Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Fantastique/Merveilleux
Jaja : L'enfant livre [concours]
 Publié le 29/11/09  -  25 commentaires  -  3776 caractères  -  128 lectures    Autres textes du même auteur

Comment enfanter ses rêves.


L'enfant livre [concours]


Ce texte est une participation au concours n°10 : 4x4 (informations sur ce concours).


Cinq ans à te porter, à te mûrir : une gestation si longue, si laborieuse, si difficile que je me sens lourde, fatiguée, déprimée. J'ai hâte de me libérer de ton poids écrasant. Combien de fœtus mal finis se sont-ils déjà détachés de moi dans une hémorragie couleur d'encre ? J'ai perdu le compte de ces brouillons auxquels il manquait toujours quelque chose : un bras, une jambe ou un cœur. Un cœur, surtout. S'ils en possédaient un, ses battements étaient faibles, presque imperceptibles. Le tien résonne en moi comme un tambour. Tu n'es pas de la même trempe. Contrairement à tes frères, je t'ai conçu sans l'aide d'un logiciel d'ordinateur. Tu n'es pas une production insipide, issue d'une chaîne aux maillons identiques. Tu es ma chair, mon sang, inséparable de mon être, du moins, jusqu'à ta naissance.


De l'avis de mon accoucheur, je suis incapable de produire autre chose qu'un néant. Qu'en sait-il, avec ses airs hautains et son mépris ? Si, je suis capable de fabriquer une œuvre accomplie et le lui prouverai. Au pire, j'accoucherai seule. Mal vu dans une société aussi formatée, mais je m'en fous.


Aujourd'hui, j'ai rendez-vous à la clinique pour mon ultime échographie. Je l'ai retardée par pur réflexe de procrastination. Sur la dernière, tu présentais des défauts de conformité. Que va-t-on encore te trouver ? Ne pas s'inquiéter. Tu es prêt pour la vie : ni trop épais, ni trop mince, avec de la vivacité, de l'humour, de la gravité. Tu seras un homme, mon fils.


Je suis seule dans l'ascenseur quand une violente douleur m'empoigne. Impossible : tu ne devais pas venir si tôt. T'amener prématurément au jour comporte un risque. Tant d'expériences amères à mon actif, tant de fœtus balancés à la poubelle tel un déchet immonde. Je presse le bouton de secours. Le voyant rouge s'allume, les portes s'ouvrent, livrant passage à mon accoucheur.

- Vous vous sentez mal, madame ?


Il promène sur mon ventre gonflé de mondes et de mots un œil de tiroir-caisse. On dirait qu'il suppute à l'avance combien tu vas lui rapporter. Je balbutie :


- Non, c'est passé. Je vous ai dérangé pour rien.

- Pour rien? Vous êtes en train de perdre les eaux…


Je regarde la petite mare au-dessous de moi : bleu foncé ou noire, on ne distingue pas bien. À ce moment, l'ascenseur stoppe net son ascension.


- Merde ! s'écrie l'accoucheur. Je vais être obligé d'intervenir sur place.


Il me dit d'écarter les jambes, que la tête est déjà engagée. Il t'arrache à moi, t'agite sous mon nez. Je ne m'étais pas trompée, tu es parfait, mon ange : au-dessus et en dessous. Aucune rature ne vient rompre l'harmonie de ton corps. J'ai envie de tourner tes pages une à une, de la première à la dernière. Mais pourquoi ne pleures-tu pas ? Au lieu de t'époumoner, tu gardes l'impassibilité glacée des statues. Ce n'est pas normal. Je lève sur l'accoucheur des yeux noyés :


- Pas de chance, lâche-t-il. Celui-là aussi est mort-né.


Impossible. Ce salaud se trompe ou il ment. Je me retrouve à le frapper avec mes pieds et mes poings. La colère et la frustration me donnent une force insoupçonnée. Toi, mon dernier-né, tu gis abandonné sur le sol, promis à la benne. Non, cela ne se peut pas.

L'ascenseur a recommencé à monter pour s'arrêter au cinq centième étage. Je suis sortie, serrant mon enfant mort contre ma poitrine.



11 mars 3797 : Mr M. L., l'éditeur bien connu, a été sauvagement agressé dans l'ascenseur de son immeuble par une dame venue lui apporter la Xe version d'un manuscrit qu'il jugeait inabouti. Il est décédé des suites de ses blessures.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lapsus   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Dommage, il aurait pu s'appeler Tom.
C'est très court mais c'est fin et bien mené, dans cette gestation de l'absurde qui finit par une exécution (sommaire).

Ce texte plein d'humour atteint son but, ce n'est donc pas une fausse couche.
Il joue habilement sur le rapprochement de deux mondes, de deux espoirs.
L'univers brossé aurait-il pu être plus riche ? Il fallait nécessairement de la légèreté et de la brièveté pour que l'idée ne s'essouffle pas.
Cette nouvelle sera donc lue par tous sans effort et sans douleur, même sans péridurale.

   florilange   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Oui, c'est bien écrit et l'idée de la comparaison enfant/livre est bonne, quoique pas nouvelle. Quelques belles expressions pour l'imager.
Cependant, je n'adore pas le rôle de l'ascenseur ni la chute.
Florilange.

   Selenim   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un très beau texte, exercice de style réussi sur la gestation d'un livre. Le parallèle livre/enfant n'est pas nouveau dans la littérature, mais l'auteure a su éviter la grosse artillerie du banal. Les allusions sont subtiles et on doute jusq'à la fin de sevoir s'il s'agit d'un livre, d'un enfant, ou d'un chose fantasmagorique : un petit humain à tête de livre.

Le clin d'œil à If de Kipling est bien amené et surtout discret.

L'écriture est retenue, fragile. On ressent plus qu'on ne lit.

Après ce parcours idéal, le dernier mini paragraphe vient briser l'état de grâce. Saleté de contraintes ! L'ascenseur, la procrastination et le fœtus sont magnifiquement distillés dans le récit. Cette chute éléphantesque annihile tous les efforts précédemment fournis. Quel dommage...

Merci

Selenim

   Anonyme   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai aimé l'idée. La mise en parallèle entre la création d'un roman et la naissance d'un enfant dans l'ascenseur comme dans les séries TV où les films clichés, c'est pas mal.
Mais les fils du scénario son un peu gros de mon point de vue.
Pour le reste, je ne sais pas. C'est censé être drôle ou effrayant ? C'est de l'humour noir ou un truc du style ? Je n'ai pas trop compris en fait si je devais rire ou pleurer ou encore rire en pleurant. C'est dommage, ce n'est pas super clair.

La chute, rédigée comme un fait divers dans les journaux est bien pour moi.

Pas mal exploité l'idée des contraintes en tout cas.

Bonne continuation !

   NICOLE   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai un peu l'impression d'avoir assisté à une scéne de théatre, aperçue depuis les coulisses. Je suis restée sur le seuil, rien ne m'a interpellée. Peut être à cause de l'extrème concision du texte, qui ne permet pas au lecteur de s'installer doucement dans l'histoire.
Je n'ai pas relevé d'erreurs flagrantes dans la construction ou l'écriture, rien non plus qui puisse m'enthousiasmer.
Une autre fois sans doute.

   jaimme   
29/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je ne tenterai pas de faire entrer cette nouvelle dans une catégorie, mais c'est vrai que j'aurais plutôt tendance à l'extirper du fantastique parce que je perçois plus de détresse que d'imaginaire chez cette femme, chez qui on pourrait reconnaître ce désir d'enfantement qui pousse certaines à voler des enfants, à en acheter.
C'est pour cela que je suis un peu déçu, j'aurais voulu que l'idée ne s'arrête pas à l'accouchement raté. C'est vrai, il y avait les contraintes du concours. Mais j'aurais bien imaginé le vol d'un livre/enfant dans le ventre d'une femme qui l'accompagne dans l'ascenseur par exemple.
Bref une brièveté qui est frustrante par que l'idée, justement, était bonne.
J'aurais aimé savoir aussi pourquoi cet "enfant" est raté.
Parce que la nouvelle ne l'est pas, elle n'est pas tout à fait à terme, c'est tout.
Merci Jaja.

jaimme

   Anonyme   
30/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai aimé l'élégance de l'écriture, cette souffrance qui ne se cache pas mais qui refuse toute compassion, tout larme-à l'œil déplacé. Merci pour cela
Car la comparaison même si elle n'est pas nouvelle est ici très finement exprimée.

Mes regrets : Que ce texte soit trop court, que la liaison livre enfant ne soit pas assez poussée (j'aurais bien vu un vrai livre-enfant en fait, un truc à corps d'enfant et tête de livre ) . j'aurais aimé aussi que l'attachement mère enfant soit moins inconditionnel, et en même temps plus maternel (qu'elle voie ses défauts et l'aime quand même). Dommage un peu pour la fin était elle si obligatoire?


Merci Jaja

   MissGavroche   
30/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nouvelle courte et efficace, c'est un bonheur de suivre une telle gestation. Le parrallèle enfant et livre est magnifique et tellement vrai.
Il y a tout ce qu'il fut pour une histoire abouti, des sentiments, de l'humour, et de l'humeur

   Anonyme   
30/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne te connaissais pas, mais franchement j'ai beaucoup apprécié. Certainement parce que le sujet nous touche tous plus ou moins de la même façon.

En tous cas, le fond et la forme sont linéaires, la lecture fluide.

Courte nouvelle et riche à la fois.

Merci.

S.

   leon   
30/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne m'attendais pas à cette chute : bonne surprise, donc !
Sinon, c'est bien tourné et les contraintes du concours sont respectées.

Une bonne idée, simple, efficace, comme ton écriture Jaja

   widjet   
1/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Métaphore sympathique sur la gestation d’une œuvre qui n’en est pas moins humaine qu’un être de chair et de sang. Un livre, c’est vivant, écrire c’est parfois se lancer dans une quête d’amour avec ce que cela comporte lorsque cet amour n’est pas partagé voire rejeté. Le message nous parle un peu à tous (qui avons une soif, même infime et pas forcément mercantile, de reconnaissance et ce quelque soit notre niveau). Le texte est bien court (alors que la relation entre le créateur et sa créature est un sujet formidable et passionnant), l’écriture est assez « chiche » (ça manque d'images originales), mais l’ensemble n’est pas déplaisant.

Merci.

W

   Cassanda   
2/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte court et efficace. L'idée me séduit et, au fond, je crois que nous nous y retrouvons tous en tant qu'auteur. Les descriptions sont bien menées, concises et percutantes. J'aime beaucoup... mais je me retrouve démunie à la fin du texte, j'en aurai voulu un peu plus : approfondir les liens mère-enfant, la description de l'enfant peut-être également...
La chute originale m'a faite sourire. J'ai juste un goût de pas assez dans la bouche.
En tout cas merci de cette lecture et bravo pour le travail :)
Cass

   Eric-Paul   
2/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
une écriture rapide agréable
un texte simple
pour des parallèles ... faciles

   Menvussa   
3/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Jaja,

Enfant livre

Il y a de l’idée. En première lecture, un parallèle se fait entre l’enfantement et l’écriture d’un roman, sans que je sache vraiment où se situe la frontière ce qui est somme toute un peu gênant. En seconde lecture, le premier paragraphe s’éclaire et devient vraiment très bon, mais l’arrivée de cette contrainte ascenseur vient un tout gâcher, car si l’on peut imaginer un accouchement en urgence dans une boîte qui monte et qui descend il devient difficile de justifier cette scène de l’éditeur qui compulse le roman pour décréter qu’il est mort-né. L’image d’un texte mort-né est bien vue par contre, perdre les eaux devient un peu surréaliste ou alors, aurait-il fallu faire coïncider un véritable accouchement avec l’avènement du roman. Si c’est ce qu’à voulu faire l’auteur, cela me semble, sinon mort-né, malgré tout, un peu loupé. Ce n’est bien entendu que mon avis.

Mais j’en reviens à dire que l’idée est très bonne et que le cadre du concours avec ses contraintes un peu folles ne se prête pas vraiment à cet essai.

Au plaisir de te lire.

   Anonyme   
3/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
L'idée du parallèle, déjà vue/lue n'est pas mauvaise.
Par contre, j'ai eu des soucis avec plusieurs choses.
Les répétitions... les répétitions... et les répétitions...

Le texte est court, respecte les contraintes (le fœtus, tu l'as tellement noté que j'ai eu du mal à ne pas lire que ça), mais n'est pas très abouti sur la chute, sur le style, sur la construction un peu chaotique...

Bref, si l'histoire en soi m'a convaincue, la manière de le faire ne l'a pas fait.

Désolée, bonne chance pour le concours.
Merci.

   Meleagre   
4/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte a déjà le mérite de la brièveté.
A première lecture, on reste un peut sur sa faim, et on ne voit pas trop la frontière entre l'enfant et le livre.
A deuxième lecture, certaines expressions prennent sens, notamment dans le deuxième paragraphe qui s'éclaire d'un nouveau jour : "j'ai perdu le compte de ces brouillons", "S'ils possdaient [un coeur] ses battements étaient faibles, presque imperceptibles" ; et surtout "Tu es ma chair, mon sang", que l'on prend d'abord au sens littéral, est une métaphore heureuse de la vie d'un livre.
Mais le reste n'a pas la même saveur, ne cultive pas assez cette ambiguïté : le cadre de l'ascenseur, banal, n'est pas assez exploité ; l'accouchement est raconté de façon trop réaliste pour faire penser à un livre (à part les eaux bleues ou noires...).
Et puis, rien, à part la mention finale, n'indique que l'action se passe en 3797 : sans doute aurait-il fallu mieux exploiter cette époque si riche en possibles narratifs.
Cette nouvelle mériterait donc d'être retravaillée, étoffée, développée.
Merci Jaja.

   xuanvincent   
5/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'idée de cette nouvelle, la gestation d'un livre, personnifié en un embryon, m'a intéressée.

La lecture de l'histoire m'a toutefois fait penser qu'il me manquait un petit quelque chose pour vraiment apprécier cette histoire. Pourtant il m'a paru qu'il y avait là matière à écrire une histoire intéressante, sur une longueur un peu plus longue, en jouant par exemple davantage sur le registre du fantastique.

La manière dont la narratrice décrit son futur enfant m'a un peu gênée : le voit-elle déjà comme un livre ou plutôt comme un enfant (il m'a semblé qu'elle en parlait plus comme un objet) ?

Bonne continuation à l'auteur.

   Anonyme   
5/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

je trouve personnellement qu'il y a comme un parfum de précipitation ou de désinvolture dans ce texte. Tout me semble, mais je peux me tromper, avoir été expédié en deux temps trois mouvements, avec la croyance que l'idée de départ suffirait à combler peut-être les faiblesses du récit.
Tout cela manque cruellement d'épaisseur pour moi, et j'ai eu l'impression que la hâte de la narratrice traduisait, ou trahissait, celle de l'auteur.
Malgré une idée sympathique qui aurait mérité un prolongement plus intéressant, je n'ai vraiment pas été happé par ce récit, peut-être en raison du ton lapidaire de la narration. Désolé.
Bonne continuation.

   Ninjavert   
7/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un titre accrocheur, une idée riche (à défaut d'être originale), mais un résultat qui me laisse sur ma faim.

J'ai trouvé les contraintes assez superficiellement intégrées au texte. Le foetus passe bien vu le sujet, mais la procrastination est un peu contradictoire avec l'idée du texte (elle a hâte de se débarasser du fardeau que représente le livre en le portant à terme, et pourtant elle remet au lendemain par "réflexe" ? Mouais), l'ascenceur n'était pas forcément le lieu le plus adapté pour mettre en scène l'accouchement, la date et l'assassin donnant vraiment l'impression d'être là pour les contraintes.

Ceci pour dire que ce texte aurait été plus libre s'il nous avait été présenté hors contraintes, en l'état elles ne m'ont pas convaincu.

Sur le texte en lui-même, je suis partagé. Il y a de belles images, un thème qui parle forcément (de près ou de loin) aux auteurs du coin, un sujet touchant, universel, qui traite de la créativité et des difficultés du monde de l'édition.

Pourtant, plusieurs choses ne m'ont pas accroché. Déjà, le parallèle accoucheur / éditeur. C'est personnel mais l'éditeur n'est pas forcément celui que j'aurai vu dans le rôle de l'accoucheur. Un accoucheur aide, accompagne, encourage. Ici, l'éditeur nous est décrit comme hautain et méprisant. Y a sûrement de mauvais accoucheurs, comme y a de bons éditeurs, mais ici l'accostage m'a semblé bizarre. En l'occurence, l'image de l'accouchement d'urgence est étrange.

Le ton du récit, entre réalité et métaphore, m'a un peu dérangé. On a l'impression que l'aspect réalité a été donné principalement pour coller aux contraintes, mais au final le texte aurait peut être gagné à se dérouler exclusivement sur le plan métaphorique.

Au final, j'ai eu du mal à accrocher. Un texte un peu bancal, loin d'être inintéressant, plutôt bien écrit, plein de sensibilité et d'inventivité. Mais trop d'imperfections (à mes yeux) au vu de la longeur du texte : c'est l'inconvénient des textes courts, s'ils gagnent en simplicité et en efficicacité, les imperfections y prennent tout de suite des proportions importantes.

Merci néanmoins pour cet accouchement dont le bébé, à défaut d'être mort né, est simplement comme chacun de nous : imparfait :)

Ninj'

   colibam   
8/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte court, incisif au ton douloureux pour évoquer la naissance d'une œuvre, de chair ou de papier, ce prolongement de soi.

L'écriture est efficace mais le développement un peu court pour se laisser envahir.

   aldenor   
10/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J’imagine les problèmes qu’a rencontré l‘auteur. Au départ l’idée de comparer la naissance d’une œuvre littéraire avec une grossesse, parait valable, astucieuse même ; une métaphore poétique. La difficulté est de garder l’effet de surprise, qui en ferait le charme. En prenant le sujet sur le plan de la description physique, les effets sont trop gros, la correspondance entre un enfant et un livre manque de naturel. Alors l’auteur bifurque en tentant de jouer sur la note humoristique, appuyant sur les détails. Il en résulte un texte que je trouve outré, qui ne fonctionne pas.
Finalement l’idée n’est peut-être pas si bonne qu’elle ne parait. En tous cas comme sujet pour une nouvelle. Sur un petit poème par exemple, le sujet pourrait tenir la distance. Ou bien il aurait fallu se situer sur un plan beaucoup plus abstrait.

   Anonyme   
12/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ce récit est bien conduit car on est en attente de quelque chose de tragique qui va peut-être arriver et qui arrive ! Le parallèle livre/nouveau-né est bien trouvé mais probablement pas mené jusqu'à son terme. La chute m'a un peu laissé sur ma faim et j'aurai voulu que la date de l'évènement joue un rôle véritable dans l'histoire.

   noway   
13/12/2009
Je pense que ton texte peut être perçu différemment en fonction de l'heure et du degré qu'on lui accorde. Pour ma part, il est tard, je somnole quelque peu et j'ai eu cette gourmandise d'une dernière lecture avant de dormir. Et bien j'ai adoré le petit texte lèger, cocasse, tendre et émouvant, sensible. Comme s'il avait été écrit par de petites pattes de mouches toute discrètes, sans prétention, sans vouloir à toute force marquer un grand coup. C'est une jolie comparaison, on vit tous ces moments (ou on les vivra peut-être un jour) d'angoisse, cette sensation d'enfanter (même les homme si, si) et la transcription de ces inquiétudes est agréable.

Je précise que je n'ai pas lu les contraintes donc je ne référerais pas au concours mais j'ai apprécié sans dire que le texte soit transcendant.

   Bidis   
18/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pas mal du tout. J’ai bien aimé, moi. Le trait est un peu trop forcé, la métaphore exagérée, mais c’est enlevé, cela se laisse lire, c’est plaisant.

   ROBERTO   
21/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cette idée de parallèle entre l'enfantement et la naissance d'un livre est excellente.
Certes le récit est un peu court et je ne comprends pas pourquoi situer ce récit au 38° siècle...
Néanmoins, l'originalité mérite d'être récompensée; donc une bonne note.


Oniris Copyright © 2007-2020