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Poésie contemporaine
Zorino : Tour à tour, d'hier à demain [concours]
 Publié le 25/10/17  -  11 commentaires  -  1516 caractères  -  167 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenirs d'enfance.


Tour à tour, d'hier à demain [concours]



Ce texte est une participation au concours n°23 : Un monument
(informations sur ce concours).





Un matin de janvier j'ai vu dans la froidure,
Lorsque mes yeux puérils se sont penchés sur toi,
Une pluie de regards réverbérant la foi,
Charmés par ta splendeur et ton architecture.

Un beau matin de mars j'ai lu dans ta structure,
Lorsque mes yeux vernaux bougonnaient quelquefois,
Des hommes te bâtir à la force des doigts,
Y sacrifiant leur vie pour quelque nourriture.

Un bleu matin d'avril, en toisant ta posture,
Lorsque mes yeux futés se demandaient pourquoi,
J'ai compris la douleur qui grouillait sous ton poids,
Ta force à profusion bravant Dame Nature.

Un matin de juillet, au sein de ma lecture,
Lorsque mes yeux vitrés cherchaient je ne sais quoi,
J'ai su qu'on te choyait, et ce depuis des mois,
Pour qu'un jour nos enfants goûtent cette aventure.

En ce matin brumeux, du haut de ma stature,
Lorsque mes yeux usés dans le passé se noient,
Je repense à ce temps et c'est non sans émoi,
Que j'admire au salon ton salut en peinture.

Par un matin neigeux, de ma morne courbure,
Lorsque mes yeux ridés pressentiront le froid,
C'est devant le miroir que je verrai pantois,
Ta scoliose en écho de par mon ossature.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Cristale   
10/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La structure de ce poème se démarque par son montage sur deux assonances : ure-oi sur six quatrains composés de vers en dodécasyllabes (12 syllabes), certains en alexandrins.
La règles des "e" muets n'est pas prise en compte, pas plus que l'équivalence des rimes en "oi" mais en contemporain cela doit être permis.

J'ai tendance à prononcer "pu-é-ril" donc en trois syllabes au deuxième vers ce qui me fait compter un vers en treize syllabes. Mais c'est un détail, nous ne sommes pas en classique et j'ai pris "l'aqueucent" du sud-ouest.

L'histoire est bien racontée, je ne sais pas qui évoque le temps de si jolie façon, s'il s'agit d'un regard humain : "Que j'admire au salon ton salut en peinture." ou bien d'une autre structure "qui s'adresse à "son" monument auquel il/elle est "très attaché(e)" : "Ta scoliose en écho de par mon ossature."

Un poème fort en images et riche de sentiments.

Merci à son auteur.

   Quidonc   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que voila une belle évocation de la Tour de Pise. Evocation plus que description d'où émane une nostalgie toute admirative.

Une lecture qui vous fait vous sentir bien, malgré le poids des ans.

Quand à l'écriture je dit bravo.

Merci pour ce voyage au fil du temps

   Vincendix   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Original et mystérieux, j’ai bien une petite idée à partir de quelques indices : tour, scoliose… mais je n’ai pas de certitude et j’attends la révélation.
Les quatre saisons revisitées dans ces quatrains bien construits malgré quelques dissonances de rimes, pardonnables dans la catégorie.
Les répétitions et l’assonance sur deux rimes font un peu litanie mais finalement elles donnent de la consistance au texte.
Vincent

   PIZZICATO   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est attrayant cette façon d'associer le cheminement des saisons d'une vie à celui d'un monument.
Depuis la prime enfance jusqu'au temps ou la vie s'enfuira, l'image de cette tour aura accompagné les états d'âme du narrateur.

" J'ai su qu'on te choyait, et ce depuis des mois,
Pour qu'un jour nos enfants goûtent cette aventure." allusion aux travaux de consolidation entrepris afin d'assurer à ce joyau une espérance de vie plus longue.

Une poésie emplie de sensibilité.

   papipoete   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonjour,
A vous lire, j'imagine un modèle réduit d'un monument ( la Tour Eiffel ? ) que l'auteur regarde au fil du temps qui passe .
NB de l'aube à l'automne de sa vie, l'enfant puis le vieillard courbé, se penche sur la merveille qui elle aussi montre sa scoliose, son ossature qui penche .
Ceci est mon interprétation de ce texte où les saisons d'une vie se mirent dans l'oeuvre dépeinte .
Dans le dernier quatrain, le poète et le monument se rejoignent face au miroir qui reflète une même image .
A partir du second vers, la métrique boîte ( 13 pieds ) et barre la route au " néo-classique " .

   Louison   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup le parallèle entre l'âge qui avance et cette tour (Pise peut-être). La dernière strophe me touche particulièrement.

   Darques   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Contemporain signifiant toutes "licences accordées", je dois passer sur la versification.
Bien écrit et surtout bien imagé, j'ai apprécié le style. J'avoue que le poème-énigme est, pour moi, un paradoxe. Pourtant le vôtre m'a intéressé et "pris" du début à la fin. Sans doute, ai-je admis que la pyramide à laquelle je pensais était ce monument. (J'ai besoin de repères et de certitudes, pour commenter.)

   pieralun   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Désolé, je ne suivrai pas les commentaires précédents.
Pour moi, ce poème semble totalement contraint par la métrique, les rimes, bref toutes les obligations de la poésie classique, mais sans fluidité.
Beaucoup de participes présents, trop, le défi des rimes embrassés et identiques était certes difficile.......
L’idée de base est bonne toutefois.

   Bidis   
26/10/2017
Ce poème me laisse une impression mitigée. D'un côté, j'en ai aimé le rythme, l'harmonie, c'est très plaisant à lire. Mais des "yeux puérils", "vernaux", "futés", "vitrés", ...non, cela ne me parle pas du tout, désolée. Je préfère ne pas évaluer.

   Queribus   
28/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai beaucoup apprécié la perfection de l 'écriture "néo-classique" qui frôle la perfection; j'ai moins aimé un texte avec seulement deux rimes qui peuvent donner un air de "mirliton"à votre écrit; de plus, toutes les rimes en ure sont des noms; un peu de variété avec verbes adjectifs aurait été la bienvenue.
Sur le fonds, on trouve là un bel hommage à un grand monument connu décrit de façon très lyrique avec, parfois, un ton à la limite de la préciosité.
En conclusion, j'ai bien aimé ce texte mais sans plus.

   David   
31/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

La fin a un peu d'humour noir, et les propos sont assez imaginatifs à travers ces mêmes mais divers yeux, ça joue d'une fausse monotonie avec bonheur. Je ne devine pas le monument. C'est assez fluide aussi.


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