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Poésie libre
Arielle : Transmettre
 Publié le 25/02/12  -  17 commentaires  -  568 caractères  -  386 lectures    Autres textes du même auteur

Transmettre un héritage oral, donner le goût des mots...
chaque enfant est un poème en cours d'écriture.


Transmettre



Sous le pas léger d'un marmot
semer des mots
jeter les graines

Lui ayant passé le flambeau
soulever un coin du rideau et pousser l'enfant vers la scène
des bouts de phrases plein ses poches
à chaque doigt une comptine
et des grappes de doubles croches
se balançant à ses oreilles

Parmi des riens
germent les grains
lève le pain poudré de rires

Confiant
miser sur l'avenir
et la naissance du poème

Dans le pas léger d'un marmot
écouter le printemps fleurir


 
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   brabant   
2/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Cet héritage apparaît comme une bouffée d'oxygène.

J'aime particulièrement :
"à chaque doigt une comptine
et des grappes de doubles croches
se balançant à ses oreilles"
ainsi que le "pain poudré de rires".

Il y a peut-être trop d'infinitifs, trop de sonorités "é" mais le fond du poème est un bien beau message.

Texte sympathique !

   Pascal31   
3/2/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Rah la la, comme je regrette ce vers final, pas assez fort à mon goût pour conclure ce poème que j'ai vraiment beaucoup aimé.
Cela commence dès le préambule : "chaque enfant est un poème en cours d'écriture", c'est vraiment bien vu et je regrette un peu que cette phrase n'apparaisse pas dans le poème lui-même (n'aurait-elle pas fait une magnifique conclusion ?).
C'est un beau poème, plein de tendresse et de jolies trouvailles (les "bouts de phrases plein ses poches", les "grappes de doubles croches se balançant à ses oreilles", le "pain poudré de rires"...). J'ai vraiment apprécié cette lecture, ne serait-ce la fin un peu fade.

   socque   
25/2/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je n'avais pas commenté en Espace Lecture parce que le poème m'avait déplu (je le trouvais mièvre, plutôt convenu). Et voilà-t-il pas que j'en découvre l'auteur, quelqu'un dont j'apprécie tant la poésie ! Alors, je me dis que c'est une erreur de mes sens abusés : je ne peux pas ne pas aimer un poème d'Arielle. Je relis. Et je confirme à peu près.

Ce qui me gêne, je crois, c'est, malgré les précautions de l'auteur (forme impersonnelle tout au long), une certaine prétention, du moins le perçois-je ainsi, de ce qui est dit, cet orgueil d'avoir passé le flambeau et de laisser le nouveau petit prodige ordinaire s'avancer en pleine lumière en s'effaçant soi-même. Il y a une vanité de l'humilité, et là, pour moi, on est en plein dedans ; car enfin, c'est bien le point de vue du parent/tuteur/formateur de l'enfant qui est donné, celui ou celle qui s'esbaudit de sa réussite par procuration, qui, dans la coulisse, attend la récompense, le poème fruit de ses efforts... Je dirai presque que le "marmot", là, il a intérêt à le cracher son poème, sinon il entendra causer du pays !

Bon, je caricature, c'est vrai. J'ai du mal à transmettre le malaise diffus que me communique ce poème, avec son émerveillement obligatoire devant l'enfant, son côté poulbot (utilisation du mot "marmot" qui, à mon avis, ne fait que souligner la mièvrerie de l'ensemble en voulant oser la canaillerie) que je trouve assez insupportable, l'évocation de la scène (comme par hasard, le but est de "pousser" l'enfant vers elle ; et s'il ne veut pas, le gosse, être sur le devant de la scène, s'il veut simplement se curer le nez dans son coin ? Où lui demande-t-on son avis ?), des expressions que je perçois comme un maniérisme (le pain poudré de rires, les comptines aux doigts) ou cliché (passer le flambeau, un coin du rideau, miser sur l'avenir)...

Reste un bon rythme, serein, où je retrouve ton élégance. Mais vraiment, sur le fond, je ressens ce poème comme une énième instrumentalisation de la figure de l'enfant qui, manifestement, ici n'a pas trop le droit à la médiocrité. "Aurea mediocritas", que disaient les Romains. Non pas "médiocrité dorée", c'est vrai, mais "bienheureuse voie médiane". Ici, je le répète, je n'ai pas l'impression que ce gosse, poussé vers la scène, pourra la choisir.

Et le chapeau, disons-le, je le trouve catastrophique. Il ne fait pas vraiment partie du texte, d'accord, mais je crois que cette évocation de l'enfant comme poème en cours d'écriture m'a d'emblée glacée (un enfant, c'est un enfant, un être humain ; le qualifier de "poème", pour moi, c'est le réifier : un poème est beaucoup moins qu'un être humain, et pour moi cette comparaison est terriblement réductrice. Mièvre et cruelle) et fait aborder le poème d'un œil méfiant.

   Charivari   
25/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Arielle.

Je suis un peu partagé sur ce texte, à vrai dire.

Les mots sont jolis, la première strophe coule toute seule, avec le jeu de sonorités sur "marmot - mot"... Par contre, le mot "léger" est en trop pour moi. Ça rajoute un peu de pathos inutile. "lui ayant passé le flambeau", aussi, trop explicite. Il y a un côté suranné, une manière de parler de l'enfance un peu trop convenue à mon goût, et j'ai eu cette impression sur toute la strophe. Ce qui se voudrait attendrissant, je le trouve un peu trop stéréotypé. Un petit enfant modèle, une maman aux anges, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pensé à la scène de la chanson "Jésus revient", dans "la vie est un long fleuve tranquille"... Désolé.

Par contre "Parmi des riens, germent les grains, lève le pain, poudré de rires", ça fait vraiment penser à une comptine, j'ai beaucoup aimé. Et le parallélisme avec la naissance d'un poème, à la fin, est très intéressante.

   Marite   
25/2/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Transmission très poétique ! J'adore ces vers qui respirent la légèreté et la liberté et le terme "marmot" est vraiment bien utilisé ici. Il fait sourire. Pourtant le message est sérieux et fondamental. Que dire de plus ???
" ... les grappes de doubles croches ... le pain poudré de rires ...
Dans le pas léger d'un marmot
écouter le printemps fleurir "
C'est tout à fait ainsi que je conçois les vers libres !
Merci Arielle !

   garedunord   
25/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien
"prendre un enfant par la main...". Poésie du bonheur tranquille = art très difficile. Pourquoi ? Peut-être qu’il y manque le sentiment d’urgence : l’impossibilité à communiquer autrement que par l’écrit notre sentiment du moment, bonheur ou malheur. Alors on reste à la surface des choses, comme si tout était simple. C’est bien la simplicité à vivre, mais pour l’écrire c’est très compliqué.
Et dans votre cas, ça donne un bon texte, bien équilibré, qui raconte une belle histoire que l'on a envie de croire, qui fait du bien le matin et qui s'oublie à midi.

   Anonyme   
25/2/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai apprécié ce poème, mais avec de réelles réserves.

D'un point de vue stylistique je lui ferai un gros reproche: il joue trop dans un registre facile, enfantin. Je sais bien que l'enfant, la transmission sont le cœur du texte, mais le vocabulaire est quand même trop simple, plat.
J'excepte les deux derniers vers qui sont magnifiques, et j'aurai aimé justement un poème dans cette veine là.

Je n'aime pas non plus l'absence totale de ponctuation, elle crée un faux rythme qui a gâché ma lecture.

Mais l'ensemble est convenable, la facilité d’accès convient au thème traité, même si je le redis, un peu plus d'envolé aurait été souhaitable.

   funambule   
25/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne sais trop (même si j'y travaille) définir la nature d'une poésie. Que veut dire "libre"? J'entends, malgré d'aléatoires retours à la ligne, clairement des octains qui rythme la lecture. Bon, entrée en matière tout à fait anecdotique... et curieuse.

J'aime le regard à la fois léger et appuyé, l'attention à la fois émerveillée, ouverte, effleurant à peine le doute. Ca navigue entre comptine et des choses très maternelles, une fausse naïveté qui laisse beaucoup de portes ouvertes, définit la part de liberté postée dans l'avenir... ainsi que les racines douces.

Un agréable moment qui ne me semble pas révolutionnaire mais dans un bel équilibre choisi et tenu. Une allégorie qui fait du bien à l'amour des mots.

   Anonyme   
28/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Arielle ! J'aime le poème, beaucoup moins le titre mais je n'ai à cette heure rien de mieux à proposer pour rester dans le sujet de transmission...
Je trouve que le léger du premier tercet est ici tout à fait inutile et j'aurais bien vu Puis à la place de Lui pour attaquer la seconde strophe ; ça évite le hiatus lui ayant... tout comme on peut supprimer sans dommage le "et" du second vers de cette même strophe en le remplaçant par une virgule. Par contre je suis agréablement surpris par ce qui suit :
des bouts de phrases plein ses poches
à chaque doigt une comptine
et des grappes de doubles croches
se balançant à ses oreilles

Parmi des riens
germent les grains
lève le pain poudré de rires

En conclusion un fort joli poème avec la touche féminine nécessaire au traîtement de ce sujet éternel... Merci pour cette agréable lecture

   wancyrs   
25/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime l'incipit de ce texte, il est plein de sagesse, et puisqu'il n'est signé du nom d'aucun auteur connu, je présume que celui qui l'a écrit en est l'auteur.

À la lecture du texte, j'ai eu l'impression de gouffre entre la première strophe et la seconde, un peu comme si une grande étape avait été sautée. En fait, entre "jeter des graines" et "passer le flambeau", il y a la course en elle même...

Ce que j'aurais trouvé logique, c'est que le premier et le deuxième vers de la deuxième strophe se retrouvent à la place du cinquième et du sixième vers.

Mais les mots sont légers, et l'entame du poème est magnifique.

   Damy   
26/2/2012
"Transmettre" ne restera pas parmi les références que j'ai à travers tes recueils. Hélas, rompu, je ne sais plus qu'envisager l'essence grave, lourde, compliquée, difficile voire impossible de la médiation culturelle à notre époque, qui échoue.
Mais je sais encore écouter mon "Petit Prince", perplexe face aux hommes mais accueillant angéliquement l'enseignement simple d'un renard.
Au fond, la sagesse est probablement dans la légèreté (je n'ai pas dit la frivolité) des modes de passage des mots pour qu'ils s'imprègnent durablement dans le coeur des marmots.

Chaque poème est un enfant en cours de gestation. Celui-ci mériterait une aquarielle (hum...)

   David   
26/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Arielle,

Je retrouve un rythme bien connu dans les vers, c'est construit sur des octosyllabes, les fins de vers sont presque tous d'un couple de sons, et ils se répondent par ailleurs également. La liberté reste comme une statue trop belle qu'on aurait pas oser toucher :)

Il y a une marche, à se demander ce que vient faire la scène évoquée et son rideau, j'imagine plutôt cela immobile pour l'acteur ou l'interprète la scène, au moment ou le rideau va le dévoiler. Mais c'est un détail, il y a aussi quelque chose de végétal qui revient et qui me ferait plutôt penser à un passage du temps qu'à un déplacement dans l'espace. Les doubles croches aux oreilles imagent assez clairement des cerises mises en boucles, un fruit. Le pain également évoquent la maturation, et d'autres encore.

Pour l'image du poème arrivant presque à la fin, et débutant sur ces vers :

"des bouts de phrases plein ses poches
à chaque doigt une comptine
et des grappes de doubles croches
se balançant à ses oreilles"

Ça lui donne un peu un air de Tonton Cristobal revenant du Mexique, de la chanson de pierre Perret, pour l'opulence.

Bref, pour les rimes, le mètre et cette dernière image, il y a un peu de surcharge je trouve, ça enlève en harmonie sans rajouter à la beauté déjà présente dans la plus simple évocation. J'ai bien aimé l'utilisation de l'espace de la page, la concision également même si elle devait peut-être imposer de choisir entre l'enfant en mouvement ou posant devant la scène et son image de poème et de fruit/grain arrivé à une certaine maturité.

   fredericprunier   
28/2/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
je me revois papa et ma poussinette en maternelle,
à la fête de l'école
elle avait pleuré
parce que la farandole s'était cassée

Merci Arielle pour cette petite madeleine de prousst..

après au niveau de la technique d'écriture
je trouve toujours un peu sec ....

Sous le pas léger d'un marmot
semer des mots
jeter les graines

...

moije.... ... au niveau de la musique, des phrases et des mots ...

on jette des graines
sous le pas léger d'un marmot
on jette des mots


...

mon appréciation serait, pour être plus exact que la machine
Bien ++ voir Bien +++

...

Amitié

   Arielle   
1/3/2012

   Pimpette   
4/3/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Traduire une idée aussi difficile que'Transmettre' avec des mots aussi légers est un défi charmant...semer des mots, jeter des graines...tout est dit...j'ai une prédilection pour ces formulations limpides où je me sens en poésie...
Les mots en exergue sont épatants!
De notre auteur?

   LeopoldPartisan   
9/3/2012
Commentaire modéré

   widjet   
27/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien
C'est tout ce qu'on veut, mais ni mièvre ni gnagnan.

Pas le meilleur d'Arielle, mais c'est joliment dit et bien souvent délicat ("soulever un coin du rideau et pousser l'enfant vers la scène", "lève le pain poudré de rires"), le trait n'étant jamais appuyé.

La bonne idée est que le texte est relativement court, ce qui laisse (intelligemment) le lecteur et son statut de :

père,
mère,
frère,
soeur...

sur sa faim pour phosphorer sur son propre héritage à laisser.

Merci

W

   jfmoods   
23/8/2014
Cela fait un certain temps que je me penche sur l'écriture d'Arielle. Cela fait un certain temps que je me demande ce qui la caractérise véritablement. J'avoue que je ne trouve rien de précis à formuler pour exprimer mon ressenti sur ses textes... sinon de dire qu'ils coulent de source. C'est une coulée qui va de soi, qui présente les apparences extérieures de la facilité, d'une facilité déconcertante, mais qui exige, très probablement, un fort polissage pour atteindre cette transparence.

Ainsi, ce poème qui s'égrène doucement, sans anicroche. Comme ce glissement, subreptice, délicat, qui met en perspective le chemin parcouru entre le début et la fin ("Sous le pas léger", "Dans le pas léger") sous l'égide des champs lexicaux de la germination ("semer", "graines", "germent", "grains", "naissance", "printemps", "fleurir"), de l'abondance ("plein les poches", "à chaque doigt", "grappes", "doubles croches") et de la présentation de soi au monde ("rideau", "scène", "bouts de phrases", "poème"). La gradation ("des riens", "ces riens poudrés de rires") appuie sur l'image de la détente, de la décontraction nécessaire à la maturation de l'enfant. La forme infinitive, qui jalonne le poème (s'élargissant au titre lui-même), présente le propos comme une consigne à suivre, permettant au lecteur adulte de se projeter, de s'identifier avec plus de force à la situation décrite.

Merci pour ce partage !


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