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| Cyrill
27/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bjr Mikard.
La famille est bien caractérisée, en quelques touches. Pierre est émouvant avec sa bonne volonté maladroite. Marion apporte la violence adolescente, rien de plus normal. La famille n’est pas toujours le cocon compréhensif qu’on aimerait. Les contradictions de la protagoniste sont assez marquées. Honte, désir, colère, humour, mauvaise foi, besoin d’être regardée, envie de renaître… On ne peut pas dire cependant que vous cherchiez attirer la sympathie sur elle. Le langage est débridé, volontiers grossier et provocateur. Cathy parle sans filtre, avec une désinvolture qui me la rend vraiment déplaisante. Je me dis qu’elle ne se respecte pas, qu’elle se déprécie, et que c’est la rechute assurée. J’aurais aimé plus de subtilité, un regard plus clément, réfléchi, avec un narrateur plus omniscient qui la valorise en s’éloignant de son langage, en la prenant par la main. Votre choix se défend, bien sûr. Je trouve aussi que les longues phrases constituées de propositions indépendantes juxtaposées sont trop systématiques. Si elle confèrent parfois un rythme intéressant à la pensée, je ne trouve pas ce choix toujours judicieux. Merci pour la lecture. |
| Erydan
27/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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J’ai trouvé l’idée de fond vraiment intéressante, surtout la façon dont trois secondes de regard suffisent à réveiller quelque chose chez Cathy après vingt-sept jours sans alcool. En revanche, j’ai eu du mal à rentrer dans le texte : le début manque un peu d’accroche et certains passages s’étirent alors que l’enjeu réel de la nouvelle est beaucoup plus fort. La fin donne néanmoins une autre dimension à tout ce qui précède, et j’aurais presque aimé sentir cette fragilité de Cathy plus tôt dans le récit.
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| baldr
29/9/2026
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Je ne savais pas que les femmes pouvaient être perturbées par un regard... Pourquoi cela ne m'arrive-t-il jamais ? J'ai beau regarder, il n'arrive rien. Toujours est-il que c'est arrivé à Cathy. Est-ce que j'y crois ? Un peu, parce que vous donnez beaucoup de détails psychologiquement pertinents. Le trouble familial est bien rendu, chacun perturbé dans son rôle. La conclusion sur les jours sans alcool est nécessaire pour fermer le texte sur lui-même, cela dit la narration est un peu téléphonée. Je reste également un peu perplexe sur la signification du message. "Apprenez la sobriété et vous serez plus sexy" ??
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| Malo
30/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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J'ai été surpris par la chute. Je pensais que Cathy avait subi une agression sexuelle, étant donné sa réaction devant le regard insistant du passant qu'elle croise. Mais c'est très bien ainsi. On se pose des questions tout le long du texte en imaginant ce que la jeune femme avait pu vivre pour se retrouver dans cet état. Elle renait, commence à élaborer des projets, elle est sortie de son marasme, son alcoolisme ne subsistera plus que comme un mauvais souvenir.
Par contre, la réaction de sa fille me surprend. J'aurais vu plutôt quelqu'un de compréhensif, qui aurait aidé sa mère à s'en sortir. Un peu maternelle probablement, mais sans plus. Enfin c'est un parti pris et je l'accepte ainsi. Je trouve que Cathy a beaucoup de mérite de s'en sortir dans un tel environnement : un mari sans consistance, une fille en concurrence qui profite de la faiblesse de sa mère pour l'abaisser, la solitude. En résumé, j'ai apprécié ce texte bien que le style soit à travailler ainsi que je l'ai noté. |
| Pussicat
30/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Je ne suis pas convaincue par l’idée de départ qu’un regard peut tout changer, c’est un peu léger, mais comme c’est votre pont de départ, je le prends, surtout lorsqu’il est ressenti comme une impression, une lecture de, cela reste subjectif : le regard est rapide et l’impression est « certaine », Cathy a besoin de se rassurer, de se dire qu’un homme l’a regardée, de se sentir femme désirée à nouveau. C’est le point de départ de son renouveau.
Je n’ai pas compris : la prudence est évoquée par le mari, et la peur par Cathy, or les deux se mêlent : « Elle, une fille de la mer, prudente par peur du vent, c’était nul comme prétexte, […] . J’aurais vraiment dû lui dire qu’un mec m’avait matée, pensa-t-elle. » Pierre fait la cuisine, la vaisselle, le ménage aussi, sans aucun doute, sa fille Marion fait la police, un alcoolique lâche tout au profit de son addiction. Le laisser-aller, les fringues en boule qui sentent la clope, le bazar, l’intérieur défait, négligé, comme une projection d’un état physique et mental en souffrance, tous ces signes de l’alcoolisme sont bien rendus, un passage peu trop rapide peut-être. Je comprends Marion qui n’en peut plus de voir sa mère dans cet état, l’amour pour sa mère s’est dilué dans les verres avalés toutes ces années, son attitude est une réponse à ce que sa mère a détruit, cette relation privilégiée qui n’est plus, le statut même de mère, le respect disparaît, c’est une patience à bout, une honte qui ne se masque plus, en revanche le langage de Cathy quand elle échange avec sa fille me trouble, comme une régression. Quand le regard d’un inconnu interprété déclenche le désir, déclenche une féminité retrouvée, le mari Pierre a disparu du désir amoureux, il n’est plus vu comme un amant, il est devenu un compagnon de route, un soutien. « Vingt-sept jours de martyre pour trois secondes de bonheur, vingt-sept jours sans alcool, elle avait gagné. Jamais plus elle ne boirait une goutte. » La fin est optimiste, mais je n’y adhère pas une seule seconde. Vingt-sept jours ne signifiait rien et encore moins le gage d’une victoire sur l’alcool. Un alcoolique reste un alcoolique, même après 27 jours de sevrage. A bientôt de vous lire, |
| moschen
2/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Mince affaire, pensa-t-elle. J'ai des doutes. Cathy pense, alors cela ne relève pas d'un dialogue. Faut-il dans ce cas toujours mettre un tiret et indenter la réflexion ?
“Cathy était partie en couille”. Je ne suis pas certain de l'effet produit par ce genre d'expression à la vulgarité assumée. La même expression présente dans un dialogue pourrait faire sens, puisque révélatrice d'une personnalité ou d'un caractère. Par contre, la même expression, affichée dans une section narrative, peut être plutôt révélatrice des intentions de l'auteur et la coloration qu'il souhaite donner à son récit. Ici, il me semble que l'expression perd de son effet coup de poing, puisqu'elle est toute seule, dans son genre. “Elle ne rencontra que trois ados attardés portable à la main”. Ça fait caricatural. À quoi puis-je reconnaître le côté attardés de trois adolescents ? Au simple fait qu'ils ont un portable à la main ? “Les tristes preuves des années passées” … Là, pour le coup, on a le sentiment que des choses sont cachées au lecteur. De quels genres de preuves s'agit-il ? Est-ce uniquement un joyeux bazar dans son vestiaire? “Son mari la déroutait … sa patience l'agaçait”. Le lecteur que je suis, ne comprend pas comment interpréter cette patience que Cathy reprocherait à son mari. Elle aurait aimé qu'il prenne une décision plus rapidement ? “Elle aurait cédé à la tentation’. Est-ce la tentation de saisir une bouteille ? À ce moment du texte, rien ne permet de penser que Cathy lutte pour rester sobre. “Depuis le naufrage de sa mère”… Là encore le lecteur reste sur sa faim. Qu'est-ce qui a pu provoquer ce naufrage ? On n’en saura rien. Je ne comprends pas les sous entendus portés par ce mot de naufrage. Sauf à patienter jusqu'au bout de l'histoire. "Marion arrivait en fouille merde"… autre expression à la vulgarité assumée et qui me choque dans une section narrative. On dirait un avis d'un adulte sur une adolescente qu'il connait trop bien pour la côtoyer au quotidien. "Cathy sentait monter les larmes, il faudrait être forte". Ne faudrait-il pas séparer ces deux phrases par un point ? Le fond Je pense qu'avec le regard d'autrui (sur le corps féminin) il eut été possible de faire un bon sujet de nouvelle. Il y a à la fois, ce leitmotiv des dernières années, sur le respect envers le corps des femmes mais aussi la question de comprendre pour quelles raisons une gêne est ressentie. Les intentions de celui qui regarde, sa façon de regarder, sont autant d'éléments qui pèsent dans le débat. Comme suggéré dans le texte, si l'on cherche “regard masculin” sur internet, on tombe sur un ensemble de théories dans la mouvance “male gaze”, essentiellement centrées sur le cinéma ? Finalement, je suis partagé. L'homme aurait pu la reconnaître et simplement attendre un salut de sa part, s'il la connaissait ? Dans la tête de Cathy, selon l'humeur du moment, elle peut voir des psychopathes là où il y a quelque chose en elle qui attire le regard, sans tous les autres sous-entendus. Mais je ne puis être objectif, puisque issu de la vieille école. Dans le texte, il n'y a pas de proximité entre l'homme et Cathy, pas de description d'un regard insistant ou dirigé vers une partie de son corps. Alors on ne sait si une limite a été dépassée, limite très vague, en l'occurrence. Pourtant, quelle que soit la façon de regarder, si une gêne est ressentie, l'affaire semble pliée. Dans l'histoire telle que racontée, il n'y a pas de peur, pas d'angoisse puisque Cathy choisit d'y retourner, par curiosité. Elle évoque même un changement pour une tenue plus sage. On nous dit que les yeux de l'inconnu seront une caméra et elle, une (figurante) dans une scène de prises de vues. Elle va se faire belle pour cela. Est-ce de la provocation ? Elle veut parler à cet inconnu, pour comprendre ? J'ai regretté l'emploi de quelques tournures à la limite de la vulgarité sans que ces mots ne puissent être attribués à un personnage dans un dialogue. J’ai trouvé le personnage de Cathy attachant. Elle ressent une gêne mais elle n’accuse pas. On sent qu'elle est perdue, à la recherche de repères. Elle ne trouve aucun secours dans sa propre famille. On sent qu'elle lutte, en rangeant ses affaires. Sa fille "fouille merde" puis flic accusatrice ne semble pas trop dans la nuance. Elle ne semble pas vouloir aider sa mère. Que veut-elle donc ? Uniquement des excuses ou une forme de repentance de sa mère ? Par contre, les effets du sevrage ne nous sont pas expliqués. Par exemple, on aurait pu la voir dans un café à un comptoir commander un alcool puis le verser dans un évier ? Ou refuser une invitation à boire d'un autre alcoolique… je m’égare. Comme d'autres, je suis persuadé que vingt sept jours ne suffiront pas pour pouvoir clamer une victoire. |
| ka-lee
2/10/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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bonjour,
Je n'acroche pas avec les mots : ma belle- naze-couilles-fouille merde -pute - con- merdique-à poil ..... ça en fait beaucoup dans un si petit texte. l'histoire est amenée, même si les 3 secondes et le " bonheur " sont un peu disproportionnés ... mais cette nouvelle reflette bien, malheureusement, la vie de certain.S'accrocher à un rien. merci à toi |




