Parcourir ce sujet :
1 Utilisateur(s) anonymes
Aux glorieuses annales |
||
|---|---|---|
|
Maître Onirien
![]()
Inscrit:
08/06/2013 21:10 Groupe :
Évaluateurs Auteurs Membres Oniris Comité Editorial Groupe de Lecture Responsables Edition Post(s):
28913
![]() |
Merci au CE pour la publication de ces glorieuses annales, merci à tous. Croyez bien que je suis content de vous retrouver après ces quelques mois d’absence.
L’émotion est grande pour vous dire combien vos commentaires m’ont touché, il s’en faut de peu que je reste sans voix. L’évocation de l’enfance, par le biais de ce Lieu d’entre les lieux, est sans doute ce que je pouvais écrire de plus authentiquement et viscéralement vrai, au point que j’ai l’impression de n’avoir fait que tourner autour depuis que j’écris, d’avoir avancé masqué jusqu’à ce jour, d’avoir cédé à des coquetteries d’écriture superficielles pour éviter de me dévoiler. Vos commentaires, ô combien riches, viennent me débusquer et m’apportent de nouveaux éclairages et comme une nouvelle et plus large compréhension de ce poème. BSL, merci pour votre commentaire et vos observations. Vous avez pensé que j’ai cédé à la rime au détriment de la cohérence. Mais de rime il n’y a pas, du moins pas de rimes en fin de vers. Peu importe, et d’ailleurs tant mieux si mon poème vous a semblé rimer. Merci Passant pour votre commentaire et vos remarques. Bien que l’atmosphère vous ait semblé « vivante et incarnée », vous évoquez la possibilité d’être dérouté par un certain « manque de simplicité ». J’admets que le recours à des métaphores très personnelles puisse créer cette distance que vous regrettez. C’est à ce prix néanmoins que j’ai espéré approcher la vérité de mes sensations et souvenirs. Merci Don pour ce commentaire, si réjouissant ! Je retiens Mendelssohn pour l’ampleur et Fragonard pour le figuratif, voilà mon poème bien habillé pour l’hiver. Ne change surtout pas, continue de me régaler de ta prose inimitable qui met si bien en scène tes cerveaux dans leur joute épique. Provencao, merci. « Livre ouvert sur le Merveilleux de l’enfance », dîtes-vous. Je souhaite à chacun d’entre nous d’avoir accès à son propre livre, car c’est une chance inouïe. Vos mots, toujours d’une sensibilité exacerbée, ont retenu le cœur battant de mon propos. Merci Marcolev pour votre commentaire, qui souligne la « musique des mots ». « Faut-il que le beau possède toujours un sens universel ? » : je n’irai pas jusqu’à prétendre à l’universalité, mais il est certain que j’ai voulu transmettre quelque chose de l’ordre de la beauté. Celle des origines, probablement. Merci Robot. Ton choix du 5e quatrain ( qui est un quintil ^^) ne me surprend pas. Aurais-tu été ému par la truffe et les yeux vairon de Perlette que je n’en serais pas surpris … Merci Polza. Je connais plutôt mal les règles du classique mais sans doute suffisamment pour les oublier ou ne retenir d’elles que ce qui me semble opportun. Vous avez trouvé « les deux premiers quintils inutilement pompeux » : pourtant je vous garantis que je traverse la rivière pieds nus ;~) Mais je note cette réserve et regrette d’avoir pu laisser cette impression, ce n’était pas l’objectif. Je vous concède néanmoins que j’ai voulu donner quelque majesté à ce retour aux sources. Merci Myndie pour ce retour précieux et riche en émotions. Je réalise la métaphore filée du tissage grâce à toi. Elle m’est tellement naturelle que je n’y avais pas pris garde. Je suis infiniment heureux d’avoir réussi à transmettre ces « sensations sonores, olfactives et visuelles » dans les vers que tu cites et auxquelles je tiens particulièrement. Heureux aussi que ce poème, son thème, fasse à ce point écho en toi, et de partager par la poésie cette émotion primordiale, et « viscérale » comme tu dis, de celles qui étreignent quand on aborde ce qui a trait à l’histoire familiale. Merci Vincente, heureux de te retrouver sous mes vers. Que d’adjectifs succulents sous ta plume pour qualifier mes vers ! Je retiens le « altier » en premier lieu, tant il m’a plu et convaincu de sa pertinence du moins dans ce qu’étaient mes intentions d’écriture. L’enfance dispose de cette noblesse naturelle, sans doute embellie par le temps mais laissons faire. Endosser à nouveau les habits de l’ « ardent Don Quichotte » en culottes courtes que je crois avoir été fut un plaisir que je suis ravi de pouvoir partager. Comme tu le soulignes, il s’agit bien d’une « lourde empreinte », de celles dont l’« encombrante richesse » reste intimement liée à notre devenir. Je découvre ta relecture matinale, étonnante par les associations que tu fais avec l’écriture et la poésie particulièrement. Ravi d'avoir su te toucher. Bonjour Papipoete et merci pour votre retour. Je n’ai pas passé des mois penché sur ce poème à le peaufiner, j’ai plutôt laissé reposer quelques fragments qui manquaient de cohésion. Revenir parmi vous m’a permis, et donné envie, de remettre ça sur le métier. Quant à la Grand-mère, je ne l’ai pas connue hélas. Je suis heureux que mon poème vous ait plu. Je suppose que l’enfance rurale – ou du moins les vacances à la ferme – est commune à nombre d’entre nous ici, même les plus citadins. Et pour vous qui êtes friand du véridique vrai de vrai, il faut savoir que, faute de goudron et c’est tant mieux, les derniers km se font à pied pour atteindre cette enclave de département dans un autre, ce Lieu béni, cette ferme où vécut bel et bien une Perlette, bâtarde de bâtarde aux yeux vairon. Salut Lari, et grand merci pour ce commentaire si élogieux, mais surtout si fouillé et dont la pertinence me réjouit et m’éclaire. Je suis particulièrement touché par ce que tu dis du regard : « Il est là, sans se faire insistant, sans prendre toute la place, presque pudique et ainsi il répond peut être à la pudeur naturelle de ce monde paysan ». Je ne crois pas avoir pensé cette pudeur, elle m’a été naturelle, évidente. Les images sont liés à des souvenirs qui me hantent et me comblent à la fois, il m’a semblé que l ‘évocation de ces scènes, de ces petits tableaux, étaient suffisants à délivrer l’émotion qui y est attachée sans en rajouter dans l’expression de celle-ci. Quant à savoir si je suis dans un renouveau poétique, je m’en remettrai à l’oracle ! Merci Laurent-Paul pour votre commentaire, je suis à mon tour touché d’avoir réussi à remuer quelque chose en vous. Je suis désolé si quelques tournure ou termes de vocabulaire vous ont arrêté. Je comprends cette réserve, mais je ne sais comment rester accessible à tous sans trahir ma pensée ni les images qui s’imposent à moi. *** À tous, Les éloges dont vous m’avez comblé, s’ils rassurent mon petit ego de poète – et je vous en remercie du fond du cœur parce que ça compte aussi – sont loin derrière le véritable bonheur que j’ai eu à savoir partagées, et comprises ces annales, en quelques moments exhumés de ma mémoire et intrinsèque à celle-ci. Au plaisir de retrouver vos plumes ! ![]()
Contribution du : Hier 13:50:28
|
|
|
_________________
Maître et Talons |
||
Transférer
|
||
Re : Aux glorieuses annales |
||
|---|---|---|
|
Maître Onirien
![]()
Inscrit:
29/01/2013 15:18 Groupe :
Évaluateurs Auteurs Membres Oniris Groupe de Lecture Post(s):
58553
![]() |
Vous pourriez rester " sans voix " devant tant de joie, que nous vous montrâmes ? Moi, perso je reste béat devant ce poème, comme détaché de votre journal intime de vie près de la terre.
J'en redemande avec grand plaisir, et m'en irais bien " cousiner tantôt à l'ombre d'un grand tilleul " A vous relire de la même veine ! papipoète
Contribution du : Hier 14:13:41
|
|
Transférer
|
||
Re : Aux glorieuses annales |
||
|---|---|---|
|
Maître Onirien
![]()
Inscrit:
31/01/2014 22:04 De quelque part entre ciel et terre
Groupe :
Évaluateurs Auteurs Groupe de Lecture Membres Oniris Post(s):
14459
![]() |
hello Cyrill!
Tout le plaisir est pour moi. C’est sans doute la marque des grands textes : ils révèlent à leur auteur des évidences et c'est aussi sans doute pour cela que tes mots m’ont tant touchée : ils n’ont pas seulement fait vibrer mon esprit, ils ont réveillé des souvenirs et des sensations qui me sont propres. Ce tissage dont nous parlons, je le ressens presque physiquement ; c’est le lien fragile mais indestructible avec nos racines. Merci de mettre des mots aussi justes sur ce qui serait si difficile à nommer sans la poésie. Je crois que la force de tes vers réside justement là : dans cette rencontre entre ta plume et ma propre histoire. Si la métaphore du tissage m'a semblé si évidente, c'est qu'elle a trouvé un écho immédiat chez moi. Partager cette émotion viscérale à travers tes vers est un moment de communion rare, et je suis profondément heureuse que nos histoires se soient rencontrées dans cet espace poétique.
Contribution du : Hier 14:16:47
|
|
|
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates |
||
Transférer
|
||
Re : Aux glorieuses annales |
||
|---|---|---|
|
Maître Onirien
![]()
Inscrit:
17/04/2013 18:11 De Monts du Jura -
Groupe :
Évaluateurs Auteurs Groupe de Lecture Membres Oniris Post(s):
48735
![]() |
Bien sur il s'agit d'un quintil !
Je n'ai jamais été fort en math. Mais j'ai passé un bon moment 5 sur 5. ![]()
Contribution du : Hier 21:39:39
|
|
|
_________________
Vivre au paradis, quel enfer !
|
||
Transférer
|
||





Transférer
Je n'ai jamais été fort en math.


