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| LeChevalier
31/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je demande souvent aux auteurs de justifier le recours aux rimes embrassées, s'ils en ont usé dans leur poème. Je ne le ferai pas à cette fois-ci, car je vois la justification : cette disposition des rimes, par son côté lourd et fermé (on termine comme on a commencé) convient bien à la description d'une ambiance pesante, étouffante. D'ailleurs, fait absolument remarquable, la première strophe se ferme justement sur le mot « enveloppant », qui enveloppe, en quelque sorte, les quatre vers qui précèdent !
L'ambiance glauque est assez bien rendu, si j'ose ainsi dire. Il y a beaucoup d'éléments qui contribuent à la construire : l'heure de la nuit, les vitres cassées, la lueur inexplicable aux mouvements inexplicables... Cela nous amène à la quatrième strophe qui tente de donner une explication à ces phénomènes inexplicables : cela commence par une question : « Quelle âme tourmentée... ». Ce qui est remarquable, c'est que la question suggère déjà la réponse : c'est une âme tourmentée. Je trouve assez jolis les deux « my » dans chacun des hémistiches du troisième vers de la quatrième strophe. La dernière strophe est tout à fait nécessaire mais moins riche en effet, je trouve. Je ne vois pas ce que les fleurs viennent faire à la fin de son premier vers. Dans un poème qui globalement me satisfait, je relève aussi ce vers que je trouve assez dommageable : « Par quelques garnements en recherche de mal ». Heureusement, il apparaît assez tôt et on a le temps de l'oublier. En prologenement, on pourrait s'interroger si la maison a vraiment été observée de l'extérieur. Peut-être l'est-elle de l'intérieur et l'auteur cherche à moins nous effrayer en prétendant se trouver à l'extérieur ? |
| Provencao
14/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Boutet,
J'ai bien aimé cette maison vide dans le soir. Elle est vêtement du silence troublé et elle s'étend gardienne des douleurs. La maison hantée est transcendée. Ses murs se condensent et se relâchent suivant son mystère... J'ai aimé cette irréalité à l'image liée à une puissante réalité qui m'invite à ce souffle de votre poésie. Merci de cette invitation qui nous permet d'aller habiter les échos de cette maison hantée. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Ramana
14/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Les lieux gardent leur histoire avec plus ou moins de prégnance selon l'intensité des évènements qui s'y sont déroulés. Je trouve que la fin du premier quatrain est un peu difficile à ingérer :
"Le silence est troublé par le minuit de l'heure Qui force le clocher d'un noir enveloppant". Vers 12 : "maison est", ainsi que vers 13 : "tourmentée éclose", ne sont pas des hiatus selon la règle prosodique, mais s'il y avait une "règle phonétique", cela y ressemblerait, surtout pour le vers 13 ! Quoi qu'il en soit, il est temps d'assainir cette demeure avec une heureuse rénovation, et pourquoi pas quelques gousses d'ail, sait-on jamais ? |
| rendu
14/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour
Une belle description avec une belle réflexion également sur l'au-delà que certaines âmes, dit-on, n'arrivent pas à franchir si toutefois, il existe bien un au-delà mais c'est un autre sujet. Un poème qui se lit avec plaisir. |
| jf2
14/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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On ne peut que saluer l’exercice de style consistant à traduire sous une forme classique cette atmosphère de maison hantée.
L’ensemble est très cinématographique et l’amateur de cinéma que je suis n’a pu s’empêcher de penser à Amityville. La progression dramatique est bien rendue jusqu’à la chute finale où tout semble rentrer dans l’ordre. Quelques réserves à mon sens : Les deux vers : Le silence est troublé par le minuit de l'heure Qui force d'un clocher le noir enveloppant. m’ont demandé plusieurs lectures avant que j’en comprenne le sens. Le vers : Puisque cette maison est vide dans le soir. Semble plutôt devoir se rattacher au vers suivant qu’au précédent. Enfin, je vous livre, sous forme de boutade, et j’espère que l’auteur ne m’en voudra pas, une lecture un peu décalée à la « Scary Movie » : L’accumulation des classiques des films de maisons hantées : la lune, les coups de minuit, les vitres cassées, l’orage et la lumière de l’éclair, les bruits suspects peut faire sourire un cinéphile. Concernant le rideau fleuri de la dernière strophe, ce même cinéphile se demandera si l’accessoiriste de plateau n’a pas fait une petite erreur de casting. J’ai adoré. |
| Cristale
14/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Boutet,
Des images fantastiques et des personnifications donnent vie à cette maison quelque peu effrayante. L’obscurité, le silence, la peur suggérée par la présence de « fantômes », symbolisent un passé hanté par les souvenirs et les souffrances. J’ai bien vu ce « rideau de fleurs » en « rideau à fleur » (à la mode autrefois) qui, légèrement agité par un courant d’air, épand la poussière accumulée au fil du temps. Les enjambements, créent un rythme lent et une ambiance inquiétante qui ne sont pas pour me déplaire Je préfère, quand je lis un poème, que chaque mot s’enchaîne au suivant sans heurt ni âpreté et, pour ce faire, éviter un nombre important de « e » caducs qui se prononcent « eu » à l'intérieur des vers. Pas plus d’un par vers et moins si cela est possible, ce qui confère à la fluidité orale un aspect musical non négligeable. Les élisions aux hémistiches sont parfaites. Peu séduite par le manque de variété des mots à la rime des 3e et 5e quatrains, uniquement des substantifs, ainsi que des adjectifs d’un même nombre de syllabes, qui se suivent, resserrés à l’intérieur du 4e quatrain, j’ai, par contre, particulièrement apprécié le jeu de rimes des 1er et 2e quatrains. La même attention tout au long du poème m’aurait enthousiasmée. Mais tout cela ne concerne que quelques broutilles techniques. L’ensemble, très imagé, est plaisant dans ce qu’il a de lugubre, le poème raconte (on s'y croirait) une histoire de vies, entre ces murs, qui perdurent dans cette éternelle présence des absents, que je connais bien, et je ne peux que féliciter un auteur dont je sais le talent. |
| Djabba
15/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je ne me sens pas tellement légitime à commenter une poésie classique ne connaissant pas grand-chose à ce type de versification ardue, aussi vous n’aurez qu’un simple ressenti dépourvu de considérations techniques. J’ai aimé me promener dans cette maison lugubre qui fut un temps pleine de vie et maintenant hantée par des ombres plaintives. Vous exprimez très justement l’ambiance qu’on peut trouver dans ces vieilles demeures à l’abandon, l’émotion qui nous étreint en songeant aux vivants qui peuplèrent ces lieux. Le rythme est fluide, visiblement d’une grande assurance, parfait pour nous entraîner dans cette déambulation tardive. Personnellement j’ai refermé tout doucement la porte derrière moi de crainte de rompre l’atmosphère feutrée.
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| BlaseSaintLuc
15/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bah, rien que l'entame « Dans la sombreur », et me voilà tout de go à l'affût.
« Comme des yeux vitreux ses fenêtres brisées », miam, belle image, je ne suis pas déçu, la promesse sombre tient. Bon, suivi hélas par l'idée de vers la moins bonne du texte: " « Par quelques garnements en recherche de mal » Ah, évidemment, les courants d'air dans les vieilles bâtisses, ça craque du plancher vermoulu et de la vieille brique, les bien beaux spectres que voilà, amas de poussières virevoltant entre ses vieux murs dans les phares éteints d'une lune bien grise ! Ah, malheur à moi, pauvre pécheur impie, hâté des profondeurs. Le texte anime des spectres fantômes, alléluia, il le fait bien ! |
| Curwwod
15/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J'aime beaucoup cette atmosphère mystérieuse et romantique que vous avez su créer dans ce poème.
Tous les élément d'un surnaturel poétique sont présent et l'on peut croire avec vous que les murs et les objets familiers ont une âme qu'ils emblent parfois révéler à quelques privilégiés. Une lueur mouvante échelant un couloir Une clarté blafarde habillant la demeure, la chambre où s'entendent des plaintes, Des murmures, des pleurs, des rires Quelle âme tourmentée éclose des décombres Vestige d'un passé, gardienne des douleurs. On vous dira peut-être "ce sont des stéréotypes", et alors? L'atmosphère est créee et donc le poème réussi. Quelques expressions un peu moins heureuses car alambiquées Le silence est troublé par le minuit de l'heure Qui force d'un clocher le noir enveloppant. Au total une belle écriture. (NB: j'ai osé traiter ce genre de thèmes qui n'ont pas eu beaucoup d'audience.) |
| Donaldo75
16/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce poème expose bien le thème, mais avec du déjà vu mille fois, du genre la maison hantée, la lune blafarde, les fenêtres brisées, les ombres qui s’étirent. C’est un décor certes solide mais un peu trop dans le sillon du manuel gothique. Je sens bien l’effort de cadence, la rime tenue, la phrase polie. Cette propreté formelle étouffe un peu le frisson que je voudrais ressentir. La maison reste une maison, jamais tout à fait un personnage. L’âme tourmentée n’a pas de visage. Le mystère ne mord pas. Et pourtant, il y a quelque chose persiste, une douceur sombre, une manière de faire glisser la lumière dans les interstices, un goût pour les atmosphères nocturnes. J'aimerais que ce poème ose davantage, qu’il déchire son rideau de poussière au lieu de simplement le faire frémir. C’est une belle façade, bien construite. J’attends cependant son premier vrai tremblement.
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| Boutet
16/9/2026
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| Lariviere
19/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour Boutet,
J'ai bien aimé votre poème. La forme me convient, elle ne heurte pas ma lecture... Je n'ai pas lu si vous aviez des retours critiques justifiés sur la prosodie, si c'est le cas et que ca permet d'améliorer la facture, tant mieux. Mais pour mon ressenti personnel, je trouve ca "fluide" (la fluidité et sa mécanique, vaste débat !..;), bien mené, sur ryhme, métrique et musicalité. Les images sans être hyper-originales sont travaillées et évocatrices. Je dirais même qu'elles me plaisent plutôt bien sur l'ensemble, sur sens, suggestion et musicalité. Sur le fond, ce qui me plait c'est le choix de traitement de cette maison hantée, ou vous explorez ainsi le côté surnaturel brut et fantastique au premier degré. Pour du "classique" qui se sert souvent du registre du second degré "romantique" pour nous parler de maison habitée par les défunts au sens symbolique d'un lieu chargé de souvenirs, c'est peu commun ; j'aime les deux univers, mais ici, je trouve que c'est original, un peu à contre-pied... Merci pour cette lecture et bonne continuation ! |





