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A propos de "Pansélection sexuelle..."
Expert Onirien
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Eh bien, pour une bipopulation c'est une bipopulation !
Merci à tous pour vos commentaires extrêmement contrastés, et qui contiennent suffisamment de questions pour que je ne puisse pas me résoudre à l'iktomisation (cf ce forum) une fois de plus ...

Le problème est que ces commentaires sont tellement denses que je ne sais pas par où commencer.

Peut-être par une petite remarque pour faire diversion: contrairement à mon précédent jeu sur le jargon, Just une bibeul, qui avait fait réagir des commentateurs relativement récents, là j'ai l'impression de connaîtrement (onirissement parlant) tout le monde. On peut se demander si la forme n'a découragé d'emblée les p'tits nouveaux, et, partant, à quel point l'effet auteur n'a pas aidé à fournir le petit effort qu'il faut faire pour passer outre le style, heu ... Scientifique, disons. Mais pas que.
C'est vrai que ce texte s'inspire énormément de ce qui peut se passer quand on écrit un article scientifique, et Palimpseste qui possède visiblement les clés de ce milieu les a exposées de manière tout à fait pertinente dans son commentaire (<3 <3 <3). Mais j'ai également eu cette impression (inspirante) de récit dans le récit en relisant les brouillons pleins d'incises issus des rédactions à deux mains dues aux concours et défis d'Oniris, Misu et Costic se reconnaîtront - et Stony a bien relevé la généralité du procédé: faire de la rédaction d'un texte l'objet de l'histoire racontée dans le texte. J'aime bien la phrase qui concerne le jeu sur la déconstruction qui devient construction, au bémol près que "lorsque pour une raison ou une autre, réelle ou d'ailleurs feinte, la construction d'un récit pose problème à son auteur" est tout à fait superflu en ce qui me concerne: TOUTE construction de récit me pose problème. Rien ne coule de source. Les rares fois où ça me semble être le cas, ce sont des choses qui ne voient finalement pas le jour. (heu ... Sinon, c'est quoi CNV ?)

Pour en revenir à la forme, elle impliquait donc un mélange de deux styles, l'un académique et l'autre parlé (enfin, non recherché, pour commuynication aisée). Le côté académique n'a pas été apprécié par certains, ce qui a généré dans les commentaires des allusions à une prétendue insuffisance intellectuelle ou autre du lecteur pour pouvoir apprécier ce texte (Widjet, Salamandre, Matcauth ...). Bon, évidement, ces remarques sont à prendre au second degré, c'est manifestement une façon de me dire: "Ho, Caillouq, c'est fini d'essayer de nous en foutre plein la vue ?", et je ne l'aurai pas volé. Mais comme j'éprouve une réelle fascination pour le jargon, écrire en jargon était une des motivations de ce texte - au risque de générer des réactions de ce genre. Pourquoi le jargon - pas seulement le jargon scientifique, hein, toute sorte de jargon ? Parce que le jargon est toujours une source de richesse lexicale (inventivité, diversité des racines, phénomènes de mode, de convergence etc), mais aussi parce que ça autorise les néologismes plus facilement qu'en français classique. Et en tant que fondu (amateur) d'étymologie, les néologismes, ça m'interpelle, que ce soit à la création ou au déchiffrage. D'ailleurs, j'adorerais que ceux qui baignent dans un jargon particulier nous en fassent profiter aussi. Tiens, je vais le répéter plus fort, histoire d'être sûr de me faire entendre: D'ailleurs, j'adorerais que ceux qui baignent dans un jargon particulier nous en fassent profiter aussi. Pour ce texte, le jargon scientifique s'est imposé de lui-même car c'est celui qui m'est le plus accessible (question d'environnement professionnel); le grand public a souvent droit au jargon médical ("5 cc en IV flash !!!") qui, pour des raisons évidentes, a pas mal pénétré la population, mais je rêve de lire une nouvelle qui se passerait dans une usine de vêtements, ou d'équarissage, ou autre, avec plein de termes techniques et d'expressions détournées.
Bon, après (et la diversité des commentaires le montre bien), les lecteurs sont plus ou moins sensibles au "bain de langage" (<3 <3 <3). Question d'habitude, peut-être, d'entraînement (ce que David résume en "Plus de sens pratique que d'intelligence proprement dite", heureusement que la perméabilité au jargon scientifique n'est pas donnée comme critère d'intelligence !), de goût, d'humeur aussi - parce que s'imbiber d'un nouveau lexique demande toujours un petit effort et qu'on n'est pas toujours prêt à le faire. Je remercie d'ailleurs, à ce propos, Macaron, Stony, Widjet, Alvinabec et Matcauth, qui ont manifestement choisi de fournir cet effort, et suis désolé si, pour la majorité d'entre eux, ça n'a pas suffit à leur faire apprécier le texte.

Widjet m'a demandé si j'avais été chercher les termes employés, ou si je les connaissais déjà (c'est peut-être aussi le sens de la requête finale de Selenim, si ce n'est pas juste l'expression de l'incompatibilité de nos ressentis).
Je n'ai pas spécifiquement fait de recherches bibliographiques sur le thème de l'article en gestation parce que c'est une truc que j'avais en tête depuis longtemps (je m'étendrai un peu plus longuement sur l'aspect "fond" dans le post d'après, histoire de ne pas rallonger la sauce de ce post déjà trop long), je n'ai donc pas fait de recherches spécifiques sur les termes, sauf pour vérifier l'orthographe du mot "hexakosioihexekontahexaphobie", dont je ne me souvenais pas parfaitement, et sur le modèle duquel j'ai construit "heptekontadoterrienne" (= relatif à Terra72).

Pour le reste, je me suis juste amusé
1) à utiliser des termes techniques, comme on le fait souvent pour rédiger un article scientifique, où la précision du vocabulaire est importante.
2) à faire quelques néologismes pour intensifier la couleur SF (ce qui n'était visiblement pas du goût de Selenim, ou alors pas au niveau de ses auteurs préférés, j'ai fait de mon mieux, que répondre ?),
2a) parfois avec une justification étymologique, comme pour "exotropique" (d'ailleurs, Perle, je voulais te dire ... Tu es vraiment SURE que tu m'eustigmes ? Nan, pasque c'est chaud, là ...)
2b) parfois en jouant juste avec les préfixes (panétude, pansélection) pour faciliter la lecture
2c) parfois en me contentant de placer un mot que j'aime bien (le "paranymph" est néerlandais, et m'a toujours suggéré des images n'ayant rien à voir avec ce que ça désigne)
2d) parfois en me plantant. Par exemple, je ne sais pas comment les "décicuries" nécessaires à la collègue/maîtresse du rédacteur pour accepter son changement de nomenclature (mot à l'existence tout à fait officielle) sont devenues des "décacuries", ce qui change quand même d'un facteur 100 l'étendue temporelle dont il est question, à comparer avec la période de plusieurs décacuries nécessaire pour la diffusion large d'une thèse scientifique majeure comme celle de la sélection sexuelle de Darwin ... Comme quoi une coquille peut rester après des dizaines de relectures, et il suffit que le texte soit publié pour qu'elle saute aux yeux ! Je ne suis pas non plus très satisfait du "handicapantes" qui n'est pas tout à fait le mot dont j'avais besoin, mais il n'est pas ressorti au fil des relectures (je ne sais pas chez vous, mais chez moi les mots sont vicieux, ils se cachent parfois, et reviennent quand on ne les cherche pas. Mes premiers jets sont toujours pleins de blancs {non, Widj, ce n'est pas une MST !} que je complète après, quand le mot désiré revient), et mettre un néologisme ici n'aurait pas amélioré la précision du texte. Et, oui, effectivement, Stony, "L'omniprésence de [...] a fait l'hypothèse [...]" est une horreur jargonnante absolument pas maîtrisée. Je me suis pris à mon propre piège. C'est un truc qu'on dit trop souvent, mais c'est totalement impropre (anglicisme ?), et j'aurais dû écrire, par exemple: "[...] a suscité l'hypothèse [...]". Shame on me.
3) à faire quelques anglicismes pour intensifier le côté jargon. Car oui, Jaimme (cf ton comm en CE), le langage commun des scientifiques de 120 370 A.D. est l'anglais. Enfin, quand on traduit le pangalaxien en prototerrien. (bon, là on touche au contrat implicite entre l'auteur et le lecteur, comme quoi le lecteur est tenu d'accepter une réalité cohérente avec l'univers du texte. C'est Socque, je crois (ou Perle ?) qui avait donné une très jolie expression pour ça. J'ai reparcouru tout le forum sur l'excellent Volonté sans réussir à la retrouver ... Ca vous revient ?).

Je continue sur le fond dans un autre post, juste pour aérer.

Contribution du : 07/04/2012 12:04
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
Expert Onirien
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(suite du post précédent)

Le fond, donc.
Effectivement, il ne contient rien de plus extraordinaire qu'un peu de sélection sexuelle darwinienne, poussée pour arriver à un résultat paradoxal (d'apparence seulement, pour ceux qui ont suivi). Le côté SF était nécessaire pour que les terriens soient observés de l'extérieur, comme n'importe quelle espèce, et le côté anticipation tout simplement parce que nous n'avons pas (encore ?) atteint cet état de civilisation pacifique et intellectuel tellement aware qu'il pousse les humains au suicide.
Rien donc qui casse des briques au niveau philosophique, je le reconnais, mais ça me permettait d'avoir un fil conducteur dans la rédaction de l'"article", avec des phrases certes outrageusement techniques, mais qui ont un sens et qui forment une séquence logique. Ce que je n'ai manifestement pas réussi à communiquer à Selenim (grâce à qui, d'ailleurs, j'ai peut-être une chance de faire partie de la prochaine fournée de "Les textes les plus controversés" éditée de temps en temps par Nico, yeah).
Du coup, je suis entièrement d'accord avec Socque lorqu'elle dit:
Citation :
"Les individus montrant les aptitudes les plus poussées à l'intellectualisation sont les plus recherchés." : alors là, j'ai comme un doute.

Ca ne correspond effectivement pas à ce qui se passe maintenant sur Terre, puisque notre époque est en plein dans le "passé de guerres, de violences et d'exploitations inter- et intraespèces" évoqué par l'auteur de l'article. En revanche, je t'assure, Socque, c'est un des traits caractéristiques de la civilisation à laquelle la Terre arrive après un gros, gros travail sur elle-même, including retour à des technologies primitives, genre livres et revolvers ... J'aurais peut-être dû être plus explicite sur ce dernier point, je n'arrive pas à retrouver le comm CE de Jaimme mais il me semble qu'il contenait également une remarque liée à ça (au fait que ce texte n'est pas seulement de la SF mais aussi de l'anticipation).

Bon, celà dit, j'ai l'air très catégorique sur le contexte, mais on sait bien combien les textes nous échappent une fois sortis, et c'est très intéressant de découvrir des interprétations auxquelles je n'avais pas du tout pensé, comme celle de David, finalement beaucoup plus positive que ma propre vision ...

Pour finir (parce qu'il se fait tard et que j'ai faim), j'ai pas mal hésité à soumettre ce texte tel quel. Je craignais encore beaucoup plus de réactions d'incompréhension, parce qu'en dépit de tout ce que j'ai pu écrire dans ce forum, Palimpseste a quand même un peu raison quand il parle de "texte pointu dont une partie de l'humour est inaccessible en dehors d'un contexte scientifico-universitaire". Un peu. Heureusement, il y a aussi des non-scientifiques qui l'ont apprécié. Et même si, promis, ma prochaine histoire (in the pipes) sera beaucoup plus accessible (et beaucoup moins drôle), ça me (ré)conforte que vous ayez partagé la jubilation que j'ai éprouvée à écrire cette historiette, ça me poussera à commettre d'autres bêtises de ce genre, et pour tout ça merci encore Socque, Macaron, Stony, Perle, Jaimme, Palimpseste, Misumena, David, et merci aussi le P'tit nouveau NicoL3AS qui vient commenter pendant que j'écris ces lignes juste pour fournir un contre-exemple à ma remarque du début ...

Contribution du : 07/04/2012 12:17
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
Maître W
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« On peut se demander si la forme n'a découragé d'emblée les p'tits nouveaux ».

Mêmes les très anciens ! Je ne pense pas que l’acceptation ou le rejet du texte soit lié à l’ancienneté du lecteur.

« …A quel point l'effet auteur n'a pas aidé à fournir le petit effort qu'il faut faire pour passer outre le style…. »

Petit effort ?... T’as rien dit ! Pour ma part, j’ai trouvé qu’il fallait fournir un p**** d’effort. Ou avoir du LSD à portée de main !

« TOUTE construction de récit me pose problème. Rien ne coule de source ».

Une des raisons, peut-être, de mon désamour… J’aime une narration bien léchée, qui sait où elle va…Encore que les textes déconstruits (ou qui à première vue, donne l’impression de l’être) me plaisent aussi.

Le côté académique n'a pas été apprécié par certains, ce qui a généré dans les commentaires des allusions à une prétendue insuffisance intellectuelle ou autre du lecteur pour pouvoir apprécier ce texte (Widjet, Salamandre, Matcauth ...). Bon, évidement, ces remarques sont à prendre au second degré, c'est manifestement une façon de me dire: "Ho, Caillouq, c'est fini d'essayer de nous en foutre plein la vue ?", et je ne l'aurai pas volé.


Non, pas exactement, sincèrement, car je pense et continue de penser (et les études m’ont confirmé cette lacune) que je suis hermétique (et désintéressé ce qui est surement la cause première, quand ça me branche pas, je ne fais aucun effort) à la science, à son jargon et que ma logique, si logique il y a, n’est pas celle des sciences. Je n’ai pas trouvé ton texte prétentieux et jamais je t’ai senti faire étalage ou te montrer arrogante à mon égard par rapport à ton savoir. Il y a des textes dont le style ou l’étalage peuvent irriter, mais pas dans ce présent cas. Ton texte était « juste » gavant et fatiguant à lire, « gavant » parce qu’ultra théorique et épuisant par toutes ces formulations et termes nébuleux.

En résumé et comme tu le dis toi-même « outrageusement technique ». Et "l’outrageusement technique" ça me gâche un peu le plaisir, et quand y'a plus de plaisir chez moi, il me reste la gêne.

Certes, on utilise souvent différentes formes de jargons, mais en ce qui me concerne, lorsque je le fais, celui-ci ne sert que support à une histoire clairement définie, une intrigue oserai-je dire. J'ai besoin qu'il y est un but derrière, un objectif (celui de divertir le plus souvent) même caché. Ici, c’est une sorte de leçon d'un professeur fissuré du bocal (pas péjoratif), mais personnellement ça ne provoque rien en moi parce que j’ai l’impression que dans le sens fictionnel du terme, ça ne raconte rien, rien qui me stimule l'intellect, les zygomatiques, le palpitant. Rien, pas même de l'agacement. Rien si ce n'est une profonde fatigue.

Alors j’ai cessé la lecture faute de ne pouvoir te dire avec affection et sincérité qu'avec ton Panselection...tu m’as cassé les couilles.

Pour ce texte, le jargon scientifique s'est imposé de lui-même car c'est celui qui m'est le plus accessible (question d'environnement professionnel)

Je te crois sur parole pour avoir discuté avec toi lors de notre pot.
Bref, je pense surtout que tu t’es fait « plaiz » (et ça se voit). Ce n’est pas véritablement un reproche (on écrit pour sa pomme), mais là pour le coup, j’ai du mal à ne pas me dire que tu n’as écrit QUE pour toi. Je pense que tu avais largement moyen (et le talent et la culture) pour – à l’instar d’un Lucchini dans un autre genre lors de ses sorties théâtrales lorsqu’il récit Genet, Roland Barthe, Philippe Muray, Nietzsche, et autres Paul Valery (auteurs pourtant pas tous faciles, faut parfois s’accrocher, et j’en parle en connaissance de cause, j’y suis allé à tous !) - de donner des exemples « modernes » afin qu’on puisse temps à autre raccrocher les wagons.

Tu ne l’as pas fait, je le regrette.

Bisous

Widjet

Contribution du : 07/04/2012 14:53
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
Maître Onirien
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Concernant l'époque à laquelle se passe le texte, j'avais eu un moment le soupçon qu'elle se situait dans notre avenir (puisque la sélection sexuelle se faisant au profit des individus les plus intellectuels... non), puis avais renoncé à cette hypothèse à cause de la présence des livres-support papier et des revolvers pour se suicider. Peut-être donc, en effet, ces deux éléments conjoints introduisent-ils une discordance.

Il est toujours difficile, surtout en SF me semble-t-il, de régler le curseur entre clarté et dépaysement. Pour moi et quelques autres il était réglé impec : le texte a trouvé son public. Plus explicite, je crois que le texte m'aurait ennuyée, et il aurait convenu à d'autres... De l'impossibilité de satisfaire tout le monde. En tout cas, de mon point de vue :

Contribution du : 07/04/2012 18:57
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
Expert Onirien
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moi, depuis des jours, je regarde les filaments d'appels, implantés sur la coque de protection du cortex...

J'adore !

Et j'ai fais circuler auprès de quelques copines et les échos sont très positifs... D'ici à ce que tu sois sollicitée pour le mettre dans le canard du CNRS, ce serait justice

Contribution du : 08/04/2012 15:26
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
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Citation :

Caillouq a écrit :

Eh bien, pour une bipopulation c'est une bipopulation !



C'est-à-dire ?
D'une part, ceux qui comprennent tout et s'en délectent et, d'autre part, ceux qui ne comprennent rien ou trop peu et s'en vont avant la fin de la représentation ?

Personnellement, je pense qu'il s'agit d'une tripopulation.
Aux deux précédemment évoquées, je vous propose d'en ajouter une troisième : celle des lecteurs qui ne comprennent pas forcément tout du premier jet (en lecture aussi, il peut y avoir un premier jet), mais qui s'en accommodent et poursuivent pour revenir, le cas échéant, à la deuxième couche, la troisième...
J'espère que Corbo ne m'en voudra pas de reprendre ici une partie de son commentaire, car il me semble qu'il a décrit parfaitement le comportement de cette troisième population à laquelle je pense également appartenir.

Citation :

Corbo a écrit :

En gros, j'ai compris assez vite que le jargon n'était là que pour jargonner : le sens général de chaque phrase est clair quand on la survole, moins quand on s'arrête à chaque mot (d'autant que la moitié d'entre d'eux sont des néologismes). En revanche, il crédibilise très efficacement le mode d'expression. C'est assez bizarre, d'ailleurs, puisque même si je n'ai pas du tout (mais alors du tout) l'habitude des articles desquels ce texte est un pastiche, j'en ai saisi le principe et le contexte presque sans effort.


Sinon, je crois aussi qu'il y a une sous-segmentation à opérer dans la population des lecteurs : ceux qui considèrent que l'auteur doit souffrir le martyr pour pondre son chef-d'œuvre et ceux qui se laissent gagner par la contagion du plaisir manifeste qu'a pris l'auteur en écrivant, indépendamment d'ailleurs de la quantité de travail qu'il a fournie.
Il me semble que cette sous-segmentation n'est pas sans intérêt pour comprendre les réactions face à votre texte.


Citation :

Caillouq a écrit :

(heu ... Sinon, c'est quoi CNV ?)


Ne me dites tout de même pas que...
Mais non, je comprends : vous savez très bien et vous voulez savoir si moi-même je sais. Soit !

C.N.V. = Communication Non violente

Il s'agit en gros d'un mode de communication, essentiellement verbal, qui ne contrarie pas le potentiel d'empathie chez l'interlocuteur et permet de désamorcer les situations de conflit ou, plutôt, de les prévenir.
Allons droit à l'exemple pour faire au plus court !

Première formulation : "Tu m'as blessée en me disant ça."

L'action est exprimée activement et l'autre en est le sujet. L'interlocuteur est, sans équivoque, rendu responsable de la situation. On sent poindre l'accusation, sans qu'il ne soit tenu compte de l'intention initiale de l'autre. Cet autre, accusé, se trouve sur la défensive et, pour peu qu'il soit insuffisamment outillé pour répondre à ce genre d'interpellations, s'en dégagera en passant à la contre-attaque. Le conflit est mis en place et sera d'autant plus difficile à désamorcer que la qualité des noms d'oiseaux aura été grande.

Seconde formulation : "Je me suis sentie blessée lorsque tu m'as dit ça."
L'action est exprimée passivement et le formulateur en est le sujet. Il n'y a pas d'adresse à l'interlocuteur, pas d'accusation, pas de présupposition quant à son intention, mais uniquement l'expression du ressenti du locuteur qui laisse la place à l'empathie de l'interlocuteur et, par là-même, à la remise en perspective de la situation par l'adoption d'un point de vue différent du sien propre.

Il va sans dire que la Communication Non violente prône la seconde formulation.

Tout cela est parfait et peu fonctionner et, même, fonctionne. Mais je pense que ceci, comme tout, possède ses limites. D'une part, il est demandé au sujet traumatisé de prendre le recul nécessaire par rapport à la situation traumatisante qu'il a vécue, ce qui n'est pas toujours facile, surtout à chaud, et pas nécessairement très juste de son point de vue. D'autre part, il peut être induit, dans l'esprit de celui auquel on s'adresse, un sentiment de non-responsabilité total qui peut induire, à son tour, un comportement irresponsable.

Cette mode de la CNV (car je pense que lorsqu'elle est prônée comme unique et automatique, il ne peut s'agir que d'une mode), est à l'image de beaucoup de ce qui est mode dans nos sociétés depuis quelques décennies et qui consiste tout simplement à ignorer que la vie en communauté n'est pas une chose évidente et que les situations de conflit peuvent exister sans forcément la volonté d'une partie ou de l'autre de la créer ou l'entretenir, à masquer tout ce qui peut être désagréable et finir par croire qu'il n'existe plus que des choses agréables.

Il me semble que la colère est une chose naturelle dont on ne saurait se priver, qu'il n'y a pas lieu de la sanctionner, qu'il n'y a pas lieu de la contenir, mais au contraire d'admettre qu'elle puisse être libérée avant que, trop contrainte, elle ne prenne des proportions dangereuses pour tout le monde.
Il me semble que si l'émetteur peut fournir des efforts pour s'exprimer la manière la moins violente possible, le récepteur devrait également fournir quelque effort pour admettre que la colère puisse s'exprimer de temps à autre sans que son univers ne s'en trouve bouleversé.

Personnellement, je fais l'effort de m'exprimer le plus cordialement possible avec mes interlocuteurs, mais j'aimerais aussi aussi qu'ils me permettent de libérer un peu de ma colère de temps à autre sans qu'il n'en concluent pour autant que mon intention était de leur trancher le coup, car il m'arrive parfois de songer avec nostalgie à la bonne vieille méthode du bourre-pif,
ce que n'empêchent que ma frêle constitution et la hauteur de mes talons (pour les cas de fuite nécessaire).

J'ai viens d'être extrêêêêêêêmement longue à m'exprimer, raison pour laquelle je vous félicitais de vous être exprimé avec des mots qui, n'en déplaise à leurs détracteurs, ne paraissent savants que par leur précision et permettent, justement, d'exprimer les choses aussi simplement et précisément que dans cette phrase : "prône d'un pacifisme extrémiste, qui ne permet pas de catharsis dans une violence exotropique minimale".

Contribution du : 10/04/2012 14:39
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
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Désolé pour le double-post, mais celui-ci me permettra, d'une part, de présenter mes excuses pour les horribles fautes (ah là là ! On écrit une phrase, la modifie et elle devient incompréhensible lorsqu'il reste un bout de la première version; on écrit "J'ai été extrêmement", on croit le modifier en "Je viens d'être extrêmement" et il en résulte "J'ai viens d'être extrêmement) et, d'autre part et surtout, de poser à Caillouq la question que voici :

Votre plaisir à écrire ce texte demeure encore perceptible dans ce qu'on peut en lire, mais je me demande de quelle nature était ce plaisir. Je veux dire : votre plaisir était-il de pasticher une manière de présenter des choses somme toute pas si compliquées en usant d'un vocabulaire exagérément sophistiqué ou alors y avez-vous trouvé un plaisir immédiat, au premier degré, en usant d'un vocabulaire que vous preniez à votre compte ?

Contribution du : 10/04/2012 17:49
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Ah ! Camarade ! ce monde n'est, je vous l'assure, qu'une immense entreprise à se foutre du monde !

Louis Ferdinand Céline
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
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Pour ajouter à la question de Stony, je me demandais quel avait été le sens des choses: l'envie de pasticher l'élaboration d'un papier en premier (le choix du sujet venant après), ou bien le contraire, tu as voulu écrire un texte sur la séduction chez les terriens et ENSUITE, tu l'as placé dans une optique SF puis dans un papier d'exo-scientifiques ?

(j'adore toujours les "filaments fixés sur la coque de protection du cortex"... ça va me poursuivre encore longtemps, cette expression chaque fois que je croise une femme dont la coiffure me plait? )

Contribution du : 10/04/2012 18:35
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
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Pour répondre à Stony et Palimpseste: ce qui est venu en premier, c'était l'envie de raconter une histoire au travers des commentaires pour rédaction d'un article scientifique - ce qui est un tout petit peu plus accessible que lorsque l'histoire est dissimulée dans les notes de bas de page (*).
Mais pour ça, il fallait un article à "décorer". Donc un sujet. Le côté sciences humaines s'est imposé car plus accessible pour un lecteur non spécialisé que, mettons, l'économie protosumérienne ou les isolants topologiques - et plus impliquant car plus propice à l'identification. Le sujet précis (à l'intention très bien disséquée par Aldénor) vient tout droit d'une réflexion que je m'étais faite le jour où on m'a parlé de le-peacock-de-Darwin. Et le contexte, de ce sentiment d'amusement/agacement que génère la sociobiologie, qui procure une si rassurante vision du monde pour les sous-doués du rapport humain, option analytique (sentiment manifestement partagé par Misu lorsqu'elle brocarde les "publications qui disent ce qu'on sait déjà depuis Toutankhamon, mais là, au moins, on l'a prouvé par A + B" ). Bref, tout s'est mis en place tout seul, à partir du choix de la forme = article en voie de rédaction à plusieurs mains.

... mais, non, non, Stony, pas de critique de la CNV (merci de m'avoir appris de quoi il s'agit, je devrais m'y mettre, ça m'éviterait peut-être des désagréments) dans ce texte, même si l'idée exprimée par "violence exotropique minimale" peut être reprise à sa charge.

Sinon, Corbo, merci pour la petite phrase déjà exhaussée en rouge par l'obligeante Stony - c'est un très grand compliment.
Les croassements conjoints de Corbac et Corbo relèvent-ils de la simple coïncidence, ou est-ce un cygne ?
Quoi qu'il en soit, Filipo et Corbac, vous n'avez pas été convaincu(e)s par la forme, mais mon goût pour les expressions piquantes a été ravi par, respectivement, votre "exo-littérature" et votre "rire de désespoir" (si, si, Corbac, c'était le but !).

Merci de vos commentaires - ça va me pousser à m'y remettre, moi aussi, à commenter ...


(*) meuh non, je ne suis pas en train d'insister lourdement pour faire de la pub à Je veux être F. A. ou rien !!!

Contribution du : 16/04/2012 23:24
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Re : A propos de "Pansélection sexuelle..."
Expert Onirien
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Alors moi, je ne brocarde rien du tout ! Au contraire, les publications auxquelles je fais référence font mes délices. J'adore qu'on m'explique pourquoi une roue roule, pourquoi le fil à couper le beurre coupe le beurre, pourquoi les gouttes d'eau se mettent en boule sur les plaques chauffantes et pourquoi mes cheveux font des noeuds. J'y vois recul de l'obscurantisme constatif, pourvoyeur officiel de croyances, et ça me fait bicher grave.

D'ailleurs, je soumets à votre admiration les recherches sur la perception comparée de "Robert A. Lopez de Westport, État de New York, vétérinaire valeureux et ami de toutes les créatures du bon Dieu, pour sa série d'expériences sur les acariens d'oreilles des chats, les insérant dans ses propres oreilles et observant et analysant attentivement les résultats" (IgNobel 1994, analysant le "pourquoi ça gratte? bien connu des propriétaires de greffiers pelés, on applaudit bien fort).

Contribution du : 17/04/2012 12:16
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