Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
BlaseSaintLuc : Le ressac
 Publié le 03/06/18  -  16 commentaires  -  990 caractères  -  248 lectures    Autres textes du même auteur

Histoire d'un amour perdu.


Le ressac



Rincé comme une pierre, je cherche ma demeure.

Le temps ruisselle sur une terre pliée.

Les nuages se perdent sur ma peau, je suis nu et trempé de rancœur.

Les arbres me parlent d'une grandeur passée, le souffle du vent peine à me sécher.

Je compte les étoiles d'une nuit naufragée, la nuit échoue toujours à nous réveiller.

Personne sur la lande, ni fantômes ni fées.

Vous pouvez gravir les montagnes, glisser sur le gravier,

vous pouvez être nain avec une ombre de géant.

Même l'écume a le goût du ressac, vos pas sur la plage n'ont jamais existé,

ce sable qui vous frôle, c'est le sang des rochers.

La nuit est froide, le jour est une promesse,

mais verrai-je le jour si ton soleil n'est plus là ?

L'écho lui-même ne me répond pas, cet assourdissant silence, ce vide, ce trépas,

la vie est une errance pour celui qui ne t'attend pas.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lulu   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

J'ai trouvé quelques vers intéressants, beaux, comme celui-ci :
"Le temps ruisselle sur une terre pliée." L'image de la terre pliée est originale et met en perspective un poème singulier.

J'ai aussi aimé ce passage : "Les nuages se perdent sur ma peau..."

Cependant, je me suis un peu perdue dans ce texte du fait de l'emploi de plusieurs pronoms : Je, Nous, Vous, Tu... Je peux comprendre que le Je soit le narrateur, le Tu l'autre à qui il s'adresse, mais alors qui sont les Nous et Vous ? Les lecteurs, sans doute mais je n'en suis pas sûre... Ainsi, cela me semble un peu confus.

J'ai trouvé dommage qu'il y ait une répétition du mot "nuit", ici : "Je compte les étoiles d'une nuit naufragée, la nuit échoue toujours à nous réveiller."

Cordialement.

   dom1   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cette façon saccadée de " distribuer " des images diverses et variées est fort intéressante à lire, et à relire...

Bravo.

domi...

( promesses, sans s ? )

   eskisse   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai beaucoup aimé certains vers : " Le temps ruisselle sur une terre pliée" et " Les nuages se perdent sur ma peau" qui apportent un décalage un peu fantastique ainsi que " vos pas sur la plage n'ont jamais existé" .
Puis, j'ai trouvé que le pronom "tu" faisait un peu intrusion, qu'il arrivait tardivement dans le poème ; cela m'a dérangée. Enfin, la métaphore du " soleil " , " si ton soleil n'est plus là" me semble un peu convenue.
J'ai donc aimé le côté surréaliste du début du poème.
Merci pour ce partage.

   Goelette   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
De belles images semées ça et là dans ce texte, par exemple "ce sable qui vous frôle, c'est le sang des rochers." et une émotion qui, à mon avis, se manifeste trop rarement comme dans ce vers "verrai-je le jour si ton soleil n'est plus là ?"

   Eccar   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Chaque vers est une vague. Une vague de l'âme, un vague à l'âme... C'est joliment fait et plein de belles idées, d'apaisants assemblages comme... "Le temps ruisselle sur une terre pliée."... "Les arbres me parlent d'une grandeur passée" ... "la nuit échoue toujours à nous réveiller " ..."être nain avec une ombre de géant"... "vos pas sur la plage n'ont jamais existé"...
J'aime un peu moins la fin ( les quatre derniers vers) qui devient plus romance, un rien pleurnichement sur la perte(ou la peur de la perte) d'un amour.
Dommage que le début de ce ressac original, aux échos universels, n'est pas trouvé une suite, une chute plus en rapport avec ces échos. A moins que l'amour pour une personne soit le sommet de tout. Dans ce cas... hum, je dirais qu'il manque à cette fin un rien d'emphase, de grandeur.
Au plaisir de vous relire.

   papipoete   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour BlaseSaintLuc
L'amour s'est enfoui, parti au large comme le sac des vagues , et le ressac ne me rapporte rien !
Même les étoiles ne répondent plus à mes questions ; et je me demande si tout ne fut qu'un rêve, tant le silence autour de moi est assourdissant !
( ceci est mon interprétation )
chaque vers semble un trait de plume sur le sable, que l'assaut du sac/ressac bientôt effacera ...

   PIZZICATO   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Le ressac " métaphore bien choisie pour illustrer un amour enfui. L'éclatement des sentiments après qu'ils ont atteint le coeur avec fougue.
Les deux premiers vers reflètent bien l'idée.
Des images intéressantes aussi pour signifier cette solitude et l'impuissance à la maîtriser.

J'ai aimé cette façon de dire.

   jfmoods   
3/6/2018
Le titre ("Le ressac") traduit la pulsation lancinante d'un paysage état d'âme.

Victime d'une fortune de mer amoureuse (champ lexical : "Rincé", "trempé", "naufragée", "échoue", "plage", "rochers", allégorie : "Le temps ruisselle sur une terre pliée"), le locuteur, déboussolé ("je cherche ma demeure"), se trouve plongé dans l'obscurité ("étoiles", "nuit", "La nuit est froide").

Les pronoms personnels ("nous", "vous") signalent le caractère universel de cette douloureuse expérience.

Le poète désespère de retrouver la clarté salvatrice (personnifications : "Les arbres me parlent d'une grandeur passée", "Les nuages se perdent sur ma peau", métonymie : "vos pas sur la plage n'ont jamais existé", question rhétorique : "verrai-je le jour si ton soleil n'est plus là ?", métaphore : "la vie est une errance").

La rive, désolée, témoigne de la violence de l'épreuve traversée (présentatif assorti de personnifications : "ce sable qui vous frôle, c'est le sang des rochers").

La perte subie est immense (paradoxe : "nain avec une ombre de géant").

Si l'espoir d'un après n'est pas tout à fait éteint (métaphore : "le jour est une promesse"), un abîme de solitude s'ouvre au naufragé (négations : "Personne sur la lande, ni fantômes ni fées", paradoxe : "L'écho lui-même ne me répond pas", oxymore : "cet assourdissant silence", gradation hyperbolique : "cet assourdissant silence, ce vide, ce trépas", périphrase : "celui qui ne t'attend pas").

Merci pour ce partage !

   Eclaircie   
4/6/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour BlaseSaintLuc,

Attirée par l'eau et la mer, je suis venue lire "Ressac".
De prime abord, le saut de ligne à chaque vers n'est pas esthétique, à mon avis, ni vraiment judicieux, puisque certaines phrases tiennent en une ligne tandis que d'autres sont plus longues.

Pour entrer dans le détail, il me semble que tant de phrases composées sur la formule "sujet, verbe, complément" apporte une monotonie au texte ; si elle se marrie assez bien au fond du poème : la mélancolie, est un peu trop présente et pas vraiment compensée par une expression riche.

Ensuite, les "je", les "vous", les "tu", les 'il ou elle" implicites, restent trop flous pour entraîner le lecteur à investir le texte.

Globalement, je n'ai pas vraiment aimé.
Bonne continuation.

   Gabrielle   
4/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème traite de l'absence (ici,la séparation).

On note la présence de la "nuit" durant une grande partie du texte jusqu'à : "'(...) le jour est une promesse,".

Puis une interrogation.

Au questionnement, une réponse par l'errance "de celui qui ne t'attend pas." (chute).

Merci à vous pour ce partage.

Cordialement.



G. Michel

   Quidonc   
4/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le ressac de la rancoeur est un sentiment étrange. Un amour s'est perdu et on se trouve seul, sans personne avec qui cheminé. Et ce sentiment d'errance et d'abandon qui va et vient.
Brrr , c'est désespérant mais si bien écrit.

   Annick   
6/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le ressac, c'est quand l'eau, après s'être brisée sur les rochers, se retire. Vous semblez être ce rocher égaré qui a subi l'assaut des vagues : "Rincé comme une pierre, je cherche ma demeure".

L'idée se poursuit dans : "Le temps ruisselle sur une terre pliée".
Vous semblez être cette terre pliée qui se recroqueville sur elle-même.

Le paysage et le paysage intérieur se confondent. Tout est contraste, opposition : "vous pouvez être nain avec une ombre de géant" ou nié : ..."vos pas sur la plage n'ont jamais existé".

Le narrateur est un écorché vif : "ce sable qui vous frôle, c'est le sang des rochers". Très beau !

Tout semble transformé et vide de sens, comme une petite mort : "L'écho lui-même ne me répond pas, cet assourdissant silence, ce vide, ce trépas".

Le narrateur prend à témoin le monde entier de sa détresse : "nous", "vous".

Il est atteint d'une profonde mélancolie qui semble ne jamais finir : "la vie est une errance pour celui qui ne t'attend pas".

Un texte bien construit qui rend compte avec justesse et sensibilité de cette solitude du coeur et de cette souffrance, après un amour perdu.

   Provencao   
7/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"La nuit est froide, le jour est une promesse,

mais verrai-je le jour si ton soleil n'est plus là ?"

J'ai bien aimé cette métaphore où lorsqu'on dédouble l'amour en un amour passionnel :"Les nuages se perdent sur ma peau, je suis nu et trempé de rancœur. " éthique, compliqué est l'état d'âme quand l'amour s'affaiblit,disparait et entre en crise personnelle.

Cet éclatement de l’univocité de l’amour est fortement écrit, avec ces mots forts et si justes: " Rincé, trempé de rancœur, l'écume a le goût du ressac, le sang des rochers, la vie est une errance"

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   BlaseSaintLuc   
7/6/2018

   Ombhre   
30/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau texte, triste, désabusé, désespéré... Ce sont ici les marées de l'absence qui rongent tout, jusqu'aux rêves du conteur. Le rythme haché renforce ce sentiment de solitude et d'abandon.

De belles images comme:
Les nuages se perdent sur ma peau, je suis nu et trempé de rancœur.
Ou encore :
vos pas sur la plage n'ont jamais existé,

Ou surtout cette trouvaille :
Ce sable qui vous frôle, c'est le sang des rochers.

Merci pour cette belle lecture

   Adienog   
15/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

A ma première lecture, j'ai eu l'impression d'être face à une énumération ou à une suite d'images, belles, mais qui ne menaient nulle part. Et puis, j'ai réalisé que je lisais (comme d'habitude) trop vite. Alors j'ai pris le temps et j'ai lu le poème plus lentement : il est vraiment très beau !
Quelle que soit ma lecture, elle aboutit à cette errance, ce vide au sein de la nature, de ses beautés.

Merci BlaseSaintLuc.
Au plaisir de vous lire.


Oniris Copyright © 2007-2018