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Réalisme/Historique
Velias : Paganisme
 Publié le 10/05/17  -  8 commentaires  -  11398 caractères  -  42 lectures    Autres textes du même auteur

Au crépuscule du Ve siècle de notre ère se télescopent anciennes croyances et fanatisme.


Paganisme


En ce sixième jour avant les calendes d'octobre de l'an 476, l'été tire sa révérence sur la ville des anciens empereurs. Les arbres bordant les voies pavées de l'amphithéâtre Flavien, témoins silencieux du meurtre d'une civilisation, pleurent leurs feuilles en signe de deuil.

Flavius Caïus Secundus déambule depuis des heures dans les rues de Rome. Appuyé sur une canne en bois d'olivier, la tête baissée et les épaules rentrées, il erre au hasard. Ses pas l'ont porté du Palatin, en passant par la Via Sacra, jusqu'au Colisée. Il fait une halte devant ce qui était jadis la Porte Triomphale.


À l'heure où les ombres s'allongent les abords de l'amphithéâtre se font de plus en plus déserts. Les artères, autrefois animées et bruyantes jusqu'à la huitième heure de la nuit, se replient sur elles-mêmes dès la tombée du jour. Comme si les ténèbres faisaient peur aux chrétiens, ces pratiquants d'une religion que Flavius n'a jamais comprise, ni admise.

Depuis plusieurs décennies déjà, suite à l'intervention du moine Télémaque qui s'était insurgé contre la violence des ludi, le Colisée vidé de ses jeux sert de décharge publique. Depuis, les Romains, anciens fils des dieux, renient avec opiniâtreté leur passé glorieux et déversent toutes sortes de déchets dans le Sanctuaire.


Quoique très jeune à l'époque, Flavius se souvient de la décision de l'empereur chrétien Honorius en 404 de supprimer les jeux. L'émotion fut vive à travers toute la ville et le Forum résonna pendant des jours de l'ire romaine. Son père, abasourdi par la décision de l'autocrate, en perdit l'usage de la parole pendant plusieurs semaines.


L'humeur sombre, Flavius se remémore les événements récents.

Il y a quelques semaines Odoacre a déposé Romulus Augustule mettant fin ainsi à l'Empire romain. Depuis, acclamé « roi » par ses troupes, il gouverne l'Italie avec l'agrément du Sénat.

Romulus dernier empereur d'Occident ! Le vieil homme qu'est Flavius en a le cœur meurtri. Sous l'émotion, son esprit chavire et ses jambes le trahissent. Ébranlé par le chagrin le vieillard s'assoit sur une pierre échouée devant l'entrée Magistrale. Ses mains noueuses posées sur le haut du bâton, il incline le visage vers le sol. Le long de ses joues ridées, des larmes coulent et vont s'écraser sur le sol.

Il ne peut admettre la fin de son univers ! Ses fonctions de pontifex avaient rempli sa vie, lui qui dispensait les conseils en matière de culte impérial et aujourd'hui il n'est plus rien.


Il se rappelle ce que lui racontait le père de son père, quand enfant le patriarche le prenait par la main et l'emmenait se promener à travers la capitale de l'Empire. Au gré de leurs pérégrinations ils se retrouvaient souvent au pied de l'Arcus Neroniani, aqueduc qu'affectionnait particulièrement Flavius l'Ancien. C'était un des édifices les plus audacieux de Rome, dont les quatre étages et les arches en briques noircies contrastaient avec la blancheur du Palatin. À l'ombre des piles suintantes, ils y croisaient des hérons cendrés pêchant dans de petites flaques, des grenouilles et des musaraignes d'eau.


Alors Flavius l'Ancien ressassait encore et toujours, à son petit-fils, la même litanie sur les temps anciens et la déchéance de leur monde.


– Il y a longtemps, bien longtemps de cela, au creux des terres latines, naquit un peuple qui se fit aimer des dieux. Ce peuple dont les racines se fondent dans la nuit des temps a pour cité mère Rome. En ces temps-là l'existence des dieux et des déesses, comme celle de l'eau ou du feu, était une réalité et non une simple croyance. Les dieux et les hommes vivaient en harmonie.

Au cours des siècles le panthéon romain s'était naturellement agrandi puisqu'il accueillit les bras grands ouverts les dieux anciens et étrangers ; telle Épona, déesse protectrice des chevaux qui venait d'une contrée au-delà des Alpes, dans ce qu'on appelle la Gaule ; ou bien Lucifer, le porteur de lumière, un dieu étrusque.

La vie du Forum, lieu de tous les échanges, se déroulait sous le regard bienveillant d'hommes et de dieux de bronze ou de marbre.


Le long monologue de l’ancêtre était parfois interrompu par l’enfant, qui posait cent questions.


– Grand-père, pourquoi possédons-nous autant de dieux ? Pourquoi d'autres, comme Numa mon ami, n'ont qu'un seul dieu ? Et pourquoi dit-il que nos dieux à nous n'existent pas ? Que seul leur dieu unique est le vrai dieu ?


L'aïeul caressait la tête de l'enfant, poussait un profond soupir et continuait :


– En ce temps-là les dieux soutenaient et protégeaient Rome. La religion se retrouvait dans tous les instants de la vie. L'empereur était leur égal. Les dieux étaient représentés sur les arcs de triomphe, les pièces de monnaie. Ils étaient peints ou gravés, tel Mercure, sur les devantures des commerces, comme autant de protection envers les marchands et leurs denrées.

Ces dieux joyeux, on les voyait flâner dans les jardins à péristyle, courir le long des pergolas et des fontaines. Après tant de fêtes et de courses on les voyait parfois faire une halte au cœur des bosquets sacrés.


Flavius est interrompu dans le cours de ses souvenirs par le passage d'un groupe de moines pénitents. Sans lui accorder le moindre regard, ceux-ci passent tels des larvas, ces défunts qui errent pour n'avoir pas été inhumés selon les rites sacrés.

Flavius lève la tête et, d’un regard empli d’amour et de dévotion, admire le temple de Vénus voisin. Il n'y a rien de plus beau au monde, pense-t-il, que les aedes avec leurs colonnes et leurs marches de marbre. Ce ne sont pas des lieux de prières et de recueillement, contrairement aux églises, mais des demeures pour les dieux.


Le groupe de priants s'étant évaporé dans le crépuscule Flavius retourne à ses pensées. D’au-delà des âges, la voix de son aïeul résonne à nouveau en lui :


– Mais un jour, les augures, ces prêtres qui s'intéressaient aux signes venus des dieux, virent le ciel s'assombrir comme chargé d'une lourde menace. Les plus éclairés d'entre eux comprirent qu'un grand péril menaçait leur monde. Sur les autels sacrificiels ils lurent dans les entrailles des animaux la fin du Monde tel qu'ils le connaissaient depuis la nuit de leurs temps. Ils surent que cette menace arrivait d'Orient, là où Sol le titan se lève chaque jour. Ce danger inéluctable approchait par le biais d'hommes dont les pires armes seraient la colère de leurs mots.

Cette menace devint réalité lorsque des hommes entièrement vêtus de sombre firent leur arrivée sur la péninsule latine. Des capuches dissimulaient leurs visages masqués par de longues barbes et des bures recouvraient leurs pieds, laissant à peine entrevoir des sandales poussiéreuses. La mine austère et le verbe fort, ces hommes s'instituèrent ministres d'un Dieu unique dont on ne pouvait connaître ni le nom ni le visage. Ils portaient la parole de Christ, le fils de ce dieu, que nous, Romains, avions crucifié.

Ils traitèrent de païens et d'hérétiques les hommes vivants sur cette terre. Ils enfermèrent ce dieu inconnu dans des bâtisses sombres et lugubres qu’ils appelèrent églises. Ils inventèrent des chants nouveaux, sans rythmes, tristes et ennuyeux.

Les orgies furent proscrites et les hommes défendus d’aller aux thermes et au lupanar. Dans cette religion nouvelle les corps ne se lavaient point et ne se rassasiaient pas de nourriture et d'amour car cela était impudique et indigne de Dieu.

Les femmes durent cesser de rire, de danser, de chanter. Elles furent contraintes d’abandonner leurs habits faits d’étoffes légères et de couleurs vives pour de longues robes sombres aux tissus épais et rêches.

Tous les spectacles furent bannis car ils détournent de Dieu et souillent l'âme.

Dans cette Rome impériale qui comptait une statue pour deux habitants, les fils de la Louve apprirent que ce dieu ne se promenait pas dans les jardins. Il ne goûtait pas non plus la fraîcheur sous les tonnelles. Que les statues n’étaient que des idoles sans âme et inutiles !

C’était un dieu cruel et mesquin et pour qui, l'on devait souffrir. Alors des groupes nouveaux d’hommes apparurent se flagellant le corps avec des lanières de cuir. Les prêtres de cet ordre nouveau qui se faisaient appeler chrétiens expliquèrent à ce peuple frivole et dépravé qu’il devait expier ses nombreux péchés.

Alors dans la grande cité romaine se fit entendre un lourd silence. Fini le fracas joyeux des roues de chars frottant contre les trottoirs et les pierres de gué. Le tapage des buveurs du soir en « ribote » s’éteignit. Les vers de mirliton et les graffitis inscrits sur les murs furent effacés. Un phallus gravé sur un pavé, indiquant le lupanar le plus proche, fut arraché et jeté dans le Tibre.

Les lares, dieux « domestiques », qui habitaient les demeures des riches comme celles des humbles, furent brisés et remplacés par une simple croix. Les poteries offertes en dédicaces furent jetées au nom de Jésus-Christ.

Alors sur le Forum, des yeux sans vie des anciens empereurs de marbre, coulèrent des larmes de sang inondant la chaussée, jusque-là enjouée, d’un ru de désespoir. Tout n’était plus que chaos.

Ces fanatiques fracassèrent les socles sur lesquels les dieux et les déesses étaient installés et d’où ils veillaient sur Rome depuis des siècles. Devant un tel déchaînement de haine et de fureur, les divinités qui avaient cohabité puis fraternisé avec les dieux nouveaux depuis des lustres furent prises de terreur face à ces châtiments effroyables. Pris de panique, nos dieux sautèrent de leurs piédestaux et s’enfuirent. Ils abandonnèrent alors les temples et les hommes. Dionysos et Priape arrachant leur pampre au passage. Apollon abandonnant sa lyre et son arc dans sa fuite. Vénus, elle-même, s'arrachant un bras diaphane dans sa précipitation.

Ils s'enfoncèrent au plus profond des bois et des forêts, là où la rage des hommes de Dieu ne les atteindrait plus. Ils se réfugièrent dans des grottes sans lumière, dans des futaies sombres et épaisses, aux pieds de chênes centenaires dans l'espoir que leurs branches immenses leur offriraient un abri sécurisant. Alors dans le silence et l'oubli, loin de la furie des hommes, ils se sont endormis pour des siècles et des siècles.

J'ai l'espoir immense, mon enfant, qu'un jour des hommes nouveaux viendront les chercher pour leur rendre leur honneur, aujourd'hui perdu. Écoute ! Lentement, silencieusement, ils se sont assoupis. Les lierres et les ronces leur offrent des habits de verdure qui les cacheront des yeux importuns pendant des siècles.


Ainsi contait Flavius l'Ancien conduit par Proserpine, au royaume des morts, il y a de ça bien longtemps, se dit Flavius Caïus en reprenant pied avec la réalité. À quelques cents pas de lui, une cohorte des vigiles urbains martèle le pavé d’un pas régulier et cadencé. Sous le commandement d'un centurion princeps, « les yeux de la ville » commencent leur patrouille de nuit.


Il est temps pour Flavius de rentrer à sa domus. Simia sa jeune et nouvelle esclave maure aura préparé la cena qu'il prendra seul, sans convives, depuis que son épouse Julia est décédée il y a de cela dix mois lunaires. Et, si grâce à l'offrande qu'il a faite à Vénus ce matin, la virilité de son vieux corps se réveille, alors il prendra la jeune mauresque cette nuit avec lui. À moins qu'il ne se décide pour son secrétaire, un esclave gaulois à la peau dorée et sucrée comme le miel.


 
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   Tadiou   
10/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
(Lu et commenté en EL)

Histoire forte, pleine d’énergie, de colère et de tristesse.

Les mots bien choisis et la puissance de l’écriture happent le lecteur pour ces scènes des temps très anciens.

Le personnage de Flavius nous est rendu bien présent et vivant, avec sa fatigue et ses larmes, ses regards vers le passé et les paroles de son grand-père qu’il se remémore dévotement.

Je ne me prononce pas sur le fond du récit, la présentation des chrétiens, le regret des orgies, la description de ce qui est dépeint comme une nouvelle austérité : la recherche de la vérité historique est ici secondaire.

On est dans le passionnel, la douleur devant la disparition des temps anciens. L’amertume est peinte avec beaucoup de talent.

La chute est intéressante. Malgré les grands regrets, tout ne va pas si mal, car les esclaves sont toujours présent(e)s…

   hersen   
10/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Velias, j'aime dans cette nouvelle le goût amer qu'elle laisse.

le fond est très puissant, mais dans la forme, il y a un peu trop de personnages, à mon sens, et j'ai eu du mal à "cadrer" au début de ma lecture.

Je me rends compte que j'ai un mal fou à commenter ce texte qui pourtant est très loin de me laisser indifférente.

Peut-être le lecteur a-t-il trop d'explications qui l'empêchent d'aller rapidement à l'essentiel. Enfin, c'est l'impression que j'ai. Cet essentiel est pourtant bien là, remis dans son contexte historique (je ne peux évaluer cette véracité historique, et cela me gêne un peu).

Merci de cette lecture,
hersen

   matcauth   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'histoire est bien écrite, structurée et rythmée, et présente tout de même un sujet rarement évoqué. D'autant que l'histoire de la religion Chrétienne revient de plus en plus souvent dans "l'actualité", au fil des découvertes. On y apprend effectivement que la religion Chrétienne était comme une armée, très bien organisée, hiérarchisée, et a pu marcher sur les pays sans qu'une opposition assez forte puisse la contrer.

Je reproche un peu à votre nouvelle de ne pas évoquer les conditions de cette christianisation, même si le format nouvelle est un peu court pour détailler. Les explications du personnages principal font un peu sortir du contexte de votre histoire et on a plus l'impression de lire un document ou un article.

Mais pour le reste, vous avez su poser un contexte, le documenter et nous communiquer un instantané de cette vie nouvelle, à une époque que l'on connaît si peu.

Je ne sais pas s'il s'agit du début de tout un travail historique de votre part, en tous cas je le souhaite.

Mat

   vendularge   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

C'est un travail intéressant bien que la théorie de la chute par le christianisme telle que décrite soit assez controversée, on évoque plus souvent les hordes germaines ( dans mon souvenir en tout cas); c'est bien écrit et on prend plaisir à écouter le vieil homme et à parcourir avec lui l'Antique cité.

Merci pour ce travail à vous relire

Vendularge

   plumette   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai lu avec intérêt cette nouvelle dont le thème n'est pas fréquent.
Votre belle écriture permet de créer une ambiance propice à l'évocation de cette "déchéance" du monde ancien au profit d'un monde nouveau plus austère.

Au delà de ce qui est raconté, j'ai été sensible à la manière dont vous nous montrez l'avènement de la chrétienté. Je suis bien incapable de donner crédit à cette manière de présenter les choses car je manque de références historiques, mais elle fait réfléchir!

Plumette

   Jano   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suis passionné par l'antiquité donc j'étais content de trouver un texte sur le sujet. Pourtant je n'ai pas vraiment été emballé, la faute à un récit qui se veut trop précis, trop rempli de pédagogie. C'est bien de situer le contexte quand on aborde le passé mais là c'est excessif ! Vous privilégiez les événements historiques au détriment de l'histoire, de son intrigue et des personnages. Au bout du compte il ne se passe pas grand chose sinon une longue explication des conséquences de la foi chrétienne sur les mœurs romains. On s'ennuie ferme...
À part ça c'est bien écrit mais voilà, c'est insuffisant.

   Welmed   
28/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très beau texte ; le contraste entre christianisme et paganisme est bien retranscrit à travers une subjectivité différente.

J'aime bien aussi la mythologie qui émane de légers détails, je pense par exemple à la "canne en bois d'olivier" qui doit être une référence à Minerve.

On sent une certaine morale du "c'était mieux avant", où le passé est perçu comme un Éden, une utopie de liberté : sexuelle, de culte...

Mais nous savons bien que les anciens n'étaient pas si différents. On a bien condamné Socrate pour avoir nier les dieux, et pour en avoir introduits de nouveaux.


Petit bémol, vers la fin:
"Dionysos" et "Apollon" sont les noms grecs ; leurs équivalents romains seraient "Bacchus" et "Phœbus".

Mais sinon, je le redis, très beau texte, bravo... Et nous devons un coq à Esculape !

P.S: Dans la phrase "Flavius ressassait [...] la même litanie", cela m'intéresserait de savoir pourquoi tu as choisi ce substantif (litanie) en particulier.

   Sylvaine   
30/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai aimé l'opposition entre le monothéisme sévère des chrétiens triomphants et la grâce du paganisme vaincu. La véracité historique est ici secondaire, ce qui compte, c'est l'évocation nostalgique d'un monde où les dieux se mêlaient familièrement aux hommes, avant de s'enfuir et de se réfugier dans des lieux secrets où ils sont entrés en sommeil. Le texte m'a rappelé le film Agora, où le christianisme est présenté comme il devait apparaître aux yeux d'un Romain cultivé, un amas de superstitions obscurantistes défendues par des fanatiques intolérants.
J'ai moins apprécié, quoique latiniste moi-même, l'utilisation systématique des mots latins, qui m'a paru un peu artificielle.


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