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Humour/Détente
M-arjolaine : Amande
 Publié le 18/01/11  -  24 commentaires  -  3932 caractères  -  308 lectures    Autres textes du même auteur

Humour noir.


Amande


Dès qu'elle eut atteint l'âge d'avoir un lit sans barreaux, toutes les nuits sans exception, Amande chutait de sa couche. Ses parents laissèrent passer cela deux ou trois jours, peut-être même quatre parce qu'ils étaient patients, mais ils furent vite agacés d'être si régulièrement éveillés à cause d'une sale gamine, et ils décidèrent aussitôt de prendre des mesures radicales. Aussi, pour le quatrième anniversaire de la mignonne, ils lui offrirent un ravissant tapis presque entièrement piqué de clous dont les jolies pointes se dressaient vers le plafond, brillant de tout leur éclat : ce n'était pas n'importe quel tapis !


- Que c'est joli ! s'exclama Amande lorsqu'elle découvrit son cadeau, qu'on n'avait pas pris la peine d'emballer puisque les clous déchiraient le papier. Quelle sorte de jeu peut-on faire avec un tel tapis ?

- Ma petite fille, lui répondit son père, ce tapis sera posé au pied de ton lit. Comme ça, tu tomberas encore deux ou trois fois, mais ton corps finira par comprendre que tu ne dois pas te laisser choir au bas de ton sommier. C'est une grande leçon de la vie ce que je te dis là : jamais ne chois si tu ne veux être trouée.


La petite Amande embrassa ses parents, et attendit la nuit avec impatience pour pouvoir utiliser son nouveau cadeau pour la toute première fois (la première fois est toujours la plus excitante). Comme il était prévu, elle tomba avec l'obscurité. Et les deux soirs qui suivirent également. Mais comme il n'était pas prévu, elle chuta également le soir d'après, puis celui d'après de la même façon, tous ceux de la semaine, du mois, et tous ceux de l'année.


Elle allait à l'école chaque jour un peu plus trouée, sans que personne n'y prenne garde. Elle n'avait pas beaucoup d'amis, parce qu'elle n'avait pas vraiment de poitrine. On préférait l'éviter.


Vint le jour où, lorsqu'Amande avait six ans, il y eut dans son école une visite médicale. Après l'avoir auscultée, l'infirmière parut extrêmement inquiète, et téléphona à ses parents, qui furent convoqués aussi vite que possible.


L'infirmière était une femme gentille et délicate, et elle choisit bien ses mots avant d'avouer l'honteuse vérité aux doux géniteurs.


- Votre fille est toujours vierge.

- C'est une blague ? s'écrièrent le père et la mère d'une même voix.

- Je vous assure que non. Elle ne s'est jamais fait troncher. Pas même une fois. Vous devriez l'emmener voir un médecin vous savez ?

- Pour qu'il la baise ? demanda la tendre maman affolée.

- Éventuellement, mais surtout pour qu'il détermine si elle a ou non un retard mental. Personnellement je considère son pucelage comme une preuve que cette gamine est, si ce n'est autiste, tout du moins sérieusement retardée !


Amande fut conduite chez le docteur Bois, qui ne prenait pas très cher, et était connu pour avoir une grande expérience en matière de virginité.


- Alors, petite Amande, lui demanda-t-il en examinant son hymen, quel est ton gros problème ?

- Elle tombe du lit toutes les nuits ! répondit son père.

- Et elle n'a pas beaucoup de poitrine, aussi ! ajouta sa mère.


Le docteur Bois rangea son spéculum, et regarda les deux parents qui attendaient fébriles un diagnostic rassurant.


- Je ne peux rien faire pour vous, dit-il en secouant la tête, votre fille est complètement en marge, et personne ne baise les marginaux. Il n'y a plus qu'une chose à espérer, c'est que l'un de ces clous sur lesquels elle s'empale chaque nuit finisse par atteindre son petit cœur qui jamais ne connaîtra l'amour.

- Si Dieu le veut ! conclut le père.

- Amen ! répondit vite Amande.


Et comme le docteur Bois était un bon docteur, il leur donna une ordonnance avec les meilleurs produits de fécondité qu'on puisse trouver sur le marché, et leur déconseilla toute contraception dans les mois à venir.


« Avec un peu de chance, songea le malheureux couple sur le pas de la porte, le prochain môme sera le bon ! »


 
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   Jagger   
10/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Voilà un texte bien étonnant.

Humour noir, grinçant et qui n'épargne rien. Là, il faut lire ou être choqué.

Le ton est toujours suffisamment décalé pour que ça marche assez bien. Un regret est qu'on sent l'histoire aller de l'avant et on s'attend à une chute finale qui ne vient pas totalement.

Je pensais qu'il y avait un lien de cause à effet plus étroit entre le tapis clouter et la virginité d'amande et je cherchais dans ma tête quel pouvait bien en être la cause comme on essaie de trouver la chute d'une plaisanterie avant qu'on nous la raconte et je reste un peu sur ma faim en réalisant qu'il n'y avait rien à trouver.

Mais le texte a des moments qui sont vraiment délicieux et irrévérencieux à souhait.

Merci pour cette morale douteuse :-)

   Anonyme   
11/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Un récit complètement décalé, original.

J'ai beaucoup aimé le début, que j'ai trouvé assez fin finalement, mais moins la fin précipitée, voire bâclée et surtout peu crédible, c'est dommage.

Bonne continuation !

   Anonyme   
15/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
D'un côté c'est une historiette qui invite à sourire, elle n'est pas mal menée. D'un autre côté je trouve le traitement léger, ça manque de teneur et de coffre. Il manque des réponses à des "pourquoi" et il manque un contexte.

J'aurais aimé accrocher.

"« Je ne peux rien faire pour vous, dit-il en secouant la tête, votre fille est complètement en marge, et personne ne baise les marginaux. Il n'y a plus qu'une chose a espérer, c'est que l'un de ces clous sur lesquels elle s'empale chaque nuit finisse par atteindre son petit cœur qui jamais ne connaîtra l'amour.

- Si Dieu le veut ! conclut le père.

- Amen ! répondit vite Amande. »"

   Coline-Dé   
15/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une histoire grinçante absolument décalée, un humour dévastateur, servi par une écriture candide, le mélange est détonnant ! J'émettrai une réserve sur le verbe "troncher" qui est vraiment trop laid !
Mais j'avoue avoir craqué à cette phrase :

" Elle n'avait pas beaucoup d'amis, parce qu'elle n'avait pas vraiment de poitrine. On préférait l'éviter."

Cet humour m'a fait songer à d'illustres prédécesseurs dont Swift.
C'est extrêmement original et décoiffant.

   placebo   
16/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L'observation de la chute des enfants et du tapis à clou est excellente. De l'humour noir, en effet. Et j'ai ri de dégout :p

Sur la forme, l'auteur s'en tire honorablement :)
- ''pour son quatrième anniversaire'' pas très en lien avec la précipitation précédente, si ce n'est pour dire qu'on lui a offert un lit à barreaux une semaine avant son anniversaire, ce qui ne me parait p)as très logique :p
- ''elle tomba avec l'obscurité'', peut-être à revoir
- ''Vint le jour où, lorsqu'Amande avait six ans'' moyen
- peut-être un poil trop de virgules :) mais ça donne un certain charme.

Sur le fond, l'auteur a fait fort au début, mais j'ai regretté le virage un peu classique et assez forcé ici sur la virginité. Autre délire, qui ne me parait pas aller bien de pair avec le texte. De plus, on perd cet état de famille déjantée pour parler d'un monde entier qui tournerait à l'envers. Le titre ne se justifie plus. La fin de la fille n'est pas racontée. Les parents passent à autre chose (je n'ai pas vraiment apprécié la dernière phrase), point barre.

L'auteur sait écrire, les dialogues notamment me plaisent énormément. L'écriture est très sage, sans doute pour faire ressortir l'horreur du propos. Mais je suis vraiment déçu par ce virage à la moitié du texte. J'ai le sentiment que l'auteur a décidé d'occulter l'événement important de la visite ''elle est trouée'' par un autre, qui devait donc être très fort. Du coup, basculement. J'aurais préféré que l'auteur assume pleinement son idée de trous.

Bonne continuation

   Perle-Hingaud   
16/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Waouh ! Un texte qu'on ne lache pas. L'outrance en parti pris, une écriture lisse qui met en relief le propos ! Etonnant, délicieusement pervers. Je suis cependant déçue par la chute, un peu courte. Mais enfin, que de trouvailles ! Merci !

   Selenim   
18/1/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Un texte plutôt déroutant.

Ça commence comme un conte assez classique avec une légère touche de cynisme et d'originalité.

Puis arrive la vulgarité qui tranche avec l'ambiance installée précédemment.

Je trouve le résultat assez vain et la morale hermétique.

Je ne vois pas où l'auteur veut m'amener, ce qu'il veut me dire.

Selenim.

   jaimme   
18/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bien aimé cette courte nouvelle. Percutante, dérangeante. Un peu de sang frais (j'ai écrit ça, moi?).
Du Monty Python trash, c'est comme cela que je l'ai lu. Les idées fusent. Reste un peu à peaufiner les choses. Comment dire? Je sens que l'auteur privilégie les idées sur la forme (ce que je comprends), mais une ou deux relectures de plus auraient ciselé l'ensemble.
Moi j'en redemande!

   widjet   
19/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je crois - mais ne suis pas certain - comprendre quelle était l'intention de l'auteur. Dans ce texte décalé (comme les précédents), il s'agit aussi d'émettre une critique sur la mort progressive et "symbolique" des enfants et de façon générale de l'innocence.

Aujourd'hui, dans certains pays, on expose dès leur plus jeune âge des gamines habillées et fardées comme des poupées obscènes pour des représentations et autres concours (voir aux US les élections des mini-miss). Également de nos jours, l'auteur semble dire qu'on émancipe les enfants trop vite et mal avec des messages mercantiles dangereux du genre : avoir le dernier jean, les dernières Nike, faire des régimes etc... avec les maux que cela génère à moyen terme : dépression, suicide, anorexie etc...

Dans ce texte pour faire passer son message, l'auteur pousse à l'extrême le procédé en "normalisant" le dépucelage à un âge très bas et en pointant aussi du doigt l'irresponsabilité parentale.

Bref, tout ça pour dire que j'ai compris l'intention, mais ne suis que partiellement séduit par l'exposé. Cela méritait un texte déjà beaucoup plus long et construit différemment (le début ressemble à une blague qu'on raconterait à un copain, cette histoire de tapis clouté n'a finalement que peu d'importance et sert de prétexte à la visite médicale) et l'humour tombe plutôt à plat car l'auteur a choisi la vulgarité (aussi pour critiquer la banalisation de la grossiéreté ?) dans les dialogues alors qu'un ton plus distancié, "brittish" eut renforcé l'aspect comique de la scène à l'instar de ce passage simple mais efficace par la dernière réplique très pince-sans-rire :

- Je vous assure que non. Elle ne s'est jamais fait troncher. Pas même une fois. Vous devriez l'emmener voir un médecin vous savez ?
- Pour qu'il la baise ? demanda la tendre maman affolée.
- Éventuellement, mais surtout...


Bref, j'aime assez l'idée moins la démonstration beaucoup trop expéditive.

Widjet

   Anonyme   
19/1/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas aimé du tout. Certes, on peut y appliquer la grille de lecture de Widjet, certes le surréalisme a son charme, mais il manque quelque chose : un contexte, des personnages. On n'écrit pas l'arrache-coeur en deux coups de cuillère, au point de virer des éléments de compréhension comme le passage du lit à clou à la virginité évoquée par l'infirmière... ou comme la chute même du texte.
Sans parler du vocabulaire grossier qui fait tache. Je n'ai rien contre ce genre de vocabulaire en soi, mais là encore, il manque quelque chose pour le justifier.
Enfin, le petit détail qui tue tout : chez une jeune fille vierge, on n'utilise pas de speculum... a fortiori une petite fille. C'est physiquement impossible, sauf à déchirer l'hymen et donc dépuceler la demoiselle. Et comme ce n'est pas évoqué...
Cette erreur met en l'air une bonne partie du texte à elle toute seule.
Bref, l'impression de lire un squelette de texte, et pas un texte véritablement. Il y manque de la chair, quelque chose qui lui donnerait un peu d'ame... et une ampleur supérieure à une blague carambar un peu longue.

   alvinabec   
19/1/2011
Texte très drôle, servi par une écriture fluide, le ton choisi est "raccord" avec le sujet traité, cohérent et dépaysant tt à la fois. Votre chute est un peu plate en regard du corpus la précédant. A vous lire...

   Margone_Muse   
20/1/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Heu… humour noir, vite fait. J’ai souri un petit peu au début avec la petite qui avait hâte de tester son nouveau jouet mais ça s’arrête là. Je ne me suis pas délectée du reste, qui n’est pas franchement fin.
Ce texte m’a fait penser à La petite roublarde question décalage et en effet, c’est le même auteur après vérification.
Ca ne prend pas plus ici avec moi, voir moins. Il n’y a pas le début ni la fin d’une explication sur les mœurs et les codes de cette société.
Un texte court sans grand intérêt (à mes yeux) et dont la bonne grosse vulgarité ne fait que tirer d’avantage vers le bas.
Il y a sans doute messages derrière tout ça (du moins je l’espère), mais trop bien caché pour moi qui ais trop peu envie d’y regarder plus près.
Désolée mais moi c’est non, pas séduite.

   Anonyme   
20/1/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Franchement? Non ce n'est pas drôle du tout. Au contraire c'est même glauque je trouve. Bon j'accorde qu'il y a une jolie plume, de la recherche dans le surréalisme (j'ai pensé un peu à Topor par moment) mais l'ensemble me laisse un gout amer dans la bouche.

En effet, la pédophilie ne m'a jamais fait rire, même teintée de surréalisme ou d'absurde.

Donc vraiment non je n'aime pas du tout.

   LEVENARD   
20/1/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je trouve que ce Docteur Bois a des airs de Boris...
C'est tellement justement outrancier que c'en est délectable.
Et ça ne finit pas de s'aggraver, ça redémarrage à chaque coup.
La visite à l'infirmière est tout simplement géniale. On se dit ce coup là c'est parti, ça va redresser la barre ( en fait on se dit surtout non, non !) et impeccable, de vache en pis, de carrie en syllabe.

Un petit bijou noir...

Je vais jusqu'à exceptionnel pour souligner sa rareté.

   Anonyme   
20/1/2011
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai envie de dire : mais encore ?

Un bon point pour la tentative de sortir des sentiers battus, et pour se risquer à écrire quelque chose qui soit un peu hors normes. Mais en ce qui me concerne, ce sera le seul que j'attribuerai.

Ce texte n'est ni vraiment drôle, ni vraiment noir, ni vraiment absurde... il est surtout sans style et laisse dans ma tête un vaste vide après sa lecture. Quelle est l'histoire, quel est le message, quel est l'objectif, où veut m'emmener l'auteur ? Je n'en sais rien du tout. Mais la balade ne m'a pas apporté grand-chose.

Il est aussi intrinsèquement vulgaire et obscène, non pas à cause de l'histoire ou du vocabulaire employé, mais par la manière inappropriée et malhabile de l'employer. Ce n'est pas décalé, c'est juste fade et même vaguement écœurant.

Désolée, mais je n'ai vraiment pas aimé du tout.

   Anonyme   
20/1/2011
Bonsoir Marjolaine ! Ce n'est pas que ça soit mal écrit, si l'on fait exception de deux ou trois termes pour le moins triviaux, mais c'est un humour qui me fait grincer des dents.
Bien que n'étant nullement prude, je ne vois pas l'intérêt d'une telle nouvelle si ce n'est de provoquer le lecteur lambda que je représente...
La colère, état exceptionnel chez moi, étant mauvaise conseillère, je me garderai bien de toute appréciation chiffrée...

   Anonyme   
21/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Énorme ! Tellement énorme que j'en ai oublié le côté scabreux.

Je m'attendais à une fin plus enlevée, du style : " - J'ai toujours pensé que nous aurions des problèmes avec cette gamine... ". Mais bon...

Bonne continuation.
jarola

   Eldalis   
24/1/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Moi aussi, j'ai envie de dire : Humour noir, d'accord, mais encore ?
Je trouve le texte très maladroit. Déjà, le titre est pour moi très mal choisi ; il laisse supposer un texte très différent (peut-être est-ce volontaire, dans ce cas-là je ne vois pas trop l'intérêt). Ensuite, à partir de la moitié de la nouvelle, le tapis clouté disparaît complètement pour ne réapparaître qu'à la fin. De plus, la nouvelle atteint un degré impressionnant de perversité (personnellement, je n'appelle pas cela de l'humour noir) pour, au final, ne laisser rien au lecteur. Enfin si, j'ai l'impression d'entrevoir une morale et des sens caché ; mais c'est tellement confus que moi - comme beaucoup d'autres personnes je pense - passons totalement à côté.
Je trouve que l'ensemble est vraiment très mal dosé.

   Anonyme   
24/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
j'ai l'impression qu'Amande n'est pas réellement une petite fille. À quoi fait penser une amande? L'amande comporte des trous. Le sujet de cette nouvelle est un peu trop porté sous la ceinture. On est trop dans la symbolique, et je n'ai pas envie de deviner les éléments cachés. Et quand à l'humour, seul le passage du lit à clou m'a fait rire, le reste beaucoup moins. Amande manque de consistance, elle représente rien d'autre que le regard d'autrui, celle que l'on scrute, juge, assassine (tapis de clous)... Sur la forme une bonne fluidité, pas de redondance, pas d'accroche. Seul le vocabulaire "troncher" me gêne.

   Strip   
26/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Amusant. La vulgarité ne m'a jamais dérangé et l'humour de ce texte repose sur la liberté de ton, l'absurde et la crudité qui contrastent dans la bouche d'individus présumés sensés. D'ailleurs, quitte à en faire hurler certains, je pense que l'auteur aurait pu aller encore plus loin et se laisser aller dans son délire, il n'est pas nécessaire de chercher message et interprétation symbolique à tout crin, parfois un texte fonctionne sans qu'il y ait forcément une explication ou une signification sous-jacente. Ici, c'est assez réussi mais le tout manque de richesse, de rigueur et d'équilibre. Un style à perfectionner.

   marogne   
5/2/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Un peu étonnant de qualifier par « toutes les nuits », « trois ou quatre occurrences » ? Et les parents patientent ¾ jours et réagissent quand elle a 4 ans ?

Pas d’amis parce que pas de poitrine à 6 ans ???

Ok, OK, ces commentaires, notés en cours de lecture, ne peuvent paraitre que déplacés une fois arrivé au bout. Mais ….

Mais, je dois écrire, maintenant que j’ai compris que ce devait être une pièce humoristique, que malgré l’incongruité que je comprends voulue des tournures et des situations, tout cela ne m’a paru qu’inutilement artificiel et, en tout cas pour moi, du niveau du « private joke ».

   Milwokee   
20/2/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Histoire de bien commencer ce commentaire, je vais d'abord souligner le fait que le style littéraire brut, avec ces phrases qui se suivent sans continuité directe, ces sauts du coq à l'âne, m'ont bien plu.
Pour le reste... D'abord je n'ai pas vu l'humour, hormis lorsque la gamine s'extasie de pouvoir essayer son nouveau jouet. Je l'avoue : ça m'a tiré un petit sourire. En dehors de ça, rien. Je n'ai pas vu la prétendue noirceur du texte. Je n'ai même pas vu l'histoire, c'est dire. Du vide. L'absence de logique me plaît généralement, mais quand elle sert une intention. Là, aucune. On aligne des phrases traitant de sujets supposément choquants (la maltraitance de la gamine, la pédophilie) dans l'espoir vain de provoquer une réaction chez le lecteur. Ce n'est pas ça, l'humour noir. L'humour noir défend une idée en énonçant son contraire et en le rendant si ignoble que toute personne sensée éprouvera du mépris pour les gens qui pensent vraiment ça.
L'humour noir, c'est Desproges qui déclame avec une audace insoutenable des phrases telles que : "Comme disait Himmler en quittant Auschwitz pour aller visiter la Hollande, on ne peut pas être à la fois au four et au moulin !". C'est drôle, c'est noir. Tout ce qui manque à ce texte.

   souchys   
17/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonsoir,
Quel humour... noir. J'adore ce style de "plaisanterie". Seulement, je n'ai pas trouvé grand-chose à quoi me rattraper.
Des événements qui se suivent sans vraiment de sens l'un avec l'autre sauf le but de nous faire "rire".
J'aurais aimé que ce texte soit un peu plus développé...
Malgré tout, j'ai bien aimé. Ce texte reste léger et drôle à souhait.
La plume est agréable. J'apprécie ton style.
Bon courage,
Thomas

   Anonyme   
13/8/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
l'idée de départ était vraiment géniale car faut aller la chercher ! (Amande et la planche à clous)... malheureusement l'histoire s'effrite peu à peu dans une grande banalité, et surtout la chute est inexistante, voire un peu lourdingue :

- Je ne peux rien faire pour vous, dit-il en secouant la tête, votre fille est complètement en marge, et personne ne baise les marginaux. Il n'y a plus qu'une chose à espérer, c'est que l'un de ces clous sur lesquels elle s'empale chaque nuit finisse par atteindre son petit cœur qui jamais ne connaîtra l'amour.

.. dommage.


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