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| Pattie
9/10/2026
trouve l'écriture
très perfectible
et
n'aime pas
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Je n'ai pas du tout aimé ce texte. Les allusions à François Mitterrand (son pseudonyme de résistant et beaucoup de détails de sa vie) auraient pu être intéressantes si ce n'était pas un mélange de sa vraie vie et d'une vie un peu inventée. Ce genre de mélange entre la réalité et la fiction me perturbe beaucoup quand le personnage semi-fictif ressemble trop à la personne qui l'a inspirée. C'est certes un procédé courant, mais que je trouve dérangeant, à l'instar des deep fakes (sauf que les deep fakes sont faits pour tromper, ce qui n'est certainement pas le cas de ce texte). Avec un autre nom, le texte ne m'aurait pas provoqué le même malaise. J'aurais peut-être de moi-même fait le rapprochement.
Je n'ai pas non plus aimé l'angle de narration : on présente un résumé de la vie du personnage, mais à aucun moment je n'ai eu l'impression qu'il existait. Il n'y a aucune mise en scène de cette vie, aucun dialogue. Et pour finir, j'ai trouvé le style très insuffisant : lourd, répétitif, rempli de clichés qui aplatissent le propos. Les comparaisons et les métaphores, par exemple, ont envahi le texte, et m'ont perdue dès la première phrase : "François Morland était né dans une maison où les certitudes avaient l'épaisseur des murs." Il y a aussi des négations suivies d'une correction, c'est un procédé trop utilisé, que je trouve très lassant. Et il y a énormément d'adjectifs, vraiment beaucoup. La fin, un peu grandiloquente, vient boucler le texte, sans rien laisser à grignoter au lecteur, tout lui est servi pré-mâché. J'aurais aimé lire un texte plus humain, voir vivre ce personnage et qu'on me laisse me faire mes propres images, qu'on me laisse tirer mes propres conclusions, qu'on me laisse un peu dans l'incertitude. |
| Donaldo75
19/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’ai trouvé intéressante cette nouvelle qui ressemble à une biographie. Le personnage principal me fait penser au célèbre « Tonton » du Canard Enchainé. La nouvelle suit le schéma biographique de ce dernier, de manière abstraite certes pour des raisons de concision je suppose ; il y a d’abord la jeunesse marquée par la droite nationaliste, avec fréquentation de milieux conservateurs et catholiques puis les ambiguïtés pendant l’Occupation, avant l’engagement dans la Résistance. C’est bien de le rappeler, cela dit, parce que tout le monde ne le sait pas. Ensuite, il y a le passage progressif vers la gauche, jusqu’à en devenir le chef incontesté. Aujourd’hui encore, la statue du commandeur fait de l’ombre aux tenants de ce bord politique, comme celle du Général envers les héritiers de la droite française. Après, vient la longue ascension politique, patiente, méthodique, jusqu’à la présidence. Qui se souvient de son surnom de monsieur 45% à l’élection présidentielle de 1965 ? François Morland vit un rapport complexe au pouvoir, une forme de fascination personnelle. Il a également le goût pour les symboles, les métaphores, les paysages. Sa fin de carrière politique au sein d’un lieu calme, avec une forme de méditation sur le temps et la mémoire, parachève le schéma de son illustre personnalité cachée. Cet homme politique français du XXᵉ siècle a suivi une trajectoire complexe sur plusieurs régimes, plusieurs familles idéologiques, et fini par reconnaître que son moteur profond n’a jamais été doctrinal mais personnel. C’est ce que dit en substance cette histoire.
Que pourrait-on objecter à cette nouvelle ? Peut-être qu’elle est bien écrite, intelligente, cohérente, mais trop sage, trop linéaire, trop explicative. Elle peut sembler manquer de chair, de risque, de drame, de singularité. Elle peut être qualifiée de portrait politique méditatif et non de nouvelle au sens strict. Je ne suis pas ce « on », j’ai personnellement trouvé cet écrit dans les clous de cet hommage, le personnage politique restant à couvert parce que dans les faits historiques il n’a pas toujours été irréprochable et que prendre le risque de secouer le cocotier sous les yeux d’un lectorat forcément polarisé n’aurait pas apporté grand-chose. Ce François Morland représente l’ancienne vision de la politique par ses acteurs, un parcours fait d’embûches, de choix difficiles, de renoncements, d’erreurs, de regrets. Ce n’est pas le coup de feu dans l’Assemblée prôné par Maiakovski, une forme romantique de combat politique. Ce n’est pas non plus la vocifération permanente des héritiers de ce François Morland, ceux qui sans lui seraient encore à coller des affiches sur les murs de Saint Denis en égrenant de vains slogans d’une autre époque. C’est un parcours presque voltairien, résumé en quelques paragraphes. L’exercice n’est pas facile. L’obstacle est passé. Je félicite l’auteur pour ça. |
| Cyrill
19/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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L'écriture est lisse, le récit se laisse lire. Le cadre est historique mais sans immersion du personnage dans l'époque ni véritable incarnation, bien qu’on sache qui est François Morland. Ça maintient l’observateur dans une posture encyclopédique, même s’il y a une part de fiction dans le portrait.
Des sentences générales que j’ai trouvé pénibles ponctuent le texte, se chargeant de sa caution philosophique : « Les convictions humaines sont souvent moins cohérentes qu'elles ne le prétendent », « Mais aucun règne n'est éternel », « On ne trahit véritablement que ce que l'on sert »… La part énigmatique du personnage est noyée dans les nombreuses métaphores qui le servent de façon quelquefois assez convenue. Celle du fleuve perd de sa force à être explicitée. |




