Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Sentimental/Romanesque
macaron : Catherine
 Publié le 03/02/14  -  7 commentaires  -  15002 caractères  -  103 lectures    Autres textes du même auteur

Une réparation amoureuse à distance.


Catherine


J’ai très peu fréquenté les gares avec cette décontraction désabusée de l’habitué d’un itinéraire régulier. Il m’est arrivé pourtant, à une certaine période de ma vie, d’utiliser ce moyen de locomotion tous les quinze jours pour un parcours d’à peu près quatre cents kilomètres. Je venais de trouver un premier emploi dans une petite ville à côté de Tours et je remontais chez moi dans le Nord, avec toujours le plaisir urgent de retrouver les miens. Ma mère se faisait doucement à ces trajets fréquents, elle n’aimait pas me savoir en ce monde du voyage où les rencontres parfois les plus inattendues vous entraînent vers un danger bien réel. Il n’est pas question, ici même, d’une quelconque mésaventure lors de mes pérégrinations de fin de semaine. Longtemps m’est resté, les rares fois où je mettais les pieds dans une gare, un sentiment pénible nourri de culpabilité et de remords.


Je filai vite au bowling, à peine arrivé le vendredi soir, rejoindre les copains. J’avais à présent conscience de la brièveté du temps qui m’était accordé : je repartais en Touraine le dimanche après-midi. Je compris aussi à cette époque que notre bande ne tiendrait plus longtemps, chacun allait de son côté faire sa vie, trouver sa voie. Alain travaillait en Belgique dans l’orfèvrerie, Christian faisait son service militaire, il envisageait d’entrer dans la carrière. Je n’avais pas revu Bruno depuis plus d’un mois, collé paraît-il à une certaine Nathalie, plus envoûtante que la vouivre.

J’étais en grande discussion avec Fred et Marisol lorsque je la vis entrer. Elle était accompagnée d’un gars que je ne connaissais pas, très quelconque, pas le genre de type à accoupler à sa beauté. Trois ans sans la voir ! Je l’avais presque oubliée. Si une fille m’avait tourmenté durant mes années de collège, c’était elle : Catherine !

J’allai l’embrasser, lui dire quelques mots. Elle se portait bien et travaillait à la mairie depuis peu où elle s’occupait du logement social. Elle me présenta Philippe, un copain qui la sortait un peu : il avait une Renault 5 toute neuve. Je les laissai pour leur partie de bowling qui n’allait pas tarder à commencer et je rejoignis Fred et Marisol, Hervé qui venait d’arriver.


– Plutôt mignonne ta copine, Marco, me lança ce dernier, mimant la tête d’un môme devant la vitrine d’une pâtisserie.

– Qu’est-ce que tu crois mecton, et c’est pas la seule !


Marisol sourit avec indulgence devant tant de prétention. Fred me demanda alors :


– T’es sorti avec elle ?

– Même pas.

– Merde ! s’exclama Hervé, j’aurais parié qu’il y avait eu un truc entre vous.

– Disons qu’on était proches, on s’entendait bien, mais…


Je la regardai lancer sa boule maladroitement, rire de la voir glisser lentement dans la rigole. Elle n’avait pas changé. Sa féminité explosait dans un naturel resplendissant.

Catherine et Philippe vinrent nous voir après leur partie de bowling pour un conseil sur une boîte sympa dans le coin pour le samedi soir. La mode en ce milieu des années soixante-dix était les grosses discothèques en Belgique. Nous, avec nos petits moyens et la vieille tire d’Hervé, on fréquentait le « Tilbury », un trou minuscule avec une ambiance du tonnerre. Le costard se frottait à la liquette grand-père des derniers hippies, le rock résistait face au disco qui arrivait. L’entrée était gratuite, le prix des consommations raisonnable, mais cela n’a pas duré…


En reprenant le train du retour le dimanche après-midi, je ne pus m’empêcher de penser à elle et à ce week-end fabuleux. Elle avait dansé un slow avec moi au Tilbury le samedi soir, et nos deux corps rapprochés m’avaient rappelé ce jour à la piscine en troisième lors d’un exercice de sauvetage en EPS. Le même trouble, puissant, quasi mystique m’avait plongé dans un état extatique ; la chaleur de son corps, la pointe de ses seins m’avaient ramené à la réalité : le désir de la posséder. Hervé, lui aussi, l’avait fait tendrement tournoyer et rire par-dessus le marché. Rien ne s’y opposait, la belle était libre et les jeux ouverts. J’avais discuté un peu avec Philippe, un gars sympa, sans prétention, mais amoureux fou. Il ne pouvait pas le cacher. Catherine me demanda mon adresse à Tours, elle voulait m’écrire. En se faisant la bise avant de se quitter, elle m’ordonna presque, avec l’enthousiasme qui la caractérisait :


– On se retrouve ici dans quinze jours, j’adore cet endroit !


J’ai passé un week-end formidable. Il y a très longtemps que je ne me suis pas amusée autant. Philippe est juste un copain, un peu collant mais si gentil… Je crois qu’il en pince pour moi, le pauvre ! J’ai été très heureuse de te revoir, on ne se quitte plus, promis ? À samedi.

Ce n’était pas vraiment une lettre, qu’aurait-elle pu me dire ? Plutôt un billet d’humeur, léger, sans importance. Un rappel pour que je ne l’oublie pas.

Les fins de semaine se sont succédé, tous les quinze jours je retrouvai Catherine au bowling. Elle et Philippe faisaient partie de notre bande, elle avait fait l’unanimité avec son naturel et son sourire franc. Fred et Hervé me poussaient à agir, prétendaient qu’elle était à cueillir. Ils ne comprenaient pas mes hésitations, j’allais me la faire souffler par le premier beau mec venu. L’hiver est arrivé, un samedi soir nous sommes restés au bowling, un temps déplorable nous incitant à la prudence. Il est entré et n’a pas laissé les filles indifférentes. Je le connaissais surtout de vue, de réputation. Il était sorti avec Catherine au collège, petit frimeur sur sa mobylette jaune. À son allure droite, martiale, je n’aurais pas été étonné qu’il fût chez les flics ou dans l’armée.


– Marc, tu as vu, me dit Catherine, Antoine ! Qu’est-ce qu’il vient faire ici ?

– Je ne sais pas. Il fait quoi à présent ?

– Il doit postuler chez les pompiers de Paris. C’est difficile pour y entrer, paraît-il.


Elle était devenue grave. Une inquiétude et une joie discrète cherchaient une place dans l’expression de son visage. Elle rosit délicieusement.


Je dois te le dire : je suis sortie avec Antoine jusqu’avant de se revoir fin septembre. Nous avons cassé, je t’expliquerai. Plus grave, enfin cela aurait pu être dramatique, Philippe s’est endormi au volant après m’avoir raccompagnée. Heureusement il n’a rien, par contre sa belle R5 toute neuve… Nous sommes allés au « Gentlemen », rien à voir avec le Tilbury, snob et ambiance nulle. J’attends samedi avec impatience. Je t’embrasse.

Je me doutais qu’il n’était pas venu au bowling par hasard Antoine. Et cette façon de me regarder, ce petit air de défi. Fred me le confia, il ne le sentait pas ce gus, à rouler des épaules avec sa gueule de jeune premier. Ce qui me revint à la mémoire, ce fut le moment où Catherine se rapprocha de moi en début de troisième au collège. Ils venaient de se quitter. Je n’en connaissais pas les raisons. Depuis la sixième, je ne lui avais pas dit vingt mots, tétanisé par l’enjeu : l’obsession de ne pas lui déplaire. Elle avait fait le premier pas et nous avions passé l’année ensemble, un petit groupe de quatre ou cinq avec Olivier mon meilleur ami au collège.

Il était là, en face de la gare, avec deux, trois copains. Philippe m’emmenait le dimanche vers quinze heures, ce qui permettait à mon père de profiter de son après-midi. Catherine me prenait la main, me serrait contre elle avant que je monte dans le train. Pourquoi ne l’avais-je pas embrassée ?

Ce dimanche de fin janvier, une belle journée dans mon souvenir, glaciale mais ensoleillée, nous attendions le train de 15 h 30. La gare avait ce côté vieillot et carré ; du bâtiment principal, frais toute l’année, émanait la froideur désespérante des grandes cités industrielles. Antoine traînait avec ses sbires, on entendait leurs rires, piaillements d’oiseaux de malheur.


– C’est pour toi tout ce tapage, lui dis-je irrité.

– Je lui ai demandé d’arrêter de nous suivre, de me laisser tranquille, m’assura Catherine.

– Je vais lui dire deux mots à ce petit con.


Elle s’agrippa à ma manche.


– Non, il n’attend que cela. Il est plus fort que toi.

– Cela reste à voir. Il commence à me gonfler sérieusement et je n’ai pas peur de lui.

– Marc, je ne veux pas de bagarres. Je ne viendrai pas la prochaine fois. Je suis désolée, tout cela est de ma faute.


Son visage s’embruma, elle versa quelques larmes. Bon sang ! C’était le moment propice pour la prendre dans mes bras, pour enfin amorcer une relation qui ne demandait qu’à s’épanouir dans la tendresse. Je restai impassible, guettant d’un regard mauvais Antoine qui cherchait à comprendre la situation. Dans le train, je retournai le problème par tous les faits et gestes qui me revenaient spontanément : pour autant, je n’aperçus pas le bout du tunnel.


Je suis vraiment confuse pour dimanche, je n’en ai pas dormi de la nuit. J’ai mis les choses au clair avec Antoine, il ne nous importunera plus. Il n’arrive pas à m’oublier, pourtant il a toutes les filles à ses pieds. Et il ne se gêne pas, j’en sais quelque chose ! Philippe a récupéré sa voiture, heureusement qu’il a une bonne assurance ! Bisous, je t’…

Ce week-end, de toute façon, je l’appréhendais, avec cet instinct infaillible à me prévenir de la poisse. Le vendredi soir, ma mère ressentit de fortes douleurs abdominales. Mon père, inquiet, appela le médecin de garde. On l’hospitalisa rapidement par crainte d’une péritonite. J’arrivai tard le samedi soir au bowling, ils partaient pour le Tilbury. Il ne se passa rien de notable cette soirée-là, un spleen tenace m’envahit et me sépara des autres, de Catherine en particulier. Le lendemain sur le quai de la gare, je lui annonçai que je ne reviendrais pas dans quinze jours. J’étais invité chez une copine à Tours, j’en avais assez des allers-retours, il valait mieux en rester là. Je la regardai à peine lorsque le train s’ébranla. Je pouvais être dur quand il s’agissait de sauver ma peau. Elle frappait à ma porte, mais je voulais des garanties. Des garanties ! Comme un vulgaire prêteur sur gages ! Je n’avais rien compris à l’amour et pas su saisir ma chance.

Je n’ai jamais revu Catherine.


Des grèves, des grèves et encore des grèves ! L’année 2017 avait démarré sur les chapeaux de roues pour ce qui est de la contestation tous azimuts. Depuis le 1er janvier j’étais retraité, bénéficiant des avantages dus à une carrière longue dans l’industrie chimique. Ma femme était décédée depuis peu – un cancer diagnostiqué sur le tard –, je vivais seul dans la banlieue parisienne. Profitons-nous un jour d’un peu de repos, de sérénité retrouvée ? Pensez donc ! Mon fils m’appela, comme toujours affolé, énervé, sans solution pour un problème qui n’en était pas un. Ils avaient, avec sa seconde femme, un week-end important, professionnel, et personne pour garder la petite Noémie, quatre ans. Cela te ferait du bien papa, tu as besoin de changer d’air, ici tu seras tout près de la mer, Noémie sera contente de voir son papy. J’étais battu à plate couture ! Pour ce long week-end du 1er mai, pas question de prendre ma voiture. Il y a au moins cinq cents bornes jusqu’à La Rochelle, et mes yeux ne supportent plus une attention aussi longue sans un mal de tête effroyable. Il me restait le train. « Cela te rappellera ta jeunesse pa’ », s’était amusé mon fiston. S’il avait su !

La gare était bondée, mais mon train partait. Certes, avec un peu de retard, mais j’avais de la chance, à entendre autour de moi, les mécontents fustigeaient l’incurie des employés de notre grande entreprise ferroviaire. Une foule dense piétinait, et j’aimais me sentir prisonnier, peinant pour atteindre le quai du départ. Montparnasse n’avait rien à voir avec la gare de Lens de mes jeunes années, froide et austère. Des boutiques agrémentaient un hall spacieux, et en ce vendredi de veille d’un week-end prolongé, une joie de vivre se mêlait à l’impatience. Je pris place dans le train et fus un peu déçu par le confort des sièges sur le réseau grandes lignes, assez semblables à ceux de mon époque. Je sortis de mon bagage le dernier succès de librairie, un roman apocalyptique. Nous partîmes sans que je m’en aperçoive.

M’arrêtant de lire un instant, je regardai par la fenêtre le paysage défiler à belle vitesse. Je songeai à la dernière fois que j’avais pris le train, non ce n’était pas pour rentrer à Tours, mais pour passer une journée à Paris. Cela nous prenait de temps en temps, du vivant de mon épouse, nous flânions dans un parc ou visitions un musée, une expo. Elle n’était plus là, hélas, pourtant je ne sombrai pas dans de tristes pensées ; bien au contraire je ressentis un bien-être, une joie à faire partie de ce voyage. J’examinai la physionomie de mes voisins, et une grande plénitude m’envahit. Je repris ma lecture, mes yeux ne mirent pas longtemps à me picoter. Je m’endormis, vaincu par l’immobilité.


Une odeur de friterie embaume l’atmosphère. Des frites du Nord, cuites dans la graisse de bœuf, qu’on déguste avec un peu de vinaigre. Ma main sur son épaule, j’emmène Catherine dans notre bistrot habituel. Philippe… Philippe ? Catherine possède une voiture, une drôle de petite bagnole qui ne colle pas vraiment à sa personnalité : une DAF automatique. Comme chaque dimanche après-midi, elle me conduit au train de 17 h 50. Nous y sommes de bonne heure, nous prenons le temps de nous regarder.


– Une semaine sans se voir, comment je vais faire ? me dit-elle, écrasant ses lèvres sur les miennes.

– Tu m’écriras une longue lettre, j’adore te lire. Tu me donneras des nouvelles d’Antoine, ce pauvre petit chéri qui en bave chez les pompiers de Paris.

– Tu es injuste, je ne l’ai plus revu depuis notre dernière explication. Toi aussi, tu pourrais m’écrire. J’attends avec impatience les mots qui m’expliqueront la profondeur de tes sentiments, s’exclame-t-elle avec emphase. Je sais…je peux attendre longtemps !


Je lui prends la main, pose un baiser sur sa peau fine et ambrée.


– J’espère avoir bientôt une réponse positive pour ce job à Liévin. Fini les allers-retours, nous aurons tout notre temps rien que pour nous. Je t’enlèverai à tes parents, Antoine ne te reverra jamais.


Elle me balance un coup de pied sous la table.


– Arrête un peu avec Antoine ! Oh, t’as vu l’heure ?


Dehors, un soleil affable caresse nos fronts plissés par l’appréhension de la séparation. Les gens se promènent, s’attablent aux terrasses en ce printemps précoce. Jamais la proximité de la gare ne m’a parue aussi animée, plaisante à écouter dans les conciliabules de ses visiteurs endimanchés. Sur le quai de la gare, je serre très fort Catherine dans mes bras. Nos baisers, malgré la désunion prochaine, ont le goût de la certitude d’un bonheur indestructible.


– Je viens avec toi, me dit-elle, s’amusant à monter sur le marchepied du train.

– Chiche !

– Mademoiselle ! Le train va partir, vous voulez vous faire écraser, l’avertit un jeune contrôleur inflexible.


Une secousse, je tangue sur mes jambes, le quai s’éloigne, son visage disparaît.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
16/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

L'écriture a de la caisse, elle est ferme, quelques petites choses m'ont fait revenir sur mes pas mais, et c'est plutôt rare par ici, je n'ai pas lâché le texte. Donc l'écriture est bonne, agréable.
Par contre, je n'ai rien compris.
Ensuite la bande d'amis c'est bien, ça donne de la couleur et du vivant,mais ici il y a bien trop de personnages et les inutiles noient les secondaires qui font de l'ombre aux deux principaux.
Il y a un choix à faire : soit vous coupez, soit vous rallongez. Perso, je ne suis pas contre la rallonge. L'écriture s'y prête, le sujet n'est pas traité façon guimauve et l'époque me plait bien.

   jaimme   
17/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
L'idée est bonne, sans être neuve c'est le traitement final qui la rend originale: rêve ou alternative de vie.
L'écriture est un peu plate, mais on peut concevoir qu'elle se marie assez bien avec le propos: on est dans le quotidien, le réel le plus absolu. J'aurais quand même aimé un peu plus de sel dans le récit.
Quelques expressions, deux ou trois (dont "jusqu’avant de se revoir") ont accroché ma lecture et l'intro ne m'a pas trop plu, pas assez accrocheuse (mais c'est mon goût personnel). Les personnages ne sont pas très individualisés (difficile sur un récit aussi court) et parfois l'on se perd un peu.
Voila, j'espère que ces éléments pourront être utile à l'auteur.

   Pimpette   
3/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime ce texte!
Il m'a embarquée facilement dans cette bande de jeunes si vrais avec leurs Samedi soir et leurs amours difficiles...les personnages sont bien là avec leur physique et leur caractère dessinés d'un trait sûr!
ET puis, cette finale est une belle trouvaille émouvante...ce rêve qui redonne un plan de son passé à notre personnage principal!
On ne s'ennuie pas une seule seconde!
Et ça, c'est plus important que tout!

L'écriture pourrait être encore meilleure mais je manque de temps...:-)))

   Marite   
4/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai lu cette histoire comme une petite tranche de vie confiée à nous par l'auteur. Elle se lit facilement. Situations, personnages, tout y est pour nous intéresser. Mais ... je n'arrive pas à relier la dernière partie à partir de " Une odeur de friterie embaume l’atmosphère..." au reste de l'histoire. Est-ce l'imagination, un rêve ? Est-ce une nouvelle réalité ? Du coup je reste avec l'impression que l'histoire n'est pas finie.

   Marguerite   
4/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai vraiment accroché à ta façon d'écrire Macaron. C'est bien écrit, fluide, et certaines phrases sont très belles (je n'ai pas trop le temps d'éplucher le texte pour te les citer, mais il y en avait plusieurs...). On te suit volontiers dans cet univers de jeunes, de bowling et de séparations hebdomadaires.
Par contre c'est vrai que ma première impression en arrivant à la fin a été : Hein ? J'ai pas compris...
Je l'ai relu ce matin, et j'ai compris la fin comme un rêve venu au narrateur par le souvenir d'une ambiance de trains et de gare... pourquoi pas...

   Bidis   
12/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L’impression d’une bande de jeunes est bien rendue. Je me suis donc laissé porter par cette ambiance, mais avec une impression de flou.
La dernière partie me laisse plus que perplexe. Au moment où je comprends bien que le narrateur s’est marié et que toute l’histoire avec Catherine est un souvenir alors que je la croyais jusque là dans un passé tout proche, voilà Catherine qui revient. Donc, l’auteur entremêle ses souvenirs au présent, ce qui est un procédé que j’apprécie beaucoup quand le texte est plus précis, mais ici, cela renforce mon impression générale de flou total.
Bref, un texte qui m’a paru agréable certes, mais par trop déconcertant.
Deux petites remarques :
« Sa féminité explosait dans un naturel resplendissant » : quelque chose me heurtait dans cette phrase. En réfléchissant, je crois que j’aurais mieux admis : « Sa féminité explosait avec un naturel resplendissant »
« Ce n’était pas vraiment une lettre, qu’aurait-elle pu me dire ? Plutôt un billet d’humeur, léger, sans
importance. » Pourquoi parler de lettre et de billet quand il s’agit d’une conversation. Ou alors je n’ai rien compris.

   senglar   
13/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Macaron,


"Je m'endormis, vaincu par l'immobilité."
M'en voudrez-vous si je vous dis que voilà qui résume bien le caractère du héros de cette fable ?

Et dire qu'il avait eu la chance de croiser une fille qui avait fait le premier pas dans ces années pré et post soixante-dix où combien d'amours n'étaient-ils pas mort-nés par excès de réserve. Que voilà un beau nigaud !

Quelqu'un qui avait peur de la vie pour choisir de s'accommoder d'un bonheur anodin, mais un bonheur quand même.

La preuve aussi que l'on ne meurt pas d'amour.


Et par-dessus tout ça Catherine qui avait tout d'une grande (lol)

:)

brabant


Oniris Copyright © 2007-2018