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Sentimental/Romanesque
humbaby : Départ permanent
 Publié le 26/07/14  -  10 commentaires  -  6151 caractères  -  176 lectures    Autres textes du même auteur

Une histoire de choix de vie, de choix de compagnon de route.


Départ permanent


Un florilège de questions envahissent anarchiquement chaque recoin de mon esprit, censé être… en ce dimanche… de repos.

Quatre heures. Je le retrouve enfin. C'est une après-midi magnifique. Une des plus ensoleillées depuis quelques semaines. Après avoir rapidement balayé des yeux la foule de spectateurs qui regarde le match, je le distingue. Il est encore plus beau que d'habitude. Coiffé de sa jolie casquette Kangol bleu nuit qui lui va si bien au teint, mon regard ne peut être que happé.

Je le rejoins. Il n'a pas l'air offusqué de mon arrivée. Il a même plutôt l'air d'être content que je me joigne à lui pour regarder le match. En tout cas, il a le tact d'accepter la situation telle qu’elle est. Moi, de mon côté, je fais de même. Je l'embrasse tendrement sur la joue. Lui me répond par un large sourire et m'ouvre les bras. Pas un mot, juste de la tendresse en guise d'explication. Je tente de profiter de ce moment. Après seulement quelques minutes, les questions s'invitent à nouveau dans l'antichambre de mon cerveau. Au fond, je me demande ce qu'il va devenir. Je me retourne vers lui, le regarde avec intensité, tentant de percer le mystère qui luit dans son regard. Mais ses yeux noisette ne se fixent déjà plus. Pourtant, je crois distinguer la direction qu'il prendra. La FUITE.

Mes yeux à moi, eux, glissent sur un chemin que je connais déjà bien mais qui ne cesse de me séduire. Depuis ces longs cils courbés jusqu'à ces mains longues et délicates, mon regard se fixe à l'approche de son torse nu, à la peau bronzée. Cette peau au goût sucré, si chaude sous mes lèvres.

Moi, l'abeille, lui, le sucre… Ma gourmandise.

Seulement, il n'est pas juste doré, il est cuit. Et ce qui le brûle, le consume, c'est ce qui déterminera la route qu'il empruntera. Une longue route qu'il parcourra en solitaire.

Il ira où Stella sera. Si ce n'est elle, il suivra le chemin d'une blonde ou d'une brune. Dans ces cas-là, il n'est pas difficile.

Fini le temps des bonnes résolutions. Le soleil est là pour de bon, accompagné de son lot de légèretés. Elles sont toutes là. Elles lui tendent les bras. Ruisselantes mais tellement rafraîchissantes. Une vraie bouffée d'oxygène. Pour lui surtout. Car pour moi, c'est un énorme poids qui plombe notre couple, notre avenir ensemble.

Je sais qu'il partira, léger, insouciant car ses pas ne sont guidés que par cette quête d'enivrement, de nouveauté, de dépaysement. Plus question de responsabilité ni de travail. Pas d'attache, pas de soucis.

Les heures passent, les langues se délient. Et la voilà arrivée… L'heure du pamphlet sur cette société pour laquelle il n'est pas adapté. Son unique conclusion ; son camion et la fuite en avant, en mode "teufeur". En même temps, je ne pouvais pas ignorer cette part de lui.

Une allure nonchalante mais travaillée. Randjos, jeans troués à tout va. Tantôt griffé du signe Anarchie, tantôt crayonné d'un "punk is not dead". Tee-shirt rouge Kronenbourg, moustaches et rouflaquettes. Crête mais aussi rastas et le tout surplombé d'une casquette, décorée de capsules de bière clipsées sur les côtés de la visière. Son look de tous les jours… Un look de dur à cuire. Un vrai rempart.

Et puis son mode de vie… Impossible de construire quoi que ce soit en couple. Un vrai vagabond. Son QG ? La fête. Une adresse ? Son Trafic aménagé. Et moi dans tout ça. Dois-je endosser le rôle de la fille qui attend sur le quai que son marin rentre au port… Trop pour moi ou, finalement, pas assez. Il ne me donne rien… Ni son temps, ni sa joie, ni son attention. J'ai seulement le droit de m'occuper de ses problèmes administratifs. Et encore… c'est moi qui m'empresse de tenter de redresser la barre… car il ne me demande même pas de l'aide… Si je l'écoutais, il se laisserait emporter par les flots… Même en sachant qu'il s'échouera, à plus ou moins long terme, sur un monticule d'ennuis… Fermer les yeux c'est ce qu'il sait faire de mieux… et se laisser dériver. J'ai tellement envie de m'en défaire mais si seulement je savais écouter ma raison. Et si lui avait les épaules. Si je ne craignais pas qu'il ne s'enfonce. J'ai l'impression d'être son garde-fou.

Il paraît solide seulement il est si fragile. Un sale gosse ingrat mais un gamin surtout. Je ne veux pas le laisser seul, face à ces découragements et ses démons. J'ai, quotidiennement, face à moi, une proie consentante. Malgré ses sursauts de lucidité, il est prisonnier. Il ne lutte que très rarement. Pourtant moi, je suis là. Son meilleur atout. Ne me voit-il pas ? Dévouée, aimante mais épuisée malheureusement. En bout de course. Vidée.

Je voudrais, moi aussi, être légère, libérée de lui. Seulement comment faire ? Aimer mais quitter. Impossible ! Lui y arrive bien pourtant. Il aime mais part. Quitte, temporairement certes, mais il quitte.

Il part la rejoindre… Peu importe où il la retrouve… Chez des amis, en soirée, au café, au restaurant ou bien même à la maison… Moi, j'assiste, bien malgré moi à ce manège qui lui fait tourner la tête. Elle le détend, le rassure, l'enveloppe d'une douce chaleur jusqu'à presque toujours l'enivrer et l'exciter. Elle lui donne l'assurance, l'entrain ; le fait rêver parfois aussi. Alors qu'auprès de moi, il se retrouve face à ses difficultés. Très vite, il ressent un besoin viscéral de la posséder à nouveau. Car ma volonté de le recadrer le pousse encore plus dans sa direction. Finalement, je culpabiliserais presque d'être au cœur de sa dépendance. Jamais je ne l'apaiserai ni lui ferai retrouver la raison. J'ai tort de vouloir le changer. On ne change pas. Mais je souffre de l'aimer. J'ai affaire à la plus indélogeable des maîtresses. Je ne saurai la supplanter ni l'anéantir. Elle sera à jamais dans sa tête et dans son sang. C'est la pire… Elle est de toutes les occasions, inévitable. Il n'aura certainement jamais la force de la quitter. La preuve encore ce soir… Il ne rentrera pas avec moi. La nuit tombe, les équipes quittent les vestiaires. Chacun rentre dans son foyer. Mais lui non. Il s'en va, nez au vent, mains dans les poches ; enfin… surtout une. Car il aura toujours besoin de l'autre, pour tenir, non pas ma main, mais sa bière.


 
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   Anonyme   
26/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Humbaby

Quand on aime quelqu’un, inutile de lutter.
Je suis sans défense quand je caresse « cette peau au goût sucré, si chaude sous mes lèvres ». Je comprends la fille.
Sacré canon, le mec. « Elles sont toutes là. Elles lui tendent les bras. Ruisselantes mais tellement rafraîchissantes ». C’est vrai que ça doit être pénible de voir d’autres filles sortir de sa douche. Et puis ça serait con d’arriver en retard pour lui taper la bise, lui l’apollon craquant en «tee-shirt rouge Kronenbourg, moustaches et rouflaquettes. Crête mais aussi rastas et le tout surplombé d'une casquette, décorée de capsules de bière clipsées sur les côtés de la visière ». Moi aussi j’ai failli épouser Miss Monde. C’est la marque de la bière qui m’a découragé.

Et puis, c’est quand même plus fun de fréquenter un teufeur qu’un apprenti boulanger. Quel con le type. Bosser la nuit… à l’heure où tous les chats sont gris.

Je me suis laissé prendre au piège de cette écriture juvénile et rayonnante. Il faut une écriture comme celle-là pour raconter cette histoire. Car je ne m’y trompe pas une seconde, c’est très bien écrit. Trop bien écrit pour une sortie de lycée. Il y a soit un talent en devenir, soit une entourloupe de vieux styliste retors qui a passé un pacte de jouvence avec le diable.
Les dernières phrases sont d’une lucidité terrifiante : une bonne bière, ça ne se remplace pas.

Qu’est-ce qu’on peut lui souhaiter ? De finir vieille fille ?

Ludi
barbe de trois jours
polo repassé
visière marine
tongs assorties
séduction 0

   Anonyme   
26/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Humbaby,

Le portrait d'un homme sous le regard de sa bien-aimée.
Après lecture de la chute j'ai dû relire une seconde fois votre nouvelle pour comprendre le désarroi de cette jeune femme (heureusement que votre nouvelle n'est pas trop longue). Je dis jeune femme car j'ai l'impression que ce couple ne doit pas avoir plus de 25 ans. Son homme est tellement immature, et sa compagne qui semble se contenter de très peu par amour d'un irresponsable.

En première lecture j'ai pensé que la maîtresse du type s'appelait Liberté ou Vadrouille. Ensuite ce passage m'a fait croire qu'il avait des aventures:

"Il ira où Stella sera. Si ce n'est elle, il suivra le chemin d'une blonde ou d'une brune"

Jusqu'à ce que je comprenne en seconde lecture que Stella était un jeu de mot, une marque de bière.

Mais la fin m'évoque un côté sombre émergeant: l'alcoolisme.
Les fêtes avec les amis, le découchage et la bière à volonté.

Une histoire bourrée de double sens dont j'ai plus l'habitude d'en lire en poésie qu'en nouvelle.

Ce n'est pas larmoyant, tout est en finesse, la femme ne se pose pas en victime, elle est plutôt dans la culpabilité, les sentiments de la narratrice sont bien mis en valeur, son amour pour son homme et son acceptation de l'attitude de ce dernier, lui trouvant toujours des excuses:

"Alors qu'auprès de moi, il se retrouve face à ses difficultés. Très vite, il ressent un besoin viscéral de la posséder à nouveau. Car ma volonté de le recadrer le pousse encore plus dans sa direction"

Je comprends le titre " Départ permanent", ce jeune homme revient toujours auprès de sa femme après une bonne soirée de beuverie, donc c'est un départ temporaire, mais en réalité elle a perdu l'homme qu'il était avant de manière permanente.
J'ai aimé ma lecture.

   Pimpette   
26/7/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel bon texte!
Si éloignée que je sois par mon âge et ma trajectoire de vie, j'ai ressenti tous les éclairages, toutes les nuances de ce couple moderne, difficile, où pourtant l'amour est présent par miracle!
C'est humain, singulier, authentique
Si bien qu' on se demande si l'auteur a pu écrire ça sans l'avoir vécu???
Mais un véritable écrivain le peut justement....

DErnière phrase intense, lapidaire, digne du reste!!!

   Uranie76   
26/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une fois n'est pas coutume, c'est le fond qui m'interpelle :

Aimer jusqu'à la lie, parce qu'elle ne peut pas faire autrement, et un peu parce que probablement, cette femme doit y trouver son compte, un certain équilibre bienfaisant: être un pilier pour une personne qu'on aime dans sa vulnérabilité pourrait assurer une agrafe supplémentaire pour lier ce qui a la réputation d'être prêt à craquer face aux aléas de la vie.

J'admire sa patience à tisser sa place : devenir une bite d'amarrage, un port mouvant pour un homme qui n'en a pas, qui n'en formule pas le besoin suffisamment, un homme qui ne jette l'ancre qu'au fond d'une bouteille : une sorte de bernard-l’hermite qui cherche un refuge ouateux qui le protège, dans la bière comme il aurait pu en trouver ailleurs.

J'ai aimé comment il fuit son regard parce qu'il y verrait son propre reflet peut être, il y lirait ses faiblesses, j'ai aimé sa tolérance face à cette fuite, il n'y avait pas que de la résignation quelque part, elle ne se leurre pas : on ne change pas les choses toujours en les prenant par les cornes alors elle ne force rien, elle attend.

Elle, entière, elle donne tout, demain peut être en se réveillant elle n'aura plus envie de donner quand le retour est si instable, est si insuffisant : au final on ne donne que ce qu'on a. Elle s'accroche à l'espoir de l'atteindre en devenant indispensable doucement mais sûrement, efficacement, elle sait néanmoins qu'il ne mesure pas encore son importance pour lui..consciemment ou inconsciemment elle devine qu'il s'effondrerait suite à son départ et paradoxalement ce serait là peut être une gifle salvatrice, une ultime possibilité de changer les choses, lui faire prendre conscience : Une carte risquée, quitte ou double, ça passe ou ça casse.
Alors elle reste, elle supporte, elle attend l'instant fatidique, elle craint juste qu'il ne vienne trop vite, trop tôt, malgré elle, et que cet amour boîteux, bancal puisse choir et expulser son dernier souffle faisant fi de sa patience, de sa volonté à elle de persévérer.

Merci pour cette belle sensibilité. Dépendances et indépendances sont dépeintes avec pudeur. Un regard cru pourtant, dénué d'illusions, résigné, clairvoyant, mature sans fioriture ni sentimentalisme dégoulinant.

La forme : La symbolique du jeu de tennis, de la balle qui change de camp constamment, symbolise l'aléatoire de l'issue, cette précarité des sentiments. Les regards semblent converger vers un seul terrain de jeu, mais divergent en réalité entre deux joueurs, deux façons de jouer, deux issues possibles.
Puis depuis l'antiquité il n'y a rien de plus efficace que le panem (cerevisia ici) et circenses pour distraire le peuple de leurs problèmes récurrents.

   RB   
29/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y a trop peu de commentaires sur ce texte brillant.

D'un côté, la nouvelle qui suit celle-ci, pleine d'exotisme mais avec la même contenance, la même réserve qui provoque l'émoi sur la misère et la joie d'un peuple lors d'une anecdote en Haïti et ici celle qui décrit la plus commune des déviances "belges", le buveur de bière avec tout le "decorum" que l'on connaît si bien surtout lorsque l'on fréquente les abords de stades...

Le regard de cette femme est tout aussi compréhensif, amoureusement lié, ici à un être comme, là, à un peuple.

"J'ai l'impression d'être son garde-fou. " Elle sait qu'elle se ment.
Elle accepte ce destin qu'elle ne souhaite pas avoir entre ses mains. Elle est liée. Et c'est superbe.

   Lulu   
31/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une bien chouette nouvelle, dont j'ai pensé qu'il pouvait s'agir d'un formidable incipit pour un roman. L'ambiance est là, posée, et l'on pourrait s'attendre à un bel horizon romanesque... Pourquoi ne pas écrire une suite, donc ? A vous de voir. En tous cas, j'ai beaucoup aimé.

J'ai été surtout très touchée par le style, notamment à partir de la description du look que fait la narratrice du conjoint. Je la trouve superbe, et le style demeure très fluide jusqu'à la fin.

Je ne peux que vous encourager à écrire davantage, ou encore. S'agissant d'une première publication sur Oniris, je vous félicite.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   guanaco   
31/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une nouvelle qui se lit bien.
Le personnage de la narratrice m'a bien plu, les mots qu'elle emploie, sa vision des choses de la vie, de SA vie, de LEUR vie, de SA vie à LUI, elle parvient à rendre sensuel et "presque" (pas entièrement faut pas exagérer!) sympa ce compagnon qui la trompe avec Stella (plus sexy que "La Gueuse"!).
Et c'est donc le portrait dudit compagnon qui me gêne: trop facile, trop prévisible, trop concret à mon goût. En fait, cette nouvelle me paraît trop courte et mériterait d'être développée, ce qui permettrait à l'auteur de nous offrir davantage d'images et de nous offrir une belle tranche de vies car les capacités d'écritures sont là et prometteuses...

Intéressant: cette nouvelle arrive peu de temps après une autre sur ce thème délicat de l'alcool et ses conséquences dans un "ménage à trois"...

   Brodsky   
7/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Rien à redire sur la forme. C'est bien écrit, et on se laisse entraîner facilement jusqu'au bout.
Une vraie qualité d'écriture : des doubles sens, des expressions à doubles fond...bien joué.

Mais... Ca m'énerve grave, la morale gnagnan de ces nanas qui confondent aimer et vivre en couple. Elle l'aime ? Très bien... Alors elle l'aime avec sa bière, et elle ne vient pas nous en faire un fromage.
Le type n'est pas insensible, ni immature, ni immoral, il est comme il est. Et elle le prend comme il est, ou alors, elle va voir ailleurs.

Parce que JE SAIS où ça mène, ce genre de manège... "je t'aimerais mieux sans ta bière", puis "je t'aimerai mieux sans ton blouson pourri", puis "je t'aimerai mieux sans tes match"...puis, "je t'aimerais mieux si tu m'aidais à faire la cuisine...la vaisselle...le ménage...si tu te rasais..."
Et quelques années plus tard : "Tu as tellement changé... Tu n'es plus l'homme dont je suis tombé amoureuse... Je pars !!!"

Et le mec reste seul comme un con.

Donc... J'ai détesté ton personnage. Le manque de maturité, c'est elle, pas lui.

Bon, je vais prendre une bière.

   Asrya   
27/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
N'étant pas un réel connaisseur d'alcool, Stella m'a embrouillé l'esprit !
Tant mieux. La fin n'en a été que plus savoureuse.

Je me suis laissé guidé par le dynamisme de votre écrit qui m'a littéralement happé.
N'ayant encore jamais été confronté à ce type de problème, je suis assez admiratif devant la manière dont vous avez traité ce sujet.
C'est beau.
Simple.
Émouvant.
Intense.
Beau.

J'ai encore plus apprécié la deuxième lecture, m'arrêtant avec plaisir sur les nombreux doubles sens de votre nouvelle.

Entre le désespoir et l'amour de cette femme,

Merci à vous pour ce texte profond,
Je reviendrai probablement m'en délecter quelques fois encore,

Au plaisir de vous lire à nouveau,

Asrya.

   carbona   
12/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Voilà un texte qui traite d'un sujet difficile. L'alcoolisme. Et d'un point de vue qui change de ce qu'on peut lire habituellement. L'alcoolisme vécu par l'entourage, en l'occurrence, le conjoint.

La dépendance est présente dès le début du texte, avec l'amour de cette femme, qui est, je trouve, très bien amené. Puis s'ensuivent les doutes pour le lecteur, Stella ? Mais on n'y croit pas, on voit bien qu'il n'est pas là question d'adultère, alors on se demande ce qui pose problème : des convictions, une passion puis on découvre petit à petit la présence d'une addiction.

Je regrette que la fin soit si explicite par l'emploi des termes "indélogeable maîtresse" et "bière à la main" qui tranchent trop avec la subtilité du récit. J'aurais souhaité des termes moins explicites (pas évident à manier, j'en ai conscience).

Votre écriture est juste et bien pesée. Quelques descriptions sont chargées, j'aurais aimé savourer vos mots en les voyant distillés avec plus de parcimonie.

Merci pour cette lecture.


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