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Réalisme/Historique
vendularge : Transfert [concours]
 Publié le 16/02/16  -  15 commentaires  -  8645 caractères  -  80 lectures    Autres textes du même auteur

À chacun sa soirée…


Transfert [concours]


Ce texte est une participation au concours n°20 : Larcin Valentin ! (informations sur ce concours).




19 h 45 min


La journée est finie, c’est le moment que je préfère, celui où je lâche prise. La nuit s’installe et moi je me pose, me dépose, me soustrais à la vie des dehors. Je dois fermer les volets, comme tous les soirs. Je jette un œil vers le snack des Turcs de l’autre côté de la rue, bruit, rires et babillages. C’est rassurant les voix.


Qu’est-ce qu’il m’a dit ? Ah oui :


« Soyez indulgente avec vous-même. »


C’est facile à dire mais vingt kilos ça pèse, je me suis regardée, laide à pleurer, je déborde et enrage de mes crucifixions (putain d’antidépresseurs). Tentations. Bon, je vais préparer mon plateau télé, il a raison, je dois me pardonner. Alors, ce sera gratin de courgettes et poisson frais saupoudré d’épices aromatiques, pas trop d’huile, des herbes seulement des herbes, du raisin c’est la saison et puis c’est raisonnable, un yogourt, j’aime bien ce mot « yogourt », j’ai pris ceux à quatre-vingt-dix centimes d’euro, fausse chantilly et crème anglaise. Je me suis farci la note « calorique », c’est l’équivalent de 8 yaourts allégés. Une vague culpabilité me traverse sans me terrasser. Je regarde le pain et sans le faire, je saisis deux tranches de campagne. J’ai un rapport particulier avec le pain.


20 h 00 min


C’est l’heure des informations. Qu’est-ce qui se passe de plus sur la planète ? Pas grand-chose. Avant l’Europe faisait trimer les Chinois parce qu’ils étaient moins chers, maintenant les Chinois font trimer les Africains parce qu’ils travaillent pour quarante euros par mois et que pour eux c’est beaucoup. Je regarde le poisson et je me souviens de l’Afrique, du port de pêche, des couleurs, de l’odeur, du dispensaire plein de cafards, des touristes mollement posés sur le sable, du nombre de fois où je me suis fait avoir en achetant des souvenirs que j’aurais pu trouver dans n’importe quelle chine en France. Les gens sont devenus fous, ils voisinent l’attardé somnolent du métro au petit matin, alcoolisé à souhait et hop, hop, hop. Je te pique ton téléphone portable, m’arrache sans courir et je te nique pauvre tache. Les caméras de partout, et celui-là qui réveillé en sursaut va se jeter sur les rails et l’autre enfoiré qui vient finir de lui faire les poches mais ne le sauve pas. Putain de planète. Demeurés anonymes, assassins de la vie, ordures.


Ce que j’aime dans le poisson c’est le riz et la crème que je mets partout, dedans autour et à côté. Mais il y a peut-être une bonne nouvelle. J’écoute en écarquillant les yeux.


Qu’est-ce qu’il m’a dit déjà ? Ah oui :


« Vous devez prendre du recul. »


Moi, j’en reprendrais bien un petit peu du recul mais bon, je suis scotchée à l’écran, à la vraie vie des autres vrais gens. Bon alors quoi de neuf ? Je veux dire à part la misère ordinaire, la haine minérale, la manipulation, les fausses vraies nouvelles et les vraies fausses stupidités annoncées à nos tas de neurones qui se superposent et se ratatinent inexorablement avec le temps. Et en parlant de ça, qu’est-ce qu’elle dit madame météo ? La pluie, l’hiver, la pluie, le froid qui se propage, la grippe qui se ramène et puis, faut pas pleurer, il faut juste essayer de se souvenir de la grippe espagnole, celle qui a tué huit millions d’humains. On a bien de la chance de nos jours, on meurt d’ennui et de décérébration, en comptant juste, ça fait plus de huit millions d’âmes. Ça se trucide à l’autre bout de la Ronde et Bleue météorique planète. Big-bang. Allez monsieur, dis-moi quelque chose qui me donne envie de revenir demain, une miette d’espoir pour nos jeunes vies à venir, notre avenir. Arrête de distiller de la mort, du massacre et de l’aveuglement. Parle-moi des oiseaux qui vont chercher le soleil, de leur vol planant, raconte-moi encore les aurores boréales, montre-moi le courage et la détermination, mets-moi des images de toutes les couleurs, des voyages que je ne ferais jamais parce que ça ne sera jamais aussi beau que sur l’écran. Parle-moi des îles et de la barrière de corail, dis-moi que l’Amour ne s’arrête pas, ta ta ta ta… !


J’attaque le filet de perche élevé en cage et sans arête, la fourchette est à mi-chemin, le fumet des aromates me titille l’odorat.


« Retardez la chirurgie esthétique, vous le valez bien ! »


Je jette un œil à la dame, elle sourit avec le beau visage lisse d’une fille de seize ans ; je scrute l’écran et même je me rapproche, je cherche le quart de la moitié d’une ride et je ne la trouve pas. Je suis partagée entre le doute et la certitude d’être prise pour une idiote. Heureusement maintenant on a aussi les hommes qui regardent la caméra avec quelque chose dans le regard qui voudrait dire :


« Dévorez-moi de vos faims insatiables et multiples. Projetez vos zones d’ombre sur mon corps offert. »


Je me jette sur le gratin, je suis un peu en colère comme qui dirait frustrée, j’ai dû rater un ou deux trains.


« Non mais t’as vu ce qui passe ! »


J’aime mon chat, c’est le seul être vivant qui me demande un câlin quelle que soit mon allure. Lui et moi on court après les mouches. Il les repère, m’avertit d’un miaulement caractéristique et moi je l’approche près de la bête qu’il attrape d’un coup de patte rapide. Je le félicite. Une sorte de joie enfantine nous secoue.


« Domine-moi, perturbe-moi, je suis à toi. Essaie-moi. »


Un jour on verra un homme essayer de se taper une voiture, maintenant les automobiles sont sexuées. Bon, celle-ci ne se donne pas, pour le même prix t’as deux voitures mâles, dont une pour le dimanche. Je regarde mon pot de crème anglaise.


Je repense à ce qu’il m’a dit :


« Soyez un peu narcissique, aimez-vous raisonnablement, raisonnablement. »


N’empêche qu’il a mal fini le beau Grec et ça ne peut pas m’arriver, je fuis mon reflet.


Il se fait dans les 20 h 50 min, je me prépare psychologiquement au meilleur moment. Je suis addictive, ça je le sais. Les objets sont différents mais le résultat est le même. Je commencerai la crème au moment du générique de ma série préférée : « Psychopathes ». Je suis tombée en amour pour l’inspecteur Toon, cette façon qu’il a de la faire mariner, ce regard qui me traverse de partout. Ce soir c’est la dernière partie de la saison. Ça fait dix épisodes qu’il traque « La Castra », une beauté diabolique qui coince les mecs le jour de la Saint-Valentin et les enferme pendant deux jours, pas un de plus. Viagra à profusion et films pornographiques, les mains attachées dans le dos jusqu’à thrombose de l’objet du délit. Elle les observe et se déplace dans leur espace comme un félin, pas un mot, à peine un souffle à faire pâlir tous les marquis de la rade. On ne voit que le visage des victimes, la sueur qui perle, le rictus douloureux et ses yeux à elle, une panthère. Toon en pince pour la tueuse, il sait qu’elle est folle à lier mais il veut la sortir de là. C’est trop mignon. Tous les ans, elle lui envoie « l’alliance du mort », c’est ça le trophée quoi ! Moi, je me l’enfermerais bien, le Toon, je lui raconterais une histoire différente tous les soirs à la place de la télé, jusqu’à ce qu’il m’aime et me le dise dans un élan plein de phéromones efficaces. On se vautrerait tous les deux dans le canapé, j’irais lui piquer deux trois alliances, histoire de ne pas le dépayser.


Bon, c’est la vie, je crois qu’il me reste un ou deux pots de glace à la vanille. Demain j’arrête de m’empiffrer, parce que j’ai bien compris la raison du pourquoi, il me l’a dit :


« Vous remplissez le vide avec de la nourriture. Vous existez à travers votre poids. »


J’existe vingt kilos de plus qu’il y a un an mais il paraît qu’il faut du temps pour se comprendre le cerveau.


J’ai rendez-vous mercredi, je vais lui dire que je vais mieux, que sa thérapie fait mouche, qu’à présent je comprends pourquoi même si je ne sais toujours pas comment. Je lui dirai que je dois poursuivre, que je dois continuer à m’étendre sur le divan. Je vais devenir son émission préférée, ma vie de mollusque servie drames après drames, excès après excès pour enrichir son catalogue et ses conversations. Un musée qui ne lui coûte rien et lui rapporte les cinquante euros hebdomadaires qui m’allègent de l’idée stupide de la matérialité et si je suis à court, j’inventerai, histoire d’exister encore un peu.


14 février 2017, ce sera un mardi et je serai là dans la salle d’attente, méconnaissable, amincie et heureuse, offerte.


Une alliance dans mon sac, l’amour en bandoulière.


Guérie.


 
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   carbona   
6/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Bon j'avoue rester un peu à côté de la plaque. j'imagine bien un lien, "un transfert" entre la série tv et le futur rendez-vous chez le psy mais tout cela ne fait pas tilt.

Et pour ce qui est de l'ensemble du texte, le récit ne tient pas vraiment en haleine puisqu'il s'éparpille beaucoup entre les infos télé et la description de la boulimie. L'ensemble manque de consistance, d'un fil conducteur. La pathologie alimentaire semble être ce fil conducteur et pourtant je ne vois pas précisément le rapport qu'elle entretient avec la fin : mangeuse d'hommes ?

Et l'écriture ne suffit pas à m'embarquer.

Je serai ravie d'en savoir plus sur tout ça !



Désolée

Carbona

   Anonyme   
6/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
La Saint-Valentin est abordée d'une manière vraiment détournée, j'ai l'impression que vous l'avez rajoutée pour respecter les contraintes du concours sur un texte qui n'en avait pas besoin. Vous évoquez surtout la déprime de la narratrice, son écoeurement de la vie et les solutions qu'elle a trouvé pour y remédier (régime, chirurgie esthétique et psychanalyse). Un mélange que je ne trouve pas très convaincant dans son traitement, sa profondeur. Et puis ce portrait manque de noirceur.
L'écriture est tout à fait correcte quant à elle.

   hersen   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Si je ne restais pas avec un petit doute concernanr le transfert, j'aurais vraiment pu dire que j'ai aimé cette nouvelle.

En effet, l'état psychologique est bien décrit, la boulimie racontée de façon assez drôle, même le chat, qui aime sa maîtresse quelle que soit son allure, a une bonne place.

Par contre, je surnage au niveau des alliances, de l'émission de télé, du psy.

il y a quelque chose que j'ai mal compris, mais je ne trouve pas quoi !

C'est très frustrant.

merci de cette lecture.

   Anonyme   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je n'ai pas bien saisi la fin (pas la faim), et c'est ça qui me chiffonne le plus. Enfin, je pense que l'héroïne va reproduire le même schéma que "La Castra", la beauté diabolique de sa série préférée : "Psychopathes", en appliquant les mêmes préceptes au psychologue qui la suit une fois par semaine, ou tout au moins appliquer la même chose à un homme en lui extirpant une bague qu'elle amènera ensuite chez son psy, le 14 février 2017 (voir, je cite : "Tous les ans, elle lui envoie « l’alliance du mort », c’est ça le trophée quoi !). Du coup, la narratrice prendrait - si j'ai bien compris - son psy pour Toon, celui qui dans la série en pince pour la tueuse et voudrait la sauver... Bon, c'est un peu confus...

Petite imprécision aussi concernant le nombre de morts causés par la grippe espagnole : ce n'est pas huit millions dont il s'agit, mais bien de vingt millions...

Petite faute d'orthographe d'inattention : "...vient finir de lui faire les poche" : manque un "s" à poche, même si je pinaille... Ah oui, "la haine minerale" également : il manque un accent aigu au "e" de minérale...

Je n'ai pas vraiment accroché avec cette nouvelle...

Bien à vous,

Wall-E

   Anonyme   
11/2/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Elle sympa votre nouvelle.
Mais n'êtes vous pas hors sujet ?
Vous deviez nous raconter une Saint-Valentin il me semble. Pas nous la suggérer en conclusion.
Si je note pas...c'est uniquement pour le rapport au concours.

   Perle-Hingaud   
11/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une soirée parfaitement dans le ton du concours: bien peu glamour, je dirais même... épouvantable !
J'ai bien aimé cette narration, l'écriture parfaitement naturelle, le personnage cerné avec une précision d'entomologiste. Mention spéciale pour le chat.
Par contre, je suis un peu simplette, je n'ai pas compris l'alliance du mort.
Merci pour ce texte original !

   veldar   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour vendularge

Ecriture aisée, souple, sans prise de tête.
Un personnage bien cerné
Un chat sympa mais le truc avec les mouches, je n'ai pas capté.
"Il les repère, m’avertit d’un miaulement caractéristique" (ça c'est ok) : et moi je l’approche près de la bête qu’il attrape d’un coup de patte rapide."
Donc celle qui chasse les mouches c'est la narratrice, et elle porte le chat vers la bestiole. C'est assez curieux... C'est efficace ?

Le titre de cette nouvelle étant "Transfert" je remballe ma théorie et c'est dommage parce que dès que j'ai lu le mot "psychopathe" je me suis dit, celle-ci, je la vois venir.
Tant pis. Dommage.

La fin me tracasse. J'ai lu, relu, rien qui me mette vraiment sur la piste des derniers mots, juste une impression, mais rien de certain. S'il s'était agi d'une émission genre l'accusé, j'aurais foncé - et ça m'aurait fait sourire - mais non, il s'agit d'une série télévisée.
Donc d'un banal transfert à moins que ce transfert ne se concrétise et qu'un psy essuie les plâtres.

Bien aimé l'écriture et en particulier "un souffle à faire pâlir tous les marquis de la rade" très joli salto.
"se comprendre le cerveau" : moyen, le "se" me donnant l'impression que la phrase n'a pas trouvé son sens définitif. Qu'il lui maque un soupçon d'herbes aromatiques.

Thème respecté de bout en bout, jusque dans le titre, puisqu'il n'y a (apparemment) que pour Toon que c'est la St Valentin.

Merci.

   Pepito   
16/2/2016
Bonjour Vendularge,

Forme : correcte, avec de petits bas et quelques hauts.
"il faut du temps pour se comprendre le cerveau." ?! koikédi là ?
"La nuit s’installe et moi je me pose," jolie en bouche
"et sans le faire, je saisis deux tranches de campagne" j'ai lu 3 fois avant de la saisir celle là, j'aime bien.
"Un jour on verra un homme essayer de se taper une voiture" à défaut de se taper avec ?
"du raisin c’est la saison" plus loin "La pluie, l’hiver, la pluie, le froid qui se propage," tss, tss, tss des raisin d'hiver en somme ;=)

Fond :
"je me suis fait avoir en achetant des souvenirs que j’aurais pu trouver dans n’importe quelle chine en France" oui, mais cela n'aurait pas été des souvenirs... ;=)
"dis-moi que l’Amour ne s’arrête pas, ta ta ta ta… !" c'est pas vendeur (sauf sur Oniris ;=)... faut s'y faire (ou crier, au choix) oups ! ;=)
« Non mais t’as vu ce qui passe ! » haaa, Bashung...
" à faire pâlir tous les marquis de la rade." beeeerk, Sardou !!


...comment une Saint-Valentin dérape ! On veut du noir, du gore, de l'épouvante (dans les limites de la bienséance, bien sûr !).

Je n'ai vu que la bienséance. C'est le scénario de "Psychopathes" qu'il fallait nous amener pour le concours...

Merci pour la lecture.

Pepito

   macaron   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Le lien avec la St-Valentin est très suggestif, effectivement. En fait, j'ai surtout aimé la narration plutôt cool, cette envie de se raconter sans complexe, l'histoire du chat, j'aime bien les chats.
Un agréable moment à vous lire.

   Bidis   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Cela se laisse lire avec amusement, sans effort. C’est à peu près tout, mais c’est déjà beaucoup. Un moment d’ailleurs, le style, que j’aime bien et que j’admire parce que je n’en suis pas capable, pas cap pour rester dans le ton – c’est drôle, virevoltant, amusant à lire – ce style commence à me saouler, juste au moment où l’on parle de l’émission télé qui éclaire le tout. Donc, un peu fatiguée, à ce moment-là, je survole. Mauvaise pioche, parce qu'alors, pour le rapport à « Larcin Valentin », j’ai tout de même dû remonter dans le texte et relire. En fait, c’est un gore futur, et laissé à l’appréciation du lecteur. Alors, je mets un « Bien » parce que c’est vraiment bien. En définitive, plaisant. Mais sans plus quand même !

   alvinabec   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Vendularge,
On voit bien Bouboule affalée dans son canapé, une caresse au chat et le doigt dans, euh, la glace... qui met en place ses rituels mal contrôlés de boulimique patentée et, en superposition, l'image obsédante de son psy, finalement le seul homme à séduire. A "Domine-moi...je suis à toi. Essaie-moi", c'est jouissif, on dérape vers une perturbation érotomaniaque... Bouboule est mûre pour se faire gober comme une mouche....comme la thérapie/ mouche, pfuitt, drôlerie.
50€, mince, c'est les soldes chez son psy?
J'ai apprécié le ton, le rythme, les alternances que vous mettez là.
Le sujet du transfert n'est pas des plus originaux certes mais c'est le traitement que vous en donnez qui est plein de malice.
( les voyages que je ne ferai...)
A vous lire...

   Ananas   
17/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir,

J'ai beaucoup aimé le style, que je qualifierai de drôlement intelligent, entre délires narratifs et narration classique, tout en restant sobre et posé. Fluide, rythmé, adapté au récit, j'ai aimé lire cette nouvelle d'une traite.

L'histoire en soi, et la manière dont elle a été amenée m'a un peu moins plu. Peut-être parce que je l'aurais aimé dans un format un rien plus long. Mais dans l'absolu, je n'ai aucune critique constructive à apporter.

Je ne sortirai donc pas un commentaire intéressant pour l'auteur (qui est canadien(ne) ? aucun rapport mais le personnage étant tombé en amour, je me pose la question), son personnage et sa manière de gérer son drame personnel m'ont agréablement surpris.

Merci pour ce moment de lecture apprécié.
Bonne chance pour le concours !

   Pouet   
25/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai aimé l'écriture. Elle n'est pas "fluide" et part un peu dans tous les sens mais elle ne cède pas à la facilité, intéressant.

Une phrase que je n'ai pas comprise: "Je regarde le pain et sans le faire, je saisis deux tranches de campagne". Pas compris le "et sans le faire"... "faire le pain" c'est une expression? Ou alors s'il s'agit de faire son pain au sens propre, la tournure m'échappe. Bref.

"Ce que j'aime dans le poisson c'est le riz et la crème que je mets partout" en revanche ça j'ai bien compris et ça me plaît.

Un ton très désabusé, on a de l'empathie pour la narratrice et son combat face aux kilos. Pour ma part, même les traits d'humour et le ton qui se veut par moment primesautier ont résonné de manière atrabilaire.

Ses pensées rythmées par la télé sont vraiment bien vues, j'ai trouvé l'ensemble très réaliste.

En revanche pour ce qui est du thème du concours et une "Saint-Valentin" qui dérape, je ne vois pas très bien. Cela ne "dérape" pas, on reste dans le même état de fait tout du long. Certes l'histoire est triste mais bon. Le "transfert" de la narratrice sur l’héroïne de la série télé "psychopathes" ne me semble pas suffisant pour que le thème soit respecté, c'est trop anecdotique à mon sens, cela arrive un peu comme en "complément", comme si l'auteur s'était subitement souvenu du thème du concours.

Donc pour ce qui est du texte en lui-même et de l'écriture, j'aime beaucoup mais pour le thème du concours je n'aime pas. Mon appréciation sera donc un mélange de ces deux impressions.

   Anonyme   
29/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Même si je ne suis pas certain d'avoir saisi tout ce qu'il y a à saisir, ça ne me dérange pas plus que ça, finalement. On parvient à choper quelques paroles de chansons, comme ça en passant, ou pas, mais ça marche aussi sans. Du coup, on se dit "Ai-je saisi 90% ou seulement 10% de ce qu'il y avait à prendre ?"et on relit encore petit coup depuis le début.
C'est original, c'est intéressant. Il y a de beaux effets de style.

   Leverbal   
12/12/2016
Toujours cette manie de s'arrêter juste au moment de la confrontation, c'est un peu énervant à force! Vendularge, vos personnages sont attachants, on aimerait bien qu'ils se rencontrent, enfin!


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