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Poésie en prose
alifanfaron : Je ne marche plus à ton pas
 Publié le 27/05/10  -  12 commentaires  -  657 caractères  -  346 lectures    Autres textes du même auteur

Soulagement d'être détaché de toi. De te suivre sans frémir, de te suivre sans te suivre. Je ne marche plus à ton pas.


Je ne marche plus à ton pas



Je marche, cherchant des « toi » dans la rue.
Une veste rouge, des cheveux blonds, il ne m’en faut pas plus.
J’épie, je scrute et quand enfin
Je tombe sur un chaperon blond,
Je le suis.

Détaché, insensible, j’écoute mon cœur battre normalement.
Je jouis de te suivre ainsi,
Sans rien sentir
D’autre
Que la joie de ne plus frémir,
De ne plus redouter
Que ça soit toi.

Elle se retourne, inquiète,
Je m’en délecte.
Je la dépasse, écoute mon pouls :
Régulier, métronomique.
Tu ne me fais plus rien,
Quand je te croise toi,
Dans le corps d’une autre.


 
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   Anonyme   
8/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Le moins que l'on puisse dire est que la rupture est définitive. Bien aimé le rapprochement entre « veste rouge » et « Je tombe sur un chaperon blond, ». Pour ce qui est du cœur « Régulier, métronomique. » je dirai heureusement sinon c'est de la tachycardie. Je ne peux pas affirmer que ce poème en a provoqué chez moi mais au final j'ai bien aimé cette façon de consommer et d'illustrer une rupture. Merci.

   Raoul   
18/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte très bien équilibré, précis, subtil, et présidé par une véritable idée poétique qui se sirote avec plaisir.
Pour chipoter patedemouchèsquement, seul le mot "normalement" me gène. Trop précis, il "dégoupille" le poème un peu trop tôt…
Le dernier vers, avec son petit air de ne pas y toucher, est une vraie trouvaille!
Beaucoup aimé.

   kamel   
19/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Des vers en prose se détachent les uns des autres pour souligner ce détachement de "toi" par une affirmation du titre:"Je ne marche plus à ton pas".
Splendide est la reflexion donnée à cette poésie qui soulage le lecteur de pouvoir partager l'effet de ne plus frémir ce"toi".
Un corps appelle un autre dans ce"toi" insensiblement se concentre dans l'esprit.
Les mots se joignent aux verbes pour former un champ d'action trés large et apaise l'esprit de son auteur.

Kamel

   Lhirondelle   
20/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

"Je ne marche plus à ton pas" ne signifie pas, apparemment à la lecture de cette poésie libre, d'être justement libéré des ombres du passé... Le "je m'en délecte" de l'inquiétude provoquée par ce jeu de piste l'atteste. La lecture de l'ensemble de ces mots ne concourt pas à me donner le sentiment qu'elle "le chaperon blond" le laisse indiférent "Tu ne me fais plus rien"...
Voilà pour le fond... je ne suis pas convaicue du tout...

Pour la forme, ça manque de poésie... la première n'est pas désagréable en soi, elle pique un peu la curiosité, le rythme est aisé pour lui emboîter le pas... mais après, c'est seulement narratif, enfin à mon appréciation...
"Quand je te croise toi" c'est pas très heureux à la lecture orale...
Donc, une lecture qui me laisse très perplexe quant au fond et à la forme...

   Chene   
20/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonsoir

Bien plus narratif que poétique ce texte à mon sens.
Une histoire de "transfert" qui veut rassurer son narrateur, en quelque sorte.
Le phrasé est des plus quelconques avec la prédominance du "je" décliné au gré de la marche et du pistage.

Pas vraiment emballé par ce texte nombriliste où le style plat n'apporte aucune surprise poétique (même pas la fin...).

Chene

   shanne   
27/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Une bonne description d'une désensibilisation où l'on se confronte à un détail qui pourrait engendrer de l'angoisse. Là, c'est une réussite: Détaché, insensible, j'écoute mon cœur battre normalement.
J'ai apprécié les trois derniers vers: Tu ne me fais plus rien, Quand je te croise toi, Dans le corps d'une autre.
Merci à vous

   Chiffon   
27/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
C'est interressant, mais comme d'autres l'on dit, pas vraiment poétique au sens "assemblages originaux, figure de style et musicalité". Et justement les seuls choses que je regrette à cette lecture, c'est la poésie persistante.

C'est à dire que la description très naïve d'un amoureux qui se croit guérit et qui courre pourtant après les silouhettes de sa folie, ça, c'est ce qui me touche. D'autant que cette silouhette, cette situation est assez vague pour qu'on se l'attribue, et assez détaillée pour évoquer le charme et le tracas amoureux.
Mais ce qui me convient moins, c'est ce pouls métonomique, cette écoute du coeur, cet échange "inquiète/délecte".

Bref je pense qu'il faut rester sur du descriptif saisissant, et pourquoi pas pousser vers d'autres occasions de penser, en présence d'une autre, à celle qu'on aime vraiment !

Chiffon

   Lariviere   
8/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai aimé l'écriture, le rythme original, la sobriété incisive de ce texte.

La troisième strophe est pour moi la plus réussie. Le traitement de fin est séduisant par le fond ( profondeur du sentiment, détachement sous-jacent) et par la forme tout simplement (une vrai chute, à peine amorti par l'arythmie des trois premiers vers de la dernière strophe). Cela m'a fait oublier le peu d'image poétique et la banalité du thème. On ne peut pas tout avoir dans une seule chose. Je me contente d'une lecture plaisante grâce à l'écriture rythmée originalement et au traitement réfléchi de l'auteur.

Bonne continuation !

   leon   
8/7/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Premièrement, je n'ai pas trouvé ça très musical, ni rythmé.

Mais surtout, j'ai trouvé parfaitement idiot quelqu'un qui dit ne plus marcher au pas d'un amour défunt, et qui pourtant suit toutes les femmes qui lui ressemblent, pour bien le vérifier.

Voilà !

   widjet   
8/7/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je suppose que chacun à sa propre définition de la poésie. Pour moi, néophyte en la matière, cela s’apparente à une combinaison de pleins de petites choses (visuelles et/ou sonores) qui évoquent « à minima » des images, des sensations, quelque chose qui crée une expérience sensorielle.

Ici, je suis désolé, je ne vois rien de tout ça. Le pire, c’est que je ne distingue aucune tentative de poésie, je serais même tenté de dire que je n’y vois aucun effort. Absence totale d’images évocatrices, aucune recherche dans la formulation, pas de trouvaille stylistique. Ok, c’est de la prose, pas de doute, mais c’est de la prose énumérative où le lecteur suit les faits et gestes du personnage qui « épie », « scrute », « tombe », « jouis », « …et nous fait part de ses émotions (« je me délecte », « je ne frémis plus »…).

Et derrière ces verbes, ces mots ? Rien.

Je veux bien entendre que ponctuer son texte de métaphores, d’effets lyriques autres allégories abscons tous les trois mots ne signifie pas « être poète », mais tout de même être autant 1er dégré….

Voilà typiquement le genre de texte exaspérant et sans intérêt aucun dont le danger (involontaire, je précise) donnerait à croire que la poésie est à la portée de n’importe qui, alors que ce n’est – à mon avis – clairement pas le cas.

Widjet
(auteur pas dupe)

   marogne   
8/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il l'a toujours dans la peau celui-là celle-là.....

... Ce qui rend le fond un peu étrange, se moque t-il de lui même?

Un texte qui me semble plus l'ébauche d'une idée de poème qu'un poème. en tout cas, et malgré l'écho de la jouissance et du frémissement, il laisse assez froid (en tout cas moi). Dommage.

à développer peut être ?

   Anonyme   
18/7/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Des contradictions dans cet écrit, le titre "Je ne marche plus à ton pas" et puis le début de la première strophe "Je marche, cherchant des "toi" dans la rue".

Je ne trouve rien de bien rassurant à ce comportement, qui montre une certaine déstabilisation, dans ces autres exemples :

" Elle se retourne, inquiète,
Je m’en délecte. "

de même :

" Quand je te croise toi,
Dans le corps d’une autre. "

Je vous ai lu et relu, mon ressenti demeure identique, aucune vraie émotion en partage ne sort de vos mots, vous vous parlez à vous-même et vous cherchez à vous convaincre et pas à nous convaincre, de plus je n'approuve pas vraiment votre manière d'agir. Vous avez un comportement étrange et équivoque.


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