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Poésie contemporaine
LenineBosquet : Remugle
 Publié le 02/06/18  -  14 commentaires  -  819 caractères  -  248 lectures    Autres textes du même auteur

Mon premier texte, quand je ne savais pas encore que je faisais de la poésie.


Remugle



Les grosses crues charrient le bois mort
Et les corps des gosses stagnent dans les ravines.
Dans les fosses puent les relents des charognes
Quand les effluves putrides s'invitent dans nos narines.

Le long des fleuves s'amoncellent les restes
Des tas d'merdes qu'on s'trimbale ;
Seuls, au fond, gisent les pleutres,
Qu'ils crèvent, qu'on les empale.

Dans les eaux glacées s'débattent nos idéaux,
Nos envies s'affaissent puis nos vies s'effacent.
Pris dans la torpeur du froid des grands fonds
Nos pensées prennent peur, nos espoirs trépassent.

C'est toujours la même rengaine du temps qui passe,
Qui efface les traces des crasses amassées.
On n’en aura jamais assez de ces cadavres délaissés
De nos enfances harassées.


 
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   David   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Brrr... c'est noir de charbon, désespéré à souhait. La métaphore n'est pas nette mais elle est bien connue, celle du fleuve pour illustrer la vie, comme dans l'expression : "la vie est un long fleuve tranquille". Ici, c'est plutôt un Styx de l'enfance qui est en scène. Le poème ne manque pas d'intensité, mais je le trouve un peu entre deux dans l'expression, mi impressionniste, mi figuratif, pour en parler comme d'un tableau qui appuierait certains détails en laissant du flou par ailleurs.

   sympa   
25/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ignore l'age que vous aviez lors de l'ecriture de ce premier texte.
je suis mitigé.... quelques genes lors de ma lecture en particulier le dernier quatrain :
# C'est toujours la même rengaine du temps qui passe,
Qui efface les traces des crasses amassées.
On en n'aura jamais assez de ces cadavres délaissés
De nos enfances harassées# . Ces répétitions en "asse" alourdissent le poème .
et ces cadavres ! Il faut avoir l'estomac bien accroché !
Cependant ce fut votre premier écrit et malgré quelques maladresses, ma fois, c'est pas mal, sans plus.

   BlaseSaintLuc   
25/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bon, on dénonce sûrement ici l'enfance malmenée , mais dans les méandres du fleuve j'ai sombré quelque peu , de quoi parlent les vers.
" Seuls, au fond, gisent les pleutres,
Qu'ils crèvent, qu'on les empale."

Et là, le sujet change, on aurait abandonné nos rêves de gosses ?

" Dans les eaux glacées, s' débattent nos idéaux,
Nos envies s'affaissent puis nos vies s'effacent.
Pris dans la torpeur du froid des grands fonds
Nos pensées prennent peur, nos espoirs trépassent"

Là, l'idée est forte, mais un peu obscure.

" C'est toujours la même rengaine du temps qui passe,
Qui efface les traces des crasses amassées.
On en n'aura jamais assez de ces cadavres délaissés
De nos enfances harassées.

Une souffrance ? Des souvenirs qui puent ?

   Anonyme   
2/6/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
J'avoue ne pas avoir aimé du tout le fond des deux premières strophes, elles diffusent des images "violentes" qui me paraissent inappropriées, sans tenant ni aboutissant.

Les deux dernières strophes me sont plus "abordables", cependant je les trouve très très sombres.

Cette lecture m'a paru fastidieuse et désagréable, elle propage bien trop d’effets négatifs.

Un mal-être asphyxiant se déploie dans chaque propos d'un bout à l'autre de l'écrit, très déstabilisant pour le lecteur qui semble voir aucune issue plus favorable aboutir à cet état retranscrit.

   PIZZICATO   
2/6/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Une première strophe assez repoussante, surtout lorsqu'en fin de lecture on réalise que c'est la métaphore des "enfances harassées " qui nous est suggérée.
Je l'ai trouvée abrupte et le vocabulaire violent.

Cette fois je n'ai pas aimé.

   papipoete   
2/6/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
bonjour lenineBosquet
Tous les goûts sont dans la nature, et parfois ils sentent si mauvais, qu'on détourne le nez, ferme les yeux .
Si j'avais eu ce genre d'inspiration, je l'aurais gardé enfoui dans un coin de mon cerveau, et ardemment rêvé qu'il s'efface !
Tous les goûts sont dans la nature ...

   Eclaircie   
3/6/2018
Bonjour LenineBosquet,

La présentation que vous faites du texte n'engage pas vraiment le lecteur, à mon avis.
Mais peu importe, je suis venue et je lis.
Je lis quatre strophes assez différentes les unes des autres même si le thème en est la noirceur de notre monde "civilisé".
La première laisse présager un poème gothique, dans le sens macabre. Mais "les pleutres" puis "les idéaux" nous orientent vers un texte engagé ou revendicatif pour finir sur une mise en cause de nos éducations.

Alors certes les thèmes s'entremêlent et peuvent se rejoindre, se compléter, mais je trouve que l'harmonie d'ensemble souffre de ce "découpage" des idées.

Pour connaître un peu ce que vous écrivez, je trouve que l'on sent bien dans quel sens vous allez affiner, affirmer votre style, mais là j'avoue que le rendu n'est pas à mon goût ; trop disparate dans le fond comme la forme.

   Raoul   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Remugle… Ha quel titre ! Un peu repoussoir en ces contrées peuplées de zoziaux, de fontaines et de pierreries où l'asphodèle s'ébroue dans la beauté virginale de l'aurore dont les gouttes de rosée - souvenirs de mélancoliques pleures nocturnes - baignent les âmes d'une langueur contemplative, mais je divague.
J'aime assez le côté fangeux, l'accumulation, même si pour moi ça manque un peu de précision vocabularistique, sans pour autant tomber dans la cuistrerie, hein…
Pour moi l'idée de "racines" vient un peu tôt dans le texte, je crois que plus ç'aurait été retardé, plus cinglant ç'aurait été…
J'aime beaucoup l'insert de la deuxième strophe violente aux mots bouffés.
J'ai été gêné par certains mots pour moi trop datés comme "rengaine" ou "trépasser". En revanche, je sirote le beau et rare "pleutre" ou "nos pensées prennent peur" (que j'entends avec la voix de Bashung en reverb…).
Pas fan mais sensible au chaos.

   Eccar   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Ce texte commence fort puis va de plus en plus loin... vers le bas. Le bas de notre humanité, bien sûr.
Pourquoi vivre tant de jours, d'années, pour en arriver là ? Voilà la question que me pose votre poème, car c'est bien d'un poème qu'il s'agit et qui interpelle beaucoup même s'il semble gratter dans le pus nauséabond de nos blessures cachées.
" ces cadavres délaissés
De nos enfances harassées"... ceci est pour moi la clé de votre texte, touchant, désespérant, à souhait. Notre pauvre vie, si pleine de promesses, si pleine de "crasses amassées que la rengaine du temps efface". Tellement vrai, et beau.
Bravo pour avoir oser.

   rosebud   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pauvre Lénine, qu'allais-tu faire à cette galère?
Les Oniriens n'aiment pas qu'on leur crie aux oreilles des insanités. Il est interdit de mettre de vilains mots dans un poème, sinon, ça n'en est pas un. Il y en a de recommandés (violine, diaphane, évanescence) et d'impossibles (remugle, putride, merde). Ces mots-là sont caca! Ne recommence plus si tu veux obtenir des plumes et te le carrer où tu voudras.
Les Oniriens ne lisent pas "une charogne" de Baudelaire. Les Oniriens s'entre-lisent et s'auto-congratulent. On te tolère pour cette fois, mais ne recommence plus!

Malgré des maladresses patentes, moi j'aime beaucoup.

   Donaldo75   
3/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour LenineBosquet,

J'ai trouvé ce poème chargé, dans le bon sens du terme, parce qu'il ne tourne pas autour du pot sans pour autant tomber dans le discours. Le climat est posé, presque gothique, et les nombreux adjectifs colorent le tableau de noir et de rouge, de drame et de sombre.

"Les grosses crues charrient le bois mort
Et les corps des gosses stagnent dans les ravines."
Est-ce choquant de lire ces deux vers ?
Pour moi, non.

"Seuls, au fond, gisent les pleutres,
Qu'ils crèvent, qu'on les empale."
Au moins, c'est clair.
Ce que je reproche au quatrain qui porte ces deux vers, c'est la forme qui jure avec le classicisme du quatrain précédent.

"Dans les eaux glacées s'débattent nos idéaux,"
Ce vers confirme l'esprit du poème.

"On n’en aura jamais assez de ces cadavres délaissés
De nos enfances harassées."
Une conclusion habile, permettant au lecteur d'interpréter le poème à sa guise, dans l'atmosphère sombre qu'il véhicule.

Bravo !

Donald

   Pandelle   
3/6/2018
Mon dieu, qu'il faut en faire des concessions (jusqu'à celle du cimetière!) pour avoir un semblant de vie ! (Qui ne ressemble, parfois, plus du tout à celle dont l'enfant rêvait.)
L'adulte n'est, souvent, pas à la hauteur de ses rêves d'enfant. Et puisqu'il faut tuer le père, après, autant tuer l'enfant (y a que le premier pas qui coûte!)
C'est vrai que ça pue !
Mais "Il n'y a pas de victimes, il n'y a que des volontaires". (Comme fait dire Kem Nunn dans "Chance" à Big D ! Philosophe s'il en est!)
"La rengaine du temps qui passe" : absolument tous les poèmes, les romans, les nouvelles, etc, ne parlent que de ça !
"Nos espoirs trépassent" :à mon avis, espérer c'est déjà être vieux ( le temps passe vite!)
Pour le style, dans le premier quatrain, j'aurais mis "à nos narines" plutôt que "dans nos narines" .
Le deuxième quatrain, on dirait du Léo Ferré ! ( Attention, je ne parle pas de "plagia", je parle du style, qui m'a fait penser, direct, à lui )
L'homme est une remarquable machine à caca !Il mange des choses qui sentent bon, qui ont bon goût , qui sont magnifiques à l'œil et qu'est-ce qu'il en fait ?
On lui met une planète extraordinaire entre les mains et qu'est-ce qu'il en fait ?
Je crois être assez d'accord avec vous.
"Slaaaaves" (Iggy Pop "Wild America") ! :)
(Difficile, après ça, de ne pas se détester. Même si la nature est bien faite.)
PS: je ne sais pas si le temps efface mais je sais qu'il écrit.

   Cristale   
5/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Un premier texte où l'auteur joue habilement avec les assonances et les allitérations.
Le premier quatrain utilise la gamme des consonnes et voyelles "r" "o": grosses-mort-corps-gosses-fosses-charognes, comme le roulement grave d'un râle qui s'éternise...
Le deuxième : "l" "eu" : le-long-fleuves-s'amoncellent-trimbale-seuls-pleutres-ils-les-empalent
Le troisième quatrain : "d" "a" : dans-débattent-idéaux,
et "i" "f" dans ce 2ème vers que je trouve sublime tel un souffle aiguë agonisant : envies-affaissent-vies- effacent

"Nos envies s'affaissent puis nos vies s'effacent."

...puis les "r" "f"et les "o" du 3ème vers : torpeur-froid-grands-fonds, qui évoque l'obscurité, suivis des allitérations en "p" du 4ème vers que je cite pour sa sonorité :
"Nos pensées prennent peur, nos espoirs trépassent."

Et le dernier quatrain avec sa multitudes de "a" et de "é"....Ah ! ces voyelles éclatantes qui explosent en un bien amer constat :

"On n’en aura jamais assez de ces cadavres délaissés
De nos enfances harassées."

Pour un premier poème, je trouve beaucoup d'application et de recherche sur la forme qui met en valeur l'âpreté soulignée du fond.
Pourquoi n'écrirait-on que sur la beauté des roses ? Les fleurs de chardon méritent autant quelques regards admiratifs.

À vous relire,
Cristale

   LeopoldPartisan   
6/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
poème en peau de chagrin pour le moins baudelairien
Et çà balance et cela dénonce, on est bien loin de poétiquement correct et c'est là que le charme opère.
Il y a une distanciation que j'admire et une force peu commune à remuer la merde digne d'un Bukovski et une attitude provocatrice très gainsbourienne qui me plait tout particulièrement :

"Le long des fleuves s'amoncellent les restes
Des tas d'merdes qu'on s'trimbale ;
Seuls, au fond, gisent les pleutres,
Qu'ils crèvent, qu'on les empale."

sacré remugle...
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