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L'ange déchu. 1ère partie : L'abbaye de Tussignac
Charivari : L'ange déchu. 1ère partie : L'abbaye de Tussignac  -  1. Pierre, fils de la pierre
 Publié le 01/10/16  -  11 commentaires  -  11374 caractères  -  119 lectures    Autres publications du même auteur

« Ami, ouvre l’oreille de ton cœur pour écouter l’histoire de la plus belle statue jamais ciselée depuis que Pygmalion sculpta dans la légende. C’est un archange sans ailes, sans épée ni bouclier, et personne ne l’a jamais vu, car son créateur décida de nicher son chef-d’œuvre sous un des arcs-boutants les plus haut placés de la cathédrale de Rouen. Dans l’ombre de cet arc, sous la voûte des Cieux, il demeure caché du regard des hommes pour mieux s’offrir à Dieu, et lui servir de sentinelle aux portes du Très-haut. L’homme qui tailla cette merveille s’appelait Pierre Toussaint et il savait parler le langage secret des pierres. »


Début d’un manuscrit anonyme du XIIIe siècle retrouvé dans les archives de l’abbaye de Jumièges, en Seine-Maritime.



Pierre Toussaint naquit pour la seconde fois en l’an 1182, à l’âge de six ans. Sa mère était la pierre, et son père un vieux moine qui pétrissait les chairs.


L’enfant perdit la conscience de sa première vie juste avant de renaître. C’était la nuit de la Toussaint et il faisait un vent à vous en décrocher l’âme. Abasourdi par l’orage, giflé par les bourrasques, il laissa ses souvenirs s’envoler dans la tempête. Seule, gravée dans sa mémoire, demeurait une image : celle du corps inerte de sa mère enroulée dans un voile de givre gisant au bord du chemin, et de son visage livide pétri de douleur que la mort avait figé dans un cri. De ses yeux clos coulaient deux larmes gelées, comme deux perles de nacre qui scintillaient sur ses joues creuses, tailladées par la faim.


La femme était morte au crépuscule et l’enfant s’était enfui en courant, hagard, à en perdre haleine, au hasard des chemins creux. Bientôt, tout en haut d’un éperon rocheux qui dominait la Garonne, il aperçut les deux tours de l’église abbatiale de Tussignac, qui déchiraient la nuit pâle et narguaient la tempête. Il emprunta le sentier escarpé qui menait à l’édifice en quête d’un refuge. Le vent le plaquait à terre, le projetait dans les ronces et l’entraînait irrémédiablement vers le ravin, mais le petit se relevait pour continuer, acharné, éreinté, son ascension vers le Salut.


Une rafale hissa le marmot jusqu’au sommet avant de se briser contre l’enceinte en bois du monastère. Il frappa à la porte d’entrée tant qu’il put, mais ses coups étaient bien trop faibles pour alerter le vieux moine convers assoupi dans la guérite de la porterie. Il se laissa alors entraîner par un courant d’air qui glissa le long de la palissade, avant de s’engouffrer dans une brèche que l’orage avait percée. Il se faufila entre deux planches brisées, pénétra à l’intérieur de l’abbaye, et s’élança dans la Grand cour désolée à la recherche d’un abri. Mais les hommes avaient claquemuré les portes, calfeutré les fenêtres. Les ateliers, les étables, l’auberge des pèlerins, tout était désespérément désert, résolument clos.


Il atteignit le porche de l’église abbatiale et tomba enfin sur des formes humaines, gravées sur le portail. Mais personne ne daignait poser son regard sur lui, ni les vieillards de l’Apocalypse emmitouflés dans leurs manteaux de pourpre et d’or sur la frise du tympan, ni le Christ en Majesté qui trônait au-dessus et fixait les cieux, ni les apôtres Pierre et Jean, flanqués sur les piédroits, de part et d’autre de la porte de l’église. Seuls les personnages du trumeau, entre les deux battants, s’étaient rendu compte de sa présence. C’était une ribambelle de diablotins rieurs et de monstres criards qui semblaient se réjouir de sa disgrâce en dansant la farandole.


Leurs ricanements se mêlaient au sifflement du vent, pour résonner contre les tempes de l’enfant. Ils l’invitaient à l’abandon, à s’envoler jusqu’aux limbes et le petit chancela. C’est alors que ses yeux découvrirent par hasard, le long du mur de l’église, une lézarde béante dans le calcaire. Dans un dernier instinct de survie, il se ressaisit.


Ce recoin de pierre noire était lugubre, comme une cicatrice ouverte entre deux blocs mal agencés, d’où pouvaient jaillir à coup sûr serpents, chauves-souris et autres créatures de l’enfer. Mais pour lui, c’était un sourire de la Providence, et les mauvaises herbes qui entouraient la fissure et sortaient pêle-mêle de la roche, un baldaquin chaleureux qui l’invitait au sommeil. Il escalada en écorchant ses chairs aux parois gelées, se glissa dans la souffrance jusqu’à la lézarde, démantibula son petit corps pour pouvoir rentrer dans l’interstice, et la pierre s’écarta légèrement, afin de lui permettre de s’y loger. Enfin installé, il se recroquevilla et, d’un mouvement brusque du genou, fit tomber derrière lui un lit de ronces. Le vent ne passait plus qu’en léger filet jusqu’au creux de la pierre. Là, silencieux, pelotonné dans un cocon de mousse, il se laissa bercer par le battement de son cœur, qui résonnait jusqu’au plus profond de la pierre, et s’endormit.


Il n’entendit pas la cloche qui sonnait l’office des vigiles dans la nuit, ni le brouhaha des moines qui se réveillaient. Ce n’est que plusieurs heures après tierces, bien avancée la matinée, qu’un frère convers le découvrit. D’abord, il ne vit que la lézarde échancrée, plus ouverte que jamais. En s’approchant d’un peu plus près, il constata la présence de l’enfant, endormi dans la pierre. Il tenta de le réveiller en lui parlant, sans succès. Il glissa alors sa main dans la brèche, mais le corps ne bronchait pas. Il en déduisit que le petit était mort de froid, et se résigna à déloger le cadavre.


Il eut un mal fou à dégager l’enfant, et procéda comme on arrache un nouveau-né du ventre de sa mère, en commençant par sortir la tête du trou. Puis, progressivement, le reste du corps suivit. Les blocs du mur semblaient réagir sous la pression, cédant peu à peu pour laisser passer le marmot. Son corps était raide comme la pierre, aussi froid et de la même couleur qu’elle, crayeux aux reflets légèrement bleutés. Il ressemblait aux chérubins de marbre, au visage d’angelot qui souriait maladif, sans frémir. Il était mort, aucun doute n’était désormais permis, pensa alors le convers, et il tira d’un coup sec pour achever de retirer le cadavre du trou. Mais l’enfant, soudain, se mit à hurler comme un diable : son pied était resté coincé dans le mur, et le frère accoucheur venait de déchirer les ligaments de sa cheville. De la fente de pierre, une rigole de sang coula.


Le frère convers porta le corps jusqu’aux cuisines, l’approcha du feu et le coucha par terre. Il nettoya la cheville, mais elle continuait de saigner et le pied commençait à enfler. Alors il demanda l’aide d’un des serviteurs des cuisines qui, sans hésiter, scia la jambe de l’enfant, à une main environ en-dessous du genou. Le petit s’évanouit aussitôt. Le serviteur, ensuite, cautérisa la plaie au fer rouge. Puis le frère convers et le cuisinier décidèrent qu’ils avaient assez perdu de temps et partirent vaquer à d’autres occupations.


L’abbé Rambert décida d’aller voir le marmot plusieurs heures plus tard, juste avant vêpres. Il était bien maladif, à en juger par son teint blanchâtre et son aspect chétif. Sans doute ne se réveillerait-il jamais, il était même fort probable qu’il mourût dans la nuit. L’abbé ordonna de le transporter jusqu’au scriptorium, car c’était la pièce la mieux chauffée du monastère, et il y fit apporter ses objets de culte, pour administrer au petit le sacrement du baptême. Il dut choisir un nom pour l’enfant, et le premier qui lui vint à l’esprit fut Pierre, tant cela paraissait évident. Le père supérieur, toutefois, après une courte réflexion, décida d’accoler, en guise de patronyme, le jour du calendrier, Toussaint, comme il était coutume pour les enfants trouvés. « Pierre Toussaint, voilà un nom bien long pour une existence bien courte », songea-t-il, avant de n’y plus penser, car c’était un jour de fête d’une extrême importance pour l’abbaye, et l’heure était venue de célébrer le dernier office avant de dîner.


Le lendemain matin, les moines tenaient leur réunion quotidienne dans la salle capitulaire. Après la lecture d’un chapitre de la règle de saint Benoît, on parla brièvement de l’enfant trouvé. L’abbé demanda de ses nouvelles à frère Odilon, le vieux chantre, responsable de l’école et du scriptorium.


– Eh bien, est-il vivant ou bien déjà mort ? dit-il d’un ton détaché.

– Vivant, s’empressa de répondre le frère. Mais il est si petit, si fragile… Je suis venu lui rendre visite avant l’office des matines. Il dormait comme un petit ange. J’ai pressé mon oreille contre sa poitrine. Son cœur battait doucement, sa respiration était légère. Puis je l’ai nourri, j’ai changé sa couverture, mais il ne s’est pas réveillé. Je l’ai délicatement reposé au sol et je suis parti sans faire de bruit.


L’abbé fixa le vieux moine, en fronçant ses sourcils épais. Il racla sa gorge, et déclara à l’assemblée :


« Dieu soit loué d’avoir pris pitié de cette créature. Le Seigneur nous a confié cet enfant, à présent, notre devoir est de l’accueillir dans notre abbaye. Mes bien chers fils, dites-moi, à votre avis, que faut-il faire de lui ? »


Il posa son regard sur chacun des vingt moines assemblés. Frère Fulbert, l’apothicaire, brisa le silence et déclara :


« À mon humble avis, je crois que nous pourrions le transporter jusqu’à l’infirmerie avec les autres malades. Là, je pourrais lui appliquer des onguents, lui faire boire des décoctions de plantes stimulantes, et le saigner jusqu’à ce qu’il guérisse ou trépasse. »


Les moines acquiescèrent en hochant la tête. Mais le père supérieur n’avait pas l’air satisfait. L’infirmerie, pensait-il, était réservée aux moines et aux frères convers. Y héberger le marmot signifiait le considérer déjà comme l’un des leurs. Certes, il y avait bien des enfants dans l’abbaye, une dizaine d’oblats voués dès leur plus jeune âge à la vie monastique, mais l’abbé n’envisageait pas le moins du monde un tel destin pour ce gamin mutilé, qui probablement demeurerait abruti toute sa vie après une telle période de catalepsie, dans le cas improbable où il survivrait. Rambert demeura un temps silencieux, puis il releva la tête et demanda à Odilon :


– Tu dis que tu l’as choyé, nourri, débarbouillé ?

– Oui, cela est vrai, et je remercie le Ciel de m’avoir envoyé ce petit agneau de Dieu.

– Tu as raison, trancha l’abbé, il est un don du Ciel. Aussi, j’ai décidé que tu t’occuperas de lui exclusivement. Tu le chériras de tout ton amour, dans la crainte de Dieu.


Rambert et le chantre échangèrent un regard entendu. La décision du Père, semblait-il, avait jeté un froid dans l’assemblée. Le plus jeune moine, frère Bernardin, fit un pas en avant et dit d’une voix hésitante :


– Pardonnez mon audace, mon Père. Mais l’enfant ne serait-il pas mieux placé auprès d’une nourrice ?

– Ce n’est pas une audace, c’est une insolence, s’offusqua le père supérieur. Une fois que j'ai tranché une question, tu n’as pas à contester ma sentence. La Providence nous a confié l’enfant, nous ne saurions nous opposer aux desseins du Seigneur en nous débarrassant de la charge qu’il nous a envoyée. L’enfant restera dans le scriptorium, jusqu’à ce qu’il se rétablisse ou bien que Dieu le rappelle auprès de Lui. Et frère Odilon se chargera de le soigner. J’ai parlé.


Frère Bernardin baissa les yeux en signe d’obéissance. L’abbé Rambert décida alors de clore la réunion du chapitre.


 
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   MissNeko   
1/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelle écriture ! Beaucoup de poésie dans les phrases et dans les descriptions. J ai adoré le passage imagé de la naissance de PIerre sorti de la brèche par le moine.
J ai été attiré par votre roman de part le thème et l époque. J ai tout de suite pensé au roman "les piliers de la terre" -que j ai adoré.
J ai hâte de lire la suite !
Merci pour ce partage

   Robot   
1/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Passionné par les romans d'Ellis Peters, je trouve dans ce préliminaire un peu de ce style qui unit à la fois une situation et une époque. L'écriture est à la fois accessible et recherchée.
Bon début.

   Brume   
2/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Charivari

Alors belle écriture, c'est poétique tout en évitant la grandiloquence, c'est dynamique, visuel, et j'aime les nouvelles qui rentrent direct dans le vif du sujet.
j'ai juste peur d'un risque de multitude de nom des moines à retenir.

"Pierre Toussaint naquit pour la seconde fois en l’an 1182, à l’âge de six ans. Sa mère était la pierre, et son père un vieux moine qui pétrissait les chairs."

Une nouvelle qui commence avec une phrase telle que celle-ci, c'est fort, pour moi en tout cas ça passe. Et beaucoup de passages sont dans la même veine.
Comptez sur moi pour lire la suite.

EDIT: "Puis je l’ai nourri, j’ai changé sa couverture, mais il ne s’est pas réveillé" - comment peut-il le nourrir si l'enfant est encore endormi?

   Anonyme   
1/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Charivari,

Le "passage" que je retiens de ce premier sublime chapitre, est le moine qui accouche Pierre, en le sortant du ventre de l'église. Ce symbole est d'une puissance inouï, et là je sais que je vais me régaler à vous lire.
J'aime cette période du moyen-âge ; avez-vous lu "le pape des escargot " de Henri Vincenot ? Bien sûr que oui, c'est obligé. Vous avez une érudition au sujet de la face cachée de la religion d'antan, et Odilon, n'est-ce pas un clin d'œil à ce grand abbé ayant dirigé Cluny ?
Les bâtisseurs, les compagnons, la construction, l'ombre et le poteau... J'arrête là, j'attends avec impatience la suite.

   Perle-Hingaud   
1/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Charivari,

J'ai déjà lu ce roman lors de son étude, donc je connais la qualité du récit, le souffle de l'histoire.

Je relis ce chapitre par plaisir, et aussi en me disant que peut-être ce com peut apporter une minuscule pierre à l'édifice pour l'envoi à un éditeur.
La première phrase, déjà relevée par un précédent commentateur, est vraiment belle et accrocheuse.
Tu gagnerais peut-être à ne pas commencer deux phrases aussi proches par "mais", d'autant que tu l'utilises beaucoup en quelques lignes:
mais le petit se relevait pour continuer...
... mais ses coups étaient bien trop faibles, ... Mais les hommes avaient claquemuré les portes...
Il atteignit le porche de l’église abbatiale et tomba enfin sur des formes humaines, gravées sur le portail. Mais personne


Sinon, un premier chapitre qui donne envie de lire la suite, les indices sont semés...

   Marite   
1/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Intéressant ce premier chapitre qui me laisse dans l'attente de la suite avec des questions du genre :
- Au sortir de cette expérience douloureuse et traumatisante, ce jeune enfant aura-t-il une particularité de comportement (en dehors de la mutilation de sa jambe) ?
- Comment le vieux moine s'y prendra-t-il pour l'apprivoiser ? Car il est probable que le très jeune Pierre sera pendant quelque temps, au sortir de son état inconscient, comme un petit animal sauvage.

Deux détails, apparemment insignifiants, m'ont arrêtée dans la lecture :
- "Il demeure caché du regard des hommes". J'aurais passé plus facilement avec le terme " au " au lieu de "du" devant regard.
- il faisait un vent à vous en décrocher l'âme." Le terme "en" me semble supperflu.

   Proseuse   
1/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Charivari !

Quel plaisir de vous lire et quelle attente de découvrir la suite !
J' ai passé là, un très beau moment a savourer vos mots !
le "passage" de la renaissance de Pierre m' a fait revenir en mémoire un documentaire que j' ai vu il y a déjà longtemps , sur une peuplade d' Afrique, je crois .. quand les enfants devenaient un peu grands, les hommes de la tribu emmenaient les jeunes garçons en forêt et une sorte de rite initiatique commençait l' enfant devait "passer" dans la fourche d' un arbre pour de l' autre côté devenir de "jeunes hommes" , à partir de là, l' éducation de ces garçons ne regardait plus les mères, mais les pères !
m' est venu en vous lisant, ce symbole initiatique ... en tout les cas j' ai fort apprécié votre texte ! Merci et à bientôt pour la suite!

   Pepito   
1/10/2016
Bonjour Charivari,

Ouha, se lancer dans l'écriture d'un roman, je suis admiratif, félicitations !

"son père un vieux moine qui pétrissait les chairs" pas compris là. De quelles chairs s'agit-il ?
"...il faisait un vent à vous en décrocher l’âme" pourquoi le "en" ? L’âme est décrochée de quoi ?
"ses joues creuses, tailladées par la faim" "creusées par la faim" c'est classique mais c'est bien aussi . ;=)
"enfui en courant, hagard, à en perdre haleine" le "hagard" est en trop ou mal placé, sinon "hagard à en perdre haleine" je vois pas bien...

"comme une cicatrice ouverte entre deux blocs mal agencés" joli, très imagé !
"De la fente de pierre, une rigole de sang coula." faut peut-être pas trop pousser la métaphore ! ;=)

"Alors il demanda l’aide d’un des serviteurs des cuisines qui, sans hésiter, scia la jambe de l’enfant, à une main environ en-dessous du genou." là, j'ai éclaté de rire. Pas courant sur Oniris, faut l'faire ! ;=)))
Déchirer les ligaments de la cheville en tirant sur le gosse, faut pas être délicat, lui couper la jambe au d'sous du genoux (pour pas qu'le reste s'infecte, comme disait Coluche ;=) on frise le n'importe quoi. Rien ne le justifie, pas de gangrène en si peu de temps, pas d'accident grave avec fracture ouverte.

"L’abbé ordonna de le transporter jusqu’au scriptorium, car c’était la pièce la mieux chauffée du monastère," alors que l'enfant est déjà devant la cheminée de la cuisine ?!
" Puis je l’ai nourri, ...mais il ne s’est pas réveillé." ?! mhhh
"et je remercie le Ciel de m’avoir envoyé ce petit agneau de Dieu" l'inverse ne doit pas être vrai, se faire couper la jambe gratis, on doit s'en passer.
"L’enfant restera dans le scriptorium, jusqu’à ce qu’il se rétablisse" ou qu'il trépasse, vu qu'un gosse malade, allongé "à même le sol" d'un abbaye en plein hiver, faut qu'il ait une sacrée résistance pour survivre. Pourquoi ne pas le poser, au moins, sur un banc ?

Bon, une chute quelconque du gamin pour justifier l'amputation, serait à mon avis bien plus plausible.

Bonne continuation

Pepito

   JulieM   
2/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les choses qui m'ont conquise= le thème, l'époque (le bas Moyen-âge, entre 9 et 13ème s.), l'art roman de cet époque, un peu sombre mais également lumineux de simplicité, la précision de description, des portants et abbatiales et surtout, surtout l'omniprésence de l'enchevêtrement entre créatures diaboliques et l'homme. J'y reviendrai dans le fil.

Je trouve l'écriture correcte, cependant les répétitions genre "vieux moine, ou , le "petit ...me gènent beaucoup, elles sont jusqu'alors (1&2) très nombreuses. Une fois dis, nous savons, d'après la description que le moine machin est vieux et que le gamin est jeune, etc. La ligne du temps manque un peu de netteté et quelques événements (voir Pepito) ce clarté ou de cohérence.
Une superbe imagination et un travail titanesque. Merci !
Commentaire sur 2chap.

   macaron   
4/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un début prometteur bien que j'aime moyennement l'idée d'une deuxième naissance de la sorte. Le décor, l'ambiance, le parler, très bien. L'intérêt est suscité, c'est le plus important.

   Marguerite   
4/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Charivari,

Je viens de commencer la lecture de votre roman, dont l’ambiance m’a aussitôt rappelé un autre petit roman, pas très connu, quelques pages à peine…

Premier chapitre prometteur, bien écrit.

J’ai vu une ou deux fautes qui ont dû passer au travers des relectures, mais je ne les ai pas notées…

Merci pour ce début de lecture.

M.


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