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Poésie en prose
wancyrs : Amertume
 Publié le 23/11/13  -  6 commentaires  -  688 caractères  -  208 lectures    Autres textes du même auteur

Et la scansion des pleurs
Nourrit les folles mégalomanies...


Amertume



Sur les champs de bataille, il tombe du bétail.
Une horde de ras-le-bol agonise lentement.

Hier a semé des coquelicots, aujourd'hui maraude les boutures d'espoir, les yeux tournés vers demain, perspectives mort-nées.


Si vain est ce sang qui coule. Allons remplir nos coupes
quand la survie enlève au péril
la substance qui nourrit son essence...

Ils se sont tus, les hérauts des libertés qu'on tue. La peur a tricoté une muselière, l'avidité aussi. Et la terre avale les hommes qui jadis, la plume en bandoulière, partaient à l'assaut des maux.


Alors la scansion des pleurs nourrit les folles mégalomanies...


 
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   troupi   
23/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pas mal ce texte Wancyrs, j'ai apprécié l’extrême violence décrite avec des mots choisis pour ne pas trop en faire.
Il reste peu d'espoir pour le futur, tout au moins en ce qui concerne une énorme partie des habitants de cette terre. Il y en aura toujours qui survivront et prospèreront.
Je pense avoir bien compris le sens toutefois :
" Allons remplir nos coupes
quand la survie enlève au péril
la substance qui nourrit son essence... " ces trois vers sont remplis de mystère pour moi et j'aimerais avoir un éclaircissement.
A bientôt.

   MissNode   
23/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je retrouve dans ce texte l'écriture qui, à mes yeux, te caractérise mieux que tes deux ou trois dernières publications :
la voix qui harangue, sans avoir plus rien à perdre, et sans complaisance.

J'ai trouvé ce passage difficile à comprendre pour mon petit cerveau ce qui m'en a enlevé la dimension poétique "quand la survie enlève au péril
la substance qui nourrit son essence..."

Tout le reste est poétique, et pêche par rareté de l'écriture : frustrée, je m'attendais à plus long, un chouilla, même si l'impact suffit dans cette taille.

   PIZZICATO   
23/11/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème court qui dit beaucoup de choses.
" Sur les champs de bataille, il tombe du bétail. " Ca me rappelle que certains généraux français de la Grande Guerre, dont Nivelle, appelaient ces combattant : " de la chair à canons"...

Se battre et mourir
pour des idées, de liberté surtout, qu'en reste- t-il vraiment ?
'' Ils se sont tus, les hérauts des libertés qu'on tue. La peur a tricoté une muselière, l'avidité aussi."" Excellent !

   leni   
23/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est court mais il y a le souffle et les mots durs qui laissent un gout d'amertume Tu as raison bétail!!! La terre avale les hommes Et je partage ton avis L'homme semble être venu sur terre pour établir sa dominance Dominance entre groupes....entre nations...entre groupe de nations Et ça a débuté au néolithique dès que l'homme a commencé à "faire des réserves" Merci de revenir sur ce sujet
Leni

   Brisemarine   
23/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème qui ruissèle d'amertume, qui me parle; genre de texte que j'aurai aimé écrire pour exprimer ce goût amer laissé par le printemps arabe, une fois les quelques mois l'euphorie passés . C'est peut-être pas un écrit inspiré de ce printemps-automne, mais tout, tout peut se lire sous cet angle, tout, du début à la fin, dans les moindres détails.
Un texte court, mais fort, plein d'âpreté et qui a remué des émotions en moi. Il porte bien son titre, d'ailleurs.
Je ne vais rien relever : j'ai tout apprécié.
Merci à vous, wancurs, de cette pause poétique . Je m'en vais muette.
Brisemarine

   pieralun   
24/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Wan,

Rude ton texte.

Tu n'as pas cherché à faire dans le joli, le bucolique, le buisson qui frémit dans un dernier et oblique rayon au rythme d'une source qui.......e.t.c ( je me moque un peu ,mais j'aime aussi )

Certes quelques coquelicots, mais ne sont-ce pas quelques taches de sang.

Ce texte a ce mérite là de nous plonger dans ce que l'homme vit de plus misérable: n'avoir plus rien à perdre, pas même la vie.

Salut mon pote


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