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Sentimental/Romanesque
arnotikka : Week-end en Bourgogne
 Publié le 06/03/11  -  12 commentaires  -  11638 caractères  -  82 lectures    Autres textes du même auteur

On est sorti et ça allait beaucoup mieux, la lumière, et peu après j’étais gai à l’extrême. Alors que nous visitions la cathédrale je faisais mine de vouloir la prendre, là, au milieu de la confrérie qui chante, prêtres et sœurs, je te prendrai. Que tu es fou elle me dit, elle a retrouvé le sourire, elle aime bien quand je suis euphorique. Ce sont ces instants qui me font dire aujourd’hui que j’ai trouvé le bonheur, c’est avec elle et les années que je les ai connus.


Week-end en Bourgogne


Nous partons en week-end de trois jours. Été 2009. Parce que nous n’avons pas de vacances. Nous partons en Bourgogne avec 50 euros sur le compte mais c’est pas grave. Même la route est agréable tellement c’est pas souvent. Camille en profite pour me parler, cette fois-ci je l’écoute, j’aime quand elle me raconte son métier. Nous voulions nous changer les idées et moi j’avais en tête à chaque journée libre de travailler, l’autre travail, pour avancer, gratter. Nous avons vu simple, ne pas passer son temps sur la route, nous ne connaissons pas l’est de la France. Nous arrivons au péage et un gars nous tend un sac rempli de pub sur papier glacé. Nous le prenons, pour nous distraire, voir ce qui se fait ou justifier mes critiques. Les gars du marketing, ils se sont dit : les gens sont toujours pressés, ils ont pas le temps de lire la pub, l’autoroute c’est long, c’est le moment.

Je fouille et tombe sur un prospectus intitulé : 1, 2, 3 détente ! Des images de gens qui sautent de joie. Pour nous détendre ils nous disent ce qu’il faut faire, pour nous détendre il faut qu’on achète des choses ils disent. Il y a également un autocollant noté RESPECT à mettre sur le pare-brise de la voiture. Rien de bon, pas même des échantillons pour faire son ingrat. Tout se perd, tout est à jeter, ça pourrait servir pour la litière du chat éventuellement.


Chambre d’hôtes en Bourgogne, petit village. Notre hôtesse nous sert le petit-déjeuner et nous raconte sa famille. Nous sommes bien tombés, ses histoires sont passionnantes. Son père était décorateur de cinéma, il a fait le décor du Salaire de la peur et de Notre Dame de Paris, entre autres. Le Salaire de la peur, c’était tourné à Nice, 360 films en tout en France et à l’étranger, elle nous montrera les maquettes si on veut. Un jour, il a fait un film en Yougoslavie et l’argent gagné là-bas ne pouvait pas être sorti du territoire alors il a ramené ce meuble que vous voyez là, ah ben je me demandais justement d’où il pouvait bien venir, figurez-vous ! C’est pour ça qu’elle a plein de meubles yougoslaves chez elle. Camille me dit qu’il doit être passionnant d’avoir des gens d’horizons divers dans une famille. Il est difficile lorsqu’on est ancré dans un milieu d’en côtoyer un autre.

Les villages de Bourgogne portent plus de traces du passé que les villages bretons trop rénovés aux joints tout neufs, nous voyons sur les murs la trace des magasins d’antan, pierre plus claire que le granit, plus de couleurs et c’est resté naturel. Quand on se balade on va de surprise en surprise, c’est escarpé et ça a du cachet, pas de parpaings ni de béton peint en jaune et moins de grandes routes qui traversent. En même temps, une fragilité des lieux.


Nous sommes en Bourgogne et je travaille dans la tête, je pense, j’ai peur. Peur de perdre les idées qui galopent, il me faut les coucher sur papier au plus vite. Camille me dit d’avancer et moi je note, c’est insupportable pour elle, je voudrais m’en passer mais c’est impossible, j’ai l’impression de tout voir et crains de tout perdre.


J’étais parvenu à mettre la machine en route et il fallait descendre pour déjeuner, alors je suis sorti le dictaphone en poche afin de pouvoir retranscrire les idées qui me viendraient. En revenant la machine était froide et les idées ailleurs. Déjà Camille me demande pour combien de temps j’en aurai. Encore une fois nous n’avons pas les mêmes envies, alors qu’elle ne souhaite que bouger d’un endroit à un autre, moi je ne rêve que de me poser au soleil. Je ne cesse de me freiner et je crois que je ne pourrai supporter cette vie bien longtemps. Non, je n’ai aucune envie d’aller faire le touriste, et si je décide de lui en parler elle se mettra encore à pleurer, et moi je n’arrive pas à travailler quand elle est triste.


Vézelay. Trop de touristes qui se baladent avec la tenue touriste. Trop de pauses photos, de bermudas sandales et de gens qui ne regardent qu’à peu près, n’en saisissent que l’ambiance générale. Ce village où il y avait tant de vie avant, tout le monde veut venir voir parce que c’était beau, du coup il n’y a plus rien. La vie s’est arrêtée, ce n’est plus qu’une balade, un lieu envahi par les parkings bondés et les restaurants chics. Nous dormons dans un manoir, les moines sont partis depuis bien longtemps. Maintenant c’est un hôtel et ça me déprime, je me demande comment les moines faisaient pour tenir là-dedans. Dans la chambre en pierres granit apparentes, une armoire, un lit et deux chaises. Entièrement refait, il faut un peu d’effort pour essayer de s’imaginer à quoi ressemblait ce lieu, ce qui a contribué à sa popularité et qui n’existe plus vraiment à mes yeux. Je préfère avant que maintenant. Je suis allongé sur le lit. Je ne me sens pas bien dans la chambre alors elle l’a vu, elle me connaît Camille. Nous en avons discuté, elle était désolée puis s’est énervée, notre seul week-end de trois jours, bouger je n’y arrivais pas, angoissé j’étais dans cet endroit et j’avais l’impression que rien n’y changerait.


Le week-end ne se passe pas bien. Je m’inquiète, j’ai la tête ailleurs. Nous entrons dans une brocante, du bordel partout, bordel égale vie, antidote de la tristesse. Je me retourne et souris à Camille, elle a compris et m’autorise à rester un peu. Je ne veux rien acheter, juste voir et sentir. Je m’accroche à un passé que je n’ai pas connu. Il y en a partout, faut faire attention où on pose les pieds. J’étais angoissé car tout me paraissait surfait et morose, dédié au tourisme et la vie avait fui. Je ne le suis plus en sortant, ce magasin m’a donné ma dose. Dehors, tout est rangé et dédié à notre portefeuille, les villages habités sont bien plus vivants. Camille me dit : « J’aimerais que tu sois niais pendant deux jours, que tu ne comprennes rien et que tu t’émerveilles devant tout et n’importe quoi comme tout le monde ».

On est sorti et ça allait beaucoup mieux, la lumière, et peu après j’étais gai à l’extrême. Alors que nous visitions la cathédrale je faisais mine de vouloir la prendre, là, au milieu de la confrérie qui chante, prêtres et sœurs, je te prendrai. Que tu es fou elle me dit, elle a retrouvé le sourire, elle aime bien quand je suis euphorique. Ce sont ces instants qui me font dire aujourd’hui que j’ai trouvé le bonheur, c’est avec elle et les années que je les ai connus. Ma douce Camille, je suis comme ça. Un jour je veux qu’elle me laisse tranquille car j’ai mille choses à dire. Plus tard, si j’ai trouvé les mots, nous avons le droit d’être heureux ensemble. Camille est moins compliquée, elle est toujours partante pour le bonheur. Toujours elle m’attend, elle patiente.


Nous sommes au restaurant. Versaillais et faux Versaillais. Gros bonshommes cravate ignorant leur femme et les serveurs. Gros dégueulasse. Table de cinquantenaires bien tassés discutant propriétés, secondaires et tertiaires, sérieusement, jalousement, en critiquant les uns et les autres qui ont ça et plus. Je n’aime pas cet endroit fait de gens guindés qui ne regardent qu’eux-mêmes, qui ne savent même pas qu’on est là et qui rient pas parce qu’ils causent propriétés.

Nous prenons le menu à 18. Nous sommes bien les seuls. Moi je prendrai l’entrée parce que je suis plus salé et Camille se choisira un dessert. Nous échangeons nos assiettes au milieu pour mieux profiter, sauçons jusqu’au bout et réclamons du pain, un seul dessert et deux cuillères, rions bien plus qu’eux et discutons de tout. Vin en carafe qui monte, soirée qui se terminera bien. Les yeux dans les yeux on se parle, on se touche. Et peut-être même Camille elle me donnera le dessert à la cuillère, comme un bébé. On s’en fout des autres. La nuit est tombée, le jour a emporté mes angoisses, lorsque nous sortons ils sont tous couchés alors je me sens bien. Je pourrais veiller ici des heures, courir avec toi dans ces rues vides pendant qu’ils dorment, comme des gamins lors de leur premier flirt, nous raconter des histoires à n’en plus finir, je m’arrêterais devant quelque maison si je sens qu’elle a encore des choses à nous dire.


Hier soir, nous étions dans ce tout petit village d’une centaine d’âmes tout au plus, le froid était saisissant et nous avions faim. Notre hôte recevait de la famille alors elle nous a indiqué l’unique restaurant :


- Sur la route principale qui va vers Vézelay, vous verrez c’est facile à trouver !


J’ai pas tout compris, Camille non plus, on finira bien par trouver je me dis, c’est pas grand ici.


- Vous avez compris ?

- Oui oui, merci. À demain, bonne nuit !


Nous sommes partis dans la nuit tombante, temps humide, silence accablant pour des habitués de la ville, à deux on a moins peur. Nous avons pris le raccourci qu’elle nous a indiqué, un chemin qui descend tout le temps, pas peur, sans vraiment être sûr que c’était le bon, l’essentiel était d’aller en direction des quelques lumières. De lumières il n’y en avait aucune sur ce chemin, noir total, herbe mouillée, nos pas marchaient sur des choses glissantes, une invasion de limaces semble-t-il. On continue, on parle de tout et de rien et on se marre un peu, on s’en fout, de toute façon on le trouvera bien ce restaurant. Notre estomac nous guide. Nous arrivons en bas, ça ressemble pas trop à ce qu’elle a dit, nous tentons à gauche et avançons d’une centaine de mètres. Camille doute, je lui dis t’en fais pas, on finira bien par trouver. Nous éprouvons quelques difficultés pour nous guider, seules quelques rares fenêtres sont allumées, comment se peut-il qu’il y ait un resto ouvert à cette heure dans ce patelin paumé ? Nous continuons de marcher. Camille doute vraiment de plus en plus, je lui propose de revenir sur nos pas et de tenter la route qui partait à droite. Et puis nous passons devant une fenêtre et voyons deux belles tables bien dressées avec des nappes en tissu couleur saumon :


- C’est là ! Ça paie pas de mine à l’extérieur, on dirait pas que c’est un resto.

- Non, elle me dit alors que je m’apprêtais à ouvrir la porte, c’est chez des gens, tu vois bien !

- Ah merde, t’as raison, dommage, ça avait l’air douillet à l’intérieur.


On se marre.

On a continué et finalement on a trouvé, un vrai resto routier avec l’enseigne et tout, un peu en dehors du village. Une Marocaine nous a accueilli super chaleureusement, on s’est enfilé un tajine, assiette à ras bord, elle était heureuse de nous voir nous régaler autant :


- D’autres légumes ?

- Volontiers, merci.


C’était bien. J’ai arrosé ça avec un pichet de rosé. Camille ne buvait pas à cause de son gros ventre. On avait plus de place mais on s’est quand même pris un dessert. Et puis on est remonté gaiement et on s’est endormi l’un contre l’autre.


À part la nuit où je me sens toujours bien, je n’ai réussi à être en week-end qu’au troisième jour. Oublier et être capable de s’allonger sur l’herbe. Auparavant j’étais trop préoccupé et ne parvenais à me libérer. J’ai honte. J’ai foutu notre week-end Bourgogne en l’air car je ne voulais pas donner de mon temps précieux, je prévoyais de nous distraire et de travailler en même temps.

Nous sommes revenus tôt dimanche soir et j’ai surmonté mon appréhension. Je craignais de me mettre à la musique, je crois que j’en avais trop envie et je ne savais comment m’y prendre pour obtenir la sensation recherchée. Je suis parvenu à prendre mon instrument et me suis libéré aux premières notes. C’était donc ça qui me manquait. Quand j’ai ma dose uniquement je me sens bien, j’ai du plaisir, je suis soulagé et léger, je me sens capable de tout y compris partir en week-end. Quand j’ai ma dose j’ai confiance en l’avenir et je suis sûr que ça ira.


 
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   Anonyme   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Une écriture équilibrée et maitrisée, l'histoire en ressort très bien. Dès les premières, on se met à observer avec les yeux du narrateur. La pointe d'humour à la cathédrale fait sourire. On ressent assez bien les émotions des personnages. On se perd avec eux à la recherche du restaurant, ironie, lorsque le narrateur s'apprête à entrer chez des particuliers.

L'on est transporté dans ce récit de voyage.

Bonne continuation.

   Coline-Dé   
20/2/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Sur le fond, ce texte nombriliste fait terriblement journal intime, et je ne suis pas sûre qu'il présente un intérêt quelconque pour un lecteur extérieur...
En ce qui concerne l'écriture, il y a des changements de temps qui ne se justifient pas, et des phrases peu compréhensibles par exemple :
Ce sont ces instants qui me font dire aujourd’hui que j’ai trouvé le bonheur, c’est avec elle et les années que je les ai connus.

Je ne m'attarde pas davantage, car j'ai trouvé ce texte extrêmement antipathique.

   Anonyme   
26/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien
J’aime beaucoup cette phrase : « Nous sommes en Bourgogne et je travaille dans la tête, je pense, j’ai peur. Peur de perdre les idées qui galopent, il me faut les coucher sur papier au plus vite. Camille me dit d’avancer et moi je note, c’est insupportable pour elle, je voudrais m’en passer mais c’est impossible, j’ai l’impression de tout voir et crains de tout perdre. »
J’aime bien aussi les impressions sur le pays : « Quand on se balade on va de surprise en surprise, c’est escarpé et ça a du cachet, pas de parpaings ni de béton peint en jaune et moins de grandes routes qui traversent. En même temps, une fragilité des lieux. » Ou « Ce village où il y avait tant de vie avant, tout le monde veut venir voir parce que c’était beau, du coup il n’y a plus rien. La vie s’est arrêtée, ce n’est plus qu’une balade, un lieu envahi par les parkings bondés et les restaurants chics. »
J’apprécie cette vision du tourisme : « J’étais angoissé car tout me paraissait surfait et morose, dédié au tourisme et la vie avait fuit. »
Style particulier qui corresponds bien aux pensées du narrateur, mais qui frôle la maladresse par exemple : « Ce sont ces instants qui me font dire aujourd’hui que j’ai trouvé le bonheur, c’est avec elle et les années que je les ai connus. » pas simple de retrouver à quoi fait référence le « les » ou « Toujours elle m’attend, elle patiente. » : un manque de virgule, il me semble entre « elle » et « patiente ».
Quelques dialogues, plus tôt dans le texte, auraient aérés le texte.
Regard très personnel sur ce week-end en Bourgogne qui en rend la lecture plaisante. Des petites choses de la vie bien racontées.
Bonne continuation à l’auteur

   misumena   
26/2/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour,

J'ai trouvé ce texte difficile à lire. La faute en incombe au style. j'ai l'impression que vous avez voulu adopter un style oralisant, tout en n'y parvenant pas : l'abondance de phrases sans verbe va à l'encontre de... comment dire... l'oralisme ?
La concordance des temps est aléatoire.
Deux exemples de ce que je trouve catastrophiques :

"Nous prenons le menu à 18. Nous sommes bien les seuls. Moi je prendrai l’entrée parce que je suis plus salé et Camille se choisira un dessert."
Le futur est malvenu. "Le menu à 18" "je suis plus salé" : désolée, mais la tournure familière est trop ostensible.

"Je pourrais veiller ici des heures, courir avec toi dans ces rues vides pendant qu’ils dorment, comme des gamins lors de leur premier flirt, nous raconter des histoires à n’en plus finir, je m’arrêterais devant quelque maison si je sens qu’elle a encore des choses à nous dire."
J'aime bien la fin de la phrase, poétique. Mais les anaphores (pronoms) ne sont pas maîtrisées, l'ensemble est donc très maladroit.

Sur le fond, j'aime bien ce genre de nouvelles qui racontent une errance, et dont on se demande où elles vont mener. Celle-ci me paraît cependant très fourre-tout, on sent que vous avez voulu y faire passer vos idées à tout pris (les publicités, les touristes...). C'est gênant, dans la mesure où on ne se rend pas bien compte de ce qui est la pensée du narrateur ou la vôtre. J'aurais aimé un peu plus de finesse dans l'exposition des idées (après tout, le narrateur a le droit de trouver que les Versaillais sont de gros dégueulasses, à condition que ce soit mieux amené, et non pas asséné comme vous le faites).
Tout cela est très dommage, parce que la conclusion montre à quel point le narrateur est habité par la musique et angoissé par cette obsession. Il y avait à mon avis matière à écrire quelque chose de vraiment poignant.

Dernière remarque : un manoir n'est pas un monastère ou un cloître ! (un "moinard" ?)

   Pascal31   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé ce week-end en Bourgogne. C'est raconté de manière très simple, sans ambages. J'ai bien relevé quelques maladresses, comme par exemple cette inversion assez désagréable dans ce passage : "(...) angoissé j’étais dans cet endroit (...)"...
Quoi qu'il en soit, je me suis immergé dans l'histoire, en me demandant où l'auteur voulait nous emmener. J'appréhendais un peu la fin, et puis, finalement, à l'image de tout le récit, elle est simple. Sans fioritures. C'est un texte 'sans prise de tête', que j'ai pris plaisir à lire.

   Lunar-K   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ce week-end en Bourgogne ne m'a pas plus emballé qu'il ne semble avoir emballé le narrateur lui-même. Un texte trop descriptif, sans histoire, et qui ne parvient pas à combler ce manque (qui ne constitue pas, en soi, un véritable défaut) avec d'autres choses (comme de la poésie, de la réflexion, de l'émotion, du psychologisme,...). J'ai trouvé ce texte vraiment ennuyeux, sans rien à quoi se raccrocher, sans intérêt...

Tout n'est pas mauvais pour autant, j'ai trouvé l'écriture dans l'ensemble plutôt bien fichue malgré quelques défauts déjà relevés : style trop parlé, tournures peu gracieuses (notamment cet horrible : "angoissé j’étais dans cet endroit"), des répétitions mal placées ("Trop de touristes qui se baladent avec la tenue touriste"),...

Pour conclure, un récit plutôt bien écrit (mais qui ne perdrait rien à être retravaillé), mais dont l'histoire est beaucoup trop plate pour pouvoir me séduire.

Bonne continuation !

   Anonyme   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Et bien...
Je vais être extrêmement dure, mais je n'ai rien trouvé de bien bon dans ce texte :

Niveau style, bourré de lourdeurs, de formules orales qui n'ont rien à faire dans un texte qui se veut un minimum littéraire. l'emploi de la première personne ne justifie pas d'écrire mal...

Niveau contenu : ça commence mal.
Manque absolu de crédibilité. Il faudra m'expliquer comment on part en vacances avec 50 euros en poche ? en couple qui plus est ! Ayant connu la dèche, je peux dire qu'avec 50 euros sur mon compte en banque, je me demandais comment remplir mon frigo, pas comment partir en bourgogne... surtout que l'auteur parle d'autoroute ! Sait-il seulement combien coute le péage ? Si encore les personnages voyageaient en routards, en stop, mais non ils prennent une voiture ( comment font-ils le plein, au fait ? ) pire un hôtel !!!
Je ne doute pas que l'auteur ait une explication à cette incohérence, mais elle ne figure nulle part dans le texte...

Bretonne, je ne peux m'empêcher de bondir sur le passage absolument surréaliste sur les villages de ma région. L'auteur y a t-il seulement fait un saut ???? exit les maisons de pierre, exit le granit, le grès...
Enfin, quelle est l'histoire, l'intérêt , je ne vois pas... aucune intrigue, aucun fond...
Désolée, mais pour moi, il faudrait voir à rendre crédible le contexte de cette histoire et lui donner un peu plus de profondeur ( sans parler de l'écriture elle même) ...

   arnotikka   
6/3/2011
Commentaire modéré

   Perle-Hingaud   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
J’ai aimé ce texte. Voyage dans une tête. Alors, bien sûr, nous ne sommes pas dans du « littéraire ». Des touches, des impressions, des notes sur une portée. Sans importance, banales. Nous, quoi. Nos peurs, nos hésitations, nos émerveillements, nos défauts. Et le ventre rond de Camille.
Pour moi, l’écriture choisie est volontaire. Elle reflète aussi une tentative d’expression d’une histoire, et elle fonctionne, du moins elle me touche, malgré tout. La modifier en profondeur dénaturerait l’expérience, je pense.

   i-zimbra   
7/3/2011
J'ai lu une satire intéressante du bobo en début de carrière.
Le narrateur nous montre des caricatures de touristes, et nous en dessine une autre, pas mal non plus. Touriste : personne qui s'intéresse aux choses avec curiosité mais d'une manière superficielle.
Caricature de couple aussi : Lui pense ; elle, simple et patiente. Il a toujours plein d'idées à noter ; dont on espère qu'elles n'ont rien à voir avec ce qui nous est donné à lire.
Il nous donne aussi une bonne idée de ce qu'est la France vue par un Parisien : Ainsi la Bourgogne – je relis pour être sûr – est dans l'Est. Orléans serait alors dans le Midi et Chantilly dans le Nord.
Les repas ont l'air de moments importants, la Bourgogne semble être une région où l'on mange bien.

   DouglasLejeune   
7/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Beaucoup de probleme avec les temps et certaines phrases sont bancales, sans doute pour avoir voulu faire un "effet".
Ce qui me derange sur le fond c'est le cote "bien pensant et politiquement correct" qui colore l'histoire: "regardez comme j'aime l'authenticite, comme je pense, comme les touristes sont moches, comme ces sites sont denatures, comme ces cinquantenaires n'ont aucun interet, comme je suis mieux qu'eux "...par rapport auquel il n'y a aucun recul. On peut presenter un personnage tel que celui-la et le mettre en scene, mais il doit etre un personnage. Ici c'est l'auteur lui-meme qui se presente ainsi, cela n'interesse pas le lecteur que je suis.

   alvinabec   
10/3/2011
Bonjour,
Il semble que le texte réponde plus au jeu du souvenir personnel qu'aux contraintes de la nouvelle. En somme un compte-rendu au rythme plaisant, malgré qqes heurts stylistiques. A vous lire...

   socque   
19/3/2011
J'ai lu ce texte comme, en fait, une étape d'écriture avant la création d'un texte, des notes jetées sur le papier un peu au petit bonheur, des clichés touristiques, des remarques sans grand intérêt pour moi sur les affres du narrateur et sa vie de couple, un mélange de niveaux de langue que j'ai perçu comme mal maîtrisé... Bref, j'aurais aimé un récit plus accompli à partir de ce matériau brut (le week-end en Bourgogne) : une narration. Tel quel, je n'ai pas vu d'intérêt au texte. Il n'y a pas d'histoire sous l'histoire, mais une suite de diapositives présentées après un voyage, qui ne donnent à voir qu'elles-mêmes.


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