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| ANIMAL
9/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un texte foisonnant et d'un triste... Si vous avez le bourdon, attendez d'aller mieux pour le lire.
Si j'ai bien compris, les deux personnages, qui habitent le même immeuble, furent ensemble durant un temps puis se sont fâchés et Monsieur essaie de reconquérir Madame à l'occasion de l'an neuf. Celle-ci s'en fiche car elle s'est bâtie sa petite vie de solitude. Au thème rebattu des souvenirs enfuis et de la vieillesse-naufrage, qui est ici plutôt bien traité, s'ajoute celui de la satyre des fêtes de fin d'année. Le style est très imagé, peut-être un peu trop car la succession descriptive brouille le fond de l'histoire. La nouvelle aurait gagné à être un peu plus lisse dans sa façon de dépeindre chaque geste des personnages. Il y a quelque chose de cruel tout au long du texte et surtout dans cette chute, cet espoir déçu sans même avoir eu sa chance. |
| papipoete
18/11/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour Cyrill
Black is black ; il n'y a plus d'espoir... Ou la vie dans un immeuble, avec ses stars masculine, féminine qui se rêvaient en haut de l'affiche ; qui en montèrent quelques marches grinçantes, mais bien vite trébuchèrent dans les réalités, glissèrent à ce maudit gravier, et retombèrent plus bas que bas. Sans superglu, ce Jour de L'An ce couple avorté pourrait se recoller, mais Monsieur fut trop vil avec ses idées de grandeur ; sa Belle ne s'en remettrait pas, jetée comme une " contrefaçon " qu'elle fut ; trop tard, place au pinard !...à moins que ce ne fut Madame, la coupable ? NB une histoire qui doit se répéter des milliards de fois, en dessous de chez nous, l'immeuble d'en face avec ces gens " bien " polis, qui se sourient en se croisant, et puis plus rien ! et le feuilleton de leur vie égrènera ses coups de balai aux ch'nis, les autos qui passent avec leurs gros yeux le soir comme unique spectacle plein air, quand il faut rentrer. de nombreux passages qui nous renvoient vers des scénarios par nous connus ; ce bordel sur la table, entre médocs, journaux, le chat et sa queue et ces Roméo et Juliette séparés par le destin, mais pas morts, juste vivants de rêver à - si j'avais fait ça, si on avait pu, Un moment de lecture qui fait peur du grand âge, quand l'autre ne sera plus ; personne dans l'escalier ni près des poubelles ; que la Télé et ses infos d'ailleurs qui nous rendent râleurs... Fort triste, mais si empli de vérité... |
| Mikard
18/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Hello Cyrill
Rien de bien nouveau dans ce texte, thème souvent ressassé et usé jusqu’à la corde. Pourtant la lecture est fluide donc ça passe. Beaucoup de clichés sur la décrépitude, la solitude, le laisser aller de l’âge, quand plus rien n’a d’intérèt ni d’importance. Discrètement, et voyant arriver l’ennui, je guettai la fin plein d’espoir mais heureusement arrive ce rayon de soleil dans la grisaille : Le papy décrépi est encore amoureux, il a tout lâché, l’apparence, la santé, sauf son cœur qui bat encore, pour une ancienne conquête en plus, miracle de Noël, pensai je, mais non la lettre d’intention se perd sous les coups de balai de la belle, quand ça veut pas … En fait, j’ai bien aimé. Mik |
| Myndie
19/11/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Cyrill,
Entre les squames qui « sitôt se resèment ou s’envolent, confettis de calculs et ressassements sans résolution » et le sac poubelle dont le plastique « frappe ses varices comme on se morigène. », tu ne nous épargnes rien !^^ Si je résume : la Saint Sylvestre (période déprimante par excellence), la vieillesse, la solitude, je ne te remercie pas, voilà de quoi nourrir mon spleen pour la journée. Mais avec quelle facture magistrale ce récit mélancolique et infiniment poétique réussit l'exploit de donner corps à deux solitude : la solitude cérébrale (il écrit) et la solitude émotionnelle (elle ressasse ses remords)! On comprend bien que ces deux là ont eu une relation passée et avortée ; le regret est éminemment sensible, presque palpable. Plus remarquable encore est cette métaphore filée que constitue la personnalisation du vieil immeuble qu'on « voit se tasser, écraser ses hernies, éponger la brume et souffrir le martyre sous la férule arthritique. » et qui « se grise à l’alcool de sa mélancolie ». Comme toujours avec toi, l'écriture est très travaillée, les termes minutieusement choisis, les descriptions suggestives et tellement poétiques ! J'en ai relevé quelques unes mais le texte regorge de ces images aux mots justes: « Elle va vider son sac. Détritus de la veille, objets inutiles, épluchures, tickets de caisse et vieux chagrins entassés dans le même plastique. » « la fièvre numérique aux lueurs prémâchées, aux paillettes pétaradantes. » « Des sucs odorants chatouillent la misère du cœur. » Sans oublier l'évocation un tant soit peu cynique mais à peine outrée du réveillon de la nouvelle année avec son « abondance pronographique » et ses « éclats de rire indigestes ». Tellement vrai et tellement triste... Cette nouvelle est une merveille de sensibilité. Myndie, qui reprendrait bien un peu de Prozac |
| Yakamoz
19/11/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Cyrill,
Cela commence comme une chronique de la solitude ordinaire d’un petit vieux un soir de réveillon du nouvel an. Il ressasse ses souvenirs, on s’attend à quelque chose de mille fois rebattu, mais l’apparition de Mme Gachet change la donne et l’histoire prend une autre direction. Ces deux-là se sont trouvés à un moment, puis se sont fâchés et on assiste à une tentative de réconciliation, occasion manquée, balayée par le mauvais sort. Les deux personnages sont bien campés, on les visualise aisément avec leur physique et leur mental qui se dégradent, on imagine leur vie morne et étriquée sans avenir désirable. J’ai trouvé l’écriture très belle, riche en métaphores et en images percutantes, qui rend la lecture plaisante et agréable sur un thème qui ne l’est pas et que chacun redoute d’avoir à affronter. Il ne s’agit pas d’un énième texte sur l’isolement des personnes âgées, et c’est ce qui fait sa force et son intérêt. |
| plumette
25/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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la langue est riche et poétique, elle prend le pas sur l'histoire et c'est ce qui est un peu difficile pour moi.
Trop de foisonnement dans les mots m'éloigne de ces petites gens, qui, eux, justement, n'ont pas vraiment les mots pour renouer ce lien ténu qui s'est défait. il y a de la tristesse , mais là aussi , la tristesse est masquée ( pour moi bien sûr!) par cette richesse de la langue. c'est un texte qu'il me faut apprivoiser, j'y reviendrai sûrement, le thème de la solitude et de l'incommunicabilité me touche. |
| Cyrill
26/11/2025
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