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| Passant75
17/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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« Je retourne mes paupières en dedans, réflexion lascive sur naguère, sur les mois-catalogues, les mois-mis-sous-cloche », l’introduction annonce la couleur d’emblée. J’imagine bien la narratrice rangeant les mois dans un catalogue, mais les mois ne sont pas seulement classés, ils sont conservés et peuvent ainsi être feuilletés. M, p et E deviennent des résumés, voire des fiches.
Le fait de réduire les hommes qu’elle a aimés à des initiales me fait penser à des lettres d’entrée dans un répertoire. L’auteure peut ainsi feuilleter les souvenirs des amours passées, des souvenirs qui deviennent des « bouts de soi historiés », des « historiettes recousues » qu'elle relit avant de refermer « le catalogue des pensées mauves ». Ai-je eu tort de considérer le mot « pensées » dans sa double acception, des idées, mais aussi de fleurs ? Dans cette hypothèse, le catalogue se révélerait pareil à un herbier. Le temps vécu, qui peut être brûlant sur le moment, finit par n’être plus qu’une collection, un catalogue des pages de la vie. J’ai trouvé cette nouvelle très riche en dits comme en sous-entendus. C’est un texte ouvert qui se prête à de multiples interprétations, qu’elles soient voulues ou non ! |
| Louis
21/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Mois, et un « moi », et ses émois.
Dans le contexte d’une « heure humide », la narratrice fait retour sur les mois écoulés de son vécu, relisant ses « carnets de pensée ». Il pleuviote, et la narratrice, elle, en réaction mimétique, « lisote ». Lisote ses carnets. Ses pensées écrites. Le texte se présente ainsi comme un écrit réflexif sur des écrits du passé. Un réflexif des mois écoulés, avec l’interrogation sous-jacente, majeure, sur ce qui est sien, sur ce qui revient aux « mois » impersonnels et la part de ce qui revient au Moi ; réflexif sous-tendu par l’impression d’une dépossession, cette idée que rien n’est à soi, que ce qui relève des mois de son passé ne dépend pourtant pas du « moi » de la narratrice. Dans une introspection, « je retourne mes paupières en dedans », veut être menée une « réflexion lascive sur naguère ». Le mot dont il est fait usage : « naguère » s’entend ‘n’a guère’ et indique que la méditation portera sur ce qui est sien, sur le si peu qui pourrait être attribuable à soi. Une « incise » met en doute, dès le départ, le caractère « sien » des pensées notées dans les carnets : « mes pensées ? à peine et si peu miennes ». Pas d’adhésion à ces pensées, mises alors à distance, comme si elles étaient séparées de soi. D’une source autre que soi. Si elles apparaissent si peu siennes, c’est que la narratrice ne se reconnait pas en elles, ne s’identifie pas à elles. Qu’est-ce que le moi, si ce n’est avant tout une histoire ? C’est cette histoire, dans sa ‘lignée’, dans sa continuité qui veut être restituée, les notes consignées sur les carnets paraissant éparpillées, décousues, disparates, et dépourvues de cette trame par laquelle se constitue l’unité et l’identité du Moi. Ainsi la narratrice affirme-t-elle : « Je me relis » qui s’entend aussi : « Je me relie » avant de poursuivre par l’énoncé significatif qui le confirme : « Je me renoue un peu, relace mon caractère ». Dans la diversité qui fait "son" histoire, la narratrice repère toutefois quelques constantes, quelques invariants, qui lui sont propres : « Bien peu de choses certes changent en moi ». Or dans ce qui ne varie pas, dans ce qui, bien que se manifestant historiquement, échappe à l’historique, comme un trait de nature, ou de "seconde nature", il y a ces « dilections » données en exemple, qui constituent un "propre à soi", mais rendent problématique le domaine de ce qui est « sien », de ce qui est proprement possédé. Ce qui lui est propre, constant et invariable, c’est en effet un mouvement de désappropriation. Les prédilections évoquées vont en ce sens : « J’aime les gens qui font la gueule (…) J’aime les gens qui boudent, s’écartent, les taciturnes » Un goût se manifeste pour les gens qui lui ressemblent : ceux qui ne se lient pas, ou difficilement, à autrui ; ceux qui ne réalisent pas une union appropriative, une union par ‘convenance’. « J’aime les causes perdues » ajoute la narratrice, ou encore : « tout ce qui est perdu d’avance ». La perte s’oppose à la possession. La perte s’oppose à ce qui se gagne, au sens de ce qui peut être acquis, intégré, assimilé, donc à ce qui peut être fait sien et mis sous sa dépendance, sous sa maîtrise. Un goût encore est enfin indiqué, parmi les prédilections : « J’aime attendre » Or dans l’attente, rien n’est acquis, tout est espéré ; et rien n’est à soi, pas le moindre objet du désir. Dans l’attente, on est à vide, en manque, habité seulement par le fantasme de l’objet embelli qui pourrait dans un temps à venir être appartenu. Le passage à la banque, tel qu’il est évoqué, est significatif. Il révèle à la narratrice combien elle est sans « attaches », résultat d’une tendance à la désappropriation. Elle ne peut trouver, en effet, aucun bénéficiaire de son compte bancaire. Personne ne fait partie des ‘siens’ : ni « conjoint ou compagnon » ni « enfants ou héritiers ». Ce qui lui appartient en propre n’est pas dans une union à d’autres. Pas d’union durable réalisée. Juste des moments fulgurants, passionnels, avec un autre aimé, sans lendemain, ou plutôt sans mois à venir. Elle ne manque pas d’affinités électives. Mais elles sont pourtant vouées à l’échec. Les carnets témoignent de ces rencontres, sans avenir, à l’exception peut-être de la dernière. Elles témoignent d’une volonté de surmonter sa tendance à la désappropriation. Lors de la rencontre avec M, tout est vécu avec exaltation, dans le sentiment d’une proximité : « Je ressens tout au plus proche, au plus fort ». Prise dans une sorte de mouvement "extatique", par un dynamisme qui la pousse hors de soi, la narratrice ne cherche pas à faire « mien », mais à faire « sien », ou à se faire « leur ». Si elle « accueille tout », c’est au sens où elle s’approche de tout, sans rien écarter, se donnant à l’extériorité tout entière imprégnée par l’élection affective nommée M., mais elle demeure en surface, "impénétrable". « Moi », écrit-elle plus loin, « écumant la superficialité ». M, en retard, la narratrice tire une jouissance de son absence dans l’attente de son arrivée imminente. Pourtant M est intégré à un « rituel » qui est propre à la narratrice, mais en tant qu’absent : « l’absent-en-route, l’absent-au-seuil-d ’être, l’absent-bientôt-là que j’attends ». Mais les heures qui suivent sa venue sont une déconvenue. Sans véritable surprise : c’était « perdu d’avance ». Comme une évidence : « Bien sûr, les heures qui suivent (…) je déchante ». L’union à l’autre ne se réalise pas, nul mien et tien, au sens où l’un n’est que pour l’autre, quand l’autre est "son" ami, "son" amant, "son mec à moi", ou comme dira l’ « ami en rêve » : « un homme pour toi ». La rencontre suivante est plus "musicale", mais pas plus "enchantée". p sonne, en effet, comme une note musicale dans une mélodie du désenchantement. Il n’y aura pas de sonate de Vinteuil proustienne. p a ce sourire qui s’accorde avec tous, mais n’écrit pas pour elle, avec elle, une « petite phrase. » En cette occasion, elle découvre qu’elle ne maîtrise pas son image, que « son » image elle-même n’est pas sienne : « Mon image m’échappe. Mon image mobile vit sa propre vie folle ». À la suite de cette nouvelle déception, ce nouvel « échec », la narratrice prend conscience, non pas tant de ce qu’elle est, mais de ce qu’elle n’est pas ; non pas tant de ce qui en elle lui appartient, mais de ce qui en elle, comme en dehors d’elle, ne lui appartient pas : en bref, une « prise de conscience que je ne suis pas spécialement du tout spéciale » Rien en elle donc de très exceptionnel, pense-t-elle. Comme, en propre, elle le croyait. Il lui faut se défaire de ce propre-là. Et partager "l’humaine condition". Sans croire illusoirement à un surhumain, dans la froideur et la hauteur des cimes. Et ainsi : « ouvrir en moi des espaces d’humanité » Transformer en chant le désenchantement. Le « transcender », le sublimer, dans le "geste" artistique de la « danse » du « chant » et de la « parole ». Trouver donc une légèreté, se délivrer d’une pesanteur. Il y a des propres dont il convient de se délester. La rencontre avec E semble plus prometteuse. Avec lui, comme dit la parole populaire, « ça semble coller » : « Douceur d’être tout contre lui (…) et je me suis mise dans son dos, mains sur son dos, pour sentir vibrer, et participer tout comme. » Elle y trouve le goût de l’autre. Partage de ce qui est sien, et de ce qui est d’elle. Elle se retrouve en lui, elle peut l’accueillir en elle. Mais la situation est-elle sous sa dépendance et son pouvoir ? E fait pourtant partie d’une série. Le troisième est-il une anomalie, un dissemblable, "l’intrus", non pas pourtant l’intrus importun, mais celui-là convié, invité, dans un monde sien ? L’histoire qui le concerne fait partie de cette série d’« historiettes ». E ne s’écrit pas encore dans une « histoire ». E est devenu toutefois son bénéficiaire. Et pas seulement financièrement. Il y a de la foi. Dans ces « professions de foi » « Toi » y prend la place de « foi », assure ainsi la même fonction. Le texte ne se termine pas par un savoir, mais par une foi, une croyance, une confiance. La narratrice prononce ses vœux, en « toi », en eux. La foi est espérance. La narratrice n’a pas encore vraiment surmonté la jouissance de l’attente. Ce texte, lui, est l’affirmation d’une belle plume, à n’en pas douter propre à son auteure. |
| Lariviere
22/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Solinga,
Je suis heureux, très heureux même, de vous retrouver dans ces colonnes. Je suis le troisième commentateur et du coup, j'ai envie de dire que l'honneur des oniriens est sauf ! D'autant plus que dans ces trois commentateurs, vous avez celui de Louis (que je n'ai pas encore lu pour ne pas influencer le mien) Ceci pour vous dire que c'est comme une incitation tacite à continuer à proposer vos textes singuliers ici. Nous avons ça en commun et du coup je peux échanger sur le sujet : nous avons peu de lecteurs et encore moins de commentateurs, mais ces lecteurs et commentateurs valent le coup qu'on continue à leur proposer nos écrits, nos propres conceptions... En fait, grâce à ce qu'on m'a dit récemment sur le pourquoi de la rareté de lecture et de commentaire, j'ai compris une chose qui pourtant aurait du me sauter aux yeux : appréhender ce genre de texte demande un certain effort et un certain temps "de cerveaux disponibles" (pour reprendre cette célèbre phrase de P. Le Lay, ex directeur de TF1)... Je me suis rappelé alors ce que les gens lisaient en majorité, avant d'éteindre la lampe de chevet après une journée de travail harassante ou allongés (avachis ?) sur les plages, sous le soleil assommant, enduit de crème solaire... Il n'y a pas de hasard si Levy ou Musso sont dans les box-office, en tête de gondole... Les gens veulent avant tout se détendre. Oublier... Bref, j'ai constaté avec un certain regret que le public onirien ne faisait pas exception à la règle... Cette petite digression utile à mon sens pour vous aider à comprendre en quoi votre style peut être défini comme "élitiste" et boudé par la majorité et pour vous convaincre si c'est nécessaire du plaisir que vous offrez malgré tout à certains en proposant vos oeuvres si particulières, moins nombreux, et en quoi il est utile de continuer à le faire malgré tout. D'ailleurs, j'ai moi même ce réflexe quand je vois un de vos textes : c'est du "solingua", houlà ! il va falloir que j'ai du temps et de la concentration pour lire son texte... Je suis donc comme tout le monde, c'est rassurant. Ici encore une fois, je ne suis bien évidemment pas déçu d'avoir pris ce temps. Je trouve ce texte magnifique. Je l'avait simplement survolé en espace lecture, faute de temps. Là je l'ai lu avec attention. Comme toujours le style est de haute volée. C'est personnel, c'est singulier, c'est même radicalement estampillée. Mais désormais, toute cette "identité forte stylistique" n'exclue en rien l'universalité du propos, pour celui qui prête oreille, méninges et attention au fond du propos. Le fond du propos, ce texte, comme toujours en déborde. Car si le style est déjà de haute volée littéraire sur la forme, avec ses constructions de phrases alternant phrases courtes ou longues, point, virgules, point-virgules et point de suspension, s'il y a encore bien plus quelque chose de haute volée c'est sur l'aspect réflexif, intellectuel, sensible sur le plan des affects que vous exprimez toujours et encore davantage sur ce texte, d'après moi. Je l'avoue, je conçois qu'on ne soit que peu réceptif à cet aspect de votre écriture, mais je trouve ça dommageable, vraiment. Je pense que c'est une force indéniable de votre écriture et une forme assez évidente de votre talent littéraire. Mais soit, tout ça est surement subjectif et affaire de goût... Je conçois d'ailleurs, avec une certaine objectivité en matière artistique, que votre style autant sur le fond que sur la forme soit jugé atone, quelque peu lascif voire ennuyant. Peut donner l'effet du surplace, d'une certaine complaisance au nombrilisme, de bavardage qui peut provoquer effectivement ennui voire exaspération. Pour moi, qui ne suis pas du tout fan du courant "exaspérant" du nouveau roman, il n'en est rien. Votre écriture exprime des instants figés dans de longs développements que je trouve intéressant, des sentiments profonds ou se mêle réflexion et poésie, délicatesse et parfois même un certain humour assez fin. Ici précisément, en plus de tout ce qui vous caractérise, j'ai trouvé un passage particulièrement surprenant qui, j'ai trouvé tranchait un peu avec votre style : c'est le passage chez le banquier. Ici l'expression est plus "énergique", le rythme est plus "punchy", les termes plus prosaïques. J'ai relu alors l'ensemble avec cette impression "d'évolution" dans le style et j'ai cru remarquer qu'effectivement, même sur l'ensemble, vous avez relevé un peu le niveau en cassant la monotonie du déroulement narratif et surtout du rythme global en y introduisant plus de changement et d'alternances, voir même en ayant recours à une ponctuation plus énergique (points d'exclamations). Pour finir et pour en revenir à l'humour assez fin, je l'ai trouvé plus marqué sur cette nouvelle que sur les textes précédents. Voilà, ce que je pouvais dire globalement sur ce dernier opus "solinguesque". J'ai encore une fois, beaucoup aimé. Et je l'avoue j'ai été bluffé au fil des lignes par la richesse, les références, la profondeur manifeste de l'ensemble ainsi que par la qualité littéraire et sa persistance tout au long du déroulement narratif. Encore bravo et merci de participer avec humilité avec ce type de texte à faire vivre ce versant de la littérature... Bon j'arrête là, je vais prendre mon abonnement à télérama... ;) Au plaisir de vous lire et bonne continuation ! |
| Anonyme
23/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Drôle de lettres d'une inconnue, qui ne m'écrit pas à moi et dont j'aime pourtant avoir des nouvelles. Je l'ai suivie à un concert à Avignon, auprès d'une source ou d'une fontaine, je ne sais plus, et je la retrouve là chez le banquier. Il y a toujours une litanie d'hommes avec elle, mais je les vois comme un prétexte pour l'aventure, des cannes un peu bancales le long de chemins cahoteux, comme l'écriture parfois. J'ai toujours un peu envie de lui répondre des lettres moralisatrices, où je l'exhorte à lâcher tous ces hommes-prétextes et à ne pas désespérer de ses causes mais ce serait prendre le papier de la narration pour de la chair et parler en intime à l'étranger. Plus gravement à mes yeux, ce serait peut-être opposer la légèreté du conseil à la gravité de l'expérience.
Je fais un peu tout ça mais c'est surtout pour vous dire que je trouve votre texte admirablement écrit, tellement bien écrit que je me prends à croire que je chemine avec vous. Bravo! Merci beaucoup de ce partage :) Bonne journée |
| moschen
28/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Je saisis le dico : dilection, amour purement spirituel. J'ai si peur de perdre mon temps.
Encore une autre fois : des endorphines. Gros ignare. Je n'aurais pas dû sécher les cours de chimie. 14 février, Saint Valentin… rendez vous chez le banquier. Ça se tient en ce jour bêtement commercial. Un bon banquier, comme une station service, ça cause fluently la troisième décimale. Vous vous foutez de ce que cela vous rapporte… le lecteur est déçu. Ça cache quelque chose. Montée féline d'une félicité rauque… c'est moins spirituel. Mon canal de communication consacré, mon rectangle… un peu tiré par les cheveux, est-ce un parallélépipède ? Des endorphines… une répétition. Bon. Bien sûr qu'il ne m'aime pas… déception. Qu'est-ce qui vous fait penser cela ? On reste sur sa faim. Quand commence l’amour ? À quoi cela tient ? Y-a-t-il des preuves d’amour ? Ne suffit-il pas d'aimer pour deux comme disent les couillons. Cela valait vaudra… bon, ce doit voulu. Ce fut décevant… et pas l'ombre d'une explication. Lecteur déçu aussi. “On s'imagine valant le coup” expression trop vague… Mon imagination cale. Avec ce vocabulaire, ce chant de la phrase, une capacité certaine à mystifier, les mots ensorcelants, garantie que le personnage vaut le coup. Même pour un aveugle. Je me suis répété du Pasolini. Je dois avouer mon ignorance crasse. J'ai lu un extrait des Cahiers du cinéma. L'homme a fini assassiné dans des circonstances étranges. Il aura cherché à bousculer la société italienne. Un p qui ressemble à une note. La tonalité générale du texte ne se prête guère aux pets, bien que cette héroïne se rapproche d'une nonne. Vous vous plaignez qu'il sourit (sourisse ?) à tout le monde. Un homme amoureux, en confiance, peut vouloir s'adresser à la terre entière. Le personnage principal a contracté un abonnement aux déconvenues. N'est-ce pas l'impossibilité de savoir se satisfaire de l'instant présent ? N'est-ce pas un défaut de vouloir que l'autre soit différent de ce qu'il est ? “Laisser patiemment lever le plaisir de l'ambiguïté”. Amen. “Malaise divin des regards qui ne se soutiennent pas jusqu'aux lèvres”. Je me liquéfie. Il y a un plaisir à lire des phrases qui chantent. Il doit y avoir une jouissance plus grande à les écrire et se relire avec satisfaction. Et au dessus de cela, il y a un jeu avec le sens caché des mots, ceux qui vous parlent, ceux qui font écho à vos lectures, à l'étendue de votre culture. |





