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Poésie contemporaine
bonjour : Quo vadis !
 Publié le 15/02/16  -  10 commentaires  -  629 caractères  -  198 lectures    Autres textes du même auteur

Ce texte date de mon service militaire, quand la relève du guet était de loin le meilleur moment pour celui qui ne s'était pas endormi…


Quo vadis !



Sur la tour de Nesle
Par minuit saisi
Dort la sentinelle
En chien de fusil…

Le marchand de sable
Et son marabout
L’ont eu d’une fable
À dormir debout

Et de sa guérite
Toute en bois dormant
Il voit Marguerite
Jeter ses amants

Ô ! Reine adultère
Quel choc patatras !
Qu’il ne fait bon guère
Tomber en vos bras

Ohé ! Sentinelle
Ces bras qui sont forts
Non ! Ce n’est pas elle
Mais Morphée tu dors !

Soldat de mon rêve
Le guet soit loué
Puisqu’il te relève
Sans être tombé !


 
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   Anonyme   
23/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oui j'aime bien ce petit poème sans prétention.
Il y a de l'humour pour dédramatiser une tâche difficile et ennuyeuse.
Merci aux "Marguerite " de combler l'ennui.
:-)

   Anonyme   
27/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est frais, court, cala se lit comme un petit conte au mécanisme précis.
J'aime aussi le patatras qui donne de la modernité, le Ohé qui interpelle.
Bref, j'aime beaucoup.

   Vincendix   
15/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C’est court mais évocateur, le mirador devient la tour de Nesle où Marguerite et ses frangines s’adonnaient à des plaisirs « défendus ». Je pense que c’était aussi l’un de mes rêves quand je sommeillais dans la guérite en bois.
Merci de raviver des souvenirs qui, avec le temps, se sont bonifiés.

NB Le titre Quo Vadis (où vas-tu?) a probablement un rapport avec le Qui va là ? , sommation que le guetteur doit faire, je suppose?

   Anonyme   
15/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Bonjour ! Je ne vous voyais pas si âgé, la Tour de Nesle ayant été détruite à la fin du XVII ème...
C'est une belle image pour illustrer ces relèves de la garde que, tout comme vous, j'ai connues durant des années.
Morphée tentait de nous soustraire à notre devoir et parfois y parvenait... surtout en seconde partie de nuit mais la ronde du sergent, la folle du régiment, était alors un remède contre l'endormissement...
La Reine Marguerite faisant les quatre cent coups dans cette tour de Nesle tient plus de la légende que de l'Histoire mais puisque le soldat de vos rêves a tenu le coup sans être tombé, c'est le principal !

Une seule réserve... pourquoi Quo Vadis qui nous ramène plutôt à Rome qu'à Lutèce et pourquoi pas un point d'interrogation en lieu et place de l'exclamation ?

Un agréable petit poème historique et contemporain à la fois ! Merci pour cette courte faction...

   PIZZICATO   
15/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Durant mes tours de garde de nuit, ce à quoi je pensais c'était "qu'est ce que je fous là au lieu d'être au plumard".
Vous, c'est à la légende de la tour de Nesle et l'accueillante Marguerite ; bien plus poétique!
<< d’une fable
À dormir debout >> ceci explique cela << Par minuit saisi
Dort la sentinelle
En chien de fusil… >>

<< Qu’il ne fait bon guère
Tomber en vos bras >> si les amants pensaient que l'affaire était dans le sac...

Un poème amusant.

   papipoete   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bien le bonjour ! Des images, des clins d'oeil, des bons mots, voici un savant mélange de vers truculents, pour raconter cette nuit en " tour de Nesle " !
Voyant cette sentinelle endormie, je songe à celle, veillant sur la tombe du Général de Gaulle en pleine campagne ; le regardant alors, j'imaginai que la nuit, Morphée bien souvent dut lui lester les paupières !

   Pouet   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour bonjour, je n'ai pas été transporté par votre poème. Je n'ai sans doute pas les connaissances historiques suffisantes pour y accéder.

L'écriture ne m'a pas parlé, j'ai trouvé cela bien plat et quant aux références je suis passé à côté.

Je lis un poème avec mes références et mon ressenti. Là sincèrement je n'ai pas éprouvé grand chose si ce n'est de l'ennui.
Désolé,
Cordialement.

   Raoul   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime assez cette espèce de comptine où des soldats marionnettes - comment s'appellent ces automates qui apparaissent pour carillonner ?.. - jouent dans ce petit théâtre. Ici les uniformes sont pipants, on tombe amoureux de la princesse…
C'est enfantin, et puis, comme dans Peau d'âne de Demy, le contemporain fait son apparition en léger décalage.
Merci pour cette lecture rafraîchissante.

   Anonyme   
23/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour…

Le service militaire, ça rajeunit pas…

La garde, je me souviens en avoir assuré une un soir de manœuvre, où, au lieu de rester seul à tour de rôle, nous avions décidé avec un copain de doubler notre temps de garde et de faire la causette devant le feu de camp…finalement ce ne fut pas une corvée du tout.

Quant à votre évocation j’avoue n’avoir pas tout saisit – ou bien vous évoquer le demi-sommeil du garde qui lutte pour ne pas s’endormir, ce qui rend les choses un peu confuses, dans ce cas c’est bien fait, même si toujours quelques références m’échappent.

À vous relire.

   Gary   
29/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je trouve ce poème exquis. Il se lit simplement et pourtant ne manque pas de subtilité. Les vers courts s'emboîtent parfaitement. Le thème est anodin mais efficace. Je pense que l'on n'aurait pas pu transmettre avec davantage d'élégance cette petite tranche de vie.

Mon quatrain favori :

"Ohé ! Sentinelle
Ces bras qui sont forts
Non ! Ce n’est pas elle
Mais Morphée tu dors !"

Par contre, au dernier vers, j'aurais plutôt ponctué ainsi : "Mais Morphée! Tu dors!", ça me semble davantage conforme au reste du texte.


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