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Poésie libre
wancyrs : Quand s'enromancent les mots
 Publié le 16/12/13  -  7 commentaires  -  2717 caractères  -  142 lectures    Autres textes du même auteur

Je lui tends une épaule, sa tête en épouse bien le creux. Son corps s'enspasme un long moment, sa peine s'égoutte et s'enflaque sur le blanc de ma chemise…


Quand s'enromancent les mots



Elle pleure

Sur ses joues pourpres, des larmes cascadent
S'enchutent à l'orée de ses lèvres charnues
Explosent aux fouets du vent

Levant !

À l'est de rien du tout, je flâne un soir. Les lumières de la ville brûlent d'intenses feux, la nuit s'en étoile : le ciel s'emmyriade des points lumineux. Dans ma tête, les légendes s'enréellent ; Je m'enNeptune, je suis dieu entouré de quatorze femmes. Je m'enSaturne, impulsif, avide de pouvoir, pouvoir de régner sur le néant…


Elle pleure, je pense à toi
Toi si belle si intense, toujours

Tu embaises tes lèvres
De la fragrance
Des amours

Ton sourire s'enfile
Un éclat volé
À l'instant présent

Et ta méfiance
S'ensommeille
Dans le noir

Noir couleur désir
Lorsque j'enflammèche
Tes nuits solitaires

Noir couleur passion
Je m'encalligraphie
Sur les pages de ton cœur

Tu m'aimes, je le sais !
Mais moi… Et moi ?

Je m'enclume sous les coups des désirs, quand l'affection sentence mes plaisirs ; je crains que l'on s'empaysage dans mon espace, je crains que ma liberté s'encaptive dans des idylles merveilleuses
Car en moi cette âme solitaire
Qui toujours s'entiche des déserts…


Elle pleure, seule sur la grève
Je suis si seul à l'est du levant
Je m'approche
Son visage en bataille évoque des champs

Dites, est-ce que ça va ?

Son âme s'apocalypse, ses cordes vocales s'ensanglotent, j'aurais mieux fait de me taire.

Je lui tends une épaule, sa tête en épouse bien le creux. Son corps s'enspasme un long moment, sa peine s'égoutte et s'enflaque sur le blanc de ma chemise, puis peu à peu son cri s'enlise, ne reste que son cœur qui débat
Se débat
Bat…


Les plis s'enzigzaguent sur le drap quand elle se remue en dessous. Étendue sur le dos, les contours de ses seins s'enfigurinent dans ma mémoire contemplative : on aurait dit deux oranges assoiffées d'une bouche sèche.
Son corps s'enVénus dans le satin du tissu, ses gestes s'enstatiquent, électrifient les ions instables de ma vertu : qu'ils sont loin les traits de ce visage qui s'enmasquait sous la douleur !

Dehors le jour s'enlace de clarté, la voûte céleste s'embrêche quand les rayons du soleil s'embrasent sur la toile tuméfiée :
Le gris envarice le ciel, relents d'une nuit qui s'en va à regret.

Une femme dans mon lit et, de mon matelas pneumatique je la contemple s'éveiller.
Elle me sourit,
Comme tu le fais si bien…

Je t'aime tu sais ?


 
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   troupi   
16/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Sacré Wancyrs, avec toi on ne peut pas s'attendre à du banal. Même si tous ces néologismes ne sont pas toujours faciles à lire il participent d'un étrange voyage où tu nous entraines. Ces situations peut-être plus oniriques que vécues ; du moins certaines, emportent notre imaginaire et c'est pour cela que je trouve incongrue cette phrase " on aurait dit deux oranges assoiffées d'une bouche sèche."
tellement prosaïque, alors que "Étendue sur le dos, les contours de ses seins s'enfigurinent dans ma mémoire contemplative" participe tellement de ce singulier voyage. On se surprend à planer tout au long de ton poème et d'un coup c'est la brutale chute ; retour au réel, deux oranges et une bouche sèche !!!
Alors que ce retour au réel tu l'avais si bien amené avec :
"Une femme dans mon lit et, de mon matelas pneumatique je la contemple s'éveiller.
Elle me sourit,
Comme tu le fais si bien…

Je t'aime tu sais ?

Bref mis à part ce détail ( qui n'en est pas un pour moi) j'ai beaucoup apprécié.
A bientôt Wancyrs.

   Miguel   
16/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle fantaisie pleine de charme avec sa dimension onirique. Mais ce qui est trouvaille au début perd de sa force par un emploi abusif. Ces noms devenus verbes, ces néologismes en "en", devenant systématiques, n'opèrent plus de la même façon, dommage car ce n'est pas sans beauté au début.

   CharlesJosephin   
17/12/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
sous le charme des mots qui naissent et se réinventent et réinventent avec leurs naissances une histoire qui aurait pu être banale, et finalement ne l'est pas.
Très imagés, chargés d'émotions, et si riche de sa réelle complexité: "Tu m'aimes, je le sais !
Mais moi… Et moi ? Je m'enclume sous les coups des désirs, quand l'affection sentence mes plaisirs ; je crains que l'on s'empaysage dans mon espace, je crains que ma liberté s'encaptive "
le "elle, tu, je, une" comme un élastique qui se rapproche, reprend distance, revient... j'aime beaucoup. J'aurais rêvé comme me l'écrive tiens!

   MissNode   
18/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Tu m'embêtes, Wan, au point que je ne vais pas évaluer :

J'applaudis la structure avant tout
puis la créativité de l'écriture
et surtout l'habileté à mener le propos
(détails ensuite)

Mais dans le même temps, c'est limite si je ne trouve pas
la construction limite manipulatrice
les créations "en" saoulantes
et le propos facile

La structure : elle/lui (le narrateur) - ses doutes à lui - la rencontre fortuite - retour à elle/lui... ce déroulement est bien fluide pour raconter une histoire en délicatesse et en prenant l'air d'un monologue.
Quand je dis "limite manipulatrice" c'est que cette ossature est enrobée de la beauté de l'écriture, qui, moi, m'a fascinée jusqu'à me faire admettre qu'une compagne-régulière puisse éventuellement remercier une maîtresse-incartade d'avoir révélé à "son homme" l'amour qu'il éprouve pour elle (compagne). C'est vraiment bien mené : à la fin, j'adhère à tout : l'écriture avant tout, la construction, le propos !

Les créations en "en" : parvenue à la troisième, j'ai trouvé ça saoulant, limite lourd, puis c'est devenu naturel, comme faisant partie intégrante de ce (nouveau) langage de l'amour, tout "en"veloppant, et j'ai fini par applaudir l'audace qui crée avec succès l'univers particulièrement intime de ce texte.

Au terme de cette longue critique, je m'aperçois donc que je suis conquise ce qui efface mes doutes initiaux, et donc j'évalue :))

   Anonyme   
18/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai trouvé ce texte très fort. Les mots sont vraiment bien choisis et ils racontent bien l'histoire de ce "je t'aime tu sais ?"

   Anonyme   
19/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Je salue l'originalité de cette poésie, fallait oser triturer de la sorte le vocabulaire ! Ce n'est pas si choquant que ça finalement, on finit même par adopter ces néologisme à répétition et les considérer comme un autre langage, un langage au service de l'amour.
C'est deux vers m'ont particulièrement marqué car quelque part je m'y retrouve : "Car en moi cette âme solitaire
Qui toujours s'entiche des déserts…"

   Anonyme   
28/12/2013
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Désolé, mais je trouve ce texte pompeux à souhait et c'est sans doute dû au fait que vous n'avez de cesse de l'empesantir avec tous ces préfixes. Du coup vos néologismes sont pour la plupart laids, et je n'en comprends même pas l'utilité.
En fin de compte (et ce n'est que mon avis bien sûr) ce texte aurait gagné à être dénué de toute cette fioriture.


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