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Sentimental/Romanesque
placebo : Saveur citron
 Publié le 06/03/11  -  22 commentaires  -  8011 caractères  -  219 lectures    Autres textes du même auteur

Un petit tour et puis s'en va.


Saveur citron


La place du café est sans doute la plus belle de la ville. Des pavés apparents au sol – comme les poutres apparentes dans les maisons, sauf que ceux-ci on peut les toucher – des murs de crépi jaune, trois arbres au large feuillage et des gens qui savent prendre le temps de vivre.

Février vient de nous quitter et déjà la température s'envole, le mercure frise la vingtaine de degrés. On se croirait dans le Sud, et marcher dans ces pays du Sud, le soir, le long des routes et des maisons, à attendre la nuit, à entendre la ville, à regarder les gens, à goûter les fruits, à rêver, j'aime.


Pour l'instant, il n'est que 17 heures. Les gamins sortent des classes en courant – ils crient au loin ; assis, je savoure ma bière.


Les blondes sous pression, il n'y a rien de tel au monde. Ça vous envahit la gorge, rafraîchit la tête, dégage les soucis… le houblon reste en bouche, longtemps, un peu amer et très doux, les bulles font la fête dans le ventre et tout part, une fois de plus, sens dessus dessous.


Les yeux toujours fermés, je repose le verre. Soulève mes paupières. Elle est là. J'attends un peu puis entame les formalités.


- Je vous commande quelque chose ?


Hochement latéral de la tête.


- Il fait bon, hein ?


Hochement vertical.

Depuis cinq jours, le même rituel.


Elle n'est pas bavarde. En fait, elle ne parle pas du tout. Je me suis habitué très vite à sa présence. Quel gars sensé se plaindrait d'une jolie femme qui vient l'observer et s'attabler avec lui à la terrasse d'un bar ?


Jolie, j'ai dit. Un peu beaucoup. Mais belle, par contre, beaucoup un peu, oui.

Je ne devrais pas l'avouer, ce n'est ni poli, ni gentil, ni ragoûtant, mais elle me fait baver. Certains, en voyant une chose émouvante, sourient. Les uns pleurent, les autres crient, plusieurs ferment les yeux, quelques-uns frissonnent. Moi, je bave.


J'aurais pu rencontrer des problèmes dans mon métier… je suis boulanger.

Alors, les fois où je place les derniers carrés de chocolat sur un gâteau, où j'ajuste la merveilleuse chantilly au sommet d'un parfait, où le pain sortant du four, chaud, croustille déjà dans ma tête, sentant venir la salive, j'embrasse ma femme. Elle a l'habitude. Elle m'aime bien.


- Vous voulez une boule vanille ?


Tentons. Je délierai sa langue à coups de pâtisseries. Toutes les femmes – et tous les hommes – ont une gourmandise favorite. Les gourmands, eux, sont des cœurs d’artichaut, ils tombent amoureux au premier regard.


- Un baba au rhum ? Un éclair au café ? Une crème brûlée ? Du riz au lait ? Un sorbet à la framboise ? Une pêche melba ? Une crêpe au sirop d'érable ? Une gaufre au sucre ? Un banana split ? Une forêt noire ? Une tarte au citron ? Une…


Oui ! Elle a hoché la tête !


- Deux tartes au citron, garçon ! Oups, une fille. Garçonne !


Elle éclate de rire. Je n'en reviens pas.


Je le lui dis : « J'en reste baba ». Nouveau déferlement de sons, et elle plisse les yeux, des petites rides apparaissent au coin des paupières, elle porte sa main aux longs doigts devant la bouche pour cacher ses jolies dents et ses lèvres légèrement glossées.

Je le remarque pour la première fois. Un anneau doré, fin, avec une perle au bout. À l'annulaire gauche. Une bague de fiançailles ?


Elle rit toujours et moi, j'hésite.

Cette femme, j'en suis certain, je l'aime. Elle est mariée ou sur le point de l'être. Je la connais déjà, je connais son parfum – le citron. Elle est venue me trouver. Pourquoi ? Peut-on repartir ensemble ? Quand ?


Regarde-la manger, m'intimé-je. Dans d'autres circonstances, tu aurais peur de gêner une femme, mais celle-ci, tu sais que les morceaux de pâte brisée, de crème et de citron seront découpés d'une main experte, portés par la petite cuillère en argent avec lenteur, pénétreront la bouche, seront aspirés par les lèvres, sucés par la langue, tendrement mâchés par les dents. Et tu ne voudrais même pas y être, toi, à leur place, tu comprends et te places au-dessus de ça, ce n'est pas cet amour-là que tu recherches.

Le temps que j'enfourne mon premier morceau en veillant à ne pas en renverser, tout se finit déjà – elle est partie.


- Elles étaient bonnes, hein, mes tartes ?


La serveuse me fait sursauter. J'acquiesce, lui souris mécaniquement.


- Vous n'êtes pas le seul à commander deux parts, personne n'y résiste !


Je ne démens pas. Calme, je tends le bras en avant et soulève son assiette, où gît encore la cuillère. Je la prends entre les doigts, la tourne. La lèche. Goût du citron. Pas de trace de gloss. Que dire ?

Sa bouche est parfaite.



Le lendemain, ma femme m'accompagne au café. Je ne cherche pas à la dissuader, cela éveillerait les soupçons, je mens très mal. Et puis, pour quoi faire ? Je veux lui présenter Citron, les regarder toutes deux, dans les yeux, comme un homme, sourire, leur dire combien je les aime.


Mais elle ne se montre pas. Le cafetier plaisante avec mon épouse, lui tourne quelques compliments ma foi bien trouvés. Elle porte un chapeau, avec un ruban, très chic. Cet accessoire, les familles en promenade, la place pavée, la douce chaleur, le vent dans les ruelles qui agite le linge blanc au balcon – je suis perdu dans les couloirs du temps et revenu un siècle auparavant.


Nous payons, pardon, je paie l'addition, porte ma main à son épaule, l'entraîne sans regret. Jette malgré tout un coup d'œil en arrière. Elle est là, à ma table, à la place occupée un instant plus tôt par ma femme.


Citron me regarde. Se lève et part. Non ! Je cours, plus vite, mon embonpoint me gêne, mes jambes ne m'ont pas porté aussi rapidement depuis une éternité ! Le bout de sa robe volette, ses pieds sont si jolis !

Elle quitte la place, s'engage dans une grande rue, tourne à droite, puis à droite, encore une fois à droite, nous allons revenir au point de départ si ça continue ! Mais non, devant moi, le fleuve. Petit pincement au cœur, je ne l'avais pas contemplé depuis si longtemps… Ma femme ne supporte plus sa vue. Je rejoins Citron sur la jetée.

Assise sur la grève, contemplant les remous de l'eau. Il n'y a pas de remous, tout est calme. La Garonne, aujourd'hui, a quitté sa teinte brune pour plonger dans le bleu océan. Le soleil se couche. En face, la végétation sauvage.


Ses cheveux blonds brillent et s'irisent d'orange. Flamboient. Je les touche, émerveillement, les caresse, précaution, puis les masse, douceur, et attire sa nuque contre ma poitrine. Écoute-moi respirer, jolie femme, jeune enfant.


J'appuie ma tête contre la sienne. Rien, pas le moindre bruit. Je sens ses os, sous sa peau. Sa vie et sa jeunesse. Regarde le fleuve. Attends.

Elle veut partir. Je le sens. Mon corps se redresse, debout, quitte le contact de Citron. Je scrute toujours l'eau, les remous surgissent, violents. Me retourne.


Envolée.



Cet après-midi, comme tous les après-midis, je prends le train. Un train de campagne, il n'y a qu'une gare de notre petite ville à Bordeaux, le trajet dure moins d'un quart d'heure. Parfois, la locomotive ou les contrôleurs tombent en panne et il faut attendre. Je regarde passer les trains d'en face. Me demande où ils vont.


Hier soir, ma femme ne m'a rien dit. Nous sommes rentrés à la maison en silence. Avons mangé la soupe, nous sommes couchés tôt, pour nous lever tôt, comme d'habitude. Elle a embrassé la photo de Léa, comme d'habitude.

Ce matin, j'ai travaillé avec le sourire, venant saluer les clients, mettre la main aux fesses de ma femme, elle a sursauté et s'est contenue, les gens ne voyaient rien mais je sais qu'elle a rougi un peu.

Ce midi, j'ai dormi, comme tous les jours, aux côtés de ma femme, dans notre lit double acheté il y a une dizaine d'années. Le cadre est en bois, gravé. En me réveillant, j'ai songé au nombre d'années qui nous restait à vivre ensemble, seuls, sans possibilité d'avoir un autre enfant.


Cet après-midi, comme tous les après-midi, je prends le train. Cet après-midi, j'ai pris le train dans l'autre sens, et suis parti. Vers le Sud, j'espère.


 
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   Coline-Dé   
23/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un très joli texte, tout en finesse, en douceur, en allusions, qui s'impose seulement par le fond grave sous l'apparente légèreté. J'ai beaucoup aimé.
Petite question :"... les remous surgissent, violents. Me retourne."
"Je me retourne", ou : "les remous me retournent" ?
Et petite critique :" Des pavés apparents au sol – comme les poutres apparentes dans les maisons, sauf que ceux-ci on peut les toucher " qui me parait une formulation maladroite, surtout en tout début de texte.
Mais c'est peu de chose !

   victhis0   
24/2/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
chouette ambiance, très beau style, beaucoup de sensibilité, de dérision et d'humour : ça fait beaucoup en 8000 caractères, mes compliments.
il y a sur l'histoire plus à redire :
J'ai moins aimé la chute trop abrupte, inutile : le départ du boulanger - si j'ai tout compris - ne se justifie pas si il aime toujours sa femme. Et l'absence de réaction de Citron n'est pas un encouragement. Et il décide çà en quelques instants ? pourquoi ? Si sa fille est morte, que justifie une fuite, maintenant ? je ne vois pas...
Le flirt ne m'a pas paru d'évidence, le "calin" sur le bord de la Garonne est incongru et improbable, la scène peu crédible.

Avec une telle volonté de réalisme, moi, j'aurais voulu que le boulanger rêve à un contact physique avec Citron qui n'arrive jamais : çàa rendrait l'histoire plus poétique et plus logique, notamment avec le style léger et amusé de cette petite histoire sympathique

   costic   
28/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’aime beaucoup le rythme nonchalant de cette nouvelle. Sa légèreté cache pourtant un côté plus sombre. J’ai aimé flâner en compagnie de ce boulanger indolent, dont les sens bien éveillés l’aident, semble-t-il, à surmonter la monotonie languissante de sa vie. Pas d’amertume, dans l’écriture pleine de finesse, juste une acidité citronnée qui insuffle de l’espoir, ouvre l’horizon.

   misumena   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, Placebo,

J'ai beaucoup aimé ce texte qui est comme un songe, et qui comporte plusieurs strates, un peu comme la tarte au citron meringuée, qui semble se prêter à de belles images. J'ai le souvenir d'une métaphore musicale sur la musique afro-cubaine : la crème au citron pour le jazz, la meringue pour les rythmes cubains, et c'est le bonheur.
Ici, il y a la légèreté de la meringue à l'italienne, l'acidité du citron, et la pâte enfouie, prête à se briser. C'est bien vu. Pour moi, Citron n'a pas d'existence réelle. Elle est tout à la fois la jeunesse envolée du narrateur, elle incarne sa femme dix ans avant, peut-être sa fille perdue dans la Garonne, telle qu'elle pourrait l'être dans dix ans, peut-être l'envie d'autre chose, envie qui ne cesse de disparaître.
Peut-être aurait-il fallu séparer la première phrase de la conclusion des deux dernières (pour une question de temps). Sur le fond, le départ à l'aventure de cet homme ne me surprend pas. Dans sa tête, il est déjà ailleurs, non ?
Merci pour ce joli moment.

   Pascal31   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte étrange, qui m'a laissé un goût acidulé... Je trouve les pointes d'humour assez malvenues (la bave, par exemple, ou le "garçonne") dans un texte qui veut dévoiler quelque chose d'aussi douloureux que la perte d'un enfant. Heureusement, vers la fin, l'écriture tout en finesse distille beaucoup d'émotions.
Au final, un texte qui a engendré chez moi un certain malaise, ce qui prouve qu'il est réussi.

   Anonyme   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Gênée à la lecture par pas mal de formulations très maladroites : les pavés, la bave, n'en sont que deux exemples un peu indigestes.
Il ya des effets de style réussis qui flirtent avec des formulations très maladroites. Dommage, le texte mériterait d'être retravaillé pour garder un ton cohérent...
la mise en page avec des retours à la ligne constants m'a gênée également...
Ce qui n'a rien arrangé aux moments également d'égarement où je n'ai plus très bien suivi le fil de la plume vers la fin...
A vouloir faire dans le léger, la suggestion, eh bien on on s'y perd dans l'action...

y'a quelque chose de plaisant donc, dans ce texte, sans pour autant que je sois pleinement emballée... bon j'avoue que le thème est pas ma tasse de thé, ceci explique p'tre cela...

   widjet   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a des textes qui dès les premières lignes vous prennent la main. Et ne la lâche plus ou presque. « Saveur citron » (le titre déjà me plait beaucoup) fait partie de ceux-là. Je suis étonné. Doublement étonné car – et j’espère que l’auteur me pardonnera – je ne pensais pas que Placebo (dont je n’ai lu qu’un texte – certes prometteur malgré mon appréciation moyenne -) puisse être celui par qui ma surprise est arrivée.

A la fin du texte, j’ai pensé à un titre (titre seulement) d’un roman d’Ormesson. Me demandez pas pourquoi, mais ce texte à des allures, « d’une fête en larmes ».

Si le premier paragraphe n’est pas trop mal, celui qui suit remporte définitivement l’adhésion. Il y en a qui mettent des tartines et parfois c’est pas mal, même très bien. D’autres se contentent de peu. Et des fois, c’est extra.

Cette phrase, celle qui l’air de rien donne le « la » est celle-ci : On se croirait dans le Sud, et marcher dans ces pays du Sud, le soir, le long des routes et des maisons, à attendre la nuit, à entendre la ville, à regarder les gens, à goûter les fruits, à rêver, j'aime . Terminer, par le verbe après une série de bouts de phrases légères entrecoupées de virgules, c’est rien. Pourtant, quelle belle idée, quelle trouvaille rafraichissante ! C’est con, mais le style se manifeste dans des petites choses aussi, des trucs comme cette phrase.

Un accident ? Non. L’auteur nous en réserve d’autres. Veinards que nous sommes.

Dans le genre sobre, mais efficace :
« Jolie, j'ai dit. Un peu beaucoup. Mais belle, par contre, beaucoup un peu, oui »

Dans le genre d’humour subtil, j’achète :
« Je ne devrais pas l'avouer, ce n'est ni poli, ni gentil, ni ragoûtant, mais elle me fait baver. Certains, en voyant une chose émouvante, sourient. Les uns pleurent, les autres crient, plusieurs ferment les yeux, quelques-uns frissonnent. Moi, je bave ». Ponctué d’un exquis : « J'aurais pu rencontrer des problèmes dans mon métier… je suis boulanger »

Dans le genre « tendresse espiègle » : « Alors, les fois où je place les derniers carrés de chocolat sur un gâteau, où j'ajuste la merveilleuse chantilly au sommet d'un parfait, où le pain sortant du four, chaud, croustille déjà dans ma tête, sentant venir la salive, j'embrasse ma femme. Elle a l'habitude. Elle m'aime bien ». (Ce rajout du bien après « aime », une fois encore bien vu. Cela donne le ton du personnage, une fois de plus)

Quelques précisions inutiles toutefois écornent la lecture et la charme opérant comme :
« Je le remarque pour la première fois. Un anneau doré, fin, avec une perle au bout. À l'annulaire gauche. Une bague de fiançailles ? ». Le « bagues de fiançailles », on s’en passerait bien, j’avoue.

Quelques abus de questions dispensables également. J’aurai apprécié que l’auteur laisse le lecteur se les poser sans lui mâcher le travail. Oui, il y a des coupes à effectuer pour laisser quelques buées vaporeuses dans ce récit et permettre au lecteur/voyageur de divaguer aussi.

La seconde partie du texte est avec le recul (et une seconde lecture) en deçà. Trop de précipitation ou peut-être est-ce le fait que le personnage se mette « en mouvement ». Il phosphore moins, il agit, court etc.… J’avoue, je le préférais voyageur immobile, rêveur. La passivité a du bon. L’humour reste présent et fait mouche lorsqu’il survient au détour d’une phrase piquante («Parfois, la locomotive ou les contrôleurs tombent en panne et il faut attendre »).

Reste malgré tout un joli texte où la mélancolie reste discrète, où affleure une tristesse pudique (« Elle a embrassé la photo de Léa, comme d'habitude »). L’auteur a compris qu’il ne sert à rien d’asséner les choses, que les petites touches bien placées donnent un impact plus fort. Certes parfois, il donne un ou deux coups de canifs sur le voile de cette pudeur (« En me réveillant, j'ai songé au nombre d'années qui nous restait à vivre ensemble, seuls, sans possibilité d'avoir un autre enfant ». Un point final après seul eut été suffisant, surtout qu’il renforçait le beau contraste avec le « ensemble » juste avant. Diantre, l’occasion était pourtant belle placebo !), mais il y a de la sensibilité sous cette plume facétieuse.

La dernière phrase est sobre et laisse une fin ouverte (tout ce que j'aime), mais franchement tu aurais pu éviter la triple répétition de « après midi ». (« comme tous les jours » c’est aussi bien non ?).

J’ai donc bien aimé et, étonnement, je découvre un auteur qui sait mettre de l’ordre dans son esprit foutraque et créatif pour se poser et écrire un récit doux et acide comme du citron ; intime et douloureux comme l’absence, le deuil.

Il y a encore du travail pour le rendre encore plus touchant, plus intime, plus délicat. Mais, c’est déjà pas mal, pas mal du tout même.

Merci. Tu m'as bien eu.

W

   Lunar-K   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai bien aimé cette histoire faussement légère et colorée.
J'y vois le récit d'un deuil, deuil que le boulanger s'efforce de masquer sous un semblant de joie de vivre.
C'est aussi comme cela que j'ai compris le personnage de Citron, cette "jeune enfant" que ni la serveuse ni la femme du narrateur n'aperçoivent, cette "jolie femme" qui s'envole à la suite des remous de la Garonne, comme une réminiscence de Léa, l'enfant perdue du boulanger.
Je pense que cela permet également d'expliquer la fuite finale du héros, qui comprend enfin, après la (seconde) disparition de Citron/Léa, qu'il ne pourra plus avoir d'enfant et que sa vie lui sera désormais à jamais insupportable, surtout auprès de sa femme.
Une histoire qui aurait très bien pu verser dans le mélo, et qui pourtant reste extraordinairement ensoleillée, mais d'un soleil traître et lourd sous ses faux airs de légèreté.
Une nouvelle agréable selon moi, mais un peut trop brève sur certains passages (notamment celui au bord du fleuve qui aurait pu être davantage approfondie, plus détaillée).

   Anonyme   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'on ressent une part de connaissances personnels qui enchâsse solidement le contexte. Les mots les uns après les autres m'ont immergé dans le cadre dépeint.

Cette nouvelle a la longueur idéale, les discours sont placés efficacement et ne discréditent pas le fil de l'histoire. La pointe d'humour est la cerise sur le gâteau.

J'ai noté un hic > la répétition de l'adjectif "apparent", une démarche volontaire je suppose de l'auteur, sur laquelle mes yeux ont ricoché avant de poursuivre la lecture. Un défaut dérisoire !

Côté fond, la conclusion me laisse avec des interrogations, une fin ouverte ? Libre au lecteur de se faire sa propre idée, j'aime bien si c'est le cas !

Bilan, nouvelle légère et bien écrite. Bonne continuation ! Au plaisir de te lire.

   i-zimbra   
7/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
- L'illusion, tu l'affirmes bien noir sur blanc (ou alors c'est la serveuse qui serait miro) et ce n'est pas trop téléphoné.
- Quand on tourne trois fois à droite, on est en vue du point de départ. Si à ce moment-là on tombe sur la Garonne, c'est qu'on l'a déjà traversée une fois ; ou qu'elle fait un méandre ; ou qu'on y était déjà, pourtant c'est un endroit que la boulangère ne supporte pas ; ou que ça ne tourne effectivement pas rond dans la tête.
- Pourquoi n'avoir pas fait correspondre l'âge du lit ?
- Je trouve la fin un peu dure pour la mère. Elle se prend des mains au c... mais le cœur n'y est pas (et l'esprit est barré).
- Je trouve que ce texte a un petit défaut : Il semble trop écrit pour un lecteur alors qu'il apparaît que le narrateur est seul avec lui-même.

(Je te prie de m'excuser pour ces commentaires en vrac.)

   toc-art   
7/3/2011
bonjour,

j'ai bien aimé ce texte pour la douleur tendre qu'il imprime dans l'imaginaire du lecteur.

assez réticent à certaines tournures un peu tape à l'oeil selon moi : "Jolie, j'ai dit. Un peu beaucoup. Mais belle, par contre, beaucoup un peu, oui." par exemple.

pas convaincu non plus par le passage sur "je bave", même si je crois deviner l'envie d'en faire un personnage sans charme particulier, qui pourrait même prêter à sourire, tant ce sont souvent ceux qui émeuvent le plus au final.

une jolie atmosphère cependant pour parler d'une disparition tragique.

"les yeux toujours fermés" / ok, sauf qu'à aucun moment vous ne précisez avant qu'il les a fermés, ses yeux.

"comme tous les après-midi" / une fois avec un s, une fois sans. Peut-être faudrait-il harmoniser.

Mais ce sont des détails, un joli texte.
bonne continuation

   alvinabec   
7/3/2011
Un très joli texte jouant en alternance sur un versus pudique puis/et extraverti du narrateur. Le rythme y est aussi pour bcp, ces phrases très courtes, presque sèches qui enrobent toutefois le lecteur dans un espace poétique. La fin de la nouvelle n'est pas à la hauteur de ce qui la précède; améliorable certainement.
A vous lire...

   littlej   
8/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour placebo,

Je n'aime pas franchement cette nouvelle pour trois raisons :

1) Problème de focalisations. Parfois externe : "assis, je savoure ma bière." Parfois interne : "Oui ! Elle a hoché la tête !" ça colle pas, puisque le temps est au présent. Mais il me semble que le narrateur retranscrit ce récit à l'écrit, mais je n'en suis pas sûr ; si c'est le cas, alors ne tiens plus compte de cette remarque.

2) Je n'aime pas personnellement le narrateur.
"La lèche. Goût du citron. Pas de trace de gloss. Que dire ?" Quel dégueulasse, franchement !
Il n'a aucun trait d'humour, ne se tourne pas en dérision, joue les pervers : "mais elle me fait baver." ; rien, en bref, pour me plaire.

3) L'écriture est plate, j'ai trouvé, sans saveur. Parfois c'est surfait aussi.
"marcher dans ces pays du Sud, le soir, le long des routes et des maisons, à attendre la nuit, à entendre la ville, à regarder les gens, à goûter les fruits, à rêver, j'aime." > j'ai trouvé cette phrase très plate, très banale, comme si je l'avais déjà entendue des centaines de fois .
Pour les phrases surfaites, j'ai noté :
"J'appuie ma tête contre la sienne. Rien, pas le moindre bruit. Je sens ses os, sous sa peau. Sa vie et sa jeunesse. Regarde le fleuve. Attends.
Elle veut partir. Je le sens. Mon corps se redresse, debout, quitte le contact de Citron. Je scrute toujours l'eau, les remous surgissent, violents. Me retourne."
Je vais peut-être te paraître violent... mais ce passage m'a donné la nausée.
Mais, une belle phrase, une très belle :
"Cet accessoire, les familles en promenade, la place pavée, la douce chaleur, le vent dans les ruelles qui agite le linge blanc au balcon – je suis perdu dans les couloirs du temps et revenu un siècle auparavant."
Dommage que tout le texte ne soit pas comme ça. Néanmoins, ça montre que tu peux largement mieux faire, c'est évident.


J'aime par contre la multiplicité des détails, la fin - tout en pudeur - (n'empêche qu'elle martèle la tête avec ces "comme d'habitude", "comme tous les jours"... pas la peine, je pense, d'en rajouter des tonnes), et le personnage de Citron, magnifiquement campé, car, d'un bout à l'autre de la nouvelle, elle reste dans ce voile de mystère incompréhensible et insaisissable pour le narrateur.

Bonne continuation,
j

   micdec   
8/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est joli, tendre et léger. En apparence.
Mais quelle tristesse à la limite du désespoir dans ce "... nombre d'années qui nous restaient à vivre ensemble, seuls..."
"...vivre ensemble, seuls..."
c'est horrible, ça, monsieur l'auteur !
même "la main aux fesses" et son côté paillard en devient tristement jovial, sans plus.
Vous l'avez vu, vécu, deviné, observé ?

Et je suis bien convaincu d'une chose : La perte de l'enfant n'est pas la cause de ce "seuls", juste un prétexte.
On n'est pas moins "seuls" dans un couple avec un ou des enfants. En dépit d'une erreur commune, jamais les enfants n'ont empêché les couples de sombrer ou de se briser. J'ai la plus délicieuse des nièces, c'est une enfant adoptée pour "parfaire le bonheur" ( ma soeur s'exprime très bien :-)). Cela n'a pas empêché ses parents de se séparer.

Enfin, me voici tout content de ne pas être gourmand. Pas de compensation au goût pour la vie qui se passe très bien de douceurs poisseuses.

Bien proprement écrit, léché et travaillé pour l'histoire la plus triste que j'ai lue sur ce site :-)
Tout doux, tout bête, tout tellement ordinaire dans l'ordinaire des vies ordinairement menteuses un peu. Ou, pire, ne mentant pas !

Enfin, c'est bien, même si le flirt au bord de l'eau apparaît comme improbable ( d'ailleurs, pourquoi je dis ça, qu'est-ce que j'en sais ? Je n'y étais pas comme l'auteur... )
Je crois que je vais lire d'autres choses de vous pour y trouver une absence de renoncement :-)
micdec

   Anonyme   
10/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'avoue que j'ai eu un peu de difficultés à comprendre cette petite nouvelle. Et que je me demande encore ce qu'elle raconte exactement. Tant pis, j'y vais de mon interprétation : à mon avis, cet homme, pas très heureux avec sa femme, se raconte une histoire. Il imagine la jolie femme, qu'il prénomme "Citron", pour échapper à la réalité de sa vie de couple, tristounette.
Contre toute vraisemblance, il lui court après, ou plutôt il court après ce fantasme, plein de couleurs et de saveurs; après une petite pâtisserie, tellement tentante dans la monotonie de sa vie.

J'ai beaucoup apprécié ce coté surréaliste : l'entrée du rêve dans le réel; le passage de l'un à l'autre sans qu'on sache vraiment quand.
Et même si je suis peut-être tout à fait à coté de la plaque, c'est bien cette interprétation que je retiens pour dire combien ce texte m'a plu.
Peut-être l'auteur voudra-t-il bien m'expliquer ?

joceline

   Selenim   
10/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un texte sympathique, porté par une écriture vive et naïve.
Comme trop souvent chez l'auteur, je regrette une chute nébuleuse et une fin catapultée.

J'ai pourtant bien aimé le début de l'histoire, environ jusqu'à l'arrivée physique de Mme la femme du boulanger. C'est acidulé, les teintes jaunes subtilement évoquées, l'écriture se fait discrète et candide pour servir l'atmosphère diffuse.

C'est très plaisant. On lie facilement un sentiment d'empathie avec notre bedonnant boulanger.

Sur la forme, j'ai relevé des choses bizarres :

Jolie, j'ai dit. Un peu beaucoup. Mais belle, par contre, beaucoup un peu, oui.
Moi pas compris. Syntaxaléatoire.


Alors, les fois où je place les derniers carrés de chocolat sur un gâteau, où j'ajuste la merveilleuse chantilly au sommet d'un parfait, où le pain sortant du four, chaud, croustille déjà dans ma tête, sentant venir la salive, j'embrasse ma femme. Elle a l'habitude. Elle m'aime bien.

Elle doit avoir le derme irrité la pauvre dame. Sinon, je trouve la dernière phrase malhabile, d'une naïveté assez confondante.

Puis la fin arrive et tout s'accélère. Le style se délite, l'atmosphère s'effiloche. L'écriture jusque-là épurée devient ébauchée. Quant à la chute, elle me semble cosmique et je ne suis pas certain d'avoir tout saisit.

Malgré tout, un agréable moment de lecture. Enfin, surtout pour la crème au citron que pour la pâte trop sablonneuse.

Selenim

   Flupke   
11/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Placebo,

Un très joli texte, vraiment agréable à lire, sensuel.
« Par contre, beaucoup un peu », au cinéma avec l’intonation et la gestuelle ça donnerait bien, mais par écrit c’est un peu plat et ambigu.
Dommage pour la fin, un peu déçu. Un départ, en rupture avec la trame, je trouve. Pas vraiment logique, absence d’explication.
De mon point de vue je supprimerai ce dernier paragraphe, le précédent conclut très bien le récit, pas besoin de rebondissement.

Amicalement,

Flupke

   placebo   
13/3/2011
Petit lien vers le forum avec explications / remerciements [Passage modéré]: Citron

   socque   
14/3/2011
Une jolie histoire, pudique et inquiétante.
Je trouve bizarre et même laid le "Hochement latéral de la tête", et "Un peu beaucoup. Mais belle, par contre, beaucoup un peu, oui.", pour moi, détonne dans l'ensemble du texte, donne un peu dans l'esbroufe.

   Margone_Muse   
5/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Déjà, j'aime le titre et le résumé.
Tout doux, tout délicat, à l'image du texte dans sa globalité.

Première phrase : perso, j'aurais enlevé l'histoire des poutres qui casse un peu l'image (poutres : dedans ; pavés, murs : dehors). Ca ne m'a pas spécialement plu mais j'ai tout de suite oublié quand tu passes aux gens qui savent prendre le temps de vivre ^^. Ca donne tout de suite le ton et ça colle parfaitement au type qui "savoure sa bière" plus bas.

J'avais dit "une phrase qui frisait la perfection" ? En fait non, c'est deux phrases. Ton second paragraphe, j'aurais aimé l'écrire :)

"Février vient de nous quitter et déjà la température s'envole, le mercure frise la vingtaine de degrés. On se croirait dans le Sud, et marcher dans ces pays du Sud, le soir, le long des routes et des maisons, à attendre la nuit, à entendre la ville, à regarder les gens, à goûter les fruits, à rêver, j'aime."

Pfff... Parfait.
Qui n'est pas assis avec le narrateur là ? Je sais pas mais moi, le texte m'a déjà téléportée bien loin de chez moi.

La phrase qui suit aussi me parait importante :
"Pour l'instant, il n'est que 17 heures. Les gamins sortent des classes en courant – ils crient au loin ; assis, je savoure ma bière."
Ca renforce la petite bulle du narrateur. Ce me fait penser aux instants où dans une fête (à musique forte) tu t'isoles dans les toilettes ou ailleurs et où tous les sons sont étouffés (mais parfaitement audibles quand même).
Là, il n'y pas que les les oreilles, le type regarde aussi, mais il y a cette sensation d'observer les choses en retrait tout en en faisant partie.
Chez moi, ces moments sont délicieux.

Donc voilà, j'ai ressenti plein de choses en si peu de phrases où chaque élément trouve parfaitement sa place et a sa place.

Ca continue encore mais t'emballe pas hein, il y a du négatif aussi ^^.

"Les yeux toujours fermés"
Aïe. Le "toujours" mon cebo, impliquerait que tu l'ai mentionné plus tôt qu'il avait les yeux clos...
*n'est pas amatrice de bière, donc peut être que c'est sous-entendu qu'on les ferme quand on en savoure une, une blonde* (on sait pas)

Les hochements aussi, je les trouve assez disgracieux, mais uniquement dans l'écriture. Et d'ailleurs, je te les passe un peu parce que je suis trop occupée à me régaler à imaginer cette femme qui ne parle pas :) J'aime trop.

Ce qui me plait aussi, c'est qu'il n'y a aucune fioriture : "Elle est là." ; "Depuis cinq jours, le même rituel." (lol, j'ai écrit la même phrase il y a deux mois, mais avec 40 et quelques de jours)
Du coup, je trouve l'écriture vive et fluide, c'est très agréable à lire. Il y a tout ce qu'il me faut en très peu de mots. Sérieux, bravo.

"Jolie, j'ai dit. Un peu beaucoup. Mais belle, par contre, beaucoup un peu, oui."
Là, j'avoue, j'ai beau retourner le truc dans tous les sens, je vois pas. C'est pas laid, ça reste dans le ton du récit, mais... c'est tout pour moi.

Le coup de la bave après, je sais pas, ça ne me séduit pas, j'avoue. Ca ne me fait pas non plus m'attacher au personnage...

"- Vous voulez une boule vanille ?
Tentons. Je délierai sa langue à coups de pâtisseries."

lol

"(...) Une tarte au citron ? Une…
Oui ! Elle a hoché la tête !
- Deux tartes au citron, garçon ! Oups, une fille. Garçonne !
(lol)
Elle éclate de rire. Je n'en reviens pas.
Je le lui dis : « J'en reste baba »
(lol). Nouveau déferlement de sons"

Mmm... Parfait ça aussi. Tu gères.

[Edit : Le truc, c'est qu'avoir les mêmes réactions, en simultané, qu'un personnage est quelque chose que j'adore en tant que lectrice. Ca n'arrive pas souvent alors je savoure quand c'est le cas. Et ce personnage, qui n'aura pas dit un mot du récit, est le mieux réussi ici : je la visualise bien mieux que la femme par exemple, et mieux que le narrateur. Très attachante, très réussie, l'écriture sobre lui va à ravir.]

"Une bague de fiançailles ?
Il me semble que Widjet te signifie que ce n'était pas nécessaire. Pour moi, ça coule de source. Je mets parfois des bagues à mon annulaire gauche, ça ne fait pas de moi une fiancée. L'interrogation ne me choque pas, bien au contraire.
Et pourtant... Comme ton personnage a l'air d'en être persuadé par la suite, ben il répond à sa question. Du coup, peut être qu'il n'était pas nécessaire de soulever une question juste avant. (Dans un récit ou presque rien n'est en trop en plus...)

Après la dégustation, j'aime la rupture en deux temps, pas trop franche, pas trop brusque, où notre esprit a le temps d'assimiler la fin de la scène ; puis qu'en fait c'était dans sa tête.
"tout se finit déjà, elle est partie"
puis
"- Elles étaient bonnes, hein, mes tartes ?"

"Pas de trace de gloss. Que dire ? Sa bouche est parfaite."
(sourire)
Franchement, il y a plein de petites choses, qui ne sont pas grand chose, mais qui m'ont faite sourire et qui... je sais pas comment le dire... font pétiller ce texte comme une badoie (*ne boit pas de bière*).

Pour la dernière partie, j'aime tout jusque les pieds qui sont si jolis.
Mais après, ça se gâte un peu. C'est dommage mais je sens une rupture avec tout le reste. Le récit me semble devenir confus, les phrases sont moins belles...

Pas friande :
*Des 3 tourne à droite puis la Garonne.
*Contempler les remous, mais il n'y en a pas.
*"Je les touche, émerveillement, les caresse, précaution, puis les masse, douceur,"
Ca commençait bien mais "les masser", mouais...
*Pareil pour le "Ecoute moi respirer (...)". Ca me perturbe qu'il lui parle (même s'il ne le fait pas vraiment).
*Les remous qui surgissent.
*Répétitions des "après-midi" et de "train", plus ou moins volontaires mais qui ne séduisent pas mon oreille...

"la locomotive ou les contrôleurs tombent en panne"
lol, j'avoue, c'est bien trouvé, dit en toute innocence :)

*Mettre la main aux fesses... Du même type que la bave, c'est pas très glamour tout ça :) Disons que ça casse un peu le ton du texte (sensible, léger, délicat).
*Et toujours pas fan des répétions de la dernière phrase.

Alors si je résume un peu tout ça.
Citation :
Widjet a dit :
je découvre un auteur qui sait mettre de l’ordre dans son esprit foutraque et créatif

Il lit dans mes pensées ^^. Je te trouve posé, canalisé, sans qu'on en voie les barrières pour autant. C'est peut être la brièveté du texte, qui n'a alors pas le temps de partir en live, mais c'est du beau travail. Je disais plus haut : c'est sensible, léger, délicat, doux, presque fragile. Très plaisant à lire. J'ai été très touchée mais je reste sur ma faim question fin. T'as pondu un petit diamant qu'il faut encore polir :)
La spontanéité te réussit en tout cas, je t'encourage à poursuivre là dedans. Je ne sais toujours pas comment tu fais (vu nos manière très différentes (presque radicalement opposées) d'écrire), mais tu le fais bien.

Des choses à revoir mais un ensemble harmonieux qui m'a englobée dans un cocon l'histoire de quelques minutes.
Merci :)

mumuse

   monlokiana   
24/7/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J’ai adoré ce texte
C’est fluide, je n’ai pas eu à être impatiente de voir la fin, d’ailleurs, j’aurai aimé que ca ne se termine jamais… (lol)
Le titre est très attirant, à vrai dire, je me fous bien des détails techniques : c’est l’histoire qui me plait…
Toutefois, je trouve bizarre que le boulanger et Citron se soient rapprochaient si vite alors qu’au début, ils n’arrivaient même pas à tisser une conversation… C’est rapide donc, très rapide…
Je vais donner une note que je n’ai donnée à personne jusqu’à présent… (lol)

   melancolique   
29/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Placebo,

J'ai découvert ce texte grâce au concours de relations textuelles et je l'ai vraiment adoré, une écriture fluide et poétique, et une fin d'une très grande sensibilité.

Le titre surtout est très évocateur.

Merci beaucoup pour ce merveilleux moment de lecture.

Au plaisir de vous relire.


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