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Poésie contemporaine
Magellum : Je juge
 Publié le 24/04/26  -  8 commentaires  -  738 caractères  -  100 lectures    Autres textes du même auteur

Après « Les animaux malades de la peste », il est difficile d'écrire sur le jugement.


Je juge



Je guide en prosélyte
Les moutons de Panurge,
Étant de cette élite
Je juge.

Craignez-moi malandrins
Quand vous faites du grabuge,
Vous volez quelques grains
Je juge.

Allez confessez-vous
Sans faire de subterfuge,
Les accusés avouent
Je juge.

Ma voix est vérité
Et frappe tel le déluge
Vous l’avez mérité
Je juge.

Je suis gardien du droit
Et ne serai transfuge,
Soyez humble ou grand roi
Je juge.

Contre mon influence
Il n’est point de refuge,
Subissez la sentence
Je juge.

Vos erreurs sont humaines
Et j’en serai la purge,
Qu’en sera-t-il des miennes ?
Je juge.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   BlaseSaintLuc   
12/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
C'est assez bien écrit, mais faut, il y voir le procès de la justice, le politique y tend, pour ce dédouané de tout !
Serons-nous tous égaux devant le balancier ?
Le " je" est là pour nous dire, que la justice est affaire de tous, attention pas la justice populaire, la foule à tôt fait de luncher !
Non , mais elle ne dois pas être celle d'un seul omnipotent , pas plus que de comptoir, la justice est un art qui se fait sous un chêne .

L'opinion populaire est la pire des juges. (elle est manipulable !)

   Passant75   
12/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Le poème tente de créer une atmosphère forte grâce à la répétition de « Je juge », ce qui donne un ton solennel et autoritaire. Cela peut produire une certaine intensité, presque théâtrale, cependant, cette insistance rend surtout le texte mécanique et finit devenir monotone et prévisible.

De plus, l’absence d’images vraiment marquantes empêche la création d’un univers sensible. Le poème reste très déclaratif comme un discours plutôt qu’une évocation.

Au final, ce texte dégage davantage une impression de proclamation qu’une réelle atmosphère poétique. La seule nuance apparaît à la fin, avec une touche de doute, qui apporte brièvement un peu de profondeur.

   LeChevalier   
24/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
C'est un texte plutôt amusant avec son ironie dénonciatrice. Dans le fond, je trouve l'idée bonne. J'aime aussi la strophe choisie, avec son dernier vers court et ainsi mis en valeur (d'autant plus que c'est un refrain ici). Ce qui me plaît moins, c'est les deux rimes imparfaites ainsi que l'emploi forcé de certains mots, comme par exemple « prosélyte » dans la toute première strophe. Mais bon, ce genre de licences est tout à fait admissible dans le genre comique.

   Lariviere   
24/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Magellum,

J'ai bien aimé votre poème.

Le fond et le ton satirique m'ont plu.

Les juges en prennent pour leur grade...

A ce propos, je me suis toujours demandé comment un homme (ou une femme) pouvait t-il s'arroger le droit de juger un autre homme (ou une autre femme...) ? Il faut quand même pour cela avoir une haute opinion de soi et de sa capacité à peser le poids des âmes, mais mon interrogation est peut être simpliste et le « juge » a malheureusement son utilité sociale concrète, même s'il exerce sa profession en robe et en hermine, ce qui donne à la justice des hommes un coté assez ridicule finalement.

Bref, du coup j'ai aimé le thème et son traitement, satirique oui, à la fois caustique et léger, avec ses quelques petites touches d'humour dans le propos et le choix du vocabulaire, qui donne le ton singulier et agréable du poème.

Sur la forme, ce poème est assez pauvre en image et la poésie qu'elle contient réside avant tout dans la rimes et le rythme. Sur le rythme, la rupture crée par ce recours au vers court « je juge » qui appuie d'ailleurs sur le côté borné et sur de lui du personnage caricaturé, produit son effet mais son emploi systématique pour ponctuer chaque strophe abouti quand même à mon avis à lasser par son aspect attendu et mécanique et attenue ainsi son impact.

La strophe de fin à ma préférence et conclue très bien votre petite satyre sociale.

Merci pour cette lecture et bonne continuation !

   papipoete   
24/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
bonjour Magellum
" je suis la perfection même, à tel point qu'au dessus de tous
- je tente de repêcher le pécheur, ratrouper les brebis égarées, menacer du tourment le malandrin, enseigner la bonne parole, montrer que je suis l'exemple parfait..."
je juge
NB les chevilles de ce personnage extraordinaire, doivent lui faire mal, mais pour racheter la Terre entière, il faut bien souffrir un peu...
Techniquement, ce Maître de la perfection, put s'appliquer davantage en matière de prosodie ?
6 pieds, puis 7
la 4e strophe est ma préférée, mais j'ai grand mal à partager toute cette philosophie !

   Polza   
24/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Comme le chante le groupe Assassin, « Le dernier juge que j’ai vu avait plus de vices que le dealer de ma rue ! »

J’ai bien aimé la déclinaison des rimes en uge ou urge pour accompagner « Je juge ».

Si je prends ce récit comme il doit être pris selon moi (avec humour), alors c’est plutôt réussi je trouve.

C’est plaisant et marrant, mais je ne reviendrai pas deux ou trois fois dessus comme je le fais parfois pour d’autres poèmes…

Édition

Je viens tout juste d’aller faire un tour en EL et le poème en haut de l’affiche s’intitule « Le refuge », ça ne s’invente pas !

   Boutet   
24/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Je trouve le texte efficace. La répétition de « Je juge » crée une tension presque oppressante qui colle bien au propos.
Il y a quelque chose de volontairement excessif dans cette voix toute-puissante, ce qui la rend à la fois inquiétante et un peu ironique, comme une caricature du juge moral.
La dernière question est bien vue.

   EtienneNorvins   
25/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
"Les jugements de cour", avait pris soin d'indiquer La Fontaine dans la fable évoquée en incipit... Et c'est dans cette lignée que j'aime d'abord le texte. Les strophes brèves, dont le dernier vers tombe brutalement comme un couperet, moquent allègrement les experts auto-proclamés en bon sens qui nous accablent en continu de leurs "jugements" de café du commerce...

Puis vient une réserve, à la cinquième strophe - quand il semble que non : on a mis dans un même sac jugement et justice... Et là, le texte n'emporte plus mon adhésion - du moins dans un état de droit (et non plus dans celui du bon plaisir du monarque que connut le fabuliste).


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