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Humour/Détente
Mistinguette : Le nez de Léonard
 Publié le 10/03/10  -  22 commentaires  -  12680 caractères  -  216 lectures    Autres textes du même auteur

C'est l'histoire d'un garçon complexé convoité par trois jeunes délurées...


Le nez de Léonard


Léonard était puceau ! Pas un pubère nigaud et pustuleux comme on en côtoyait fréquemment naguère. Non ! Un charmant jeune homme à l’épiderme bien lisse et aux traits fins et harmonieux. Certes son nez se trouvait être légèrement imposant, mais comme se plaisait à rabâcher sa mère, qui elle avait un groin au milieu du minois : « Vilain nez n’a jamais déparé joli visage ! ». D’ailleurs, on ne pouvait pas qualifier l’appendice nasal de Léonard de vilain, allongé eût été un terme plus approprié. Et puis ne dit-on pas que la dimension du principal attribut viril est proportionnelle à l’organe vissé au centre du faciès ?…

Toujours est-il que la vitrine de son anatomie handicapait psychologiquement son propriétaire, et il en résultait qu’à vingt-sept ans passés, le garçon ne s’était toujours pas adonné aux délices de la copulation ; ses relations avec le beau sexe se cantonnant à de chastes échanges amicaux. Pourtant, hormis cette importune proéminence, le physique du jeune homme se vérifiait des plus avenants. L’abondante tignasse brune surplombant son mètre quatre-vingt-cinq de muscles, mettait en exergue un époustouflant regard azur que plus d’un bourreau des cœurs lui jalousait.


Par ailleurs, malgré sa disgrâce, notre Cyrano menait une vie relativement normale, bien que sa profession de plombier ne fût pas en totale harmonie avec son inhibition ; ces virtuoses de la clef anglaise ayant comme chacun sait, la réputation d’avoir un sacré tempérament. Probablement que colmater les fuites à longueur de journée titille la fibre égrillarde ! Néanmoins, pas chez Léonard ! L’obsession de son maudit blaze anéantissant le moindre embryon de pulsion libertine. Du reste, à une époque il avait même envisagé la chirurgie esthétique. Mais quand au cours d’un troisième lifting sa grand-mère rendit l’âme sur le billard, le projet passa illico aux oubliettes. Le jeune homme songeant alors, qu’apparaître devant saint Pierre avec un nez parfait, ne présentait au bout du compte pas un grand intérêt.


Ironie du sort, le vertueux Léo habitait une minuscule ruelle en cul-de-sac, dont les résidents s’avéraient en majorité, être des résidentes. Qui plus est, jeunes et célibataires. Au numéro 5 logeait la ravissante Élise, coiffeuse de son état, au 7 demeurait Jeanne, une plantureuse serveuse mignonne comme un cœur. Et enfin, locataire du 9, la plus charismatique des trois, une artiste peintre d’une sidérante beauté répondant au doux nom de Nadège.

Ces donzelles entretenaient une solide amitié les réunissant à tour de rôle dans leur bicoque respective, pour des heures durant cancaner et glousser, un nectar millésimé à la main ; Léonard, objet de tous leurs fantasmes, alimentant l’essentiel de leur jaspinage.

Bien sûr les drôles de dames connaissaient le tourment du garçon, mais malgré cela, elles s’étaient mises mutuellement au défi de le déniaiser. Un soir où ces péronnelles avaient abusivement caressé la bouteille, entre deux éclats de rire, la décision fut prise d’allouer un p’tit pécule à la première qui mettrait l’adonis au long nez sous sa couette.


Comme par hasard, les jours qui suivirent cet impudent pari, une malédiction « plombière » s’abattit sur l’impasse…


Ce fut d’abord Élise, qui le lundi matin laissa tomber malencontreusement une bague de grande valeur dans le siphon du lavabo. Des sanglots dans la voix elle bafouilla quelques mots sur la messagerie du jeune homme, pour l’implorer de venir au plus vite. Hélas, quand il se radina le lendemain, la jolie coiffeuse sur le départ pour son travail, dut faire l’impasse du numéro de charme initialement prévu…

Le mercredi, c’est un raccord du chauffe-eau de Jeanne qui se volatilisa mystérieusement. Pour joindre à coup sûr son voisin, celle-ci sonna carrément à sa porte. Malheureusement, si Léonard était chez lui, la pièce elle, devait être commandée. L’infortunée ne pouvant rester sans eau chaude, le raccord disparu regagna comme par magie sa place ; à la grande surprise du plombier qui débarqua à l’improviste en fin de journée…

Le dimanche suivant, ce fut le tour de Nadège de jouer de malchance. Des trous inopportuns dans le tuyau d’évacuation de son lave-linge occasionnèrent une fâcheuse inondation.

Seulement cette fois, l’artisan rappliqua fissa pour secourir la malheureuse qui le reçut la serpillière en bandoulière, accoutrée d’un long tee-shirt humide laissant deviner outre d’arrogantes mamelles, l’unique port d’un affriolant string rouge. Sans une once de trouble, Léonard emprunta à Nadège son chiffon et s’accroupit pour éponger la flotte, cependant que l’œil aiguisé de l’artiste l’observait…


- Puis-je vous croquer ? s’enquit-elle en allant chercher son portemine et un bloc à dessin.


Le garçon se méprenant sur le propos, détourna sa trombine qui se colorait pareillement au slip atrophié de la belle.


- Puis-je vous croquer ?! insista-t-elle en agitant son crayon.


Rassuré sur les intentions de la jeune femme, Léonard acquiesça tout en poursuivant sa rébarbative besogne.

Tandis qu’il pataugeait dans la mare exhalant la lessive, Nadège cala son girond popotin sur un tabouret, puis esquissa de sa mine tendre et habile le portrait du beau Léo…

Évidemment le séduisant plombier ne fit rien d’autre qu’assécher le sol et réparer la fuite, mais à peine eut-il tourné les talons, que la donzelle empoigna son téléphone pour héler ses copines, et sans épiloguer les prier de la rejoindre en soirée…


Impatientes, Élise et Jeanne déboulèrent chez leur amie en fin d’après-midi.

Trônant sur la table du salon, trois raffinés verres en cristal et une bouteille de Château Margaux grand cru qui attendait depuis des lustres une occasion particulière pour être bue.

À proximité du divin breuvage, négligemment étalée, l’effigie de Léonard sous différentes coutures.


- Alors raconte !!! lâchèrent à l’unisson les deux jeunes femmes.

- Ben voilà ! Tout est sur la table… Notre vénéré voisin a consenti à ce que je le dessine…

- C’est tout ! s’exclama Jeanne un peu dépitée.

- Moi je trouve qu’avoir réussi à lui tirer le portrait, c’est déjà pas si mal ! affirma la coiffeuse en s’emparant d’un croquis.


Puis en professionnelle de l’esthétique, elle scruta longuement le dessin… Le rapprochement de ses fins sourcils et les contorsions de sa bouche poupine, révélèrent soudain que quelque chose la chiffonnait.


- Nadège, donne-moi un crayon s’il te plaît !

- Et pour faire quoi ?

- Vite ! Donne-moi un crayon, j’ai une idée !

- Sûrement pas ! Tu vas saloper mon travail !

- Allez… sois pas cabocharde ! J’crois qu’ j’ai vraiment une idée géniale !


À contre-cœur Nadège fouilla un tiroir et remit à son amie ce qu’elle demandait.

Et sous le regard interrogateur de ses camarades, Élise rajouta quelques poils au profil de Léonard...

Ces dernières restèrent médusées ! Là sur le papier, par une fabuleuse illusion d’optique, d’épaisses bacchantes semblaient miraculeusement raccourcir l’auguste tarin.


- Alors, elle n’est pas super mon idée ? fanfaronna Élise.

- Sans doute ! Mais j’vois pas très bien où tu veux en venir ? répliqua la serveuse.

- C’est pourtant simple ! J’ai la certitude que de la même manière qu’une coupe de cheveux adaptée à sa physionomie donne de l’audace à une fille, un surplus de poils sur sa p’tite gueule d’amour décoincerait notre cher Cyrano.

- Peut-être, mais il semble qu’il y ait un hic. Comment comptes-tu t’y prendre pour persuader le beau Léo de se faire pousser la moustache ? souligna Jeanne incrédule.

- Pour l’instant, j’en sais fichtre rien ! Mais il y a forcément un moyen !

- Moi je pense que pour trouver la solution, quelques gorgées de Château Margaux seraient bénéfiques à nos méninges! préconisa joyeusement Nadège en honorant du précieux bordeaux son verre et celui de ses copines.

- Tout à fait d’accord ! approuvèrent en chœur les deux autres.


Et le trio se jeta sur le pinard comme une contractuelle sur une bagnole mal garée, prenant à peine le temps « ho sacrilège » de humer la boisson céleste… Ensuite, tout en réglant son compte à l’onéreuse bouteille, les persifleuses commencèrent à débattre de la façon d’amener leur voisin à enguirlander son joli clapoir des poils désinhibiteurs. Ce qui ne se profilait pas être une mince affaire…

Dans un premier temps, en s’aidant du Web, elles tentèrent de recenser quelques moustachus célèbres. Force fut de constater que parmi les mâles contemporains physiquement avenants, ils ne se bousculaient pas au portillon. Et à leur grand désappointement, les jeunes femmes durent admettre qu’exhiber une moustache était devenu passablement ringard.

Il y avait bien José Bové ; toutefois on ne pouvait pas à proprement parler, prétendre que ce dernier soit le summum de l’érotisme. Du reste, aucune des trois n’imaginait les outrancières bacchantes de ce Casanova agricole, plaquées sur le mignon minois de Léonard.

En persistant dans leurs recherches, elles dégotèrent tout de même un nombre restreint de spécimens plus engageants, dont le vertigineusement beau Tom Selleck alias Magnum. Et en examinant attentivement les dessins d’Élise, il s’avéra que le plombier avait en dépit de ses disproportionnés naseaux, une forte ressemblance avec l’acteur.

Mais comment contraindre le garçon à orner sa margoule de l’estampille virile ???

Telle était la fondamentale question !!!

Le vin aidant, les réponses les plus saugrenues fusèrent… Entre autres loufoqueries, Élise proposa de subtiliser à Léo son rasoir. Jeanne, elle, suggéra en mimant la scène, de lui servir quand il viendrait déjeuner dans son restaurant, un café bouillant ; puis par inadvertance de le bousculer pour qu’il s’échaude la lèvre supérieure, et que l’unique solution pour camoufler la brûlure soit d’arborer la moustache… Finalement, l’idée la plus envisageable vint de Nadège. Celle-ci décréta l’organisation dans l’impasse d’une soirée costumée entre voisins, avec bacchantes obligatoires pour tout le monde…

Si quelque temps plus tard la soirée eut bien lieu, elle fut par rapport à l’intéressé un véritable fiasco ; ce couillon de Léonard ayant fardé sa bobine d’une paire de moustaches ridiculement petites, produisant l’effet inverse à celui recherché.

Consternées par cet échec, les « desperate housewives » rendirent pour un temps les armes. Au fond, elles avaient déjà suffisamment de soupirants à leurs basques, pourquoi s’acharner à vouloir à tout prix fourrer le plombier dans leur lit ?!

Seulement plus qu’un défi amoureux, c’était leur côté mère Térésa qui les guidait. Avant leur intérêt à elles, il s’agissait d’éveiller les sens du candide Léo pour son bonheur à lui. Tant pis si pour ça elles eussent dû payer de leur personne...

Mais si ce cornichon se trouvait bien aise dans sa carcasse de puceau, après tout c’était son problème !!!


Et les semaines s’écoulèrent…


Jusqu’à ce matin printanier où, ayant sans doute besoin d’un peu de distraction, le facétieux destin vint ranimer les aspirations coquines de nos trois bougresses.

Ce jour-là, un employé des studios de cinéma qui se tenaient à deux pas de l’impasse, placarda des affichettes chez les commerçants du quartier…

Très excitée, en rentrant du boulot Jeanne passa chez Nadège.

Élise, quant à elle, avait déjà rejoint son amie et tout en décortiquant le fameux avis, les luronnes conversaient gaiement en se délectant d’un Saint-Émilion particulièrement gouleyant.

Pour la énième fois, la coiffeuse relut à haute voix l’annonce :

« Les aventures de Super Mario Bros devant être portées à l’écran, nos studios organisent un casting afin de trouver l’acteur principal de leur prochain long métrage... Si vous pensez avoir le profil du héros, ou si vous connaissez quelqu’un susceptible de pouvoir tenir ce rôle, veuillez nous contacter… »


Et c’est comme ça que quelques mois plus tard, malgré son nez ou plutôt grâce à lui, Léonard fut promu vedette d’un film voué au plus grand succès.

D’ailleurs ce soir, tout le gratin du 7e art est là pour assister en avant-première à la projection du chef-d’œuvre. Parmi les invités, trois drôles de dames font honneur au champagne en lançant des regards langoureux à la star du jour, qui pour l’occasion a troqué sa salopette contre un smoking haute couture. Et sous le crépitement des flashs, notre éminent plombier affiche un sourire magistral, chapeauté par la moustache la plus époustouflante de l’histoire du cinéma ; répondant ainsi aux œillades énamourées du beau Valentin, son cher et tendre réalisateur…

Plus tard dans la soirée, quand le spectacle sera terminé et que les feux de la rampe seront éteints, c’est un tout autre film qui se jouera…

Mais avec le carré blanc celui-là !…


 
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   Anonyme   
4/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonsoir ! De cette histoire de moustache j'ai retenu deux très bons Bordeaux, le Château Margaux et le Saint Emilion... Pour le reste, à mon avis, c'est beaucoup de blabla pour une chûte ultra plate... carré blanc inclus ! L'écriture, de qualité moyenne, ne m'a pas non plus inspiré... Désolé !

   Anonyme   
4/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Légèreté et bonne humeur courent tout le long de cette histoire plutôt cocasse il faut bien le dire. Aidée par une écriture simple et ironique qui atteint son but, le récit est bien mené, construit avec beaucoup d'efficacité. La conclusion est un peu évidente mais peu importe au fond.

Merci pour cette lecture. J'ai souri souvent, me suis moquée parfois. Bref, j'ai beaucoup aimé.

Electre

   ANIMAL   
4/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Voilà une histoire aussi bien écrite que joliment narrée. Les efforts méritoires des trois voisines pour déniaiser le beau plombier font sourire.

Qu'ont-elles gagné à l'affaire, nos belles ? Ca c'est une autre histoire...

C'est en tous cas un texte rafraîchissant, un brin olé-olé mais pas plus, qui se déguste comme un bon Château Margaux : sans modération.

   florilange   
5/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai trouvé cette histoire amusante, coquine & assez bien enlevée. Sa chute est drôle
Le style est malicieux & le fait de placer tous les adjectifs avant les noms qu'ils qualifient n'y est pas pour rien. Le rythme se tient.
Une nouvelle agréable à lire.

   Anonyme   
10/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une nouvelle bien sympathique ma foi!

Bon je vais faire un gros reproche: la fin et la chute. Je les trouve trop rapides, quasi expédiées (et pourtant l'idée de chute est bonne), ce qui set vraiment dommage.

Parce qu'il y a un style Mistinguette, parce qu'il y a une écriture fluide, drôle, agréable.

Vraiment dommage cette fin!

   Anonyme   
10/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
si je devais comparer cette nouvelle à un cours d'eau, je dirais
que son clapotis est agréable à entendre; le vocabulaire est diversifié, bien choisi et de nombreuses phrases sonnent juste (d'autres un peu moins, mais elle sont en minorités, dommage pour les mots pinards et bagnole, d'autres termes que ceux là aurait rendu l'image de la contractuelle réussie)

je dirais aussi que ce cours d'eau s'écoule lentement mais sûrement, et qu'il nous permet de naviguer paisiblement sur une histoire légère qui nous fait passer un moment agréable.

puis soudain, le cours d'eau disparait inexpliquablement sous terre; sans jamais réapparaître.
Plus rien !!! Une terre aride !
Moi qui m'attendait à une fin délicieuse (sans exiger qu'il puisse s'agir des chutes du niagara) je découvre une histoire atrophiée, amputée de son final; avec par dessus le marché, un changement de temps inaproprié.

Dommage.
J'ai aimé l'ensemble de cette gentille histoire, mais j'attends toujours son dénouement.

   Anonyme   
10/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Dommage, les ingrédients et la recette étaient là. Le gâteau à l'arrivée n'a pas le goût escompté. L'écriture surtout m'a parue scolaire, laborieuse. Pourtant l'histoire est bien menée et sympathique. Pourtant il y a des sourires et des promesses d'ivresse. J'encourage ces promesses.

   Flupke   
10/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Mistinguette,

Bravo pour ce premier texte sur Oniris.

Le double thème de l’histoire me plaît (L’appendice supérieur - handicap tourné en avantage –  d’un jeune homme, ne rebutant pas outre mesure trois jeunes femmes dont les visées convergent à un épanouissement de son appendice inférieur). On sent qu’il y a beaucoup d’humour dans le style (très prometteur) , dans la manière de raconter l’histoire (on décèle un plaisir sensuel à l’écrire). Le champ lexical est riche (merci de m'avoir appris jaspiner), j'ai l'impression que vous avez beaucoup de choses à dire sur ce monde. Bien aimé aussi le twist à la fin.

Le troisième paragraphe m’a bien plu.

Néanmoins, poster sur Oniris, c’est aussi l’occasion de recevoir des commentaires pour améliorer son texte et le cas échéant, le retravailler si on le souhaite. Dans cette optique voici mes critiques subjectives (que j’imagine constructives) :

Je pense que le style gagnerait en fluidité en amputant les adverbes non vitaux. Surtout, là où le sens de la phrase serait peu modifié par une telle ablation. (handicapait PSYCHOLOGIQUEMENT, une vie RELATIVEMENT normale, sonna CARREMENT, MALHEUREUSEMENT si Léonard, le VERTIGINEUSEMENT beau (l’adverbe alourdit trop ici, il me semble), SEULEMENT plus qu’un défi, PARTICULIEREMENT gouleyant.
 
Elle scruta LONGUEMENT le dessin. Là nous entrons dans la dialectique de la règle d'or du « ne pas dire, mais montrer ». "Le rapprochement de ses fins sourcils et les contorsions de sa bouche" MONTRE qu’elle scrute le dessin avec attention. L’adverbe DIT cela, alors que la suite le MONTRE. LONGUEMENT, me semble ici doublement superflu.

Aussi, il faudrait peut-être y aller mollo avec l’adjectivation avant les noms. L’excès en tout est un défaut. Une fois de temps en temps, ça va, ça peut suggérer une certaine ironie, mais trop souvent, cela peut lasser à la longue : rébarbative besogne, girond popotin (ne sonne pas très bien dans mon oreille), trois raffiné verres, onéreuse bouteille, disproportionnés naseaux, fondamentale question, la magique potion, les romaines armées, oups sorry je dois confondre avec Astérix chez les Bretons pour les deux derniers :-)

Pas du tout choqué par certains mots (pinard, bagnole, cornichon (ce dernier mot suggère un point de vue féminin de narration), fissa, se radina, etc., mais un peu surpris, car l'ensemble du registre est châtié. Cela détone légèrement.

« Ho sacrilège » Ho ? Ou Ô ?

Quelques exagérations pas graves du tout, mais que je mentionne en passant – la boisson céleste – , la modération ayant plus de punch de mon point de vue.

En tout cas, une belle réussite pour votre premier essai sur Oniris, car j'ai trouvé l'ensemble divertissant et j'ai même souri à certains passages. Bonne continuation.

Amicalement,

Flupke

   caillouq   
10/3/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Par pitié, arrêtez de gâcher le plaisir de la lecture par des virgules complètement fautives ! ("le jeune homme songeant alors, qu'apparaître etc...", "l'abondante tignasse brune (...), mettait en exergue etc", "ayant comme chacun sait, la réputation etc...", je m'arrête là mais il y en a plein d'autres)
Couper le verbe de son sujet ou de son complément par une virgule unique: streng verboten ! Prohibido ! Forbidden !
Si vous n'y voyez qu'une maladresse de style: de bons exemples à travailler sur http://francite.net/education/cyberprof/page12.html (par exemple ...)

En essayant de faire l'impasse sur ces virgules malencontreuses (c'est dur):

... non, il y a un "ho sacrilège" (et pas ô) qui se balade bizarrement, sans être ancré par aucune ponctuation ...

... va falloir tout relire pour se faire une idée ...

Bon, au final ? Chute qu'on voit venir. Un style vraiment trop "magazine féminin" pour mon goût. Dommage, parce qu'on sent que l'auteur, s'il se laissait aller (ok, mistinguette, c'est sûrement une auteure, mais (i) ce féminin tardif est vraiment trop moche pour mériter d'être utilisé (ii) le pseudonyme transgenre ça existe aussi dans ce sens-là, cf Yasmina Khadra) bref on sent que l'auteur a des potentialités pour la fantaisie.

Lâchez-vous un peu, Mistinguette !

   Anonyme   
11/3/2010
Citation : Et puis ne dit-on pas que la dimension du principal attribut viril est proportionnelle à l’organe vissé au centre du faciès ?…

Moi qui croyait le dicton : petit nez, bien troussée.
Nous n'avons pas les même références littéraires, ce me semble ?

1, 80 m de muscles ??? De plus le mot exergue (recherche d'un effet de style ?) me gène ; en évidence eut suffit. Attention à l'utilisation des synonymes, certains sont plus appropriés que d'autre. Je vous conseille un excellent site pour la langue française (tout y est) : http://www.cnrtl.fr/ ; il y a même un classement des synonymes par ordre de pertinence.

Et hop ! retour du plombier polonais ! Là, ça sent le roman de gare.

Et de l'usage de la ponctuation ; je sais que c'est toujours délicat éprouvant moi même parfois comme un sentiment d'hébétude quand il s'agit de choisir entre rien, une virgule, un point virgule, etc... Exemple cette phrase :
citation : Ironie du sort, le vertueux Léo habitait une minuscule ruelle en cul-de-sac, dont les résidents s’avéraient en majorité, être des résidentes.
On trébuche sur les virgules et du coup l'envie de continuer la lecture sur un terrain aussi accidenté nous semble relever de l'exploit. Mais bon, vaillant nous sommes, alors !

Citation : une plantureuse serveuse mignonne comme un cœur.
J'ai oublié le nom de ces journaux dits féminins, mais vous voyez de quoi je veux parler je suppose. Ah ! Nadège à la sidérante beauté, artiste peinte (peintre) de surcroit, que te t'ai-je connu plus tôt.

- Puis-je vous croquer ?

Non, j'arrête, ce n'est plus comestible.

   Anonyme   
11/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Moi, je la trouve plutôt sympathique cette histoire.
C'est pas mal écrit, même si je reste évidemment perplexe devant les choix de ponctuation. Bon, le passage en revue des séries télévisées de ces trente dernières années donne un côté un peu kitsch, mais en même temps bon enfant aussi. Ce côté résolument "sympathique" permet d'oublier le manque de crédibilité de ces trois jeunes femmes à qui, manifestement, il ne faut pas la faire et n'auraient pas eu besoin du blase de Léonard pour flairer le pot aux roses.
Ce que je trouve dommage, c'est qu'on voit arriver la fin quasiment depuis le début. "Masquer" cette chute aurait sans doute été difficile. A défaut de pouvoir la masquer, j'aurais espéré qu'elle soit mieux mise en scène.

Comme "on dit", je suis curieux de la prochaine publication.

   Anonyme   
11/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'aime bien ce texte assez amusant coquin. L'écriture assez agréable devient de temps en temps un peu lourde (adverbes trop nombreux)
Mais un texte savoureux. Une chute un peu trop vite expédiée. Des idées intéressantes.

En tout cas je lirais volontiers d'autres textes

   Mellipheme   
11/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Jolie petite histoire assez bien enlevée.

Quelques erreurs de style et de ponctuation. Le mot "exergue" me parait mal choisi. "mettait en évidence" aurait suffit.

"Probablement que colmater..." est lourd, une formulation plus légère était possible, par ex. : "Colmater les fuites... titille sans doute la fibre égrillarde".

La toute dernière phrase "Mais avec le carré blanc celui-là" est superflue.

Au delà de ces quelques scories ou approximations, le lecteur passe un moment agréable.
Au fait, chère Mistinguette, je partage vos goûts en matière de boissons, et j'ai un nez plutôt proéminent ! :-)

   Mistinguette   
12/3/2010

   zorglub   
1/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai souri à de nombreuses reprises au cours de ma lecture, et franchement ri sur l'allusion à l'érotisme latent d'un célèbre représentant du monde agricole. C'est donc forément de bon augure pour une nouvelle à vocation humoristique.

De manière générale, je l'ai beaucoup appréciée. L'écriture est dans l'ensemble légère et fluide, même si, comme certains l'ont déjà signalé, quelques incohérences de la ponctuation cassent un peu le rythme. Je me suis régalé des innombrables variations sur le thème nasal, ainsi que du caractère des donzelles.

Personnellement, je n'avais pas vraiment vu venir la fin, et je l'attendais avec impatience. Comme plusieurs commentateurs, j'ai en effet été un peu déçu, même si je comprends les contraintes que tu exposes. J'espère avoir l'occasion un jour d'en découvrir une nouvelle pour ce texte.

   Anonyme   
26/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Mistinguette
Incontestablement vous avez du style. Pile poil comme je l'aime, c'est à dire léger, familier coquin, ne rechignant pas devant l'usage (modéré) de l'argot.
L'histoire est sympa. Le lecteur mâle s'identifie aisément au personnage du plombier puceau (même s'il n'est ni l'autre)
Au cœur de l'intrigue on s'embrouille un peu. J'ai du relire pour bien piger (heureusement que ce n'est pas un roman)
Votre texte me fait penser à une sculpture inachevée. Il faut enlever encore de la matière pour qu'elle soit au top.
N'hésitez pas à élaguer avec férocité pour ne garder que la substantifique moelle.
Les incises par exemple alourdissent les dialogues.
Je commente après avoir lu vos remerciements en forum. Incontestablement vous avez du style. Mince, je me répète. Du style, et beaucoup d'humour.
J'aime

   littlej   
17/5/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'aime pas et je vais vous dire pourquoi.

D'abord, le style : très adolescent j'ai trouvé, naïf, parfois lourd. Le principal reproche que je vais faire à votre texte c'est cette abondance de synonyme, cette volonté de remplacer un mot par une autre expression plus compliquée pour ne pas répéter, ou pour faire bien.

Quelques exemples : "l’appendice nasal", "groin", "organe vissé au centre du faciès" ou encore, au lieu de dire tout simplement pénis, vous préférez : "principal attribut viril", etc.

J'ai envie de dire : "Pourquoi ?" Pourquoi à la place d'écrire SIMPLEMENT plombier, vous écrivez ces "ces virtuoses de la clef anglaise" ? Pourquoi vous faites compliqué, quand vous pouvez faire simple ?

On sent la recherche tout le long, du travail, oui, mais je pense sincèrement, que justement, un bon style est un style qui ne sent pas le "travaillé". C'est bien sûr tout sauf évident, je vous l'accorde. Mais il y avait moyen ici d'éviter cette lacune.

Pour le fond, je n'ai rien à dire. ça ne me passionne guère.

Un texte donc peu convaincant, à mon avis.

Merci tout de même pour cette lecture.

j

   victhis0   
24/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Il y a une certaine jubilation et un vrai plaisir d'écrire, çà c'est bien.
Je déplore ainsi que mes petits camarades l'emploi intempestif de virgules lâchées au mauvais endroit qui cassent le rythme de lecture bien curieusement.
J'aurais aimé un peu plus d'audace tout de même, un peu plus de truculence et d'érotisme pour être tout à fait convaincu mais il n'en demeure pas moins que j'ai lu cette histoire très féminine avec le sourire et un vrai plaisir.

   socque   
24/3/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J'ai trouvé l'ensemble très laborieux, faussement sémillant... Les maniérismes de style, avec la recherche de formules toujours plus alambiquées pour le nez, les moustaches etc. (maniérismes nécessités sans doute par le désir des plus honorables d'éviter les répétitions), n'ont à mon sens pas aidé, ont aggravé l'impression que j'ai eue de lourdeur, d'effort pour faire "décoller" le texte. Les dialogues aussi m'ont paru artificiels, par exemple :
"je pense que pour trouver la solution, quelques gorgées de Château Margaux seraient bénéfiques à nos méninges"
Les quelques élisions présentes dans les dialogues ("J'crois", etc.) m'ont aussi semblé forcées.
Au total, je n'ai pas souri une seule fois.

J'ai relevé ci-dessous les phrases où la présence de virgules a arrêté ma lecture, où j'ai trouvé qu'elle cassait le rythme :
"L’abondante tignasse brune surplombant son mètre quatre-vingt-cinq de muscles, mettait en exergue"
"Le jeune homme songeant alors, qu’apparaître devant saint Pierre avec un nez parfait, ne présentait au bout du compte"
"dont les résidents s’avéraient en majorité, être des résidentes"
"la jolie coiffeuse sur le départ pour son travail, dut faire l’impasse du numéro de charme"
"Le rapprochement de ses fins sourcils et les contorsions de sa bouche poupine, révélèrent soudain que quelque chose la chiffonnait"
"aucune des trois n’imaginait les outrancières bacchantes de ce Casanova agricole, plaquées sur le mignon minois"
"de lui servir quand il viendrait déjeuner dans son restaurant, un café bouillant"
"un employé des studios de cinéma qui se tenaient à deux pas de l’impasse, placarda des affichettes "

"seraient bénéfiques à nos méninges!" : manque l'espace avant le point d'exclamation

   Jagger   
25/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
S'il y a bien quelque chose que l'on doit reconnaitre c'est que le style de narration est originale. J'apprécie la constance du ton car, parti en trombe des les premières lignes, je m'attendais à un essoufflement qui, heureusement n'est pas venu.

Les personnages sont drôle et attachant et si l'auteur le veut bien, j'apprécierais qu'elle me communique l'adresse de cette impasse et si certain appartement ne seraient pas à louer...

Les rebondissements sont parfois improbable mais font parti du charme du texte également. Si certain termes peuvent être vieillot (bacchante...) j'aime la contre balance avec des références modernes ( Desesperate housewife).

Un récit vraiment chouette, vivement le suivant.

   Bidis   
22/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte sans aucune prétention se laisse lire avec agrément, mine de rien,. Et malgré des maladresses pour moi évidentes, on ne le lâcherait sous aucun prétexte avant de savoir le fin mot de l’histoire, ce qui pour moi est primordial pour le plaisir du lecteur. Et puis l’écriture est amusante, primesautière, on ne se prend pas la tête, c’est plaisant.
Quelque petites remarques :
- « …un groin au milieu du minois : « Vilain nez n’a jamais déparé joli visage ! » : J’aurais inversé : « un groin au milieu du visage : « Vilain nez n’a jamais déparé joli minois ! »
-« puis ne dit-on pas que la dimension du principal attribut viril est proportionnelle à
l’organe vissé au centre du faciès ?... : J’aurais cherché à formuler cela plus adroitement. Par exemple : « que c’est à cet organe qu’on suppute la taille du plus précieux des attributs virils » A mon avis, en inversant, on échappe au lourd « organe vissé au centre du faciès » et « précieux » me semble plus léger que « principal
- Toujours est-il que la vitrine de son anatomie : J’aurais préféré : « ce détail anatomique déplaisant »
- aux délices de la copulation : J’aurais préféré le mot « chair », « aux délices de la chair ».
- comme chacun sait : c’est plutôt « comme le prétend la légende », cela remet cette réflexion au niveau de la blague (qui vaut d’ailleurs aussi pour le facteur). Dit comme ici, l’auteur a l’air de croire à la moindre réalité de ce poncif.
- que ce dernier soit le summum de l’érotisme : Un homme peut être érotique mais pas l’érotisme ou alors « que ce dernier soit l’érotisme incarné »
- Enfin, j’enlèverais la soirée costumée au profit d’un paragraphe expliquant comment les trois commères convainquent Léonard de se déguiser et de porter la moustache ad hoc.

   Berndtdasbrot   
7/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai aimé le début de l'histoire. Cette intrigue amusante : comment dépuceler Léonard. Un ton léger, vivant.
Je trouve, contrairement à beaucoup de commentaires, que vous avez travaillé l’écriture. On sent une certaine recherche, même si parfois, quelques erreurs, mais bon..
L'intriguer est un peu retombée à plat ensuite et la chute m'a semblé tirée par les cheveux.
Berndtdasbrot


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