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Poésie libre
apierre : Fin du jour
 Publié le 09/04/19  -  11 commentaires  -  551 caractères  -  168 lectures    Autres textes du même auteur

La fin d'une journée, une attention portée sur quelques éléments qui m'entourent.


Fin du jour



Fin du jour,
sous la tonnelle,
les vieux fauteuils en osier
grincent doucement
tout près, les bambous gracieux
dessinent avec une encre,
invisible mais réelle,
de subtiles calligraphies
peu à peu, le ciel s'assombrit
la couleur du thé noir bergamote, aussi
dans sa théière aux motifs fanés, il refroidit
son parfum s'évapore dans l'air frais
les heures rêveuses s'enfuient délicatement
sur la pointe des pieds
les épaules se recouvrent d'un léger lainage
l'été est fini


 
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   Corto   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
On s'installerait bien avec l'auteur "sous la tonnelle,
les vieux fauteuils en osier".

Un court poème qui décrit un moment de douceur paisible.
On sent bien à travers les descriptions comme un arrêt du temps, comme une oasis de calme où "les heures rêveuses s'enfuient délicatement".

Bravo pour ce moment d'ambiance privilégiée et sans doute trop rare.

   FANTIN   
20/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La poésie du quotidien, d'un moment fugitif que saisissent les mots au passage. Simples images, détails infimes, langue élégante, du tout émane une petite musique intime, nostalgique et attachante.
Verlaine, je pense, n'aurait pas désavoué cette évocation.

   eskisse   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une lecture réconfortante et paisible, un moment fixé dans l'éternité.

La délicatesse de ce poème tient à la richesse des sensations.
En effet, cette évocation du soir, tout de grâce vêtue , nous touche grâce aux sens sollicités : vue " bambous gracieux dessinent avec une encre" , " couleur du thé noir" , odorat " parfum" , ouïe " grincent doucement" .

Vous avez donné de la sobriété aux deux derniers vers : la personnification des heures a un impact sur le vers suivant : on dirait que les épaules ( en sujet grammatical ) agissent toutes seules et cela donne une légèreté qui sied à la plénitude de ce moment .

Merci pour ce moment qui nous invite à goûter avec encore plus d'attention les derniers soirs d'été.

   Gabrielle   
23/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des points de repères fixés dans l'espace temporel se rapportant à la description d'un décor fait d'une terrasse ou d'un jardin lié à l'intimité du personnage vivant en son sein (ici, l'auteur(e) du texte).

La description correspond à une graduation dans l'espace temps pour arriver en son terme à la fin de l'été (chute).

Merci à l'auteur(e) de ce texte qui propose à la lecture un voyage au sein même d'une partie de son intimité.

   BlaseSaintLuc   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La poésie des instants, subtile et délicate,

c'est la même façon de traiter le sujet que dans "retour à la villa" mais avec un zest de thé citron bergamote en plus,
ce petit quelque chose qui fait la différence, un petit coup de plume qui donne un envol

merci pour cette lecture

   papipoete   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour apierre
Sous la tonnelle, où l'été encore un peu s'aventure, tout est calme, détente et le temps prend tout son temps, avant que sur le perron s'avance l'automne.
NB contemplation du vivre sans entrave, le jour dicte le programme et les bambous " dessinent de subtiles calligraphies " ...
Par touches délicates, le poète peint ses vers, et se couvrant d'une laine légère, attend la saison suivante .
Vous avez opté pour la ponctuation ( non obligatoire en libre ), aussi aurais-je bien vu quelques virgules supplémentaires ?
Jolie scène de la vie...

   Hananke   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Voilà comme j'aime la poésie libre ou en prose : la saisie d'un instant
plus ou moins fugace comme une photographie.
J'aime bien ces bambous gracieux qui dessinent avec une encre invisible.
Oui, joli texte qui saisit l'instant propice de la fuite du temps.

   PIZZICATO   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une " fin de jour " aux images expressives,vivantes.
" les vieux fauteuils en osier
grincent doucement "

" les bambous gracieux
dessinent avec une encre,
invisible mais réelle,
de subtiles calligraphies "

La sérénité règne sur cette poésie ".

   Davide   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour apierre,

Un beau découpage des vers qui me donne l'impression de va-et-vient sur une balancelle dans le paysage de cette fin d'été.

Je ne suis pas sûr d'avoir compris le passage évoquant les bambous : une fantaisie de l'auteur(e) ?
On peut utiliser un calame pour la calligraphie, qui est un morceau de bambou, mais je ne vois pas le lien avec le paysage choisi.

Un détail : j'aurais enlevé le mot "noir" du vers "la couleur du thé noir bergamote, aussi" pour éviter le rapprochement entre "noir" et "s'assombrit", même si l'on comprend que le "noir" désigne la variété du thé et non la couleur.

J'ai trouvé le poème charmant et bien écrit, mais la contemplation ne satisfait pas ici suffisamment mon "appétit poétique".
Pour moi, malgré quelques belles images, l'ensemble reste trop vague et trop impersonnel.

Merci pour la lecture,

Davide

   Lulu   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Apierre,

J'ai bien aimé ce poème à l'atmosphère si réaliste. Je vois les images, même si vous ne les développez pas dans le texte. Seuls quelques éléments nous permettent de nous faire une idée assez juste de cette "fin de jour" et de fin d'été…

On imagine volontiers l'osier, le bambou… ces textures des beaux jours.

J'ai aimé la simplicité du texte. Il est clair, sans heurt et assez bien rythmé. On entendrait presque la voix du locuteur, ce qui fait écho aux images que l'on se représente et que l'on connaît peut-être, aussi, pour une telle période.

Personnellement, je préfère quand les vers sont plus aérés, avec des strophes, mais le côté court du texte permet de lire l'ensemble d'une seule traite.

Merci pour le partage, et bonne continuation.

   senglar   
9/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour apierre,


Vous avez le don pour dire les moments, la fugacité, pour saisir l'ineffable. Après avoir lu ce poème j'ai l'impression que vous seriez capable de dire... et de saisir entre vos doigts immatériels, entre vos mots aériens et subtils, jusqu'à la fumée d'une cigarette. Tout ici le démontre et le prouve. De ces bambous japonisants au thé noir s'assombrissant encore avec le déclin du ciel, des motifs "fanés" de la théière au parfum qui s'évapore concomitamment aux heures qui s'enfuient et au lainage qui apparaît sans avoir crié gare, signe de la fin de l'été.

Ce poème est dans l'esprit des correspondances de Baudelaire :
"Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent."

Subtil et délicat enchevêtrement de nuances et de sens. Interférences.


senglar


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