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Science-fiction
Pepito : Marcel
 Publié le 10/10/17  -  10 commentaires  -  13993 caractères  -  90 lectures    Autres textes du même auteur

“L’ignorance est le nerf de la guerre.” MC Solaar – La Concubine de l’hémoglobine.


Marcel


Choc !


Poumons vidés, souffle éteint, bouche béante dans le casque fermé.


Vient la douleur, s’insère par le haut du crâne, se force un passage jusqu’au cerveau, voile les yeux exorbités. Tandis que tout là-haut, loin au-delà de la visière étanche, les étoiles – étincelles ténues – s’éteignent, une à une.


Alors, juste comme la dernière va disparaître, l’air vicié – cent fois exhalé et filtré – avalé goulûment, irrigue, apaise les poumons incandescents. Tandis que tout là-haut, par-delà la visière irisée, en même temps que son souffle, le ciel se rallume et le cerveau se remet à penser.


– Quelle meeeerde !


À plat dos dans la boue, abasourdi par le battage du sang dans ses tempes, Marcel écoute sa respiration reprendre un rythme normal. Son armure a encaissé le plus gros du choc, lui en a laissé apprécier le solde, à couper le souffle. En plein vol, un rien détonnant, l’autopropulseur a rendu l’âme. Pas le bon jour pour tirer sur la plus courte paille, quoi que… Le saut à éviter reste toujours le dernier.


Marcel se roule péniblement sur le côté, se coule dans le fond d’une tranchée d’artillerie. La douleur, encore, remonte par à-coups le long de ses jambes meurtries, jusqu’à ses épaules malmenées par le poids du paquetage et l’impact de la chute. Souffrances rassurantes, annonciatrices d’intégrité physique. Un geste lent vers l’interface à son poignet, les capteurs de l’armure scrutent les alentours, quelques secondes d’attente…


« Scan de la zone effectué, R.A.S. »


Rien de dangereusement proche… a priori.


Marcel ramène son Dégommeur devant lui, vérifie que l’engin de mort n’a pas souffert de la chute et se redresse lentement. Un genou à terre, sa visière dorée dépasse à peine le bord du talus. Il ausculte la succession de tranchées abandonnées rainurant le sol jusqu’à l’horizon. Le système de vision nocturne ourle chaque détail du paysage d’un filet de lumière verte. Les zones d’ombre, devenues plus noires encore, stimulent une imagination qui ne demande qu’à s’emballer…


Sur sa droite, la neige émeraude recouvre une miniature de pics montagneux. Plus avant, des pousses d’herbe vert fluo piquettent la terre d’un hypothétique potager. Tout proche, les châteaux de sable mouvementés d’un jardin d’enfants... Jardin d’enfants ? Quand a-t-il vu des enfants pour la dernière fois déjà ?... Pas d’importance, d’ici, on peut vraiment tout inventer.


Jusqu’à la ligne de front, le visuel est négatif, second geste vers l’émetteur à son poignet, envoi du signal codé.


« Zone d’atterrissage dégagée. »


Après un dernier regard sur le panorama défoncé, Marcel se cale en arrière, le casque contre le talus boueux. Un coup d’œil vers le compteur de temps qui angle sa visière. Quelques instants d’attente avant d’entendre le vrombissement sourd des autopropulseurs de son escadron. Bref moment de détente, le rembourrage semi-vivant de l’armure commence un lent massage des jambes et du dos, s’attarde avec délicatesse sur les muscles mâchés par le choc.


Délicatement bercé, il se laisse gagner par une douce torpeur. Son regard flâne, dérive mollement d’un objet à un autre. Face à lui, sommant le bord de la tranchée, trois sacs de toile ont été entaillés par le staccato horizontal d’un laser. Sur chacun de leurs flancs joufflus, s’ouvre une large bouche aux lèvres roussies d’où s’échappe un flot de graviers. Allégorie de trois tragédiens muets figés au milieu d’un fortissimo, dont le chant de grains blancs et noirs cascade jusqu’à ses pieds. Furtivement, l’illusion s’enhardit, prend forme sonore. Des profondeurs de sa tombe, le Commendatore s’invite en crescendo, emplit le casque de Marcel de son chant funeste et puissant. L’orchestre survient, s’ajoute à sa basse virile. La composition, merveilleuse et terrifiante, serre son cœur de l’intérieur…


« Escadron rouge en approche ! »


Impétueux, l’appel intercom souffle le ténébreux opéra. Comme aux douze coups de minuit, les choristes lugubres et magnifiques redeviennent sacs de sable, les graviers arrachés à leur partition se noient dans la boue. Seul plane encore le funeste présage, submerge la tranchée, entraîne Marcel dans ses sombres volutes. Du lointain, par-delà ses tympans encore éblouis, sourd la clameur annoncée des soldats motorisés. Musique trop sporadique pour être rassurante, insuffisante pour chasser les lourds miasmes de désespoir.


Marcel se laisse submerger par le souvenir de ses missions passées. Un temps où, en réponse à l’appel intercom, l’air vibrait du bourdonnement de la multitude en approche. Suivait le martèlement sourd des vagues d’atterrissages, formidable ressac rythmant l’allégresse dans les poitrines. Telles les grenouilles d’une époque plus ancienne encore, les soldats autopropulsés pleuvaient dans la tranchée et alentour. Fléau rouge s’abattant sur une terre maintenant calcinée… Image usée, chaque attaque a causé la perte de nombreux camarades, l’escadron n’est plus que l’ombre de son passé.


Effondré au fond de sa tranchée, Marcel observe l’arrivée de ses derniers compagnons d’arme. Armures uniformes au lustre écarlate dont les visières opaques se renvoient sans fin un reflet sphérique et doré. Impossible, à l’apparence, de différencier un soldat d’un autre. Pourtant, démarche chaloupée, tête légèrement penchée, manière de tenir son arme, Marcel peut nommer chacun des camarades venus se poser près de lui.


– Eh, Marcel !... C’est de toi c’te trace dans la boue ?!... Bravo, bel impact !


Après avoir gouaillé, plus pour bâillonner la peur que pour faire sourire, Jeanmark se laisse tomber à son côté. La boue du fond de la tranchée gicle et éclabousse sa cuisse. Il regarde l’auréole brune se dessiner et disparaître aussitôt, dissoute comme par enchantement. Inaltérable, l’armure a retrouvé son vermeil étincelant.


– Marcel, tu ne trouves pas curieux de te promener sur le front aussi visible qu’une lanterne magique ? Même si les détecteurs de l’ennemi gomment la différence, je trouve un brin prétentieux d’aborder un mortel combat en cuirasse rouge vif, non ?

– Bah, je l’enlèverais bien de temps en temps, cette armure. Je dois sentir des pieds jusque derrière les oreilles. Pour le rouge… ben, ça me semble un bon moyen de nous différencier des autres ?

– Les autres, hum… comment es-tu sûr de ne pas être, toi aussi, un « autre » ?

– Déconne pas. Tu vas quand même pas nous confondre avec des rebelles capables de tuer père et mère ?! Tu as entendu ce qu’ils ont fait de cette planète, la décade dernière ?!

– Es-tu sûr que c’est la vérité ? L’Empire est capable de fabriquer des holos plus réalistes que de véritables scènes de destruction. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les insurgés iraient…

Soldats, réfléchir c’est commencer à désobéir !


Impérative, la voix du lieuthaque continue de résonner dans tous les casques.


– ... Préparez-vous plutôt à l’assaut. Nous devons reprendre la ligne de front aux rebelles !


Les deux amis se regardent – reflets miroirs de visières dorées – se comprennent. Sous la nuit étoilée, traîne le sentiment diffus que la ligne d’horizon cache une menace plus sombre que jamais.


Le lieuthaque reprend le canal audio.


– Soldats, préparez-vous ! À mon signal, on saute dans la deuxième tranchée.


Lentement, vers un ciel aussi noir qu’indifférent, la main du lieuthaque se lève...


Marcel éteins-moi ce truc ! On approche…


L’adolescent sursaute. Regard ahuri, il débranche ses trodes et range précipitamment la console 3D dans son sac ventral. Immergé dans l’autre univers, il en a oublié ce monde. Il jette un œil inquiet à travers le pare-brise du camion. Devant lui, le paysage a changé. Un soleil au couchant ombre une multitude de gros éboulis, annonce des contreforts de la montagne : le début de la ligne de front. Dans un réflexe, il attrape son fusil calé contre la porte, puis se tourne vers le chauffeur.


– De toute façon, j’étais mal barré. Quelques secondes de plus et mon escadron Rouge allait se faire ratatiner…

– T’es pas croyable ! Je ne comprends pas le plaisir que tu peux avoir à te plonger dans ce machin. Les horreurs de notre guerre ne te suffisent pas ?...

– Bah, répond Marcel en haussant les épaules, jouer me permet de rêver un peu. Ici, si je suis touché, je n’ai aucune chance de me réveiller indemne… Si je me réveille. Et surtout, là-bas je peux être un héros, pas l’escorte insignifiante d’un convoi de matériel.

– Un héros !? C’est vrai, j’oubliais qu’à ton âge on a l’esprit plein de ces soldats magnifiques qui n’ont pas peur de la mort. Le genre à rester debout arme à la main face à l’ennemi et à beugler jusqu’à leur dernier souffle à la gloire d’un roi, d’un pays ou d’un Dieu… Mon pauvre garçon, si tu savais… Sur un champ de bataille, un vrai, le nom le plus clamé, celui que les combattants hurlent dans l'ultime moment, c’est celui de leur mère. Mais comme même celle qui les a serrés contre son sein ne peut plus rien pour eux, le désespoir les saisit. Comme des charançons fuyant la lumière, ils se recroquevillent, reviennent en arrière, avant cette vie et reprennent la position qu’ils avaient dans le ventre de celle qui les a enfantés...

– Ouais, tu as peut-être raison, mais au moins ils ont la consolation de mourir pour une cause utile.

– Ha oui… c’est vrai… la bonne cause… Je l’avais oubliée, aussi, celle-là. Quand je t’entends parler comme ça, cela me rappelle un passage de Gulliver.

– C’est où ça, Gulliver ?

– C’est une histoire, ancienne, dans un livre en papier… Un livre que m’avait donné mon grand-père. Le héros disait un truc du genre… Un jour, j’ai soigné un soldat devenu fou sur le champ de bataille. Il s’était forgé l’idée fixe que, lui, il savait pourquoi il se battait. Tu vois où je veux…

– Hé, c’est quoi ça ? Gaffe devant !


Marcel s’envole, passe à travers le pare-brise, flotte bras ballants. Une fraction de seconde d’apesanteur… une éternité… avant de s’écraser face contre terre. Vrac !


Le temps s’écoule, grain par grain, avant qu’une première goulée d’air ne vienne sauvagement mordre ses poumons. Les respirations suivantes, chargées de soufre et de poussière, cardent ses bronches enflées par le blast. Tout son corps n’est plus que douleur. Égarée, sa mémoire cherche le point de rupture, revient par bribes, refuse de s’approcher trop près… trop peur. D’instinct, ses yeux brillants de larmes cherchent le ciel, mais l’effort est trop grand. Le monde n’est plus que brouillard, couleur de sable…


Lentement la poussière se disperse. La tête posée à même la latérite, Marcel réussit enfin à cligner des yeux. Incongrue, une chaussure maculée de sang occulte tout le paysage. Dans un hoquet, il réalise qu’elle contient toujours un pied, coupé net au-dessus de la cheville. Une seconde s’écoule encore, avant qu’il ne reconnaisse une de ses propres rangers. Poussé par l’horreur, il change de monde.


Tandis que le Lieuthaque s’égosille, au lieu d’obéir aux ordres, Marcel s’installe plus confortablement. Son armure toujours adossée au talus, il serre le Dégommeur contre sa poitrine, enfant apeuré et son ours en peluche… À quoi bon se préparer au combat ? Il n’ont aucune chance de passer ce niveau de toute façon, autant attendre la prochaine résurrection…


Lentement, l’enchantement reprend possession de ses sens. En catimini, un beat syncopé et grinçant vient se superposer aux bruits des préparatifs militaires. Face à lui, le sac éventré a changé de registre. Toujours immobile, il commence imperceptiblement à se déhancher, en cadence. De chaque côté, ses deux compagnons, sans faire le moindre mouvement, s’agitent en contretemps. À travers le casque de l’armure vermeil, la basse envoie son puissant tempo. En extase, Marcel perçoit un flow que personne ne prononce.


… une pupille noire, entourée de blanc,

Le visage fatigué braqué sur un lieutenant.

L'ordre sera donné dans quelques instants.

Deuxième assaut de la journée et Marcel attend.

Il a placé au bout de son fusil une baïonnette

Pour lutter contre une mitraillette de calibre 12.7.

Près de sa tranchée, placée à vingt ou trente mètres,

La guerre des bouchers, nous sommes en 1917.

Tant de journées qu'il est là à voir tomber des âmes.

Tant de journées déjà passées sur le chemin des Dames.

Marcel sent que la fin a sonné.

Au fond de sa tranchée, ses mains se sont mises à trembler.

L'odeur de la mort se fait sentir,

Il n'y aura pas de corps à corps, il sent qu'il va bientôt mourir.

Comment un homme peut-il accepter d'aller…


Un bruit de pas balaye soudain la musique imaginée. Marcel n’en distingue plus que la mesure… métronome saccadé de ses dents qui s’entrechoquent. Lentement le rythme ralentit, ralentit encore, devient tempo imperceptible… souffle ultime.

Les pas approchent, prudents. Des voix :


– Merde ! T’as forcé la dose… Y a plus rien de vivant ici. Regarde celui-là, c’était qu’un gosse…

– Et alors ! Tu voulais faire quoi, attendre qu’il grandisse ?!... C’est la guerre, mon gars ! Allez, récupérons tout ce qui fonctionne encore et barrons-nous avant que leurs copains rappliquent.


Des mains farfouillent dans le sac de Marcel, trouvent la console.


Clic !


Sur la platine holo se déploie une scène de guerre. De minuscules silhouettes rouges jaillissent d’une tranchée. Elles n’ont pas fait trois pas que, venu de nulle part, un halo lumineux les sublime en plein élan. Le temps d’entrevoir le paysage dévasté et déjà tournent au-dessus de la scène les lettres Game-Over.


L’instant suivant, emplissant tout l’espace holo, un soldat caparaçonné de rouge soulève sa visière dorée et regarde autour de lui, un sourire satisfait sur les lèvres.


***


Le flow est un extrait de « L’avenir est-il un long passé ? » Manau, paroles originales de Martial Tricoche.


 
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   socque   
12/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
La guerre, caca, ça c'est fait. Le texte, à mes yeux, enfonce joyeusement les portes ouvertes, mais je reconnais qu'il le fait bien ; j'ai été heureuse du basculement soudain dans le fantastique, avec l'échange d'identité Marcel-soldat anonyme. Cela, je ne m'y attendais pas, alors que je râlais déjà sur la facilité du côté "ce n'était qu'un rêve/jeu vidéo".

Le moins réussi du texte, à mon sens, c'est le dialogue "dans la réalité", avec les références littéraires et surtout cette réplique :
- Un héros !? C’est vrai, (...) le ventre de celle qui les a enfantés...
que je trouve absolument improbable dans le contexte.

Jolie fin, aussi, le sourire du personnage à la fin. Le jeune soldat est-il désormais immortel dans son jeu vidéo, ne s'agit-il que d'une animation sans qu'il faille chercher plus loin ? On ne sait pas, c'est bien comme ça. Bref, dans l'ensemble le texte m'a intéressée malgré le sujet ô combien rebattu. Belle écriture dans les descriptions, aussi, je trouve.

   Asrya   
15/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé le style du début. Très vif, concis, rythmé, on est pris dans votre flow rapidement et j'y ai complètement adhéré.
Petit à petit, l'ensemble se perd, se disperse un peu (je parle du rythme) mais on reste quand même accroché à votre histoire.
Donc, un bon début qui donne envie de poursuivre !
Et c'est déjà ça !

L'idée est plutôt originale, on ne s'y attend pas vraiment, c'est bien mené.
On se doute que Marcel va passer un sale quart d'heure à la fin mais il y a un petit côté mystérieux qui s'en détache avec la console qui se rallume. Quelqu'un rejoue une partie ? Assez intrigant et prenant en fin de compte.

Une trame vraiment séduisante que vous avez plutôt emmené sur le bon chemin.
Peut-être que le moment où Marcel revient sur "Terre" est un peu long avec son compagnon de camion ; que l'on redescend un peu trop et que ça "calme" la lancée qui était disséminée précédemment, je ne sais pas.

Un bon récit dans l'ensemble en tout cas,
Merci,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   Jean-Claude   
20/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour.

Classique emboîtement de réalités qui se laisse bien lire, même si l'ambivalence réel/virtuel est un peu lieu commun.
Mettre des liens, pourquoi pas, pour l'ambiance, mais ils n'apportent pas grand-chose.
Le long extrait sonne comme une morale de l'histoire, ce qui déprécie le texte.

Les phrases déstructurées, parfois sans verbe, ou sans sujet,ne sont pas ma tasse de thé. C'est à utiliser avec modération, et à bon escient. Ici, on en ressort avec une impression de style haché, surtout au début.
Là, le renversement ou l'absence de pronom relatif grince (ce n'est pas de la poésie) : "Vient la douleur, s’insère par le haut du crâne, se force un passage jusqu’au cerveau, voile les yeux exorbités."

Au plaisir de vous (re)lire

   Bidis   
11/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bien sûr, je n'ai pas bien compris, mais qu'importe ! C'est l'impression qui compte et ce "flow" qui intervient au beau milieu du texte, augmente de façon significative celle que l'auteur arrive, grâce à une écriture forte et vivante, à faire éprouver au lecteur.

   Acratopege   
12/10/2017
Le retour tant attendu de Pepito, glorieux cador d'Oniris, avec un texte qui mêle l'outrance stylistique au sérieux du propos. Belle illustration de la frontière toujours plus ténue, dans notre monde post-moderne, entre le réel qui se touche et le virtuel qui s'imagine.
La description de l'immersion de Marcel dans son jeu est très réaliste et prenante. Par contre, les dialogues "dans la réalité" paraissent sortir d'un monde imaginaire. Contradiction voulue?
Une phrase m'a fait sourire en coin:
"Un genou à terre, sa visière dorée dépasse à peine le bord du talus."
Depuis quand les visières peuvent-elles mettre genou à terre?
Bref, j'ai lu ta nouvelle avec plaisir. Plus sérieuse que beaucoup d'autres que tu as commises, et c'est bien.
Amitiés.
pierre

   plumette   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pepito,

Pas facile à priori pour moi d'entrer dans cet univers des jeux vidéos guerriers! car je manque d'expériences et d'images. Je n'ai donc que votre écriture que je trouve ici très efficace, suggestive et presque lyrique pour me représenter ces scènes. Marcel est complètement immergé dans son écran à travers son avatar auquel il donne vie et sensations.
Un texte fort dont l'effet de miroir entre jeu et réalité a été un plus pour moi car c'est cela qui a éveillé mon intérêt. En effet dans la première partie, j'étais uniquement concentrée sur la description, je ne sais pas si j'aurais tenue la distance.

Le dialogue au début de la partie réelle ne sonne pas très juste en tant que dialogue mais ce qu'il véhicule donne un éclairage à la nouvelle qui n'est pas inutile.

Y-a-t-il une intention particulière derrière ce prénom Marcel? J'ai été intriguée car ce prénom ne se donne plus trop...

Contente de vous revoir Pépito!!

Plumette

   Alcirion   
13/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pepito,

Quelque peu circonspect devant la référence littéraire de l'incipit - ça s'arrange pas un peu plus loin avec Manau :) - j'ai lu ton texte avec plaisir, l'ambiance guerrière m'ayant fait penser à un auteur que j'aime beaucoup, Robert Heinlein.

Techniquement parlant, l'écriture est sobre, agréable, la fin un peu compliquée à comprendre (c'est peut-être moi qui n'avais pas l'esprit très frais). Bref, j'ai passé un bon moment.

   Cat   
13/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Pepito,

Avec le prénom Marcel, et la SF, j’aurai pu parier qu’il y avait du Pepito dans les parages. :))

Et c’est bien parce que c’est toi et ta belle écriture, que j’ai poursuivi ma lecture malgré une entrée en matière qui doucement me rebutait.

Depuis Tétris et les aventures de Mario sur ma Gameboy, je n’ai plus touché une console. Donc la description de l’univers de Marcel me laissait un peu de marbre.

" Soldats, réfléchir c’est commencer à désobéir ! " Cette réflexion m'a bien fait sourire. Que l'on soit dans le virtuel ou pas, il y a de ces choses qui existeront toujours. Elles qui font que je ne serai jamais un bon petit soldat au garde-à-vous. :))

Dans la deuxième partie, nous sommes revenus à la réalité, dans se camion qui roule où se réveille notre héros. La courte leçon philosophique de son collègue et Marcel qui passe par le pare-brise. Et là, pour le coup, mon intérêt prend du relief.

A ton habitude tu as su saupoudrer le profondément humain dans cette histoire fantastique. C’est bien ce qu’il me plaît de retrouver dans tes nouvelles.

Merci pour le bon moment et à te relire bientôt.


Cat

   placebo   
13/10/2017
J'ai apprécié l'écriture du début. Perdu dans le passage où ll'illusion des sacs est devenue un orchestre, j'ai dû relire.
J'attendais le moment où la police cesserait d'être en italique, jolie mise en abime mais pas entièrement convaincu.
J'ai dû relire à nouveau pour la fin : Marcel a tué les soldats dans le jeu ?

Voilà en gros ma lecture : j'ai bien accroché mais me suis perdu par moments.
Bonne continuation,
placebo

Edit : je n'ai pas pu écouter les musiques, je supprime ma notation et tenterai une autre lecture avec l'audio :)

   Pepito   
16/10/2017


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