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Poésie libre
brabant : "Et ron et ron petit patapon"
 Publié le 15/12/12  -  19 commentaires  -  2985 caractères  -  281 lectures    Autres textes du même auteur

"Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point…" : Blaise Pascal "Pensées" (vers 1656-1662. Publication en 1670). "Fragment 397" : "maxime" usuellement détournée de son sens premier ainsi que c'est le cas ici.
À l'imitation de Guillaume d'Aquitaine (fin XIe - début XIIe siècle). Déraison grimée en français moderne sans rime ni métrique, ou alors accidentelles, en sept strophes de six vers. Pastiche, bluette mais aussi salmigondis.


"Et ron et ron petit patapon"



Ne sais si suis heureux…
Pourtant de bonne fortune jouis.
Le Cornu n’est pas mon cousin
Pacte diabolique de mon sang n’ai paraphé !
Père orpailleur, mère lapidaire :
Templiers et Hospitaliers leur sont tributaires…


Vêtu de brocart picoté de rubis
Ne sais si suis heureux…
Robe d’argent arbore mon destrier et de sable mon palefroi.
Dessus jument brayant parade mon évêque,
Maints sommiers lui font équipage
Convoyant crucifix, calices et vin de messe.


Chaque monastère m’est forteresse
Chaque chartreuse ivresse.
Mère supérieure à l’envi m’ouvre son abbaye
Dont chaque cellule m’est un asile
Où la sueur ruisselle en hiver…
Donations font miracle en ce bas monde !


À la dépense ne rechigne, joailliers sont gens de poids,
Poudre d’or brille en leurs barriques,
Rogneurs d’écus sont épectase
Des nonnes éblouies aux blondes transcendances
Qui font leurs complices des duplices paillasses
Où ceinture dorée est souvenance des p’tits tra-la-la.


Heureux dois-je être car riche héritière est ma promise,
Dont le père est capitoul de Toulouse
Que le soleil de ses rayons courtise,
Ville rose qui m’est une fournaise
Aux capes aubergine des cardinaux
Et purpurines calottes autant que crânes cramoisis.


Bienheureuse Marie de Jésus Crucifié
Qui entend les hommes pardon implorer
Assis devant la fosse au bord du précipice,
Délivre-moi des faux-semblants,
Toi dont le cœur palpite agoni d’immondices
Daigne baisser sur moi ton œil de bonté.


L’amour où l’on m’oblige, point ne le veux,
Charges, richesses, gloire, tout m’indiffère !
Alliance intéressée de Vénus n’a pas l’hospice.
Dénombrant ses moutons j’ai vu une bergère,
Lui ai ramené moult brebis égarées
Dont serai le berger si bergère mienne veut être.








Notes
« Il pleut, il pleut, bergère » : Fabre d’Églantine (1780).
La tournure « Ne sais… » est reprise à G. d’Aquitaine (1071-1126), « Poème sur pur néant » : « Ne sais en quelle heure fus né//Ne sais quand je suis endormi//Et rien n’en sais plus que n’en entends dire,//Médecin querrai à mon plaisir//Et ne sais quel » (extraits).
Équivalents des couleurs en héraldique : argent <=> blanc ; sable <=> noir.
Sommier : cheval destiné à porter des charges au Moyen Âge. Bête de somme.
Une pratique frauduleuse consistait à rogner les pièces d’or (écus, ducats, florins) pour en détourner quelques grammes que l’on refondait ensuite.
Épectase : extase mystique susceptible de sauter le pas.
« Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée » : proverbe du XIIIe siècle (temps de Saint-Louis).
« Avec son tra-la-la » : chanson interprétée par Suzy Delair dans « Quai des orfèvres » (1947).


 
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   Pimpette   
15/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De Suzy Delair à Guillaume d'Aquitaine tous les registres possibles se déclinent ici dans une grande richesse d'inspiration, de drôlerie, de fantaisie...mais aussi une vrai culture et un survol astucieux de maintes périodes poétiques à la française!!!

Un régal!!!
C'est très réconfortant de constater que nos camarades donnent souvent à la poésie contemporaine une vraie singularité sans négliger
pour autant les formes litteraires de nos anciens...

"Chaque monastère m’est forteresse
Chaque chartreuse ivresse.
Mère supérieure à l’envi m’ouvre son abbaye
Dont chaque cellule m’est un asile
Où la sueur ruisselle en hiver…
Donations font miracle en ce bas monde !"

J'imprime et je garde bien entendu!

   socque   
15/12/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Le langage systématiquement archaïque m'a gênée ; certes l'histoire se passe au Moyen Âge, crois-je comprendre, avec ce riche désabusé qui renonce à tout pour une bergère, mais je trouve le trait beaucoup trop appuyé. Pourquoi cette présentation en vers si vous refusez le rythme et la rime ? À la lecture, j'ai l'impression d'une prose déguisée et je ne vois pas trop l'intérêt... Du coup, je ne perçois pas le côté comptine ou chanson qu'évoque le titre.

Par ailleurs, j'ai trouvé l'histoire peu claire ; la minceur de l'anecdote me paraît masquée à loisir par les tours et détours de l'histoire. C'est votre choix, bien sûr, mais, comme lectrice, j'ai eu l'impression que vous me baladiez pour un résultat incertain.
J'ajoute que les notes me semblent alourdir le propos.

Je reconnais le travail, mais, pour mon goût, toute cette énergie n'aboutit pas à un résultat probant ; j'ai l'impression au final d'un texte maniéré (l'archaïsme systématique), tortueux, recouvrant un fond des plus minces. La critique (si j'ai bien compris) de la collusion entre église et richesse n'est pas clairement exposée (pour moi, hein !), facile et sans profondeur.
C'est mon avis, rien d'autre.

   Anonyme   
15/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le prince et la bergère ? Pour ma part, intérêt secondaire.
Mais surtout un poème savoureux aux multiples flèches qui atteignent leur cible tout en finesse...
Inhérent au moyen âge seulement ? Pas si sûr!
" Assis devant la fosse au bord du précipice,
Délivre-moi des faux-semblants" Intemporel !! Hihi

   leni   
15/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Au moyen-âge avec un guide pour le lecteur:merci
Riche Héritière est ma promise!Mais délivrez moi des faux semblants
L'amour où l'on m'oblige point ne veut Voilà tout est dit De maitresse façon tout est dit en finesse Car l'auteur nous promène en pure poésie de tableaux en tableaux D'images en images.Avec des regards critiques C'était hier ce pourrait être aujourd'hui
Merci pour ce moment d'évasion Salut cordial leni

   alvinabec   
15/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour brabant,
Deux lectures à distance pour être au plus près du poème que je trouve très malin, drôle, iconoclaste.
Un vrai moment de plaisir, même fugitif, ne se refuse pas.
Et ces éléments de métrique distillés au gré de vos envies...un petit bonheur tricoté sur un pseudo-langage médiéval!
A vous lire...

   Anonyme   
15/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas bien pigé quelle était la morale de l'histoire. Je préfère d'ailleurs nettement la forme, cet amusant langage pseudo médiéval, que le contenu qui me semble tirer à hue et à dia.

Je salue le travail de recherche sur l'expression, ça n'a pas dû être facile !

Une poésie à mon avis qui prendrait toute son ampleur lue à voix haute, comme une pièce de théâtre.

   Arielle   
15/12/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un salmigondis, nous voilà prévenus d'entrée de jeu.
Je me suis donc laissée porter, non sans mal je l'avoue, par la monture équivoque de ce narrateur dont je n'ai pas réussi à percer l'identité en dépit des nombreux indices qu'il sème allègrement au long de son parcours.
je n'ai pas approfondi la question de ses rapports avec le clergé, évêque, cardinaux ou moniales, le soleil de Toulouse arrosé de Chartreuse me paraissant avoir tapé un peu fort sur le crâne cramoisi de tout ce beau monde qui se retrouve au bord de la fosse. Sans doute après une danse macabre des plus croquignolettes.
L'histoire se termine en douce bergerie (sautant au passage quelques siècles) Ouf, je commençais à avoir le tournis !
Je ne suis pas bien sûre de m'y retrouver dans le compte de mes moutons mais je dormirai bien ce soir : le voyage fut étourdissant.

   Anonyme   
16/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Ô Brabant, admirable trouvère et digne successeur
De Thibaut de Champagne, Hélinant de Fromont,
Bernart de Ventadour pour ne point remonter
A l’illustre Inconnu de la sainte Eulalie,
Autant d’auteurs auxquels je n’aurai rien compris !

Si je note TB ce beau salmigondis
Chacun comme chacune aura vite compris
Que je fais une fleur à mon très cher ami…

Si je note TF, c’est de ce même ami
Qu’illico je me fais à vie un ennemi

Ô rage, ô désespoir, mais que ne donnerais-je
Pour déjouer ce soir cet insondable piège…

Pour avoir, je le sais, longtemps sur le métier
Travaillé cet ouvrage et pour la forme aussi
C’est par un Bien "pesé" que je clos la soirée !

   Mona79   
16/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand le salmigondis se mêle à la poésie, cela donne un mélange quelque peu détonnant pour ne pas dire étonnant... On a du mal à penser que l'on pouvait s'exprimer ainsi dans des temps pas si reculés, après tout !

C'est un texte joliment fleuri d'expressions surannées : destrier, palefroi, capitoul etc.

Que le beau damoiseau ait pu préférer une bergère sentant l'étable à une contesse friquée, ma foi cela peut s'admettre, bien que... les faux-semblant aient eu la vie dure en ces temps où les princes épousaient rarement les bergères (sauf dans les contes, évidemment !)

Mais n'est-ce pas là une jolie histoire que tu nous conte ? A l'ancienne. Tous mes respects devant le travail accompli.

   macaron   
16/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'intention est louable et l'écho de ces sonorités moyennâgeuses très agréable. Et puis, je suis d'accord avec vous: une jolie bergère...Placer les"p'tits tra -la-la" dans ce contexte est une audace, mais les poètes peuvent tout se permettre, n'est-ce pas?

   Lagomys   
16/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour brabant

Salmigondis… taratata !

J'ai cherché la transposition d'une actualité : chocolat!… Alors la traduction d'une chronique historique : marron !

Peut-être sortirez-vous le sésame du jaseran ?

En tout cas, noble 'saigneur', aristocrate de la verve et de la truculence, je retiens avec délectation les allusions épigrammatiques anticléricales et 'caloti-niques' qui sont le cœur de votre propos (ou n'ai-je vraiment rien saisi ?) : "Père orpailleur, mère lapidaire : Templiers et Hospitaliers leur sont tributaires…"; "Dessus jument brayant parade mon évêque"; "Rogneurs d’écus sont épectase Des nonnes éblouies aux blondes transcendances Qui font leurs complices des duplices paillasses Où ceinture dorée est souvenance des p’tits tra-la-la."; "Aux capes aubergine des cardinaux Et purpurines calottes autant que crânes cramoisis."; "Bienheureuse Marie de Jésus Crucifié Qui entend les hommes pardon implorer Assis devant la fosse au bord du précipice, Délivre-moi des faux-semblants, Toi dont le coeur palpite agoni d’immondices".

J'aime votre plume et me suis régalé de ce 'brocard' picoté de rubis : "Robe d’argent arbore mon destrier et de sable mon palefroi."; "Chaque monastère m’est forteresse Chaque chartreuse ivresse. Mère supérieure à l’envi m’ouvre son abbaye"; "À la dépense ne rechigne, joailliers sont gens de poids,"; "Qui font leurs complices des duplices paillasses"; entre autres…

Merci de ravigoter les mot-ribonds "sommier", "à l'envi", "maints", "moult"… j'ai une certaine tendresse pour cet héritage lexical tombé injustement en désuétude.

Suis repu de votre "ragoût" !

Veux bien être vot' mouton de panurge…

Lagomigondis

   Flupke   
16/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Délicieux feu d'artifice, brillant, agréable, amusant mais surtout très limpide. Un joli tour de force.
Dans un style très similaire je te recommande une nouvelle de Philippe Claudel : Les bandes (Les petites mécaniques). Si cela pouvait t'inspirer un autre bijou comme celui-ci j'en serais fort aise car j'en redemande !

   matcauth   
16/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
eh bien moi je n'hésite pas, j'ai adoré ce salmigondis, peut-être parce que j'y ai vu un repas festif ?
L'agape m'a repu car il y avait de tout au menu. Génial.

Et, non content de nous offrir ce régal de culture, l'auteur nous donne un précis pour nous éclairer davantage. Je note au passage, que les éclaircissements en question ne sont pas forcément arrivés aux endroits où je les attendais !

J'ai beaucoup aimé l'accent médiéval, il donne au romantisme une perspective particulière, et son emploi, ici, permet justement d'accumuler les références avec malice, finesse, et sourires.

   Artexflow   
17/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Monsieur brabant !

J'ai appris un mot, salmigondis, qu'apparemment la Terre entière connaissait d'ailleurs...
Et c'est ce mot qui aurait surgi dans mon esprit à la lecture de ton poème, si je l'avais su, donc !

J'ai lu avec un petit plaisir presque curieusement coupable ce poème que j'espérais un peu barré, que n'ai-je été servi ! C'est barré ! Quel salmigondis ! Il est au top, ce mot.

Faisant preuve une fois de plus de mon inculture profonde, je n'avoue ne jamais avoir lu les poèmes de Guillaume, qui a l'air d'être un chic type au demeurant, et j'ai pris la (peut-être) trop grande opacité de ton texte comme à la fois l'effet collatéral de l'exercice de style, mais aussi et surtout comme l'écho subtil d'un esprit hyperactif, hyperintéressé (qui s'intéresse), hypersensible.

C'est un texte fou, qui comme souvent en poésie, sait me plaire sans que je ne sache précisément ce qui me plaît.

Il y a du vocabulaire, de la maîtrise. Le "moins" parce que la vérité c'est qu'après plusieurs lectures, je n'ai pas vraiment compris s'il y avait un message, ou s'il n'y en avait pas. C'est à mon sens ce manque de certitude à la lecture qui porte le plus préjudice à ce poème.
Autant dire que si c'est le seul défaut, c'est un super texte ! Ahaha

Ne sais si suis heureux…
Pourtant de bonne fortune jouis.
Vêtu de brocart picoté de rubis
Ne sais si suis heureux…


Bravo brabant ;)

   MissNode   
20/12/2012
Trop épuisée je suis ... je passe au style télégraphique
Trop novice pour évaluer l'expert ... sans noter, je laisse traces :
- de gratitude, car recherche linguistique reversée au "pot" oniriens
- de francs sourires : il m'a plu d'y lire transposition de votre réelle histoire en "parade moyennageuse" tel troubadour déboulé sur nos places et forums, clamant son drame
- de plaisant voyage dans tapisserie type "dame à la licorne" dont suis fan ... mais voyage interrompu trop vite
- d'irritation rapidement ressentie, face à tarabiscotages m'enlisant, lecture trop laborieuse
- d'une conviction : riche et élégante profusion de matière, type exercice d'écriture, dont une taille dans la masse, travail de sculpture, ferait un bijou
mes hommages pour ce courage de tout ce travail,
MissNode

   Anonyme   
25/12/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Salut brabant,
En pastiche, la pisse tache... la preuve, Ô, "Toi dont le coeur palpite agoni d'immondices" (intéressante formule, par ailleurs, il faut bien l'admettre...)
C'est déplaisant au possible, comme un crachat sur un trottoir; cela ferait une bien belle chanson pour soir d'ivresse mordorée dans un pub irlandais, harpe celtique ou viole de gambe pour mots laids bien tournés (..."purpurines calottes autant que...", il y a du talent, là-dedans...)
Tiens, ces mots laids bien troussés (..."purpurines calottes autant que...", j'avoue que j'adore ! ) vous sauvent, sieur brabant, on peut en être fier, c'est beau comme du corbier, trapu comme un camion qui livrerait du lait un matin tristounet quand "Maints sommiers lui font équipage" ( pas les canassons de portage, les "au chaud ils le font" de cuissage)
On ne sait jamais trop, depuis le temps qu'on se connait, si vous faites exercice de style ou du style un exercice ou si vous êtes sincère en vos rodomontades.
Il reste que vous avez en vous le sens courant des mots, comme est fol un ruisseau parsemé de cailloux, par moments, ou chiante la rivière encombrée de déchets, assez souvent. Et tout ceci indubitablement.
Je me suis souvent demandé, au fil des années, si vous n'étiez pas un vrai grand poète, par hasard.
Toujours pas de réponse avec ce "et ron et ron..." mais, dans le doute et restant d'esprit positif, je vais vous noter bien et plus en dépit de votre mauvais goût regardant vos choix amoureux car la bergère, croyez m'en, le suint sent ( surtout si son poil est dru...)

   Anonyme   
7/1/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Surprenante découverte que ce texte.
Travail d'écriture certainement très fastidieux. documentation requise très fouillée.

L'auteur semble posséder une dimension hors normes...une aisance avec les mots et les images à faire pâlir de jalousie une encyclopédie

Cette lecture m'a mis en forme pour la journée !

   tchouang   
11/3/2013
bonjour. bon je ne note pas. j'ai stoppé ma lecture à la fin de la deuxième strophe. ce pseudo-style ridiculement poussiéreux et fanfreluché me donne littéralement des boutons.. alors oui il faut sans doute prendre ça comme un jeu ou un gag, mais de là à parler de "poésie libre"...

   Bidis   
25/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De ce texte émane une atmosphère jubilatoire des temps anciens, comme un ravissant costume du passé avec lequel l’écriture du poète se serait travestie.
Sans doute, ce n’est pas tout à fait l’orthographe française du 16ème siècle - et c’est tant mieux car la lecture en eût été un peu fatigante - mais tout de même, j’ai été suffisamment et plaisamment dépaysée que pour ne pas regretter un peu ce « tra-la-la » qui marque trop l’époque beaucoup plus proche de nous où il est devenu célèbre. J’ai soudain vu Suzy Delair débarquer au coin de la rime, faire son petit déhanché fripon et s’en aller comme elle était venue. Mais j’étais envoûtée… de sorte que j’ai trouvée son apparition incongrue.
Et je garde le plus que je voulais accoler au « très bien ».


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