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Poésie libre
Alcirion : Pour racines
 Publié le 28/04/16  -  7 commentaires  -  2159 caractères  -  94 lectures    Autres textes du même auteur

Le socle et la justification de mes métamorphoses.


Pour racines



De toute éternité
J’ai senti peser sur moi
Confusément
Le poids écrasant des souffrances de mes ancêtres
Les massacres perpétrés
Et la terre défendue
Aux confins des plaines gelées
Et puis la longue marche vers le sud
Au travers de noires forêts
Et l’espoir levé et les genoux ployés
À la découverte du très grand fleuve

J’ai tant vécu savez-vous
J’ai traversé les siècles sous des formes diverses
Le génome corrompu et comme mis en abysse
Rien ne m’est sûr aujourd’hui vraiment
De ces souvenirs partagés
Je sais seulement que je viens du Nord
Qu’avec ma horde
J’ai quelque jour franchi la limite
Traversé la grande eau glaciale
Et imploré de nouveaux soleils

À bien y regarder
Les fragments mystiques venus du sud
M’ont de tout temps laissé indifférent
Je ne comprenais ni le livre ni la parole
Et même à la parfin des âges païens
J'inclinais à fuir au cœur des forêts profondes
Préférant l’Irminsul
Au dieu faible et mort que l’on me priait d’adorer
Trop de mièvrerie
Définitivement
Étrangères m’étaient la culpabilité
La commisération et les mortifications hypocrites
Mes dieux à moi
N’avaient jamais connu que la force et l’intransigeance

Et les siècles de se tordre
Et le temps de reculer
Dans le maelstrom crépusculaire
D’un avenir désobligeant
Des Deux Roses
J’ai oublié celle que j’avais choisie
À Constantinople c’est certain
J’ai combattu aux côtés du dernier empereur
J’ai été paysan sans terre
Ouvrier sans espoir
Molesté enchaîné condamné
Narcissique désinvolte indifférent
Officier sans pitié
Prêtre sans compassion
Mais de ces mille regrets et remords
Je ne puis rien absoudre aujourd’hui

Quelque jour je reprendrai le chemin du septentrion
Rejoindre mes racines vandales
Retrouver la mer Baltique
Et qu’elle me reçoive bien
Qu’elle sorte les oriflammes
Qu’elle me témoigne du respect
Sans quoi je pourrai bien la conduire au désespoir


 
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   corbivan   
19/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour
Une divagation en effet et j’avoue que je m’y suis un peu perdu.
En fait, je n’arrive pas à comprendre où vous voulez en venir. Expliquer vos origines nordiques ? Soit, mais du coup ça m’intéresse assez peu, car je ne vois pas trop l’intérêt de remonter si loin dans le passé.
Sur la forme de votre texte je n’ai rien à redire, c’est fluide, ça se lit bien, il y a une certaine véhémence. Ça manque un peu d’images poétiques à mon sens, mais il me semble que le souffle du poème, ou son rythme, compense la simplicité apparente du style.
La fin reste un peu mystérieuse et 'prétentieuse' :
"Qu’elle me témoigne du respect
Sans quoi je pourrai bien la conduire au désespoir " si c’est la Baltique, pas évident de la faire frémir à votre venue.
Mais comme tout votre texte me semble un peu mystérieux peut-être n’ai-je pas compris de quoi il retourne et donc si ce poème est publié, vous pourriez m'expliquer davantage.
À vous relire.

   Lulu   
28/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Alcirion,

j'ai bien aimé lire ce poème original, qui n'a pas de prétention universel, et qui nous guide vers un questionnement identitaire. Ma préférence va à la quatrième strophe, que je trouve mieux construite, plus fluide que les autres.

Je n'ai pas trop aimé lire le "savez-vous", dans "J'ai tant vécu savez-vous". Je trouve que ça alourdit le vers inutilement, car le texte dit bien le vécu de ce "je" multiple que vous exprimez.

A la seconde strophe, je crois que j'aurais évité de commencer par "J'ai" deux fois de suite : premier et deuxième vers. Peut-être que "J'ai tant vécu savez-vous / Traversant les siècles..." passerait mieux.

J'ai bien aimé l'image des "nouveaux soleils", comme nouveaux horizons.

Enfin, comme Corbivan, je m'interroge sur les deux derniers vers du poème qui me laissent perplexe. Ils témoignent d'un côté revanchard que je trouve dommage, le reste du poème étant surtout développé sur la dimension des origines.

Bonne continuation.

   Marite   
28/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Ce très long poème se lit sans difficulté et nous suivons quelqu'un ... mais qui ? Quel est donc ce personnage qui a traversé les siècles sous diverses formes ? Ce sont les questions qui se posent pour moi et j'aurais apprécié trouver la réponse des les tous derniers vers.
Quelle a donc été l'inspiration pour cette écriture ?
Une seule chose m'a parue en déphasage avec l'ensemble : les " Deux Roses " mais il y a certainement une explication ...

   Robot   
29/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte sans fioritures mais qui évoque beaucoup.
Un retour aux sources pour clore une odyssée.
Un descendant des conquérants du Nord, celtes ou wisigoths, peut être ceux qui traversant la Germanie, la Gaule et l'Espagne sont aller fonder les colonies Berbères ?
Un descendant déçu que le sud ne soit pas devenu la terre d'espérance de ses ancêtres ou plutôt la mémoire d'un peuple qui revient aux contrées originelles ?
J'ai aimé ce texte un peu mystique et mystérieux.

EDIT: Je suis heureux de constater que ma lecture était proche de vos explications en forum.

   Alcirion   
29/4/2016

   MissNeko   
29/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour,

beaucoup de mystères dans votre poème qui se lit facilement tant les vers "coulent".
je l'ai lu à haute voix et il me fait penser à un vieil homme qui raconterait son parcours, ses périples.
j'ai particulièrement aimé la première strophe et ces vers que je trouve puissants :
" De toute éternité
J’ai senti peser sur moi
Confusément
Le poids écrasant des souffrances de mes ancêtres"

merci pour ce moment de lecture. je vais de ce pas lire vos explications sur le forum
bonne continuation et au plaisir de vous relire

   Jano   
2/5/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai bien aimé l'idée dominante de ce texte, comme une réminiscence d'un passé lointain. On s'imagine à côté de ces peuplades nordiques qui déferlèrent sur l'occident. (Les invasions barbares m'ont toujours fasciné). Les trois premières strophes en fait sont les meilleures.
Après je trouve que vous vous égarez. Trop de références (les Deux Roses, Constantinople) diluent la force du message et on ne sait plus trop dans quelle direction vous allez.
Je trouve également que le contenu délivre peu de poésie. Vous racontez quelque chose mais ne le transfigurez pas par des associations lexicales, des images ou des métaphores. C'est un peu trop basique, mais bon, les Saxons ne faisaient pas dans la dentelle non plus !


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