : "la rivière", entre effeuillage et contemplation, strophes 3 et 4 : "le jardin", entre dépense d'énergie et éveil de la sensualité) et les souvenirs du dedans (strophes 5 et 6 : "le grenier" et ses plus secrètes habitudes amoureuses). Les deux dernières strophes, où viennent s'agréger à l'imparfait le plus-que-parfait (effet de gradation avec marqueurs d'intensité : "Nous aurions tant voulu", "J'aurais tant désiré") et le subjonctif présent ("qu'il oublie", "qu'il soit", "que tu sois") marquent la douloureuse ligne de fracture, d'abord temporaire (complément de temps du vers 1 : "ces jolis mois d'août"), puis définitive, d'une relation passionnée.

Merci pour ce partage !

   emilia   
4/8/2017
Un prénom doux et nostalgique à souhait pour évoquer un délicieux souvenir d’adolescence, un film culte, bouleversant et poétique, une musique inoubliable, une chanson magique autour de ce prénom : de bien jolies réminiscences à convoquer pour narrer une tendre romance à deux, ses rituels amoureux et ses premiers frissons jusqu’à l’inévitable et douloureuse séparation qui tranchait la fin des vacances… ; merci pour le partage de cette confidence écrite avec le cœur…( j’arrive un peu tard mais, suite à mon « évasion estivale » je manque de temps pour récupérer mon retard de lectures…)

   Provencao   
4/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"J’aurais tant désiré qu’un beau jour tu sois mienne."
Belle est votre mémoire, à conserver ces bons moments qui vous sont confiés. Il vous a suffi d'une image, d'un parfum, d'un lieu, d'un prénom pour en savourer le souvenir docile, exacte et parfois tenace.
Douce émotion et attention

Un bonheur de lecture.
Merci.


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