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Poésie libre
bipol : Au placard
 Publié le 12/10/17  -  14 commentaires  -  502 caractères  -  224 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenirs d'enfance.


Au placard



Piétiner les heures noires
au fond du
désespoir

accrochant son enfance
à l'horizon
de rien



écouter l'univers
naissant
dans ses racines

martelant cet enclos
sur la porte
du vide



projeter les angoisses
sur son écran
des songes

attendant l'incertain
qui tourne
dans l'enfer



et tutoyer la mort
qui rôde
dans son âme


 
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   Raoul   
30/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Pas très incarné (l'infinitif distancie terriblement…) à la lecture, j'ai du mal à me sentir concerné par ces bribes de souvenirs très étirées , inutilement, je trouve.
Apres ces infinitifs, on pourrait inter-changer tous les "incertain/la mort / univers / enfance / angoisse…" sans que cela ne change grand chose au sens, au corps du texte dans son ensemble tant tout est convenu.
Il me manque un axe - il se peut que je ne le perçoive pas - et / ou un projet.
Pas convaincu. Désolé.

   Robot   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai lu ce texte comme une réminiscence cauchemardesque de l'enfance. Soit un enfant réellement mis au placard, soit un enfant isolé, mis à l'écart.

Je trouve que le sentiment d'angoisse est bien rendu.

J'aime particulièrement ces métaphores:

"accrochant son enfance
à l'horizon
de rien"

"martelant cet enclos
sur la porte
du vide"

Je vois là une sorte d'anéantissement de l'enfance blessée.

   Marite   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La construction de ce poème me plaît beaucoup. Sept strophes de trois vers allant s'épuisant ... sauf la troisième strophe et la dernière. Peut-être l'instant d'une profonde inspiration entrecoupant les halètements de l'effroi et de la crainte en
" attendant l'incertain
qui tourne
dans l'enfer "

Un seul point m'a arrêtée à la lecture dans la cinquième strophe, j'aurais mieux apprécié : - projeter les angoisses - sur l'écran -
de ses songes -

La plongée dans ces souvenirs douloureux de l'enfance ne pouvait être faite qu'à petites touches, avec une économie de mots portant l'essentiel sous peine d'être violemment submergé.

   PIZZICATO   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pas de mots superflus ; des vers courts, comme des touches impressionnistes, pour traduire un état d'âme .

" accrochant son enfance
à l'horizon
de rien " belle image, entre autres.

   papipoete   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour bipol,
Votre texte évoque un endroit à 2 sens, où ni l'un ni l'autre ne font rêver ! Cet enclos avec sa porte sur le vide, en dit long sur l'état d'âme du héros !
NB le placard où l'on relègue l'employé à des tâches sans nom ; le placard où une mère indigne put enfermer un enfant, en punition d'avoir cassé le sucrier de la mémé ; dans les deux, on peut " piétiner les heures noires/au fond/du désespoir " .
Je connus ce dernier, dans " le noir d'un grenier/au royaume des araignées/la poussière épaisse des archives alignées " et votre poème me touche particulièrement .
Je pense que " l'enfant " connut le placard sans parois, aux murs transparents, où la mort colle son oreille, et guette ...

   Louison   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En peu de mots, vous dites les choses très joliment.

Placard, réel ou virtuel, l'angoisse est bien décrite.

Merci pour cette lecture

   leni   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bjr BIPOL
Ton écriture évolue vers plus de synthèse et ta poésie est plus courte
A nous d'imaginer et de réfléchir C'est réussi et cela ne sent pas le travail

Piétiner les heures noires
au fond du
désespoir

L'idée de base est lancée et va rebondir

J'aime

projeter les angoisses
sur son écran
des songes


ET trois ver spour fermer la boucle des trois premiers

C'est superbe MERCI AMI LENI

   Marie-Ange   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Déjà le titre "Au placard", interpelle et demande à en
savoir un peu plus, sur ce qu'il cache ...

Voilà des mots éloquents, comme ici :

"accrochant son enfance
à l'horizon
de rien "

Il y a, hélas, des enfances volées, que rien ne pourra vraiment
réparées. C'est avancer avec cette marque indélébile.
Heureusement, parfois la vie apporte réparation.

J'ai beaucoup aimé le fond, comme la forme, le texte
est fluide, explicite, il en dit beaucoup sans en
faire de trop.

   Cristale   
13/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Bipol,

Autant vous savez me faire rire autant vos mots savent m'émouvoir.

Ce poème est un cri étouffé. Avec ces verbes à l'infinitif, le narrateur met volontairement une distance avec ce qui est trop difficile à raconter. Il se regarde dans un miroir, mais il regarde par-dessus et l'épaule de celui qui est face à lui-même.

"et tutoyer la mort
qui rôde
dans son âme"

Terrible !


Techniquement je suis en accord avec la forme libre que vous avez su mener avec clarté, fluidité, aisance.
Vos métaphores sont d'une grande délicatesse malgré la pesanteur du sujet.

Merci pour ce partage,
Cristale

   bipol   
13/10/2017

   silver   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tres touchee par ce texte a la fois sobre et poignant
La construction generale du poeme avec ses phrases courtes, voire lapidaires, et l'emploi de l'infintif m'a fait penser a une liste de choses a faire en cas d'urgence, une liste de survie...

   Arsinor   
17/10/2017
Je me reconnais dans votre façon de voir les choses par le poète hélas. Ce placard fait songer à la caverne de Platon où il est question d'en sortir. La forme est adaptée.

   Ananas   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir Bipol (ou bonjour plutôt)

J'ai passé pas mal de temps sur votre poème. Il s'en dégage quelque chose d'universel (dans le sens où on pourrait s'approprier vos mots pour décrire d'autres "placards" et situations d'enfermement mental), et de violent. De très violent, mais... En sélection j'avais noté quelque chose du genre : je trouve que les mots prennent toute la place, comme si le locuteur parlait d'une voix si grave et si forte qu'elle ne laissait plus de place à rien, pas même au sens des mots.

Quelqu'un de charmant m'a fait remarquer que c'était peut-être là la grande force de votre oeuvre.

Après, je trouve dommage que tout ceci soit desservi (mais ce n'est que mon humble avis) par un choix de mots qui me semblent encore trop peu percutants. La dernière strophe est assez parlante par exemple, mais si je prends les strophes 1 et 2 je les trouve trop anodines, trop clichées (désespoir, les heures noires, l'horizon de rien). Attention, je veux pas dire que je l'ai déjà lu ailleurs, je dis que ça ne me renvoie à rien de spécifique. Que ça me parle de tout et de rien.

Et c'est peut-être là que je trouve que la force de votre oeuvre en est aussi la plus grande faiblesse.

Vous pourriez parler de maltraitances sur enfant, d'homosexualité, de troubles mentaux, de tellement et en même temps du coup, de rien.

J'en ressors incertaine, à l'image de ma lecture. Cependant je vous reconnais un vrai talent pour poser une ambiance, qui vous est propre, reconnaissable.

Merci pour le partage et au plaisir d'une lecture prochaine.
Ananas, toujours dispo par MP ;)

   solo974   
26/10/2017
Bonjour Bipol,

Votre poème m'a beaucoup touchée.
J'ai tout particulièrement aimé cette succession de vers courts, qui résonnent comme autant de cris de désespoir et de souffrance.
Le contraste entre les mots évoquant l'enfermement (piétiner/enclos/porte) et ceux qui élargissent au contraire ce monde étouffant (horizon/univers/projeter/songes) est saisissant, sinon poignant.
En revanche, le titre - personnellement - ne m'a pas plu : il est trop explicite selon moi.
Au plaisir,
Solo974

Post-scriptum :
Je me suis aperçue (hélas trop tard) que j'avais omis de compléter la rubrique "Appréciation" !
C'est chose faite.
Bonne continuation à vous,


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