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Humour/Détente
wancyrs : Flagrant délire
 Publié le 26/01/21  -  7 commentaires  -  13864 caractères  -  67 lectures    Autres textes du même auteur

À ces mots, la foule ne se sentit pas de joie. Et pour montrer sa belle voix elle orchestra un joli brouhaha ; on entendit même à la volée : « Et ils se prennent pour des savants, ces connards ! »


Flagrant délire


Ce matin-là, Darius se leva avec un énorme poids sur le cœur. La nuit avait été laborieuse, remplie de cauchemars. Lui, le roi de Babylone, dieu parmi les hommes, était préoccupé.


« Ces maudits cauchemars doivent avoir une signification ! » se dit-il. « Il doit forcément y avoir une signification… »


Comme tous les autres monarques il aimait avoir le contrôle sur tout ; pour ce faire, il s'était entouré des meilleurs savants du royaume. Il envoya chercher Daniel, encore appelé Belteschazzar, prophète israélite capturé lors d'une incursion à Jérusalem. C’était un jeune homme impétueux et rebelle qui à son arrivée n’était pas encore au service du roi de Babylone. Un jour, on l’avait jeté dans une cage de quatre lions féroces et affamés pour crime de lèse-majesté, mais quelque temps après, les gardes, surpris de ne pas entendre les lions se disputer leur repas, étaient revenus sur leurs pas pour constater que Belteschazzar jasait paisiblement avec les fauves. Averti de cet exploit, Darius le convoqua pour faire de lui son conseiller principal.


Daniel avait un don, celui de pouvoir démêler toute énigme qui lui était proposée. Le roi s'adressa à lui :


– Daniel, ô mon bon Daniel, cette nuit j'ai fait un rêve étrange. Nous étions en train de festoyer dans la salle principale du palais lorsqu'un homme entra. Il avait le visage barbouillé de cendres, portait des vêtements de gladiateur, et tenait dans sa main un objet étrange. Il cria : « Hasta la vista, baby ! » puis une grande déflagration souffla la salle. Ensuite rien ! Le trou noir. Qu'est-ce que cela peut signifier ?


Daniel passa sa main sur son menton où une barbe de trois jours colonisait l’espace.


– Mon roi ! ô vénérable roi ! Un grand malheur va s'abattre sur le royaume ; je pense à une fin, la fin d'un système, la fin d'une existence… en fait, la fin de toute chose.

– Et quand cela va-t-il arriver ? demanda le roi anxieux, sachant que le prophète se trompait rarement.

– Votre Majesté, votre rêve est trop important pour que j’en porte seul la responsabilité de l’interprétation. Je vous conseille de faire appel à d’autres érudits, hommes de sciences ou visionnaires.


Darius décida alors de donner un banquet pendant lequel d'éminents hommes de sciences et visionnaires allaient se prononcer sur de probables significations du cauchemar. Il les invita de tous les horizons, mais les plus attendus étaient : Nostradamus le grand visionnaire, Kan Balam grand prêtre maya, et Charles Russel le témoin de Jéhovah.


C'est Nostradamus qui arriva en premier, solennel, appuyé sur sa canne. Il portait au menton une barbe qui semblait n'avoir jamais été coupée. Pourquoi ?

Plusieurs réponses possibles :


– C'est un look de savant.

– Il n'avait pas de temps pour la couper.

– Il n'avait pas assez d'argent pour aller chez un coiffeur.

– Il voulait se faire remarquer…


Bref, quelle que soit votre réponse, le savant s'assit sur le siège qui lui était réservé, faisant un signe de révérence au roi installé à l'autre extrémité de la table. Prenant un air mystérieux, il se mit à construire la plus belle bulle qu’il n’ait jamais faite, pour ensuite s'y enfermer.


À sa suite arriva le prêtre maya. Il arborait un large tablier à pendentifs triangulaires, ses épaules étant couvertes d'une peau de bête nouée sur le torse. Sa tête portait un diadème et un bandeau circulaire d'où émergeaient ses oreilles animales. Il considéra la foule attablée d'un air surpris ; les signaux de fumée ne faisaient pas mention d'autant de monde…


Charles Russel quant à lui était un chic type. Chemise assortie, pantalon très tendance, cravate nouée avec dextérité ; on pouvait constater que le commerce des brochures « Réveillez-vous ! » rapportait… Il s'assit avec l’air de supériorité qu'on lui connaissait, cet air qui semblait dire : « Pauvres pécheurs !!! »


Et les autres convives ? Êtes-vous curieux de les connaître ? Patience, ils se dévoileront d'eux-mêmes au fil de la narration. Pour l'instant je dois parler de la table et des succulents plats qui la composent. Évidemment, le fumet qui s'y dégage témoigne des compétences culinaires du chef qui s'est attelé à la préparer. Il y a un peu de tout, vous savez ? De tous les festins que vous pouvez imaginer, figurez-vous le meilleur ; mettez-y un soupçon de fantaisie et n'oubliez pas d'y ajouter quelques clichés comme des quartiers de porc ou de volaille tournant sur une broche. Vous voyez le tableau ? Bon, si vous ne voyez rien, ce n’est pas grave, c’est juste un détail…


Tandis que les invités faisaient connaissance entre eux, le roi se racla la gorge, tactique souvent usée par les chefs d’assemblées pour réclamer l'attention. Tout le monde se tourna et le regarda. « Chouette, ça marche ! » se dit-il. Alors il commença son discours d'introduction, parlant des raisons de l'invitation, ensuite le cauchemar en détail, et bla et bla et bla… parle toujours, les gens ont faim ! Mais Sa Majesté n'était pas dupe, elle savait que les hommes réfléchissent mal le ventre plein, du coup elle n'avait pas trop envie d’ordonner l'ouverture des plats : « Ça leur apprendra à toujours casser une petite croûte avant de venir à un banquet royal » se dit-elle.


C'est Nostradamus qu’on invita à parler en premier. Il s'exprima comme d'habitude. Mystère et hermétisme, les ingrédients qui ont construit sa réputation. Il parla d'un alignement parfait des planètes en une date lambda, sollicitant la perspicacité du public, et comme indices il jeta des chiffres à la volée, accompagnés de quelques onomatopées : les chiffres pour les esprits cartésiens, les onomatopées pour les illuminés. Évidemment, ça n'avançait pas trop le schmilblick… On savait déjà qu'il avait prophétisé juste la mort du roi Henri II, le roi fou de France, aussi pour les tours jumelles du World Trade Center le 11 septembre 2001, mais aujourd'hui personne n'avait envie de se creuser les méninges. Alors le roi donna la parole au prêtre maya.


Kan Balam se leva, un peu gêné. On l'avait installé entre deux courtisanes qui n'arrêtaient pas de glousser ; et pour cause, son accoutrement décalé par rapport à l'habillement raffiné des autres convives faisait de lui la cible parfaite pour les railleries. Le roi lui demanda de les épargner des grandes théories de la naissance du cosmos selon la vision maya, et d'aller droit au but. Un peu contrarié – parce qu'il fallait connaître la genèse des mondes pour connaître leur fin – il parla seulement du calendrier maya qui s'arrêtait à une date précise. Et pour la connaître, il invita le roi à faire une recherche Google. Satisfait de l'effet de sa réponse sur le monarque et les autres convives, il s’assit. N'ayant pas d'ordinateur sous la main, Darius regretta de n'avoir pas acheté le dernier iPhone 11 lorsqu'il en avait eu l'occasion. Alors il passa la parole à Charles Russel.


Le témoin de Jéhovah, plus smart que ses prédécesseurs, entama son discours par une longue présentation de sa congrégation, et puisqu'il était beau parleur on le laissa faire. Il s’exprima ainsi : « Le rouleau d'Ésaïe découvert dans la mer Morte fait mention du nom de Dieu. Ce nom, écrit en araméen, une fois traduit en notre langue donne un tétragramme de quatre consonnes : YHWH. Or pour prononcer un mot en notre langue il faut forcément des voyelles. Certains ont choisi deux voyelles, les deux premières de l'alphabet, le « a » et le « e » pour obtenir YaHWeH. Quelles étaient leurs raisons pour ne choisir que celles-là ? Nous n'en savons rien. Chez nous le choix s'est fait de façon méthodique : le « e », le « o » et le « a » afin d’obtenir YeHoWaH ; pourquoi ?

Le « e » a été choisi parce que c'est une lettre qui sait rester muette, un peu comme le sage devant les accusations injustes du monde. Le « o » est la lettre de l'émerveillement, car un homme qui ne s'émerveille pas de la magnificence de la création n'est pas digne de la vie qu'il a reçue. Enfin le « a » parce que c'est l'alpha, le commencement de tout, mais aussi la fin de tout si l'on considère l'existence en boucle ; et notre Dieu est alpha, Il est oméga. »

L’assistance éblouie réagit par acclamation, et Russel s'interrompit pour laisser passer la salve d'applaudissements, puis continua : « Quant au rêve du roi, c'est évident qu'il parle de fin du monde ; mais depuis qu'un de nos patriarches avait faussé les calculs en essayant de prédire la fin des temps, nous nous abstenons de pronostiquer. »


À ces mots, la foule ne se sentit pas de joie. Et pour montrer sa belle voix elle orchestra un joli brouhaha ; on entendit même à la volée : « Et ils se prennent pour des savants, ces connards ! »


Galilée qui s'était endormi pendant le plaidoyer de Charles Russel se réveilla en sursaut et marmonna : « E pur si muove ! » traduit en français par : « Et pourtant elle tourne ! » Le pape Jean Paul II le foudroya du regard, puis le taxa d’hérétique. Autour de la table, les invités se constituèrent en groupes de discussion ; certains, non contents de l’interprétation que les autres donnaient à propos du cauchemar, leur lançaient des objets. Newton reçut une pomme au visage et en proie à une douleur sans pareille, cria : « Eurêka ! Eurêka ! » Dans un coin, Archimède s'ennuyait ; pour distraire sa faim, il essayait en vain de noyer un bouchon en liège dans sa coupe pleine, et souriant il réalisa qu’il découvrait la poussée d’Archimède. Pendant ce temps Lavoisier – qui louchait sur la poitrine proéminente de sa voisine – s'attelait à démontrer que, conformément à sa théorie sur la conservation de la matière « rien ne se crée, rien ne se perd, mais tout se conserve », il était improbable que le monde disparaisse. Descartes secouait la tête en signe de négation et répétait sans cesse : je doute de vos conclusions messire Lavoisier.


Le groupe formé par les philosophes et dramaturges était moins bruyant. Madame de Sévigné jouait au solitaire. Pascal disposait ses couverts en triangle. Baudelaire avançait que le cauchemar du roi était comme une fleur du mal, et que toute fleur du mal devait être coupée à la racine ; Jean Racine le fustigea du regard en buvant le verre d'eau de La Fontaine assis non loin de lui. Corneille chanta de sa voix rauque près de La Bruyère, et Monsieur Jourdain, avec beaucoup de sérieux, écoutait Molière scander sous toutes ses formes son fameux alexandrin : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour. » Sur ces entrefaites, Diogène se dressa de son siège, et à la stupeur de tous sortit de son sac un poulet déplumé, criant : « Vous m'aviez dit que l'homme était un être sans poils ni plumes, marchant sur deux pattes ; voilà donc votre homme ! » Sur ce, il prit une lampe à huile et s'en alla.


Peu à peu les voix s'estompaient, dominées par celles des estomacs vides. Le roi était resté calme pendant tout ce temps, sachant que la faim lancinante allait ramener tout ce monde à la raison. C'est ce moment que Salomé choisit pour entrer en scène, exécutant une danse du ventre. Darius en restait bouche bée. Depuis qu'il rêvait de la mettre dans son lit ! Mais toujours elle disparaissait à minuit. La ravissante femme s'approcha de lui et murmura quelques mots à son oreille. Le roi donna des ordres à un garde et l'instant d'après il revenait avec la tête de Jean-Baptiste sur un plateau en or. Salomé était ravie. Jean-Baptiste l’avait rejetée, l’empêchant ainsi de réaliser son phantasme le plus fou : être la dernière femme à posséder un condamné à mort. « Ce Jean était un con ; je lui avais dit qu'il finirait sur un plateau », soupira-t-elle entre deux sourires. « Mais il était vachement sexy, dommage ! » ajouta-t-elle.


La tête de Jean éclata de rire et dit au roi « méné méné tékel parsim » ce qui en araméen veut dire : « Ton royaume t’a été compté, puis divisé et donné aux Perses et aux Mèdes. » Un garde la gifla pour son insolence ; l'apôtre Pierre, qui avec Jésus et toute l’assemblée des acteurs du premier siècle du christianisme s’étaient invités au banquet à cause de Jean, sortit son épée et lui coupa une oreille. Jésus, qui jusque-là n'avait encore rien dit, prit l'oreille du soldat, la recolla, et s'adressant à Pierre : « Ne sais-tu pas que qui règne par l'épée périt par l'épée ? » Pierre, honteux et confus, jura qu'on ne l'y prendrait plus. Mais Jésus lui dit : « En vérité en vérité, Pierre, avant que le coq n'ait chanté, tu auras recommencé trois fois. » Ponce Pilate, qui était tout près, lui demanda s'il était un roi quelconque. Jésus le foudroya du regard, et le juge romain intimidé dit : « Je voulais juste savoir où sont les toilettes, j'ai une très grande envie de me laver les mains avant de passer à table. »


Darius s'apprêtait à reprendre la situation en main, et cette fois-ci décidé à faire régner l'ordre. Pas de chance ! Voilà que c'est au tour de la princesse Fiona d'entrer dans la danse, et de déclarer qu'elle était folle amoureuse d'un ogre nommé Shrek. Le roi, estomaqué, en perdit sa couronne. La foule hua. Fiona se sauva. Les pharisiens profitant du tumulte s'emparèrent de Jésus pour aller le crucifier. Au moment où celui-ci expirait, le ciel s'obscurcit, ce qui n'aida pas Darius à retrouver sa couronne. Le tonnerre gronda, les éclairs zébrèrent le ciel, la terre trembla et on entendit crier « éli éli lama sabaqthani » ce qui signifie : « Père Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Et la terre trembla à nouveau.


Puis tout redevint calme. Le roi retrouva sa couronne, réalisant à quoi ressemblait la fin du monde. Par miracle la table avait été épargnée des dégâts des secousses. Sans plus attendre, le souverain ordonna l'ouverture des plats, à la satisfaction générale. C'est alors qu'entra l'homme au visage barbouillé de cendres, un accoutrement de Terminator, tenant un objet étrange dans sa main…


 
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   cherbiacuespe   
17/12/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un joyeux délire ou tout se mélange. Le problème de ces délires est que l'on remarque toujours les absents. Boudha, Chaka Zoulou, Zoroastre, Rosa Luxemburg et j'en passe...

Sur la réalisation du récit, rien à déclarer, messire, c'est tout bon. J'imagine qu'on pourrait d'ailleurs en faire une bonne pièce de théâtre. Une belle pagaille. Mais ça fait du bien de dérailler de temps à autre.

Je n'ai pas chaviré dans une mer de fou rire mais c'est un récit assez agréable. Bon, je dois vous quitter car je suis invité à un dîner en compagnie d'Olga de Kiev, une dame charmante m'a-t-on dit, et pleine d'humour.

Cherbi Acuéspè
En EL

   Donaldo75   
2/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Certes, cette nouvelle part un peu dans tous les sens en apparence et ressemble à un joyeux délire mais il y a de l'idée, de l'humour, de la critique sociale et une vraie chute. Alors, pourquoi bouderais-je mon plaisir de lecture ? La catégorie "Humour / Détente" est particulièrement exigeante et risquée; dans le cas présent, j'ai ri à plusieurs reprises et je suis ressorti détendu de ma lecture donc la promesse est tenue et je suis un lecteur satisfait.

Bravo ! L'année commence bien.

   fugace   
26/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'admire l'imagination totalement débridée de cette nouvelle.
A la première lecture, je me suis laissé emporter par "l'intrigue".
Puis en relisant une nouvelle fois, les images me sont venues ainsi que les réflexions liées à la mise en présence autour d'une table, d'autant de convives de tous bords, de toutes époques...
C'est un vrai feu d'artifice!
Pas aussi dénué d'idées sous-jacentes qu'il n'y paraît, c'est un vrai régal.

   Robot   
26/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Si on était au théâtre je dirais que ce texte tient de la farce. Une divagation réjouissante qui m'a souvent amusé.
Le récit rebondit d'instant en instant dans une joyeuse rigolade. On sent que la rédaction a du réjouir le rédacteur.

J'ai passé un bon moment en plusieurs lecture pour goûter tout le sel et la finesse des réflexions dans cette pièce farfelue conduite cependant avec brio.

   Lariviere   
27/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Wan,

Bein dis donc, un texte en poésie et un texte en nouvelle publiés en même temps, c'est fort ! ^^

J'ai beaucoup aimé ce texte.

Il me rappelle un chef d'oeuvre d'Alfred Doblin intitulé "Voyage Babylonien" que je préconise tellement c'est drôle et tragique à la fois.

Ici Darius a remplacé Nabuchodonosor, le premier roi puissant de babylone, mais j'ai aimé le contenu de cette "pièce" burlesque comme je les aime.

Merci pour cette lecture !

   Charivari   
30/1/2021
Salut Wancyrs, content de te savoir encore sur ce site.

Bon, pour ce texte, je suis désolé, pour moi la mayonnaise n'a pas pris, pourtant tous les ingrédients sont là, rien à dire, ça avance peu à peu dans le délire, par étapes progressives... Ça commence sur "Sayonara Baby" qui détonne, puis les trois prophètes, puis toutes les grandes icones de l'humanité, pêle-mêle... Les délires du témoin de Jehova sur la propriété de chaque voyelle, ça m'a fait sourire, mais le reste, pas vraiment. Mais ma critique est tout à fait subjective, ce genre de texte on entre dedans ou on n'y entre pas, donc n'en tiens pas rigueur. Au plaisir de te relire

   Angieblue   
2/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello,

ça m'a bien plu ce banquet réunissant tous ces personnages historiques sur un fond humoristique. Tu te balades vraiment dans tous les registres...

J'ai aimé cette légèreté, Salomé qui a fait décapiter Jean-baptiste pour une histoire de coucherie refusée, Ponce Pilate qui parle de se laver les mains...tout cela est très fin.
Joli aussi les passage sur les scientifiques célèbres et celui sur les auteurs, c'est subtil et amusant.
J'ai bien aimé aussi l'explication du mot "Jehovah".

J'aime bien ce recul que tu prends en tournant en dérision ton domaine de prédilection. C'est intelligent et ça témoigne d'une ouverture d'esprit.

J'ai été moins fan des interpellations du lecteur, comme celle à propos de la barbe de Nostradamus. ça n'était pas nécessaire à ce récit déjà bien assez truculent.

On visualise bien la fin avec Terminator (un mélange de terminator, Rambo et Gladiator) qui explose tout ce beau petit monde. La science fiction, le cinéma où tout est possible même remonter le temps et faire se rencontrer des personnages et des technologies d'époques différentes...

Un imaginaire riche, une fluidité dans l'écriture qui accroche le lecteur et ne le plonge jamais dans l'ennui.


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