Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Fantastique/Merveilleux
Edelweiss : Les disparus
 Publié le 13/08/14  -  5 commentaires  -  12335 caractères  -  141 lectures    Autres textes du même auteur

Monsieur Thomas souffre d'un mal dont personne ne trouve la cause et se retrouve malgré lui dans un établissement psychiatrique.


Les disparus


– Dites-moi pourquoi vous êtes ici, monsieur Thomas.


Cet homme aux cheveux gris ne m'inspirait pas confiance. Il avait des lunettes en demi-lune et me faisait penser à un vieux sorcier. J'arrêtai les picotements de mes mains en les frottant l'une contre l'autre et continuai à le fixer dans les yeux.


– On dit que je suis parano, répondis-je enfin.


Le docteur nota quelques lignes sur son carnet. J'aurais pu lire à l'envers, mais je crois que c'était interdit.


– Qui « on » ? enchaîna-t-il.


Je ne le sentais pas honnête, il ne m'inspirait pas confiance du tout. Je l'ai souvent surpris à regarder par la fenêtre, à chaque fois, de la même manière et de la même intensité. Il y avait un sniper. Il me visait par l'autre fenêtre. Je m'étais recroquevillé sur le canapé de façon à ce qu'il ne puisse plus me voir. Il était obligé de changer de toit s'il voulait m'avoir.


– Qui « on », Thomas ? répéta le médecin.


Je ramenai mes genoux sur ma poitrine. Et s'il faisait partie de ces gens et voulait savoir si je le savais ? Il engagerait un second sniper ou ouvrirait une trappe sous mes pieds quand je me lèverais. Tant que je ne bougeais pas de ce canapé, il ne pouvait rien me faire.


L'homme nota d'autres lignes sur son calepin et s'affaissa dans son fauteuil de cuir rouge. Son bureau était vaste. Mais sans bureau. C'était étrange.


– Quand ont commencé les manifestations ? s'enquit de dire le psychologue.

– Il y a très peu de temps. Même si je n'en ai plus la notion, maintenant.

– Racontez-moi comment cela s'est-il passé pour la première fois.


*


Une nuit, j'avais fait un rêve étrange. Le matin, je ne m'en souvenais plus, mais ça m'avait laissé une impression désagréable. La journée s'était malgré tout bien passée. Sur le retour, j'ai pris un métro de la ligne 6, près de Glacière. Je sortais du travail. Le soleil déclinait lentement dans le ciel parisien. Il devait être... dix-neuf heures. Je rentrais chez moi, mais avant je devais faire quelques courses. La rame n'était pas bondée, alors je m'étais assis sur un strapontin près de l'entrée. Et puis une dame d'un certain âge est apparue, aux alentours d'Égard Quinet. Voyant que personne ne réagissait, je me suis levé et lui ai présenté mon siège. Et là, la vieille femme s'est comme transformée, muette et interloquée. Sur le coup, je pensais qu'elle n'avait pas compris, alors je le lui ai remontré la place, avec le sourire. Elle a eu un mouvement de recul et est sortie de la rame avant que les portes ne se referment. Je suis resté dans l'incompréhension durant tout le reste du trajet. J'avais l'impression qu'on me regardait d'un mauvais œil.


*


Le policier finit de taper sur le clavier de son ordinateur et se tourna vers moi.


– Ce n'est pas tout, apparemment.


Il farfouilla dans ses papiers et ressortit un dossier. Un objet dans un petit sac de plastique transparent m'interpella. C'était un bijou que l'on aurait pu mettre sur un porte-clefs. Une sorte de long froufrou coloré, plutôt enfantin.


– Ça vous rappelle quelque chose ?

– Oui, répondis-je à mi-voix.

– Vous voulez bien me raconter d'où il vient et ce qu'il s'est passé ?


*


J'étais à la gare d'Austerlitz ce jour-là. Il ne faisait pas très beau, mais c'était samedi après-midi. C'était une raison suffisante pour se balader. J'attendais mon amie qui devait arriver par le train de 14 h 28, en provenance de Strasbourg. Il était 14 h 40 et elle n'était toujours là. Il y avait eu un problème sur la voie. En attendant, je suis allé me prendre un café au distributeur. J'ai mis une pièce d'un euro dans la machine et j'ai appuyé sur « expresso » pour 50 centimes. J'ai remarqué ensuite que la machine ne rendait pas la monnaie. Non content d'avoir perdu la moitié de mon argent, j'ai dit à la personne qui se trouvait derrière moi : « N'utilisez pas votre monnaie, si vous prenez une boisson à 50 centimes, elle sera gratuite pour vous. » J'ai bu une gorgée et j'ai rejoint le quai. Sur mon chemin, ceux qui avaient vu la scène au distributeur s'étaient écartés devant moi, et je les avais entendus murmurer des choses en secret. Je me suis retourné, tout le monde avait repris ses activités, et la femme à qui j'avais parlé était partie vers un autre distributeur.


*


– Vous ne me l'aviez pas raconté, ça ? m'interrompit le commissaire en fronçant les sourcils.


Je levai les épaules d'un air désolé. Il soupira et continua de taper.


– La peine n'en sera que plus lourde... Continuez.


*


Vers 14 h 55, mon amie arrivait enfin. En la voyant, transporté par le bonheur de la retrouver, j'ai couru jusqu'à elle et je l'ai enlacée. Nous avons passé une après-midi assez tranquille, à nous balader près des berges de la Seine, puis nous nous sommes arrêtés pour boire un verre sur une terrasse, au Petit Samaritain. Lorsqu'elle est partie aux toilettes, j'ai consulté mon téléphone et j'ai répondu à un message. Et puis, une dame un peu forte a échappé un bijou fantaisie de sa poussette en se faufilant entre les clients de la terrasse. Je me suis précipité pour le ramasser et je l'ai tendu à sa petite fille qui marchait derrière elle. L'enfant s'est mise à crier et a couru se cacher sous les jupons de sa mère. Cette dernière a ponctué mon action d'un hoquet de surprise et a disparu, en me demandant pour qui je me prenais. Tous les gens de la terrasse me regardaient étrangement, et mon amie aussi.


*


– C'est elle qui nous a appelés, reprit le neurologue. Votre amie. Elle avait déjà vu ce genre de cas et pensait que vous deviez nous consulter. Ce qu'elle a eu raison de faire.


L'homme, grand et mince, me pria de m'allonger sur cette plate-forme afin de me faire passer l'IRM. Je n'étais pas rassuré du tout, avec mon cathéter au bras, mais il me disait que ça allait bien se passer.


– Allongez-vous. S'il y a une défaillance neurologique, elle sera détectée grâce à cette machine. Il y a forcément une explication rationnelle à ce qui vous est arrivé.

– C'est étrange, docteur, je n'ai pas l'impression d'aller mal, pourtant.


Le neurologue ne dit rien pendant quelques instants. L'angoisse montait d'autant plus.


– On ne se rend pas toujours compte que l'on va mal, tant que personne ne nous le fait remarquer... Racontez-moi ce qui s'est produit à votre travail ce jour-là.


*


Je remarquais que Marc avait des petits problèmes avec son interface. Il avait passé une bonne partie de la journée dessus sans que rien ne fonctionne. Quand je lui demandais ce qui se passait, il m'expliquait que certains boutons ne réagissaient pas lorsque l'on cliquait dessus. Quand il avait essayé de prendre les choses en main, tout semblait soudain compliqué. Dès qu'il modifiait quelque chose, l'application ne voulait plus démarrer. La présentation devant de gros investisseurs était prévue pour le lendemain midi. Exténué, il était rentré chez lui, en disant qu'il s'en occuperait le lendemain avant leur arrivée. À 22 h, j'étais encore au bureau. Je savais que toute l'équipe attendait beaucoup de ce projet, et j'avais assez de connaissances dans ce domaine pour régler le problème avant l'aube. À 9 h 32, le lendemain, je venais de finir les derniers tests. J'avais dû reprendre la moitié de l'application pour que tous les liens se fassent, mais tout fonctionnait ! Lorsque Marc est arrivé, avec le reste de l'équipe de projet, je lui ai dit qu'une surprise l'attendait. Il s'est mis à son poste et a découvert ce que j'y avais fait. Son regard était empreint d'interrogation. Il restait étrangement muet. Le visage de chacun de mes collègues n'était plus qu'un masque d'effroi et de gêne. Personne ne m'a plus adressé la parole du reste de la journée. Le matin suivant, il y avait une lettre sur mon bureau. J'étais licencié.


*


– C'est bien ce que je craignais.


L'homme claqua de la langue et flatta sa longue moustache grise de façon désinvolte. Je me demandais combien il en avait. Une dizaine d'entre elles attendait probablement dans son armoire à pharmacie, qu'il devait choisir en fonction du résultat plus ou moins dramatique à annoncer.


– Vous êtes bien malade, mon pauvre ami, reprit-il en se levant. Et d'une maladie plutôt rare. Aucune n'avait été diagnostiquée depuis deux siècles au moins !


Il se planta devant moi et croisa les mains. Il me scrutait, de haut en bas, comme si j'étais un animal curieux. Cette attente était très pesante.


– Qu'est-ce que j'ai, docteur ? Est-ce grave ? Est-ce que ça se soigne ?

– Difficile à dire. Vous êtes mon premier cas de "benignitas naturalis longis", que l'on pourrait traduire par "gentillesse naturelle chronique". Vous avez eu des cas de gentils dans votre famille ?


Je dus remonter à au moins trois générations pour lui répondre.


– Ah, continua-t-il, accusant une certaine peine. Il y a très peu d'études à ce sujet. Il n'existe pas vraiment de traitement médicamenteux, j'en ai peur. J'ai toutefois entendu dire que certains abus d'alcool ou de drogues pouvaient améliorer temporairement cet état. Je peux tout de même vous prescrire du Mylan-Citalopram, les effets secondaires pourraient atténuer considérablement vos symptômes. Ça vous mettrait dans un état nerveux, agité, voire agressif.


Je ne réalisais toujours pas ce que j'entendais. Ces derniers événements m'avaient plus que troublé. Je m'étais senti si observé, si jugé. Jamais je n'aurais pensé que j'allais aussi mal. Cette pathologie ancrée dans mes gènes n'avait été qu'une bombe à retardement.


– Vous n'avez que 24 ans. Avec un bon suivi psychologique pour vous enlever ces automatismes, vous faire réapprendre certains mécanismes de pensées, juguler votre bonté intérieure, tout devrait rentrer dans l'ordre sur une dizaine d'années.


Le vieux bonhomme me donna une grande tape dans le dos et me gratifia de ses mots les plus mutilateurs.


– Si on m'avait dit que j'allais en voir un vrai dans ma vie, je n'y aurai pas cru.

– Pourquoi cette « race » s'est-elle éteinte, professeur ?

– Oh, eh bien, la sélection naturelle, la loi du plus fort... Les plus faibles se sont fait manger assez de laine sur le dos pour disparaître complètement.

– Mais le monde va de plus en plus mal. Et si, pour le bien de l'humanité, on réapprenait... à être gentil ?


Le vieil homme me dévisagea et devint plus pâle que jamais.


– Quelle idée saugrenue ! Vous n'y pensez même pas. L'homme est un loup pour l'homme. Il n'est pas dans son code génétique d'être aimable avec son prochain, ou il court à sa perte ! Il y eut une expression de l'époque qui disait : « Donne la main à autrui, et il te prendra le bras et tout ce qui suit. ». Ce serait une perte de temps et d'énergie considérable. Croyez-moi, jeune homme, débarrassez-vous de cette maladie dès que vous le pourrez ou on vous pointera du doigt jusqu'à la fin de votre vie.


*


Dès lors où je marchais dans la rue, je devais faire attention à chacun de mes gestes ou de mes mots. J'étais devenu une contrefaçon, une erreur de la nature. Le professeur avait raison, on me pointait du doigt, on me regardait et on me jugeait sans cesse. Si j'avais le réflexe de dire « pardon » ou « merci », je me prenais une amende de 90 euros. Si au volant de ma voiture, je cédais la place qui m'était due, 130 euros. Si dans une file d'attente, je laissais passer quelqu'un avec peu d'articles, 30 euros.


Un jour, dans le métro, j'ai craqué. Un homme d'affaires venait d'entrer de justesse dans la rame où j'étais. Il avait ouvert sa bouteille d'Orangina, et elle avait éclaboussé tout son attaché-case. Ses doigts collaient et avec cette chaleur, ceci l'énerva très vite. En sortant à la prochaine station, je me suis arrêté sur le quai. Alors que les portes du métro se refermaient, je lui ai lancé un mouchoir en papier au visage et je me suis enfui.


Je ne regrette nullement mon geste, même si les caméras de la RATP m'avaient repéré. J'avais le cœur empli d'une sensation nouvelle, qui était beaucoup plus gratifiante que tout ce que j'avais connu jusque-là. Et je souhaitais intérieurement que mes actions redéclenchent l'épidémie, et qu'un jour, peut-être, nous serions un peu plus contaminés de nouveau.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
13/8/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Edelweiss,

Alors là je ne m'étais pas attendu à ça!:

" Vous êtes mon premier cas de "benignitas naturalis longis", que l'on pourrait traduire par "gentillesse naturelle chronique"

Il n'est pas parano c'est rassurant mais il vit dans un monde violent où je comprends mieux pourquoi il ne se sent pas en sécurité dans cette fameuse scène: "Il y avait un sniper. Il me visait par l'autre fenêtre. Je m'étais recroquevillé sur le canapé de façon à ce qu'il ne puisse plus me voir."

Maintenant je dois vous dire que votre nouvelle manque cruellement de décor, de scène ou réplique décalées, Il y a certains passages qui m'ont amusé comme quand il reçoit des amendes à cause de son comportement aimable, ou quand il jette un mouchoir à l'homme d'affaire pour lui rendre service avant de s'enfuir comme un "voyou" mais je trouve que ce n'est pas suffisant. Vous n'en dites pas grand chose sur le monde qui l'entoure. Je trouve le docteur bien sympathique pour un homme sensé faire partie d'une population agressive, malpolie etc...c'est dommage car le dialogue entre le neurologue et Mr Thomas aurait été d'enfer, et ça aurait ajouté de la folie et de l'aberration un brin cynique.
Et puis il aurait été bien que le monde d'où il vit soit plus vivant, entendre les paroles des personnages qu'il a croisé, et j'aurais eu plus connaissance de leur comportement, de leur façon de s'adresser à l'autre, entendre les chauffeurs de taxis râler, de lire des panneaux publicitaires insolites, lire plus d'anecdotes comme vous l'avez fait mais les développer, et on aurait plongé dans un monde absurde. Tout cela aurait apporter de la vie, de la frénésie, des couleurs et de la consistance à ce monde.

Le héros est assez fou ou trop naïf dû à sa pathologie pour croire cela:

"Et je souhaitais intérieurement que mes actions redéclenchent l'épidémie, et qu'un jour, peut-être, nous serions un peu plus contaminés de nouveau."

Ou bien est-ce moi lectrice qui suis trop pessimiste quand je lis comment l'Homme à évoluer vers la régression. Mais qui sait le héros refera revivre cette "race" qui s'est éteinte.

Votre sujet est une bonne idée mais il y avait tellement de choses à dire. Dommage.

   Shepard   
13/8/2014
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Edelweiss !

Pas de longues descriptions, tout est révélé au travers des dialogues, c'est un bon point pour moi, du coup ça se lit assez vite.

Mais voilà je ne vois pas en quoi ce monde, supposé "méchant" est méchant. Le docteur n'a pas l'air cruel ni cynique, il semble même concerné, ce qui est aux antipodes de ce que suggère l'idée du récit. Il en va de même pour les autres personnes succinctement abordées : "l'amie" est inquiète et cherche à comprendre plutôt qu'un simple rejet du protagoniste bizarre. D'ailleurs pourquoi a t-il une "amie" dans un monde ou la gentillesse n'est pas permise et perçue comme une maladie ? On s'attendrait à un univers beaucoup plus égoïste.

Pourquoi pas plutôt un lynchage pur et simple de la personne gentille ? Le massacre d'un monstre à la personnalité difforme qui n'aurait pas sa place dans l'univers ? Une traque sans pitié des personnes gentilles jugées "faibles", une situation décrivant un eugénisme des comportement sociaux ?

Il faut bien reconnaître qu'un tel univers ne pourrait pas exister... En tout cas cela représenterait un terrible défi pour l'auteur de le rendre crédible.

Au final l'auteur délivre une parodie de notre univers en faisant fi de la logique d'un tel monde (qui serait absurde, mais la folie pure des personnages aurait pu être le centre du récit), et ça ne marche pas pour moi, c'est trop facile de passer aussi vite sur le fond. C'est une idée qui n'est pas menée à bout...

   Robot   
15/8/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je ne suis pas convaincu par ce texte. Bien qu'il soit d'une bonne écriture, c'est le fond qui me déçoit. Pour me convaincre, j'aurais voulu y trouver de vrais méchants, j'aurais voulu que vous me décriviez un monde de méchants. Mais ceux que croise le personnage sont des "salauds" bien pâle. Je crois que vous n'êtes pas allé ou terme de la logique de votre sujet.

   Asrya   
26/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je n’étais pas très emballé par la description, ni le titre à vrai dire, mais je me suis quand même lancé dans votre récit.

De manière générale, votre nouvelle se lit aisément ; un rythme soutenu, plutôt dynamique, malgré une certaine difficulté en ce qui concerne la transition entre les dialogues et la narration. (Rien n’indique le changement d’interlocuteur entre le neurologue et le policier, un peu perturbant)

L’écriture est plutôt agréable, simple, fluide.

J’en viens à présent à l’idée principale de votre texte : « la disparition des gens « bon » » (et non des « jambons » … ahaha…)

Le contexte dans lequel cette disparition est amenée est très bien vu ! A mon sens. Cette histoire de paranoïa est bien trouvée, même si un peu plus de paranoïa aurait été appréciable j’imagine. Ou pas… peut-être que trop en ajouter aurait conduit à des redondances. Peut-être après tout…

Quoi qu’il en soit, je me suis fait avoir à la première lecture et ai dû attendre le discours du médecin pour connaître le fin fond de cette histoire, donc bien joué !

Dans le fond, peut-être que cela n’est pas assez extravagant, puisque le cas de figure que vous décrivez l’est complètement. Un petit manque folie.

Avant de finir, je tiens juste à « réagir » sur les commentaires qui vous ont été donnés ; à savoir que votre texte pèche en méchanceté, que vos méchants ne le seraient pas assez.
C’est un point de vue, comme un autre, que je suis loin d’approuver.

Tout d’abord parce qu’en réalité, cette nouvelle ne parle pas de « méchanceté » ; elle dénonce simplement l’absence de bonté.
Être méchant, grossièrement, c’est « blesser les autres », être bon, grossièrement, c’est « aider les autres ».
Peut-on définir une personne comme étant « méchante » à partir du moment où elle n’est pas « bonne » ? J’en doute.
Il me semble qu’il existe un état transitionnel entre ces deux aspects : « ignorer les autres »

A cogiter.

Pour conclure, un texte qui permet une certaine réflexion sur la société, passée, présente, à venir et qui malgré son aspect un peu sobre, m’a gratifié d’une lecture fort plaisante.

Merci à vous pour votre récit,

Au plaisir de vous lire à nouveau,

Asrya.

   Anonyme   
28/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cher Edelweiss,

Je me suis laissé conquérir par ta nouvelle, que j'ai lu d'une traite. Je trouve que tu as un style qui se lit très bien, et l'idée dont tu t'es servie me paraît à la fois inédite au regard de mes lectures et révélatrice de la société dans laquelle on vit.
C'est pourquoi je trouve ta réflexion très intéressante.

De plus, la façon dont tu as choisi d'évoquer les souvenirs trouve tout son sens ici -M. Thomas considéré comme fou, c'est comme si on se perdait au hasard des tourments de son esprit.

Bref, un grand bravo pour l'idée et le style, j'ai hâte de lire tes prochaines nouvelles !


Oniris Copyright © 2007-2019