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Chansons et Slams
archibald : Tableau d'une cour d'école à dix heures du matin [Sélection GL]
 Publié le 30/07/18  -  16 commentaires  -  2330 caractères  -  172 lectures    Autres textes du même auteur

À M.A. Désaugiers


Tableau d'une cour d'école à dix heures du matin [Sélection GL]



https://www.aht.li/3255818/Cour_decole.MP3


Quand dix heures tintent,
La classe contrainte
Soudain est empreinte
D'une agitation,

Adieu la grammaire,
Le dix-huit brumaire,
Bonheur éphémère,
C'est récréation.

On ferme le livre,
Il est temps de vivre,
La cloche délivre
Tous les prisonniers,

C'est fête à l'école,
Sauts et cabrioles,
Les rangs dégringolent
Dans les escaliers.

Liesse générale,
On crie, on cavale,
On lance la balle
Et l'on court après,

Pourtant c'est la faute,
Les grilles sont hautes
Mais le ballon saute
Puis il disparaît.

Dans un grand tumulte
De coups et d'insultes,
La sagesse adulte
Étanche les pleurs,

Quand en parallèle,
Joue à la marelle
Une demoiselle
Au prénom de fleur.

Quel curieux mélange
De démons et d'anges,
C'est un peuple étrange
Que tous ces enfants !

Quelques joyeux drilles
Embêteurs de filles
Ou voleurs de billes
Sont punis au banc.

C'est la directrice
Qui rend la justice,
Lorsque retentissent
Des rires moqueurs :

Jean, que l'on chicane,
Est aimé de Jeanne,
Le tronc d'un platane
Se grave d'un cœur.

Rondes excentriques,
Cordes, élastiques,
Ballons en plastique,
Avions en papier...

Le désordre règne,
Des genoux qui saignent
Sanglotent, se plaignent
Et se font soigner.

On tire les couettes
Et dans les toilettes,
On fait en cachette
Des batailles d'eau.

Dieu que de bêtises !
Loin de ces sottises,
Les plus sages lisent
Sous le grand préau.

Mais la cloche sonne,
Le maître en personne
Commande et raisonne :
« En rang, les garçons ! »

Et travail oblige,
Cancres ou prodiges,
Chacun se dirige
Vers d'autres leçons.

Les pigeons reviennent
Dans la cour où traînent
Une écharpe en laine,
Un gant, un bonnet...

La place s'apaise,
Alors à son aise,
La femme antillaise
Passe le balai.


 
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   Eclaircie   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Très années 60 cette école, avec la cour des filles et celles des garçons, bref, mon école primaire.

Fabuleux, (me fait penser aux fabulettes d'Anne Sylvestre ou à Henri Dès)

J'ai vraiment beaucoup aimé, Bravo !
Le narrateur est un garçon,, car les filles, à part le prénom sur le platanes et les couettes sont plutôt absentes.
Mais dans ces années, les filles allaient à l'école pour bien apprendre à se marier ; 68 n'était pas encore passé par là.

(La dédicace en exergue m'intrigue et vous nous en direz un peu plus en post publication)

   Queribus   
19/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une première tout d'abord, le texte me semble bien long pour un texte de chanson;il me semble qu'il devrait être raccourci. la disposition des rimes est originale et ne manque pas de virtuosité et donne au tout, avec la musique, un aspect sautillant et léger, plein de fraicheur et de gaité, ce qui n'est pas si courant que ça.

En un mot, hormis la longueur du texte, l'ensemble m'apparait fort honorable et m'a fait passer un bon moment et je vous en remercie.

Bien à vous.

   Vanessa   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce texte, je l'ai trouvé beaucoup trop long.
Un refrain aurait été bienvenu à mon avis.
Chaque strophe est une nouvelle scène, sur un rythme de lecture rapide.
C'est fatigant les enfants !
:-)
Et puis les deux derniers vers, la femme antillaise passant le ballet, j'ai lu un cliché qui m'a déplu.
Votre texte a des qualités. Il est vivant et joyeux .

   Hananke   
30/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

L'instant de cette remarquable chanson, je me suis revu dans la cours
de mon école primaire des années 60 (sauf la femme antillaise passant
le balai).

Un très beau travail de rimes, une musique adaptée et surtout
une très grande réalité de ces instants privilégiés pour toute une
génération font de cette ballade un très grand moment de nostalgie.

Il n'est juste qu'une certaine catégorie de commentateurs pourra
savourer ce texte à sa juste valeur : ceux nés dans les années 50.

Ces petits quatrains n'en font justement pas un texte trop long.
Ce qui aurait été insuportable avec des alexandrins prend ici
une saveur particulière et riche.

Bravo.

   Robot   
30/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème m'a remémoré celui de Maurice Fombeure "Les écoliers". Tout est exprimé avec une simplicité qui donne une lecture légère. La vision de la cour après le retour en classe clôt parfaitement le texte.

   Annick   
30/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le moment tant attendu des écoliers où la vie reprend ses droits : la récréation.
Un tableau vivant, à la fois réaliste et empreint d'une douce poésie comme celle que l'on peut trouver dans un livre d'images. J'ai aimé vos mots, le timbre de votre voix, chaleureuse comme celle d'un maître d'école, votre musique et votre interprétation.
J'ai tout aimé...

   plumette   
30/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
A la lecture, le texte est un peu long, à l'écoute, il se savoure, scénette après scénette avec cet air simple qui me rappelle ( à moi aussi) les fabulettes d'Anne Sylvestre.

dans la première strophe, le verbe "empreinte" m'a fait un peu peur. Je lui ait trouvé de la lourdeur mais rime oblige, sans doute, par rapport au reste du texte dont la fluidité est très plaisante.

Le verbe "étanche" m'a fait un peu le même effet.

Dans des vers courts comme ici, chaque mot compte, leur choix n'est pas anodin.

Mas c'est une jolie chanson au goût de nostalgie, très agréablement chantée qui plus est!

Plumette

   PIZZICATO   
30/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Votre plume tient lieu de caméra à l'épaule ; elle observe et décrit bien les innombrables scènes dans cette cour de récréation d'une certaine époque.

Le texte est long - 20 strophes - et la mise en musique aurait mérité 2 ou 3 passages avec une ligne mélodique différente.
Mais l'ensemble reste un bon travail.

   Gemini   
30/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bien sûr, il y a toute la panoplie, tout ce que nous savons déjà pour l'avoir vécu, mais je trouve que l'additionner en quintils, aussi bien, parce que ce n'est pas facile de faire des vers courts qui riment, doit être salué.
Je ne crois pas que la longueur est dûe à l'exhaustivité, je crois simplement qu'il fallait tout dire, emporter le lecteur ou l'auditeur, dans ce passé lointain, chargé de sentiments, de pardon, de gaité, d'enfance, et de bons souvenirs.

   jfmoods   
30/7/2018
Ce poème est composé de 20 quatrains en pentasyllabes. Au fil du texte, le schéma des rimes (pauvres, suffisantes et riches) se présente comme suit : 1-2-3 / 4-8 / 5-6-7.

L'évocation retrace, de son début ("Quand dix heures tintent") à sa fin ("Mais la cloche sonne"), une récréation dans une cour d'école d'antan.

Le rythme rapide et impair du vers épouse à merveille la vivacité du thème.

Au sentiment initial de claustration ("contrainte", "prisonniers") succède l'euphorie d'une libération provisoire ("Il est temps de vivre", "délivre").

Les strophes 4 à 17 s'attardent sur les événements qui émaillent ce moment saturé de mouvements et de bruits, ce partage de la cour entre le monde des filles ("Rondes excentriques, / Cordes, élastiques") et celui des garçons ("Ballons en plastique, / Avions en papier").

De la joie ("Sauts et cabrioles", "Liesse générale") à la peine ("La sagesse adulte / Étanche les pleurs", "Des genoux qui saignent / Sanglotent, se plaignent"), de l'excès des uns ("un grand tumulte / De coups et d'insultes", "On tire les couettes", "fait en cachette / Des batailles d'eau", "bêtises", "sottises", "démons") à la modération des autres ("Joue à la marelle / Une demoiselle / Au prénom de fleur", "Les plus sages lisent / Sous le grand préau", "anges"), des petites tracasseries des camarades ("Jean, que l'on chicane, / Est aimé de Jeanne / Le tronc d'un platane / Se grave d'un cœur") aux sanctions des enseignants ("Embêteurs de filles / Ou voleurs de billes / Sont punis au banc.") se décline ainsi, avant le progressif retour au calme des 3 dernières strophes, un morceau d'enfance.

Merci pour ce partage !

   papipoete   
30/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir archibald
rien ne manque dans ce tableau écolier, de la classe à la cour, et les filles que l'on regarde à travers la grille du mur de séparation fille/garçon, et l'on rêve et les billes roulent, le palet glisse sur la marelle des demoiselles !
NB non, rien ne manque dans ce tableau écolier, et la voix du poète chante agréablement ces souvenirs, quand nous riions même avec un genou écorché !
Je me suis retrouvé avec ma blouse grise, et mon béret, et peut-être même que dans cette cour sans le savoir, je chantais déjà votre chansonnette !

   LenineBosquet   
31/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Archibald,
Ça faisait longtemps que j'attendais un texte de vous alors une chanson, je suis un peu déçu je l'avoue.
Néanmoins vous produisez ici encore une fois de la qualité, même si ce n'est pas ma came comme on dit dans mon quartier ( ce n'est pas vrai, j'habite dans un hameau).
Un texte rigoureux pour ce qui s'agit des rimes et du nombre de pieds, des images tellement parlantes qu'on dirait un tableau, mais, même si vous évitez l'écueil de la nostalgie, tout ceci reste pour moi suranné, une autre époque qui me parle peu, on dirait du Jugnot style "les choristes".
Une voix sympathique, accompagnement guitare agréable à la Brassens.

   emilia   
1/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après Pérec vous voici de retour pour un nouveau défi à relever et donc encourager, en rendant hommage à ce grand poète chansonnier d’une autre époque, réputé pour son talent et ses « tableaux de Paris », entre autres, dont vous pastichez le titre et la composition sur un rythme « allegro » fait de vers rapides, courts et légers, aux rimes redoublées qui en font tout le charme naturel… Un bel exercice de style pour une première chanson publiée à la manière de… (auteur, compositeur et interprète…, rien que cela !) permettant de découvrir la richesse et la variété de vos dispositions ! Un grand bravo à vous pour ce défi réussi et ce tableau récréatif, tendre et parlant de l’école d’autrefois, qui dépeint certaines caractéristiques attribuées aux garçons dans un « curieux mélange de démons et d’anges », mais avec « de joyeux drilles » dont, comme il se doit, certains sont sages et d’autres polissons…

   izabouille   
3/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Mmmmh...! Que ça sent bon la rentrée scolaire tout ça. J'étais dedans, dans la cour, dans la classe, dans les jeux. J'ai vraiment apprécié cette poésie. Merci pour ce bon moment de nostalgie.

   Liryc83   
5/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Le texte paraît long à la lecture mais en musique ce n'est pas dérangeant. Quelques passages avec des accords différents amèneraient un plus selon moi..
J'ai beaucoup aimé la forme, les vers courts et le rythme des rimes donnent un aspect léger et sautillant à la chanson, on passe d'une situtation à l'autre dans la cours d'école.
Petit bémol au dernier couplet, je pense qu'il fait un peu cliché et c'est le seul qui ne parle pas des enfants.

   Cyrill   
7/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai lu et écouté avec beaucoup de bonheur cette chanson fraiche gaie.
Elle me rappelle certaine de Maxime Leforestier !
L'époque est bien identifiée, et sans nostalgie, il y a dans vos mots un bon goût d'avant.
J'aime la mélodie, elle est légère, mais aurait mérité comme déjà dit une variation de plus, vue la longueur du texte.
Qu'à cela ne tienne, je n'ai pas boudé mon plaisir.
Merci,
Cyrill


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