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| GLOEL
10/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
J'aime beaucoup votre entrée en matière : « Devant ma porte elle attend… » C’est un texte simple en apparence, mais profondément métaphysique. Sa grande qualité est de ne jamais tomber dans le pathos ni dans un lyrisme excessif. La force du texte vient notamment de cette asymétrie très réussie : la mort parle peu, presque avec indifférence, tandis que le narrateur tente désespérément de la convaincre, de négocier, de gagner encore un peu de temps. J’aurais toutefois aimé lire un peu plus, ce petit supplément qui aurait pu rendre le texte encore plus singulier : quelque chose de moins conventionnel, moins linéaire, davantage porté par l’image et la sensation. La mort est féminine, presque par définition lexicale, mais qu’est-ce qui, dans votre texte, la rend véritablement féminine ? Est-ce l’attirance mystérieuse de son voile ? Sa douceur apparente ? Son silence patient et insistant ? Sa présence, plus proche d’une séduction que d’une menace ? La sobriété de la fin est belle, mais elle ne rompt peut-être pas suffisamment avec le mouvement du texte. Après cette montée de tension, on pourrait imaginer une rupture plus brutale, une image finale qui laisserait une trace plus forte, comme une blessure ou un dernier vertige. Cela reste toutefois un très beau texte existentialiste, avec une vraie voix et une atmosphère particulière. Il mériterait simplement peut-être ce « petit plus » qui transformerait une belle méditation en une scène inoubliable. Bravo et bonne continuation. Frank Gloel |
| Passant75
16/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Une nouvelle intéressante ! Je l’ai lue comme une allégorie de la Mort présentée comme une présence immuable qui attend patiemment son heure. Le dialogue met en scène l'impuissance de l'homme face à son destin, le narrateur refuse, argumente, ironise, supplie, mais rien n'altère la sérénité de son interlocutrice. Cette fatalité m'a immédiatement rappelé le Fatum des Anciens, cette puissance à laquelle même les dieux ne pouvaient se soustraire.
J'ai aussi pensé au célèbre conte du rendez-vous à Samarcande, où celui qui cherche à fuir la Mort ne fait qu'accomplir le destin qui lui est assigné. Ici, la Mort n'est ni cruelle ni injuste, elle est simplement la conséquence d'un ordre inéluctable auquel nul n'échappe. La dernière supplique, « Encore un peu s'il te plaît » ne traduit même pas la révolte, mais le fait que le narrateur ne réclame pas l’impossible, mais seulement un peu plus de temps à vivre |
| Donaldo75
25/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Salut Mikard,
J'ai trouvé cette brève intéressante car elle ne se dévoile pas immédiatement. Le thème, une fois deviné, en prend d'autant plus d'ampleur, sans en faire des tonnes. Il y a une forme de théâtre moderne dans cette exposition, dans l'assemblage entre la narration et les dialogues. C'est fin, ça se mange sans faim comme disaient des acteurs qui ne me font plus rire. Bravo ! |
| Mansoul
26/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Une allégorie de la mort et de son absurdité ici puisque, "la mort ne rend de compte à personne", à quoi bon sa nécessité ? La première question néanmoins est "pourquoi rôde-t-elle ?"... Généralement, lorsque la mort est là, c'est déjà trop tard (du moins selon les stoïciens, pour qui cela fait que la mort ne nous concerne pas en réalité : avant la mort, la mort n'est pas, après elle, nous ne somme plus, comme le Soleil et la Lune chez Trenet qui ne se rencontrent véritablement jamais). Sans doute rôde-t-elle du fait du narrateur lui-même qui, dans son angoisse de la mort, la convoque de lui-même ? C'est mon hypothèse mais rien ne permet vraiment de l'étayer.
S'ensuit un dialogue sous forme de marchandage entre le narrateur et la mort, où se dégagent au moins trois arguments, soulevant chacun à leur manière l'absurdité et la contingence de la mort : "pourquoi maintenant ?", "pourquoi moi ?" et "pourquoi la mort tout simplement ?". Ces questions cependant ne reçoivent pas un traitement égal de la mort et c'est là que me paraît une certaine forme d'incohérence dans la représentation de celle-ci. Car la mort au départ répond, certes de façon détournée et lapidaire, elle répond sans répondre, mais elle répond. Elle répond notamment en invoquant l'Eternel et l'éternité, de même que la perfection du monde, donc en se référant plus ou moins à un quelconque absolu. Dans la seconde moitié du texte cependant, la mort n'oppose au narrateur qu'un silence et sa propre présence même évanescente, le laissant confronté à ses interrogations, ses mystères, son absurdité et sa contingence... J'ai pour ma part préféré cette deuxième approche... |





