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Policier/Noir/Thriller
JeanLapin : Nuage noir sur l'Île Blanche
 Publié le 08/07/13  -  7 commentaires  -  12587 caractères  -  109 lectures    Autres textes du même auteur

Un policier breton a disparu sans laisser de traces. Son neveu retrouve le récit inachevé de son aventure dans un vieux carnet.


Nuage noir sur l'Île Blanche


Je tiens en main un petit cahier cartonné, ou plutôt un simple carnet couvert de moleskine noire. Seules les premières pages en sont noircies, d'une petite écriture précise et réfléchie qui contraste avec le récit qu'elle déroule... Ces derniers jours je rangeais notre vieille maison familiale de Locquirec, à la limite du Finistère, mélancolique à l'idée de sa mise en vente. Et j'étais au grenier quand j'ai trouvé au fond d'une malle cette relique vieille de près d'un demi-siècle. Le nom que je lis en première page est celui d'un de mes oncles, Yves Caradoc, policier breton, disparu dans des circonstances non élucidées le 31 décembre 1969... Je me contente de transcrire fidèlement ses mots, à la seule fin de lui rendre justice, et me suis simplement permis de leur donner un titre... Ma famille et moi-même sommes prêts à attester, sinon la véracité des faits, du moins l'authenticité des lieux évoqués dans ces quelques feuillets jaunis, venus d'un temps où le département voisin, les Côtes-du-Nord, ne portait pas encore le beau nom de Côtes-d'Armor…


Ce fut le 22 mars 1969, avec les premiers vents du printemps, qu’elle apparut dans notre région, et de fait ce fut une apparition. J'ai besoin de faire le point, maintenant que l'histoire est finie, qu'elle est même bien loin derrière moi, je veux la coucher sur le papier, pour tenter de retrouver la paix, sinon avec mes collègues, qui ne cessent de me harceler de leurs allusions narquoises, du moins avec moi-même. J’étais là, sur le quai gris-bleu de la gare, le commissaire Silène m’ayant chargé de l’accueillir à sa descente du train, je scrutais les compartiments, j'arrivais juste devant la portière… Une salve de couleurs jaillit soudain, si vivement que je ne perçus d'abord qu’une bouffée de parfum. Ne me demandez pas lequel, je serais bien en peine de vous répondre. Une fleur, elle avait tout d’une fleur, et quand elle serra ma main hésitante : « Fleur Jullien. Appelez-moi Fleur. » dit-elle dans un souffle. Et moi de balbutier : « Inspecteur Caradoc. Yves Caradoc. »

De la gare de Morlaix au commissariat de Locquirec, Finistère, à la limite des Côtes-du-Nord, on compte une bonne vingtaine de kilomètres, donc une petite demi-heure qui aurait pu nous permettre de lier connaissance. Mais Fleur Jullien la bien nommée ne desserra pas les dents, même quand je me mis à commenter avec mon lyrisme habituel les beautés du pays que nous traversions. Pourtant quand on approche de la mer, je me sens l'humeur d'un corsaire, et ce que disait toujours Grand-père, c'est que son arrière-grand-père en était, de la flibuste, s'entend, sous le nom d'Yves le Noir, traduction de son nom breton : Erwan Le Du.

Dès qu’elle eut sous les yeux notre équipe au grand complet, elle sortit son petit carnet de moleskine noire, nota soigneusement le nom de chacun, ainsi que quelques remarques qu’elle garda pour elle, puis se fit expliquer la situation. Et par devers moi je pensai que les copains avaient bien du mal à trouver leurs mots.

Un fantôme avait été aperçu sur l'Île Blanche par la fille du maire, la pauvrette, elle n'en dormait plus, et l'apparition funeste avait porté la zizanie dans la petite ville de Locquirec, le maire ayant trouvé bon d’interdire tout accueil de séminaires, retraites, manifestations culturelles ou vacancières en ce lieu banni, sans égard aux malheureux propriétaires. Ceux-ci n'étaient autres que la poétique congrégation des Filles Blanches du Saint-Esprit. La maison-mère de Saint-Brieuc n'avait eu d'autre choix que de porter plainte contre X, et nous avions à cœur de les soutenir, chacun de nous ayant là-bas l'une ou l'autre de ses parentes... Comment néanmoins comprendre qu’on nous ait envoyé en renfort cette jeune spécialiste de spectroscopie géologique, un malentendu sans doute, dû à l'ambiguïté du mot « spectre », je n'allais pas m'en formaliser.

Ce jour-là pourtant débuta un épisode de ma vie que j'aurais préféré pouvoir oublier.

Dès le lendemain matin, nous avions passé le Douron, qui marque la limite des deux départements, et je la regardais avec étonnement... Sanglée dans une invraisemblable robe de soirée, elle arpentait la grève de Saint-Efflam, son appareil photo en bandoulière, en quête d’on ne sait quels indices improbables. Heureusement que le climat, dans ce département qu'on appelle bizarrement Côtes-du-Nord, reste clément d'un bout à l'autre de l'année. Même sur la rive gauche du Douron, dans notre Finistère, au manoir de l'Île-Blanche, on trouve trois exemplaires de palmiers à chanvre, dont j'aimais, quand j'étais un petit garçon et que je rendais visite à ma tante, prélever l'écorce semblable à de la toile de jute.

Je m'interrogeais, marchant à trois pas derrière elle. Les rochers et les flaques ne paraissaient guère gêner ses investigations, il faut dire qu'elle était chaussée de brodequins militaires d'un effet particulièrement étrange. Elle avait refusé la veille mon invitation à dîner, mais avait accepté ma compagnie, à la demande du commissaire, pour la durée de la mission qui lui avait été confiée.

Il faut noter également qu’elle ne se donna plus la peine de remettre les pieds au commissariat.

Elle marchait vite, très vite même, et de temps à autre je la voyais se baisser, d’un geste rapide et gracieux…

Le premier indice fut, au creux d'une ride de sable argenté, une petite coquille rayée de rose tendre. Elle la posa délicatement au creux de ma main tendue et prit une loupe.

Je persiflai malencontreusement : « Oh ! Un coquillage ! » Elle me répondit : « Vous ne savez pas voir ce qui est important, mon cher Caradoc. »

Elle cueillit sous son pied le deuxième indice, un de ces tessons polis par le ressac, d'un bleu aussi pâle que l'aigue-marine. Quand je fis remarquer inopportunément que ses yeux avaient justement cette couleur, elle me lança un regard si noir que je n'insistai pas.

À moi revint la trouvaille du troisième indice, une balle de fusil de la Grande Guerre, sans conteste, mais je m'abstins, cette fois, de tout commentaire...

De sorte que ce soir-là, ce fut en treillis qu'elle arriva pour partager mon dîner de célibataire, quelques galettes de blé noir, à la bretonne, et quand nous nous installâmes sur l'Île Blanche, embusqués pour une faction qui devait durer toute la nuit, elle daigna m'expliquer ce qu'il en était...

Il faut préciser pour commencer que l'Île Blanche n'est pas une île, tout au plus une presqu'île. Nous abordâmes donc à bord de ma voiture ce lieu magique de mon enfance où commença notre aventure.

Elle tira d'une de ses poches un sachet de papier brun qui contenait les trois brimborions ramassés sur la plage le matin.


– Voici, mon cher Caradoc... Yves... se reprit-elle en me voyant tressaillir. Ce coquillage bombé, un peu triangulaire, vous auriez pu le remarquer, vous qui êtes un enfant du pays, n'appartient pas aux espèces autochtones, ni même aux espèces actuelles. On le nomme Ambonychia corrugata, ère primaire, période silurienne, et cet échantillon vient de Suède. Alors s'étendait de la Scandinavie au Canada le fameux continent des Vieux Grès Rouges. J'espère que vous mesurez l'importance de cette trouvaille.


Je ne mesurais rien du tout. Elle poursuivit sur le même ton, sans paraître mesurer ma confusion :


– Voyez ce que vous avez pris pour un tesson de verre, ce n'est rien de moins qu'une aigue-marine. Vous conviendrez que celle-ci est de belle taille, elle ne peut provenir que du Brésil.


Je ne pouvais qu'en convenir.


– Et ça ?

– Facile, c'est une balle de fusil Lebel.

– Mon pauvre ami ! Un fossile si largement répandu dans votre région ! Vous ne reconnaissez pas un rostre de bélemnite ! Nannobelus acutus, de l'ère secondaire, période jurassique, et...

– Ah, comme les dinosaures !

– Moui...


Elle répondait maintenant du bout des lèvres, comme dégoûtée...

Le jour suivant, elle prépara pour nous un étrange pique-nique, de pain bis, de cornichons, et de cette pâte de noisettes qui ressemble à du chocolat.

Notre « planque », pour parler comme mes collègues, se situait derrière le manoir de l'Île-Blanche, près de cette porte dérobée qui donne sur la tour de schiste bleu. Nous pouvions distinguer la tour bleutée coiffée d'ardoise et le sommet des trois palmiers...

Nous avions emprunté pour plus de discrétion le chemin de la mer, à partir de Plestin-les-Grèves, et le passeur près du pont de Toul-an-Héry, construit en 1934, ne nous avait demandé que quelques francs.

Cette nuit-là, il n’y eut pas un souffle de vent. On n’entendait plus rien que le cri strident de la chouette effraie, qu’on appelle aussi « Dame Blanche ». Je lui parlai longuement de ce que je savais de l'Île Blanche. Ce nom cache un sens ésotérique, il signifierait en vieux breton, Enez Wenn, « île sacrée ». Le manoir est bâti de ce schiste bleu-vert qu'on appelle « pierre de Locquirec ». Et avant d'appartenir aux blanches Filles du Saint Esprit, ce coin de rocher avait été le domaine, entre autres, d'un flibustier, certainement pas Yves le Noir, mais qui sait...

M'écoutait-elle, je ne sais. Cette fille semblait douée pour le silence, quand elle ne parlait pas comme un livre. C'est peut-être ce qui me plaisait en elle...

Ce fut à l'aube de la troisième nuit que notre aventure prit un tour inattendu. Elle était en retard et avait changé de tenue. Son manteau blanc l'enveloppait presque jusqu'aux chevilles. J'étais transi et affamé car je l'avais attendue en vain et n'avais prévu comme en-cas qu'une poignée de biscuits de mer et une bouteille de rhum, en souvenir de mon hypothétique aïeul. Mais je n'avais pas oublié son compas de poche, que Grand-père m'avait légué, cet objet splendide que les profanes appellent boussole, non pas que je me sente perdu mais son contact me rassure toujours, et je ne sais pourquoi, je dois l'avouer, ma compagne me flanquait de jour en jour un peu plus la peur au ventre. Je l'accueillis en termes un peu vifs, et elle resta glaciale tout le temps que dura notre attente de cette nuit-là...

Un bruit résonna soudain dans le silence. C'était un son inidentifiable, que je n'aurais pu rapporter à rien de connu, quelque chose comme une vibration supersonique. Je chuchotai : « Fleur, n'ayez pas peur. » et tentai de prendre sa main. Mal m'en prit, car mes doigts ne rencontrèrent que du vide à l'endroit où je croyais la toucher. Où était-elle donc passée ? Était-elle en danger ? Gisait-elle, blessée, au pied du vieux rempart ? Je rampai le long du mur jusqu'à l'endroit où je savais pouvoir l'escalader, je descendis le tronc familier du palmier...

Aucune trace de la jeune femme dans le jardin obscur. Je levai les yeux machinalement... Une blancheur flottait au sommet de la tour... C'était lui, c'était le fantôme ! Je m'élançai... et plongeai droit dans le bassin dont j'avais oublié la présence.

Mon coéquipier me retrouva quelques heures plus tard assis dans l'eau parmi les nénuphars, à proférer des phrases sans rime ni raison. Et quand je lui demandai des nouvelles de Fleur : « Quelle fleur ? Tu veux parler des nymphéas ! » C'était de ces nymphéas blancs à floraison nocturne, qu'on appelle quelquefois lotus, et que les Anglais nomment « white water lily », qui s'ouvrent en fin d'après-midi et ne se referment que le matin.

Depuis, je retourne dans ma tête tous ces événements, toutes ces images, ces paroles, sans parvenir à trouver de solution satisfaisante. Je mène ma propre enquête, et je ne désespère pas de retrouver un jour une trace quelconque de cette « apparition » que tous ces imbéciles m’imputent et que pourtant tous ont vue, le 22 mars, dans notre vieux commissariat de province. J’ai même retrouvé au pied du mur un carnet noir dont je ne parviens pas à déchiffrer les mots obscurs, griffonnés comme une liste de courses…

Dire que toute mon aventure n'aurait jamais été que ça, un mirage, moi qui croyais appareiller pour un grand voyage ! Était-ce fini, triste présage, j'étais sorti de mon nuage : n'avais-je donc su en tout et pour tout que faire le singe pour une demoiselle qui n'existait que dans mon imagination, un fantôme, une apparition, telle cette Dame Blanche que voyaient dans leurs rêves les anciens chevaliers... la veille de leur mort ?



Et Yves Caradoc a continué ainsi son travail... vaille que vaille, sous les quolibets incessants de ses collègues, jusqu’à ce jour du 31 décembre 1969, où il a quitté le commissariat sans un mot, comme à son habitude… On ne l’a jamais revu, on n’a retrouvé aucune trace de lui, ni à son domicile, ni dans la rivière, ni dans aucune boîte aux lettres… Nulle part…


 
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   socque   
17/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime assez ce mélange de prosaïsme et de mystère absolu, sans résolution. Fleur paraissait une femme des plus tangibles, des brodequins aux pieds, elle parlait comme un bas-bleu, mangeait... et voilà qu'elle n'aurait été que fumée, qu'imagination, comme si Caradoc avait vécu un rêve éveillé pendant trois jours. Je serais d'ailleurs curieuse de savoir quelle était la version des autres policiers des activités de leur collègue durant cette période, et ce qu'a dit le mystérieux "on" censé avoir envoyé Fleur en consultation. Et les trois "indices" sur la grève, Yves Caradoc s'est-il donné la peine de les faire authentifier ?

Ben non, on saura pas, c'est comme ça. Cela me plaît, cette brève irruption sans lendemain du fantastique, qui bouleverse irrémédiablement la vie d'un policier, pratiquant la profession la plus "les pieds sur terre" imaginable.

   alvinabec   
24/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
C'est un joli texte qui tient à la fois du conte fantastique et d'un "rapport" quelque peu imagé mais pas mal vu. L'écriture, alerte et fluide, donne envie au lecteur de tourner la page pour suivre les aventures du héros.
Bien sûr, le carnet perdu et retrouvé au fond du grenier a déjà été utilisé jusqu'à l'os mais ce n'est pas grave et ça colle avec la grève des soirs de pleine lune.
Il me semble qu'à partir de "Depuis je retourne ds ma tête..." ce sont des phrases superflues qui tendent à amoindrir l'effet d'une chute plus efficace si elle était plus abrupte ou plus elliptique, là vous en dites trop à votre lecteur qui n'a plus d'espace pour interpréter.
Et pour finir, ce récit mérite un titre autre!

   Pimpette   
8/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un grand plaisir de lecture!
Par endroit, je me suis crue revenue dans la'Fée des Grèves' de mon enfance!
La Bretagne est toute là avec ses plages, sa mer et ses nuages
C'est mystérieux et réaliste en même temps et c'est tout le charme de la nouvelle!
ET j'aime le personnage insolite de Fleur qui ne ressemble à aucune autre femme et encore moins à un quelconque officier de police!!!
Quant à ses toilettes improbables, elles font ma joie!

   brabant   
8/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour JeanLapin,


Confondre une balle de fusil Lebel et un rostre de bélemnite, effectivement l' "oncle" de cette nouvelle devait être sérieusement atteint :))

Ceci dit l'arrière-plan fantastique de l'intrigue fait frissonner et fantasmer douillettement. J'aime assez ces légendes liées à la Dame blanche, aussi nombreuses qu'il y a de châteaux, de bois et de marais reculés dans notre vieille France.

Le problème restant toujours de trouver une conclusion satisfaisante... mais qu'importe, on ouvre les portes de ce genre de récits pour rêver.

:)

   Pepito   
9/7/2013
Bonjour JeanLapin,

"...un petit cahier cartonné, ou plutôt un simple carnet de moleskine noire." ...
Là, dès la première phrase, me vient une référence du même genre : Quelle est la différence entre un tuyau d'arrosage et une clef anglaise ? Aucune, ils sont tous les deux en caoutchouc à part la clef anglaise qui est en ferraille...
Du coup, mon esprit tordu a du mal à lire la suite avec sérieux...
- En quoi une "petite écriture" peut être "réfléchie"
- En Caradoc je vois le cousin de Kadoc
- "elle apparut... et ce fut une apparition" alléluia !
- "Une salve de couleurs jaillit soudain, si vivement que je ne perçus d'abord qu’une bouffée de parfum." j'ai déjà eu l'estomac dans les talons, jamais le nez à la place des yeux ?
- "spectroscopie géologique" suite à la plainte contre (rayon) X, je suppose ? Au fait, pour quel crime ?
- "un mirage, moi qui croyais appareiller pour un grand voyage ! Était-ce fini, triste présage, j'étais sorti de mon nuage " là je suis totalement en nage
- "on n’a retrouvé aucune trace de lui, ..., ni dans aucune boîte aux lettres" d'accord il est timbré, mais quand même !

Voilà JeanLapin, j'ai beaucoup ri à vous lire, mais je ne suis pas sûr que c'était le but.
Désolé et sans rancune j’espère.

Pepito

   JeanLapin   
10/7/2013
Petite précision :
Il s'agit d'une pure récréation. Si vous y apercevez un semblant de réflexion sérieuse, dites-vous bien qu'elle ne se sera glissée là que par hasard.
Mais voici des références sérieuses :
"La moleskine (ou molesquine) est une toile de coton fin, recouverte d'un enduit flexible et d'un vernis souple imitant le grain du cuir."
"Carnet. Petit cahier."
"Réfléchi. Sens 1. Dit ou fait avec réflexion."

   Donaldo75   
2/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Merci Jean, j'ai bien aimé ce texte sans prétention, bien écrit, qui ouvre des tiroirs dans plusieurs directions et se termine inachevé, point de suspension, à nos yeux affamés, laissant nos neurones dans un état de dépendance, une envie de connaitre la suite, de savoir le pourquoi de ces indices, bref c'est réussi.
Donald


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