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| BlaseSaintLuc
12/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Nostalgies sûrement, je n'ai pas bien tout compris ni même si le propos est toujours cohérent (au profit de la rime...)
C'est bien écrit et l'on observe la scène sans tout en comprendre. "Le soleil de midi galvanisait la dalle ; Lors, d’un labeur hardi, nous éclations les noix Que le greffier matois dispersait alentour. Un drap blanc prodiguait sa pudeur sur le pré. Dont le velours diapré vivifiait la percale." Un de mes passages préférés, tous ne sont pas aussi poétique, mais l'ensemble est réussit |
| Passant75
12/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce poème propose une évocation dense et ambitieuse de souvenirs d’enfance rurale illustrés par un langage riche et imagé. L’auteur parvient à créer un univers sensoriel puissant, où les odeurs, les textures et les sons restituent avec précision une atmosphère vivante et incarnée.
Toutefois, cette profusion d’images et ce recours constant à un champ lexical très soutenu nuisent parfois à la lisibilité du texte. Certaines métaphores demeurent obscures et rendent l’interprétation quelquefois incertaine, ce qui peut créer une distance avec le lecteur. Au final, si le poème séduit par son ambition et sa richesse stylistique, il peut également dérouter par son opacité et son manque de simplicité, ce qui risque de limiter l’émotion. |
| Donaldo75
18/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour poète, aujourd’hui je commente les textes en espace lecture en écoutant la musique d’un gars de Caroline du Sud. Coup de chance, je tombe sur ce poème d’une richesse incroyable autant dans la manière de déployer le champ lexical foisonnant que d’utiliser la musicalité de la rime pour emporter la tonalité de l’ensemble. Pour revenir à la musique, dans l’optique de jouer avec les analogies, d’habiller mon commentaire d’effets stylistiques que souvent je ne vois pas dans les poèmes que je lis ici – et je le déplore – il y a du Mendelssohn dans ce poème, avec ses reliefs, ses motifs, la finesse de sa composition et de ses contrechants. Certes, Félix n’est pas né en Caroline du Sud mais à Hamburg dans le nord de l’Allemagne mais comme ce poème il savait créer un monde musical, de l’univers puissant où il n’y a pas besoin de cerveau gauche pour naviguer, où le ressenti l’emporte sur le raisonnement, un peu comme dans ce commentaire en fait. Et pourtant, comme le rappellent mes neurones sages de premier de la classe, ce poème proposé en poésie contemporaine n’est pas psychédélique ni cubiste ; il rentre dans les clous de la poésie figurative, du Fragonard pour passer à une analogie au pictural, de quoi contenter les cerveaux gauches dans leur besoin d’analyse détaillée du tableau et de laisser aux cerveaux droits le loisir de déguster la lumière. Bref, je pense que cela transparait dans mon commentaire, j’ai beaucoup aimé.
Bravo ! Allez, je repars en Caroline du Nord, il fait trop froid à Hambourg. |
| Provencao
23/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Cyrill,
J'ai beaucoup aimé ces glorieuses annales offertes en livre ouvert sur le Merveilleux de l'enfance, où le soleil de midi, les chemins d'aventure, le Grand Père et la nuit sont transformés en endroits magiques et extraordinaires laissant en chacun de nous une empreinte indélébile. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| marcolev
23/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour Cyrill,
Faut-il que le beau possède toujours un sens universel ? Il en a certainement un pour celui qui en est à l’origine. C’est le cas pour ce poème, dont j’ai cherché à saisir la cohérence globale, puis cessé pour me laisser porter par la musique des mots. De nombreux vers sont très réussis Merci pour ce partage |
| Robot
23/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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L'enfance ou la jeunesse sublimée par les souvenirs. Un poème riche en métaphores et en images et en expressivité.
J'ai apprécie entre autres: "une assemblée cousine à l'ombre du tilleul" "Un drap blanc prodiguait sa pudeur sur le pré" et le 5ème quatrain en son entier. |
| Polza
23/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J’ai trouvé ce poème très musical, la grange fait d’ailleurs redoute !
Je me suis dit, voilà quelqu’un qui connaît les règles de la poésie classique, mais qui a eu envie de légèrement s’en détacher. Le poème n’en est que mieux réussi à mon avis. Si j’ai vraiment apprécié ces souvenirs d’antan, souvenirs d'enfance à la Marcel Pagnol, j’ai trouvé les 2 premiers quintils inutilement pompeux. Le poème, tout en gardant sa force poétique et l’emploi d’un langage soutenu, monte d’un cran (même plusieurs) à partir de « Le soleil » jusqu’au dernier vers… J’ai beaucoup apprécié les non-rimes à la rime et les rimes en écho à l’intérieur des vers… Je n’ai pas grand-chose à dire de plus sur votre poème que je trouve vraiment poétique et très bien écrit, mais les 10 premiers vers empêchent pour moi l’appréciation la plus haute… |
| Myndie
23/4/2026
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très aboutie
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aime beaucoup
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Bonjour Cyrill,
ton retour s'est fait attendre mais ça valait la peine : l'émotion est intacte à te lire. Construit sur une métaphore aussi filée que les tissus qui en font la texture ( le « voile de lait » ou les « vieux langes », « la résille », le « velours diapré » ou les « draps blancs »...), ton poème est à la fois nostalgie profonde et chronique pleine de tendresse d'une histoire familiale. J'y retrouve avec plaisir tout ce qui fait ta griffe :cette richesse des images, ce raffinement lexical et ces métaphores complexes, abstraites et tellement belles, cette richesse d'évocations, sensations sonores, olfactives et visuelles, comme ici : «Qui roule les galets de nos rires forbans. » « De l’étable montait la note du lisier Piquant l’ambre cuivré des haleines bovines. » et cette musicalité intense que l'on doit à des assonances parfois inattendues qui font vibrer les vers. Mais plus que tout, ce qui me touche infiniment, c'est le thème évoqué, ces « glorieuses annales » qui (chez moi) amènent les larmes quand elles envahissent la tête et poignent le coeur. Tout cela est évoqué avec une sensibilité extrême, pour ne pas dire exacerbée et mis en valeur par une poésie habitée, viscérale. Ce poème est une pépite à la force brute. |
| Vincente
24/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
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Une poème fort hardi en forme de chant à la fois mélancolique, altier et espiègle. Quelle glorieuse emprise s’est emparée là de la plume multiple de l’auteur ?
J’y ai aperçu un ardent Don Quichotte déployant une pensée à la richesse baroque, fiévreuse, ambitieuse, prête à pourfendre les mauvaises ondes d’un monde parfois si plombant. Voici un locuteur en « revenir » qui en rebond sur la charge des « annales » des expériences qui l’ont construit vient en ces vers déclarer combien il dispose d’arguments. Formidable matériau si l’on en juge par le tableau dépeint ici. J’ai apprécié l’équilibre des éléments et l’intensité de ce qu’ils suggèrent. Au premier plan, une peinture champêtre, légère, fourmillant d’occurrences aux métaphores « factuelles » et pourtant très oniriques, une forme de conte s’affiche là. Au second, sourd un passé dont la lourde empreinte peine à extraire le narrateur de son encombrante richesse, le riche semblant d’abord celui marquant une densité certaine. Le propos trouve dans cette association contradictoire un ressort prégnant qui, parce qu’opportune et adroite, impacte le lecteur. J’en ai été particulièrement touché. Une bien belle production de l’auteur, très touchante. Edit : Une relecture matinale, mue par une goûteuse envie de trouver quelques saveurs qui m’auraient échappé, me laisse apparaître une métaphore bien fondue dans les arabesques de l’écriture. Hier, m’a effleuré la sensation que l’auteur évoquait des expériences d’écriture passées qui se seraient dissimulées sous les images en effet bien figuratives comme soulevée par Donaldo75. Ce matin, elles sont plus claires, plus volontaires, plus décisives pour moi. Du « Le babil d’eau limpide où cingle ma frégate / –Versatile berceau dont la voile est de lait – », jolie évocation des premières attirances, candides et quasi extatiques, dans la poésie, à ce « drap blanc [prodiguant] sa pudeur sur le pré », la psyché avide d’un narrateur poète récoltant ses premières saisons d’écriture. Puis ce Grand-père au fourneau et cette Perlette friande de ses bonbons, et enfin « … La nuit ploie son rideau clouté de genêts d’or /Le décor glisse au pied d’une ancienne montagne ». Je ne sais pas si je suis bien dans les pas du poète, en tous les cas je le remercie de m’avoir ouvert une voie, « ma foi bien sympathique ! » comme dirait l’ami Pouet ! |
| papipoete
23/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
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Bonjour Cyrill
Heureux tout d'abord, de vous relire après une longue période silencieuse. Si celle-ci n'a pas de caractère inquiétant, on pourrait songer que ce fut pour peaufiner un texte ? " aux glorieuses annales " en serait le fruit, dont chaque ligne exhibe une pépite, un mot précieux, une tournure grammaticale oubliée dans les salles de classe d'avant. " Une assemblée cousine à l'ombre du tilleul ", le décor est planté ; à l'attention de ses membres tout ouïe, le conteur raconte - vous souvenez-vous ? de cette scène, de cette odeur, du grand-père grattant son feu... NB il serait impossible de citer une ligne plus qu'une autre ( à moins de recopier touts le texte, tant il m'émerveille, et me fait baisser les yeux devant tant d'éloquence ) Une fois ce gué traversé, nous voici invités sous l'ombre du tilleul ; et la conjugaison passe à l'imparfait. L'ultime strophe est si enchanteresse... Seul Grand père est cité, Grand mère était-elle déjà partie ? Des dodécasyllabes rythment ce retour arrière, d'un pas de 12 pieds où nul ne trébuche. PS je lis au 15e vers " vivifiait la PERCALE " dont j'appris de " l'écume des nuits " de Cristale, le sens ! Quel retour cher poète ! |
| Lariviere
23/4/2026
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Salut Cyrill !
Je suis très heureux de retrouver ta plume sous la colonne poésie du site ! Bon, au final, j'ai beaucoup aimé ce texte. Je dis au final, car à la première lecture, j'ai été assez déstabilisé. Je ne t'attendais pas dans ce registre poétique et je me suis dit tout d'abord, mais où est passé le Cyrill qui écrivait des poèmes limite labo, avec la fantaisie sur les mots, la construction et avec une fougue d'inspiration et de thématique quasi dionysiaque ? Ici, c'est plutôt un esthétisme presque apollonien qui est convoqué, tant la forme est sage et sans être académique non plus, se repose sur une poésie plus conventionnelle et une construction notamment métrique presque classique. Bon, je te rassure, le résultat est à la hauteur et le rendu n'est pas du tout pompier. Je ne sais pas si ce poème est le signe d'un renouveau poétique où tu opères un certain retour au source dans l'expression (tant sur le fond que sur la forme ;)) ou si c'est seulement un interlude, mais en tous cas, c'est très réussi. Oui, j'ai d'ailleurs du réaliser plusieurs lectures, pour appréhender au mieux, et même savourer ce poème comme il se doit, à sa juste valeur, car il s'agit d'un poème de haute tenue, d'une grande solidité et densité et que finalement c'est assez bluffant en terme de rendu et réalisation. Certes, la richesse et le racé des images comme du vocabulaire, frôle parfois la préciosité, mais en réalité, c'est ample et le coté soutenu de celles-ci participent à la qualité de l'expression et à la précision des descriptions. D'ailleurs, c'est un poème que l'on aurait pu lire chez des poètes renommés, tant c'est quasi-pro. Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à Rimbaud dans ses productions première, avant de partir en illumination ou de passer une saison en enfer...; ) Don parle de poésie figurative, je trouve l'image effectivement bien à propos. Mais une poésie figurative très prégnante, très profondément ancré dans le terroir de nos campagnes, c'est pour ça que j'ai aussi pensé à Giono. Et pour reprendre la transposition picturale ouverte par Don, personnellement, en te lisant, j'ai eu en tête les oeuvres de Millet. Bref, ton poème déploie des images superbes dans un cadre de vie très réaliste qui fait écho en moi et qui me procure de très agréables et profondes émotions. Les scénettes champêtres se déroulent dans un rythme coulant de strophes en strophes et sont toutes plus évocatrices les une que les autres. La dernière, avec ce vers magnifique, à ma préférence : "La nuit ploie son rideau clouté de genêts d’or" Et on retrouve ici une métaphore plus "abstraite", puissante, moins figurative que les autres, mais encore une fois, les belles images figuratives de l'ensemble me séduisent aussi fortement. Un mot, juste un mot, sur le fond. Je voulais quand même dire que ce poème ne se résume pas à la seule contemplation ; l'angle des états d'âme est présent et on sent ce regard mélancolique du narrateur, seulement il n'est pas appuyé au risque d'alourdir la beauté du tableau. Il est là, sans se faire insistant, sans prendre tout la place, presque pudique et ainsi il répond peut être à la pudeur naturelle de ce monde paysan, en laissant toute la beauté contemplative de ses souvenirs se déployer sans pour autant en traduire ses représentations personnelles. Enfin, c'est comme ça que j'ai aimé lire l'axe de traitement choisi et je ne sais pas si j'exprime clairement ce que j'ai cru comprendre, mais j'ai trouvé ce choix assez fin, judicieux et très tendre, finalement. Comme le souligne Myndie, pour finir, les sens sont sollicités tout azimut dans ce poème, de l'olfactif au visuel, en passant par le sonore, bien sur, car les sons des petites scènes résonnent paisiblement dans mes oreilles, mais surtout la musicalité de ton poème est grande et c'est un plaisir d'écouter tous ces sons fait de rimes, rimes internes, assonances et allitérations. Je n'ai rien à rajouter d'autre qu'un grand bravo ! Merci pour cette très belle lecture, qui résistera certainement au temps, tant elle fut prégnante, et bonne continuation dans ce registre ou dans un autre ! |
| Laurent-Paul
24/4/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour,
c'est un texte magnifique, sur un thème qui m'est familier voire douloureux. Vos évocations quand elles sont faussement simples me remuent particulièrement. C'est un texte que j'aurais aimé avoir écrit. Ma critique cependant : des tournures que je trouve presque précieuses et quelques mots recherchés ("Dont le velours diapré vivifiait la percale") m'obligent à des recherches de vocabulaire (percale ?) ou une réflexion sur le sens qui rompent le charme. Mais ce n'est que mon humble point de vue. Et cela dit, votre texte est magnifique ! |





