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Retour sur "La chasse indienne"
Chevalier d'Oniris
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Je vais d’abord faire tourner le paquet de chamallows à faire griller au dessus du feu de camps pour remercier les membres du CE qui ont sélectionné cette nouvelle ; les deux correctrices qui ont permis de la rendre présentable ; et à tous les lecteurs, qu’ils soient commentateurs ou non (bien sûr, les commentateurs ayant le droit de se servir deux fois !) :

J’ai dit chamallows ? Ah ben oui, désolée, on n’a que des chocolats ici en fait… ^^



Bon, un peu de sérieux… (si si, des fois, j’y arrive)


Participera ? Participera pas ?

A la base, l’idée de participer au concours ne m’a même pas effleurée. Le haïbun ? Mouais… Ca parle poésie, c’est même pas la peine, je passe mon chemin.

Et puis en balade à Paris, je me suis retrouvée un peu au hasard à regarder un film à la Géode dont le thème était « Sommes-nous seuls dans l’Univers ». En préambule, le narrateur nous a refait un cours très ludique sur les constellations de l’hémisphère nord et c’est là que j’ai entendu pour la première fois cette légende indienne de la Grande Ourse. Très chouette, très joliment contée, et je me suis fait la réflexion suivante : « Quels poètes, ces indiens ! ». Ne voyez là aucune ironie (celle que j’use parfois en parlant de mon hermétisme à la poésie).

Un haïbun ? Là-dessus ? L’idée venait et repartait aussi sec : moi, écrire de la poésie, redescend un peu sur Terre Margonnette !

Et puis en balade outre-rhin, placebo m’a mis un bouquin entre les mains, un bouquin sur les haïkus, fan comme il est. J’ai lu, lu, lu. Il y en avait de sérieusement dérangés mais d’autres que je comprenais (Ô Miracle !) et même que j’appréciais.
Je me suis imprégnée de tout ça, j’ai parlé de mon idée à cebo, il a trouvé que le thème collait bien, m’a encouragée dans mon idée.
Partir là-dessus me permettait de faire des haïkus qui collaient à la définition que je m’en étais faite inconsciemment ; j’avais le thème « retourner » dans ce cycle de la vie, des saisons ; et une notion de voyage, de mouvement. Bref, je me laissais convaincre par moi-même petit à petit.

Je ne sais plus qui a dit à l’autre « j’y vais si t’y vas », grands enfants que nous sommes, mais le résultat est là : cet engagement m’a obligée à aller au bout. Merci à toi binôme : les collaborations, à deux ou chacun dans son coin, sont toujours un plaisir :)



Sur les haïkus.

J’ai rédigé les haïkus avant de commencer toute prose et j’avoue que je ne sais plus du tout comment m’est venue l’idée de les habiller. Je me suis dit qu’une touche de couleur ajouterait un peu à la poésie, et les imager était une façon de les rendre plus évocateurs encore des saisons. C’est réussi ou non, ça plait ou non, ça gêne ou non, on ne peut pas plaire à tout le monde mais ça me plait à moi. Je me suis fait plaisir, c’est déjà ça de pris ! ^^
Ce qui est sûr, c’est que la forme du haïbun ouvrait une porte à l’originalité, j’ai simplement voulu la pousser un peu plus loin…



Avant de revenir sur chaque commentaire, j’éclaire un peu les lecteurs sur cette adaptation. J’ai fait des recherches mais la légende n’étant jamais très développée (et variante d’une tribu à l’autre), ça laissait libre court à presque tout ce qui me venait en tête.

Les protagonistes :

*Les 4 étoiles de la casserole représentent la Grande Ourse.

*Les 3 étoiles de la queue représentent 3 chasseurs :

--- la première est un rouge-gorge ;
--- la seconde est une mésange à tête noire qui transporte avec elle un chaudron pour faire cuire l’ourse (une petite étoile difficilement visible) -> j’en ai fait une libellule éclaireuse.
--- la troisième est « l’oiseau des élans » qui se penche pour ramasser du bois (l’étoile est plus basse que les autres) -> j’en ai fait un animal terrestre, le castor, qui ne ramasse pas du bois mais ses flèches.

*Les 4 étoiles inclues dans certaines légendes proviennent de la Constellation du Bouvier, toute proche, et représentent 4 autres oiseaux chasseurs -> j’ai fait le choix de ne pas les nommer et d’en faire de simples archers.

Le déroulement des faits :

*Au printemps : la grande ourse sort de sa tanière (représentée par la Constellation de la Couronne Boréale, composée de 7 étoiles disposées en demi-cercle). La mésange à tête noire est la première à repérer l’animal et elle en appelle aux six autres chasseurs pour l’aider.

*La chasse dure tout l’été où l’ourse s’enfuit le long de l’horizon, mais les 4 chasseurs « rajoutés » abandonnent les uns après les autres, ceci s’expliquant par le fait que ces étoiles disparaissent derrière l’horizon.

(Pour répondre à brabant, j’ai fait de ces chasseurs des archers pour inclure cette pluie de flèches avant qu’ils ne s’en aillent car c’est en été que notre Planète reçoit le plus de météorites. On appelle même ça les trois nuits des étoiles filantes je crois, mais je ne me souviens plus des dates exactes. Et comme le souligne placebo, ça me permettait de faire un rappel avec le ciel.)

*A l’Automne, le rouge-gorge tire une flèche sur l’ourse qui se dresse, furieuse. A ce moment, la constellation s’est retournée et c’est comme si l’animal était debout. Du sang arrose l’oiseau et malgré une tâche qui reste sur son cou (d’où son petit nom de rouge-gorge), il secoue ses ailes et les feuilles des arbres prennent une couleur rouge.

*En hiver, l’ourse n’est plus qu’un squelette (et oui, dans la légende ils la mangent mais perso, comme j’étais pour elle, je veux bien qu’elle meurt mais pas qu’elle se fasse rôtir sur le feu donc elle perd mais les chasseurs aussi, je trouve ça plus équitable) qui dérive dans le ciel jusqu’à rejoindre la couronne boréale où elle hibernera.

Etc. Etc. Etc.



Jano :

Vous avez lu mon texte en espace lecture où effectivement, les images étaient de tailles importantes. Je conçois tout à fait que ça vous ait gêné puisqu’à la prévisualisation, je m’étais fait cette réflexion, comme quoi les haïkus noyaient le texte.
La correction, en la personne de Marimay, a aimablement réajusté les images à mon goût et même si elles continuent de gêner certains lecteurs, elles s’intègrent mieux au texte.

Pour ce qui est du texte et des liens, il est vrai que comme je sais de quoi je parle, il m’était difficile de prendre le recul nécessaire pour savoir si ça serait facilement accessible aux lecteurs. J’imagine que ça dépend desquels vu que ça ne gêne pas tout le monde. Mais c’est une contrainte en plus que je me suis rajoutée finalement, cette adaptation, et j’admets que la narration pouvait dérouter.

Je vous remercie en tout cas d’être passé mettre un commentaire sous mon texte.


A Salamandre :

Pour le premier haïku, j’imagine que vous faites allusions au E de la viE. Alors, soyons clairs, j’ai « appris » à compter il y a à peine un mois donc ce n’est pas moi qui vais contredire ^^ mais Marimay m’a parlé de poésie classique et non classique, que ça pouvait passer. Après, personnellement, je saisi mal toutes ces nuances… Par contre, elle a mis le doigt sur celui de l’été où là, j’ai vraiment fait une erreur de pieds :
Quand sort le lézard (5)
Chants des grillons, champs de blé (7)
Poussent à la torpeur (6)
Bref, je le saurai à l’avenir, merci d’avoir mis le doigt dessus ! :)

Pour ce qui est de la longueur impartie du texte, en fait il ne dépasse pas réellement. Les balises utilisées pour les images sont grandes, notamment à cause du fait que les correcteur aient du les rapetisser. La machine compte également les caractères du résumé, de la phrase comme quoi c’est publié avec des mots protégés par PTS, ce genre de choses.
Mon texte avant envoi, tapé sur word avec des haïkus « en mots » est proche, certes, mais en dessous de la limite des 10 000 signes. Mais au moins, votre remarque me permet de me justifier là-dessus et d’expliquer cette contradiction entre le comptage en « coulisse » que requière le langage html et le comptage visuel réel lors d’une lecture.

Pour le reste de votre intervention, je ne sais pas trop quoi répondre à part que je suis touchée par vos commentaires et vos critiques positives. Je suis ravie que le texte vous ait plu. Un grand merci pour être passée donner votre avis ! :)


A Ludi :

Là, je dois dire, comme l’illustration des haïkus était une chose qui me tenait à cœur, qu’un lecteur qui n’a pas lu mais qui s’arrête un instant pour me dire que quand même, il a aimé ça, ça me fait bien plaisir ! :)
J’assume complètement le côté « simpliste » (vous auriez dit enfantin, je pense) des graphiques. Il a plusieurs raisons à cela : je suis une quiche en dessin, il valait mieux épargner les yeux de tous en m’abstenant de faire quelque chose d’élaboré, croyez-moi. Et je me suis dit aussi que la démarche en elle-même étant déjà originale et déroutante, je n’allais pas rajouter une complexité dans les traits finalement.
Je suis assez contente de ce que ça rend au final :)

Citation :
plus descriptifs qu’évocateurs

Je ne peux pas vous contredire. J’ai conscience de ce « défaut » qui les éloignent des haïkus authentiques.

Vous n’avez vraiment pas de chance parce que c’est la première partie était la plus « inaccessible », je l’ai voulu telle quelle, le restant étant plus clair. Pour un réfractaire, j’imagine facilement le côté insurmontable de mes mots…
Citation :
Décidément je trouve ça d’un ennui terrifiant : vous êtes donc un grand auteur de « Merveilleux/Fantastique ».

Je le prendrais comme un compliment !

Citation :
Pardon Margone_Muse, mais j’ai vraiment trop aimé cette idée de graphisme. Malgré mes réserves concernant les images employées, je trouve excellente l’idée qu’un haïku s’accompagne d’une image.

Encore une fois, merci d’être passé le dire, j’apprécie beaucoup la démarche, ça me fait un avis en plus sur la question. Et je ne m’offusque en rien que vous n’ayez pas lu jusqu’au bout, j’ai moi aussi mes propres allergies.

Tenez, je vous offre le clinex pour les yeux, je vous dois bien ça !

A Bidis :

Citation :
mais leur mise en scène reste plus présente à l’esprit que leurs mots.

C’était un risque, oui. C’est bien que vous en fassiez mention, ça apporte des réponses à toute une série de questions que je me posais sur le rendu.

Citation :
Je ne comprends pas la relation entre la première partie du texte et la chasse à l’ourse.

J’espère que le début de mon post a pu vous éclairer, mais si je développe un peu, les indiens disent que le squelette de l’ourse dérive tout l’hiver avant qu’une âme s’y raccroche et lui redonne vie à la renaissance du printemps. Vie durant laquelle l’ourse de fera que de se faire chasser jusqu’à sa mort. J’ai fait le choix de commencer avec l’hiver en suivant l’âme et non le corps de l’ourse.
C’était un choix audacieux et pas forcément payant de commencer par là et de cette manière (comme j’ai dit à Ludi, ce n’est pas la partie la plus évidente à visualiser) mais j’assume et je le referai pareil je pense. Je tenais à cette entrée.

Merci pour ce retour fort sympathique en tout cas, ça me fait très plaisir :)


A MissNode :

Citation :
J'ai lu comme si j'écoutais au coin du feu sous les étoiles. cliché ?

Je ne sais pas si c’est cliché, mais ça me plait ! :)

Vous qualifiez mon écriture de poétique. Pour moi, ce compliment a beaucoup de valeur. Merci beaucoup.

Citation :
La première partie, surtout, m'a impactée et poussée à la lecture

Allez dire ça à Ludi ! lol
peut-être des choses que j'ai plusieurs fois tenté d'écrire, et que j'ai trouvées là, fort bien décrites (tous ces univers imaginaires de l'Ame).
Pareil, ce que vous dites là me fait très plaisir. Cette première partie est celle que j’ai mis le plus de temps (et de loin) à écrire. Je suis ravie qu’elle ait eu un impact positif sur au moins un lecteur ! :)

Citation :
J'ai très moyennement apprécié la présentation colorée des haïkus, qui nuit au texte, je trouve.

Je vais dire comme à d’autres : c’est bien que vous le notifiez parce que ça m’intéressaient beaucoup d’avoir le maximums d’avis là-dessus – bons ou mauvais.

Merci pour l’ensemble de votre commentaire MissNode et également pour votre travail de correction ;)


A brabant :

Citation :
Je crois que l'auteure a développé ici une mystique qui lui est propre avec des notions de transmigration, naissance, mort et renaissance. En ce sens elle est le phénix de sa propre histoire peu accessible au lecteur extérieur.

… et tout le début de votre commentaire.
J’espère que la première partie de mon post vous apporte les réponses aux questions que vous posez. Ce que vous dites dans le cadre de citation, je le comprends parfaitement.
Je crois qu’avec vous, je suis retombée dans le travers de Ragnarök, que vous aviez trouvé également assez hermétique et difficilement accessible. Un mauvais point pour moi ! :)

Citation :
Les haïbuns m'ont plu et sont remarquablement ouvragés. Un bonus pour celui qui est couleur de sang.

Merci ! C’est également mon préféré :)

Bref, je crois comprendre que ça vous a quand même un peu plu malgré tout et j’en suis ravie. Merci d’avoir fait l’effort en tout cas et de ne pas avoir abandonné en route.

Votre passage sous mon texte m’a bien fait plaisir !


A placebo :

Mmm… A nous !


Citation :
J'aime beaucoup la présentation, les variations dans la police et le fond. Ils respectent le kigo en plus (la notion de saison), et sont assez évocateurs. Beaucoup de haïkus réussis traitent de choses très terre à terre en arrivant à faire le lien avec l'homme ou l'univers, et c'est ce qu'on trouve ici.

J’ai lu ça, j’avais trop la banane ! J’avais vraiment hâte d’avoir ton avis sur mes haïkus, que ce soit eux-mêmes ou leur présentation. T’imagine pas à quel point ça me ravit qu’ils te plaisent ! Je me disais « Faut au moins que placebo les aime ! » Et tu vois, pas mécontente de ne pas te les avoir montré avant finalement, ça te faisait une surprise :)
Ils respectent le kigo en plus -> Ouiiiiii ! :D Trop contente que tu le fasses remarquer ! Tu me diras, c’était assez facile avec le thème que j’ai choisi mais justement, en choisissant de réellement partir là dedans, je me disais que les haïkus seraient aisés à mettre en lien avec les saisons.
Bref, ton avis comptait beaucoup pour moi sur ce plan là et je ne suis pas déçue ! J’ai relevé le défis et finalement, je le réussi pas trop mal, bien plus que ce que j’avais pu espérer au début (t’aurais vu ça, ça ne ressemblait à rien, j’ai mis 15 jours rien que pour les écrire eux ^^).

Je prends note de toutes les remarques pêchées dans le détail et je reviens sur certaines :

Très difficile de décrire une sorte de néant. -> tu vois maintenant de quoi je voulais parler en disant « j’essaie de faire un truc un peu mystique et je sue comme un buffle à chaque mot que j’écris » ^^ Là comme ça, je trouve cette première partie, si ce n’est réussie, à l’image de ce que je voulais.
En fait, je me demande si le deuxième paragraphe ne pourrait pas être raccourci ? -> je n’ai pas le recul nécessaire à l’heure actuelle pour te dire que oui. Ou non. Il faudrait que je laisse reposer avant de revenir dessus avec ces questions là. Mais tu me connais, moi et ma gourmandise des mots… C’est un de mes travers.
Rincés : me semble un peu familier ? -> j’ai longtemps hésité, j’ai changé au dernier moment avant l’envoi. Je me demandais s’il s’inscrivait bien dans le reste autour (visiblement, ce n’est pas ton avis) mais je le trouvais plus fort que « vidés » (son prédécesseur) alors j’ai laissé.
Remarque, tu penses peut être aussi que « vidés » ne convient pas et fait familier ?

Citation :
Est-ce que mettre ce récit dans un récit, par exemple avec un grand-père et son petit-fils autour d'un téléscope, ne permettrait pas d'insérer du mouvement ?

Aaarfff, je ne sais pas. A vrai dire, l’idée ne m’a pas effleurée un instant et là, comme ça, ça ne me plait pas trop. Ou en tout cas, j’aurais eu du mal à mettre en scène la chose, à faire des transitions entre le réel et l’imaginaire…

Citation :
Pour la longueur, je pense qu'il pourrait y avoir quelques coupes.
En fait, ça m'a rappelé la deuxième partie de « Cernes », avec Hubble et le shaman.

‘tain…
Je ne sais pas comment Ninj’ va le prendre ! Mais moi, je suis plutôt super flattée !

Je vais te répéter la même chose sur les coupes : tu as sans doute raison mais je ne le vois pas encore. Idem pour le rendre plus accessible, il faudrait que je revois le tout plus tard… En l’état, là, je pense que je ne pouvais plus faire mieux.

Un grand grand merci pour ton comm en tout cas !

Contribution du : 27/11/2013 22:56
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Re : Retour sur "La chasse indienne"
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Quelle agréable moment je viens de passer, en m'infiltrant ce soir au coin de votre feu M_Muse (sont pourtant rarement carrés, les cercles autour du feu, nan ?!).

Merci d'avoir ainsi ménagé un sympathique "after" pour vos commentateurs
Bon tipi, je reviendrai !
Quand vous voulez la ballade poétique Muse : maintenant preuve en est faite

Contribution du : 28/11/2013 23:32
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L'homme est conduit par l'aveugle qui est en lui- J.Claude Izzo
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Re : Retour sur "La chasse indienne"
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Vous avez lu tout ça ? C'est plus long que ma nouvelle ! :)

Merci MissNode pour ce gentil petit mot, et faites une réserve de chocos avant de partir ! ;)



Contribution du : 29/11/2013 11:36
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Re : Retour sur "La chasse indienne"
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Je ne frappe pas à la porte mais je gratte la peau du tipi quand même avant d'entrer :p

Pour répondre de manière générale, le livre sur les haïkus est "anthologie du poème court japonais" dont je parle brièvement sur cette page du sujet "que lisez-vous en ce moment" :)

Félicitations en tout cas pour être allée au bout du texte, pour avoir démarré par la poésie qui n'est pas évidente, et pour le résultat :)

Je ne me souvenais pas que tu t'étais comparée à un bœuf pendant l'écriture ^^
Pour les remarques, ce n'est qu'un avis parmi les autres, et si le texte te plaît ainsi… c'est le principal. Pour "rincés", j'attendais quelque chose comme "épuisés" par exemple. Le mot a peut-être plusieurs niveau de langue et sens, pour moi il reste très familier :)

Bon, il est où mon commentaire ? ^^

Contribution du : 29/11/2013 11:48
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Re : Retour sur "La chasse indienne"
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"Participera ? Participera pas ?

A la base, l’idée de participer au concours ne m’a même pas effleurée. Le haïbun ? Mouais… Ca parle poésie, c’est même pas la peine, je passe mon chemin.

Et puis en balade à Paris, je me suis retrouvée un peu au hasard à regarder un film à la Géode dont le thème était « Sommes-nous seuls dans l’Univers ». En préambule, le narrateur nous a refait un cours très ludique sur les constellations de l’hémisphère nord et c’est là que j’ai entendu pour la première fois cette légende indienne de la Grande Ourse. Très chouette, très joliment contée, et je me suis fait la réflexion suivante : « Quels poètes, ces indiens ! ». Ne voyez là aucune ironie (celle que j’use parfois en parlant de mon hermétisme à la poésie).

Un haïbun ? Là-dessus ? L’idée venait et repartait aussi sec : moi, écrire de la poésie, redescend un peu sur Terre Margonnette !

Et puis en balade outre-rhin, placebo m’a mis un bouquin entre les mains, un bouquin sur les haïkus, fan comme il est. J’ai lu, lu, lu. Il y en avait de sérieusement dérangés mais d’autres que je comprenais (Ô Miracle !) et même que j’appréciais.
Je me suis imprégnée de tout ça, j’ai parlé de mon idée à cebo, il a trouvé que le thème collait bien, m’a encouragée dans mon idée.
Partir là-dessus me permettait de faire des haïkus qui collaient à la définition que je m’en étais faite inconsciemment ; j’avais le thème « retourner » dans ce cycle de la vie, des saisons ; et une notion de voyage, de mouvement. Bref, je me laissais convaincre par moi-même petit à petit.

Je ne sais plus qui a dit à l’autre « j’y vais si t’y vas », grands enfants que nous sommes, mais le résultat est là : cet engagement m’a obligée à aller au bout. Merci à toi binôme : les collaborations, à deux ou chacun dans son coin, sont toujours un plaisir :)



Sur les haïkus.

J’ai rédigé les haïkus avant de commencer toute prose et j’avoue que je ne sais plus du tout comment m’est venue l’idée de les habiller. Je me suis dit qu’une touche de couleur ajouterait un peu à la poésie, et les imager était une façon de les rendre plus évocateurs encore des saisons. C’est réussi ou non, ça plait ou non, ça gêne ou non, on ne peut pas plaire à tout le monde mais ça me plait à moi. Je me suis fait plaisir, c’est déjà ça de pris ! ^^
Ce qui est sûr, c’est que la forme du haïbun ouvrait une porte à l’originalité, j’ai simplement voulu la pousser un peu plus loin…



Avant de revenir sur chaque commentaire, j’éclaire un peu les lecteurs sur cette adaptation. J’ai fait des recherches mais la légende n’étant jamais très développée (et variante d’une tribu à l’autre), ça laissait libre court à presque tout ce qui me venait en tête.

Les protagonistes :

*Les 4 étoiles de la casserole représentent la Grande Ourse.

*Les 3 étoiles de la queue représentent 3 chasseurs :

--- la première est un rouge-gorge ;
--- la seconde est une mésange à tête noire qui transporte avec elle un chaudron pour faire cuire l’ourse (une petite étoile difficilement visible) -> j’en ai fait une libellule éclaireuse.
--- la troisième est « l’oiseau des élans » qui se penche pour ramasser du bois (l’étoile est plus basse que les autres) -> j’en ai fait un animal terrestre, le castor, qui ne ramasse pas du bois mais ses flèches.

*Les 4 étoiles inclues dans certaines légendes proviennent de la Constellation du Bouvier, toute proche, et représentent 4 autres oiseaux chasseurs -> j’ai fait le choix de ne pas les nommer et d’en faire de simples archers.

Le déroulement des faits :

*Au printemps : la grande ourse sort de sa tanière (représentée par la Constellation de la Couronne Boréale, composée de 7 étoiles disposées en demi-cercle). La mésange à tête noire est la première à repérer l’animal et elle en appelle aux six autres chasseurs pour l’aider.

*La chasse dure tout l’été où l’ourse s’enfuit le long de l’horizon, mais les 4 chasseurs « rajoutés » abandonnent les uns après les autres, ceci s’expliquant par le fait que ces étoiles disparaissent derrière l’horizon.

(Pour répondre à brabant, j’ai fait de ces chasseurs des archers pour inclure cette pluie de flèches avant qu’ils ne s’en aillent car c’est en été que notre Planète reçoit le plus de météorites. On appelle même ça les trois nuits des étoiles filantes je crois, mais je ne me souviens plus des dates exactes. Et comme le souligne placebo, ça me permettait de faire un rappel avec le ciel.)

*A l’Automne, le rouge-gorge tire une flèche sur l’ourse qui se dresse, furieuse. A ce moment, la constellation s’est retournée et c’est comme si l’animal était debout. Du sang arrose l’oiseau et malgré une tâche qui reste sur son cou (d’où son petit nom de rouge-gorge), il secoue ses ailes et les feuilles des arbres prennent une couleur rouge.

*En hiver, l’ourse n’est plus qu’un squelette (et oui, dans la légende ils la mangent mais perso, comme j’étais pour elle, je veux bien qu’elle meurt mais pas qu’elle se fasse rôtir sur le feu donc elle perd mais les chasseurs aussi, je trouve ça plus équitable) qui dérive dans le ciel jusqu’à rejoindre la couronne boréale où elle hibernera."

Margone, y a de quoi faire un recueil de nouvelles avec ça, un recueil avec un fil conducteur. Je trouve cette démarche très intéressante. Y a des éditeurs à qui ça peut plaire. Moi je verrais bien des nouvelles explicitées et simplifiées au possible, haïbuns bien sûr, universellement lisible, en partant des jeunes jusqu'aux seniors, un ensemble qui fait rêver et surtout, surtout, ne perdez pas le côté visuel, illustration, quoi qu'on en dise. L'expérience m'a montré que s'obstiner en écriture porte ses fruits :)

Contribution du : 30/11/2013 15:45
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Re : Retour sur "La chasse indienne"
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@ Perle :

Citation :
Je me dis que dans un livre, j’aurais mis les haïkus sur une page, face au texte, comme une illustration du récit.

Oui, je me suis dit aussi que l'idée, au final, se serait bien mieux prêtée à une lecture papier.

J'en avais déjà eu un aperçu en Centrale mais merci d'être passée sous le texte et avoir développé ton sentiment :)


@ Acratopege :

Citation :
Désolé pour ce commentaire sans doute à côté de la question, mais j'ai essayé de vous faire part de mon sentiment comme je pouvais...

Je ne vous trouve pas à côté de la question du tout. J'ai du laisser du temps et venir relire plus tard parce qu'outre les "problèmes graphiques", je n'avais pas compris le reste de votre commentaire et là, ce soir, tout me parait clair.
Je comprend bien ce décalage que vous ressentez pour la bonne raison que je l'ai ressenti à la rédaction sans savoir trop commenta faire pour régler le problème. J'étais trop dans l'éciture "minimaliste" de raconter/décrire ce qu'il se passe, sans enrobage.

Merci pour votre commentaire/ressenti en tout cas :)


@ toc :

Je ne suis absolument pas surprise de ton commentaire ; mais très (agréablement) surprise de ta lecture. Ca me fait très plaisir que tu sois allé au bout (si vraiment tu as tenu le coup) !
Merci pour ça :)

Contribution du : 02/12/2013 20:42
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Re : Retour sur "La chasse indienne"
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@ Salamandre :
C'est mon côté bavard qui ressort surtout :) Ravie que vous ayez trouvé ma démarche intéressante, j'ai hésité à l'expliciter parce que quasiment personne ne lit ces post post-publi ^^ (ou alors que la partie les concernant).
J'ai trouvé très sympa aussi vos encouragement au sujet des illustrations !

Contribution du : 02/12/2013 20:48
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Re : Retour sur "La chasse indienne"
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Merci aldenor pour votre passage sous mon texte :)
Je prends note des lourdeurs du début : +1, encore ^^

Contribution du : 04/12/2013 19:54
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Re : Retour sur "La chasse indienne"
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Ah. Merci pour les précisions, du coup :)

La légende indienne évoquée dans ton texte prend plus de sens, maintenant que tu la racontes ici ! (c'est dommage du coup !)

Je comprends mieux la poursuite, ainsi que les protagonistes. J'ai aussi un motif (absent de ton texte) pour le meurtre de l'ourse : ils veulent la bouffer...

... ce qui explique le chaudron (dans la légende) et le bois que ramasse le castor (pour faire le feu sous le chaudron, j'imagine).

Bon, le coup des flèches est plutôt bien vu pour la transposition. Dommage qu'il m'ait semblé tellement aberrant qu'ils puissent vouloir la manger :(

Ceci dit, ta version raccroche mieux avec la notion d'éternel recommencement. Je vois moins bien l'ourse revenir une fois cuite et bouffée, mais bon, c'est perso, et j'ai probablement loupé les bases de mon initiation chamanique.

En tout cas, ton histoire est cohérente avec ce qui l'a inspirée, bravo !

Je voulais surtout te féliciter ici d'avoir été au bout de l'idée ! Je sais que tu passes plus de temps à renoncer qu'à conclure (hum... en littérature, s'entend) alors toutes mes félicitations :) J'espère au moins que tu es satisfaite du résultat !

Sinon, c'est quand même marrant que les grecs et les amérindiens aient vu la même chose dans ce groupe d'étoiles... parce que j'ai beau savoir où elles sont, ça peut quand même ressembler à beaucoup d'autres choses qu'à un ours ^^

Contribution du : 05/02/2014 21:42
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