Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
arigo : Je vois
 Publié le 07/05/19  -  13 commentaires  -  763 caractères  -  183 lectures    Autres textes du même auteur

Petit texte pour ma femme. Bonne lecture.


Je vois



Dans ce vaste univers égaré dans le froid,
Sous le ciel délavé par la nuit, par le jour,
Protégé par la Lune élancée dans ses tours,
Dans cette immensité démesurée, je vois…

Aussi grand soit le monde, à l’envers, à l’endroit,
S’en va toujours plus loin l’horizon et sa ligne.
Plongé dans l’océan dont les vagues s’alignent,
Aussi profond soit-il, entre deux eaux, je vois…

Dans l’instant si petit, aussi fin qu’un miracle,
Le monde ou l’univers sont à peine un obstacle.
Soyez grand ! infinis ! Je m’en fous car je vois…

Ta maman, si jolie, fatiguée, courageuse,
Les yeux mi-clos, brillants, je crois qu’elle est heureuse
De serrer dans les siens tes petits bouts de doigts.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   BlaseSaintLuc   
10/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'aime tant ces poèmes dont la fin nous surprend, c'est beau, c'est grand comme l'amour infini d'une famille unie.

La 1re lecture est déjà agréable, mais à la relecture, connaissant le dénouement, c'est encore meilleur.

Merci de voir aussi loin, c'est touchant.

   Corto   
11/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On a l'impression d'un monologue chuchoté à voix basse à l'enfant qui offre ses petites mains à sa mère souffrante. Ce texte appelle l'émotion.

On y sent aussi les souvenirs d'une vie qui au détour d'un choc se retrouve "Dans ce vaste univers égaré dans le froid".

Mais aujourd'hui n'est pas hier, lorsqu'on savait que " S’en va toujours plus loin l’horizon et sa ligne".

Aujourd'hui "Ta maman, si jolie, fatiguée, courageuse" est simplement "heureuse De serrer dans les siens tes petits bouts de doigts."

Il y a ici beaucoup de tendresse aussi bien pour la mère que pour l'enfant. L'avenir est sombre mais cette fugace tendresse est un moment fort pour tous.

La répétition du "je vois..." qui fait complice avec "tes petits bouts de doigts" est très belle.

Bravo pour cette délicatesse.

   Gemini   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
C'est un bon petit texte comme annoncé. Je ne sais pas s'il était bien utile d'en préciser le destinataire, puisqu'on la voit apparaître in fine.
J'aurais mieux vu, pour sa présentation sur le site, "petit texte pour grand bonheur" si vous me permettez. Puisque j'en suis dans les remplacements j'aurais mis aussi à la place de "je crois qu'elle est heureuse" v13, "je vois qu'elle est heureuse". Sans connaître l'exacte situation, c'est celle que j'imagine comme lecteur.
Dans l'écriture, je relève un problème d'alternance dans le premier quatrain, une rime avec "ligne" v6 qui donne un "alignent" v7 pour des vagues qui me laisse circonspect (il y a bien des séries de vagues, mais que viennent-elles faire là ?).
Mais cette mise en parallèle entre l'Immensité de la nature, reléguée en seconde place après celle de votre bonheur est tout à fait plaisante.

   PIZZICATO   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un élan de tendresse envers ces deux êtres chéris.

Peu importe " ce vaste univers égaré dans le froid ".
Seul compte " l’instant si petit, aussi fin qu’un miracle " de voir
" Ta maman, si jolie, fatiguée, courageuse,
Les yeux mi-clos, brillants, je crois qu’elle est heureuse
De serrer dans les siens tes petits bouts de doigts. "

Une poésie tout en sensibilité.

   Castelmore   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un accouchement, juste après la délivrance...

La poursuite de la vie... peut-être même du destin de l’homme !
si petit à côté du ciel du jour de la nuit de l'océan ...de l’univers,
de la course du temps - cet horizon qui ne cesse de s’éloigner-

Oui rien -ou du moins la nature- n’empêchera l’homme de poursuivre sa route.

Dans cet instant nous apparaissent quelques uns des meilleurs côtés de l’humain : le courage, l'abnégation, la force, le don de soi, la tendresse, l’amour, la recherche du beau.

Que dire de plus sinon que la construction est particulièrement astucieuse et les vers pleins d’allant

Bravo à l’auteur

   Hananke   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

Même si le texte et l'intention sont méritoires je trouve l'accouchement
difficile pour arriver au dernier tercet.
Passe encore le premier quatrain avec cette lune dans les tours
non dénué d'intérêt mais je trouve le second à coté de la plaque,
tout comme le premier tercet : perso, je pense l'instant immense
au contraire et aussi grand qu'un miracle.

Allez, savourons ce très beau dernier tercet qui, à lui seul, porte
tout le mérite de ce poème.

   Vincente   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est superbement dit, cette façon de replacer l'amour dans sa perspective essentielle, une réalité qui se moque d'être si infime à l'échelle de l'univers. Modeste particule d'un océan, l'affectivité a la puissance incommensurable de son impériosité. Ce regard amoureux refuse l'écartèlement de la pensée où l'on devrait à force de raison "distancier" l'acte d'aimer, il l'affirme dans ce poème. Cette prise de conscience est en soi assez vertigineuse et pourtant, là dans quelques mots, elle apparaît maîtrisée, comme évidente.

Tour de force, à mes yeux assez ébahis, ils ont vus... je dois le dire.

Edit : Si le moment du dernier tercet est bien celui juste après l'accouchement, comme le comprennent certains, alors je trouverais assez étonnant ce " je crois qu’elle est heureuse"... Le baby blues, s'il devait advenir attend généralement quelques temps avant de s'imposer. Mais pour ma part, je resterais conquis par ce poli poème.

   senglar   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour arigo,


Ah je l'ai vu venir celle-là :))) Je me suis dit quasiment tout de suite : '... et il ne nommera sa femme que... dans le dernier vers !" :) Mais alors... Stupeur ! On ne saura quasiment rien d'elle sinon sa beauté, son unicité, l'amour qu'il lui porte. Horreur !

Errare ! Le poète lui consacre tout un tercet et... mais... s'il parle de la femme aimée... C'EST D'ABORD LA MAMAN QU'IL EVOQUE, indirectement puisqu'il s'adresse à son enfant.

Bon ! L'univers, le monde, l'instant prennent à mon sens un peu trop de place ici parce que moi c'est la femme euh !... la maman qui m'intéresse. Je sais le contre balancement 3/4 1/4 est voulu mais tout de même vous, vous êtes aux premières loges et vous connaissez déjà la "pièce" (lol lol lol) et moi je suis tout au fond du théâtre et je n'ai même pas une glace à la vanille :(((

Voudrais bien être le bébé tiens...

Juste pour les "petits bouts de doigts" hein !

:D


senglar

   Davide   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour arigo,

Malgré quelques maladresses, dont la récurrence du son [é] dans la première strophe, la rime "ligne"/'s'alignent" (deux mots de la même famille) ou les expressions "à peine un obstacle." et "je m'en fous" (peu poétiques), impossible de ne pas être touché par la délicatesse exprimée dans ce poème.

De très belles images, dont ce vers 3 ("Protégé par la Lune élancée dans ses tours,") ou ce "aussi fin qu'un miracle", où le mot "fin", polysémique, renvoie à la petitesse ("instant si petit...") et à la subtilité qui peut aussi caractériser le "miracle". C'est fin ! (sans jeux de mots).

J'ai beaucoup apprécié le retour de ce "je vois...", comme une ritournelle imposant un léger suspense, ainsi que le dernier tercet tout empreint de tendresse.

Je dois avouer à l'auteur que son poème "Ma brune" m'avait beaucoup touché quand je l'avais découvert sur le site (ainsi que "Détails de cendre" d'ailleurs).
Une manière toujours aussi touchante d'exprimer les choses.
Quelle belle sensibilité !

Merci arigo,

Davide

   papipoete   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour arigo
je te regarde, je peux quand-même ! après t'avoir attendu durant 9 mois ! Je te regarde et je vois celle que j'aime, et qui me comble aujourd'hui ; " merci chérie ", comme chantait Udo Jürgens il y a quelques lustres à sa mie .
Il y a tant et tant de choses sur Terre, mais là dans tes yeux petit d'homme, elle resplendit, est si heureuse de serrer tes petits doigts... maman
NB quand plus rien ne compte, que le bonheur de donner la vie, et le partager en trois...
Le second tercet a ma préférence !
Néo-classique agréable .

   VictorO   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème émouvant, authentique, intrigant : "je vois…" L'immensité du monde, l'immensité du temps. L'instant si fugitif, les doigts de bébé si minuscules. Et pourtant ce sont ces derniers les plus importants, ce sont eux l'infini.
Vous avez bien raison : devenir parent, c'est un voyage inégalable. J'ai juste été surpris par le "je m'en fous" qui dénote par rapport au reste.

   Marite   
8/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Grand plaisir à lire à haute voix ces alexandrins, leur rythme apaise et stabilise le bouillonnement de nos pensées. Ce "Je vois" en titre et le premier quatrain ont attisé ma curiosité et j'avoue avoir été déçue par le fond du dernier tercet ... je m'attendais à quelque chose de plus vaste comme "vision", en prolongement de " ... ce vaste univers égaré dans le froid ... "

   STEPHANIE90   
9/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Arigo,

un poème qui réchauffe le cœur du plus blasé. J'y lis, mais c'est mon interprétation, le bonheur d'une naissance et l'amour infini pour sa femme qui a donné la vie : "Dans l’instant si petit, aussi fin qu’un miracle", et qui est en ces instants "Ta maman, si jolie, fatiguée, courageuse".

Vos mots sont un baume. Le suspense est maintenu jusqu'à la dernière strophe. "Je vois > derrière cette immensité démesurée, entre deux eaux, je m'en fous car je vois..."

Merci à vous pour ce beau partage, je vois moi aussi,

StéphaNIe


Oniris Copyright © 2007-2019