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Poésie libre
brabant : Il est né
 Publié le 12/02/13  -  18 commentaires  -  824 caractères  -  358 lectures    Autres textes du même auteur

Ciel majeur.


Il est né



Il neige
Et la neige cache la mort de l’innocence
Les plumes du rouge-gorge hissent un drapeau rouge sur le suaire
C’est la guerre

Martin jette des miettes
Que le ciel dévore
Jaloux
Général Hiver

Le père Noël s’en fout
Son traîneau surfe sur les nuages
Et ses oiseaux font feu de tout bois
Bois tourné emboîté collé en queue d’aronde
Bois de teck au jabot de Pernambouc
Laqué
Bois d’ébène des ateliers

L’enfant s’extasie au pied du sapin estropié
Devant la cheminée éconduite
En ce jour immodérée
Blanche est au rendez-vous de Disney

Joyeux Noël


Y aura-t-il des oiseaux au printemps ?



19 janvier 2013 par un après-midi vespéral et neigeux


 
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   rosebud   
22/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Avec presque rien, l'auteur nous a fait un joli cadeau en forme de vacherie. Je sens bien que Noël et tous ses tralalas lui restent en travers de la gorge. "C'est la guerre". D'ailleurs c'est plutôt juste après que j'aurais enrôlé le très galvaudé "Général Hiver". Tant pis.
Le Père Noël en prend pour son grade en livreur je-m'en-foutiste, Blanche-Neige perd la moitié de son prénom, comme si c'était un pléonasme. Et le Divin Enfant le perd en entier ("Il est né")
Il n'y a que le pauvre sapin estropié (très joli!) et les oiseaux qui ont gardé sa sympathie. Décidément, "la neige cache la mort de l'innocence".
Mais que signifie donc le pied de nez du dernier vers? Un sombre présage, sûrement. On dirait que l'auteur ne croit même plus à ça.

   macaron   
2/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une belle inspiration! Ce mélange de cruauté et de fête par ce temps de neige ne vous laisse pas sans questionnement. J'ai vu un "nuage" d'étourneaux ce 19 janvier. Une première pour cette époque de l'année!

   Artexflow   
12/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cher brabant,

J'ai trouvé très réussi ce poème en petites touches, en petits affects, tout est effleuré caressé on ne plonge pas totalement dans l'horreur de la guerre, dans le sang... Une fois de plus une assez remarquable technique.

Ici c'est plus simple que d'habitude mais tout aussi riche, je ne doute pas qu'il y aura des choses à dire de "laqué" par exemple.

Petits bémols sur la répétition de "rouge" et sur l'utilisation de Disney, ça me dérange toujours un peu, moi, les marques, surtout dans un poème. Petit défi, la prochaine fois placer "Van Houten".

J'aurais pu pleurer de ce poème si j'avais été encore plus désespéré que là tout de suite (ah si vous me voyiez). C'est très réussi, quant à la question posée par le texte, alors là...

Grand bravo et grand merci, ton "vieux pote" Artexflow

   Pimpette   
12/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si j'osais...il est né le divin brabant....

Tout ce que j'aime ; simplicité, tendresse un doigt de moquerie, un mélange de délicatesse et de trivial enjoué... sourire toujours...

On est loin du petit papa Noël si vulgaire!!!
Merci Brab!

   Lagomys   
12/2/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Brabant

Première impression à "chaud" :

Que de profondeur, de gravité dans ce poème…

Le poids de la neige… une chape de plomb sur les choses dérangeantes : ce qu'on ne veut pas voir, bien hébétés dans notre univers féerique.

Je manque de perspicacité pour saisir toute la subtilité des images, il me faudra creuser, sans certitude d'en saisir toute la portée :
"Et ses oiseaux font feu de tout bois
Bois tourné emboîté collé en queue d’aronde
Bois de teck au jabot de Pernambouc
Laqué
Bois d’ébène des ateliers"
et l'anachronisme du "Joyeux Noel" par rapport à la date de création que tu précises par ailleurs (pas habituel de ta part, pas anodin sûrement…)

"Ciel majeur" : comme le doigt ?

Et puis : "Les plumes du rouge-gorge hissent un drapeau rouge sur le suaire", "Martin jette des miettes Que le ciel dévore", "L’enfant s’extasie au pied du sapin estropié". Pour moi tu es le messager de ces cieux, un immense poète devant -oui devant- l'éternel…

Et ces oiseaux "qui font feu de tous bois" : de mauvais augure ? Le printemps est-il à redouter ?

C'est du grand, du très grand Brabant ! Merci Merci !

lagomys

   leni   
12/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Brabant
Un poème impressionniste"suggéré" Il neige,c'est la guerre Général Hiver Mais la neige cache la mort de l'innocence L'enfant s'extasie
au pied d'un sapin estropié et le père Noël s'en fout Rouge gorge et bois de Pernambouc rouge:un hasard? Rien d'horrible n'est décrit
TOUT peut s'imaginer L'enfant ne semble pas respirer le divin Joli joli tableau à interpréter Merci Leni

   Anonyme   
12/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nonobstant certaines images dont je n'arrive pas à percer le message, il me semble comprendre que ce poème tend à montrer la grande dérive de ce Jour, de nos jours.
« Sapin estropié » j'aime cette allusion...
Le traîneau du père Noël, fabrication traditionnelle queue d'aronde, bois d'ébène ; mazette ! Le grand luxe. Pendant que les oiseaux font feu de tout bois...
Je vais laisser reposer mes neurones (après plusieurs lectures) j'y reviendrai. Bien cordialement

   pokilm   
12/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Brabant! Bonjour à vous!

Pour qui sonne le glas m'avait paru gênant trop didactique, appliqué, trop...pas assez. Quel plaisir de pouvoir enfin aimer pleinement une poésie simple, humble, belle et comme souvent sont les vraies belles, triste!
Mais d'une tristesse douce bien qu'amère, qui chiffonne le coeur mais ne le déchire pas complètement( n'est-ce pas , pas complètement?) juste un peu rudement, le remue et il se souvient alors qu'il est encore vivant puisque ça a fait mal, puisque ça continue depuis tout ce temps, tous les longs après-midi de janvier (hélas, on en connaît de février et de tant d'autres mois qui les valent bien!)
Le froid de la neige anesthésie un peu et même si beaucoup d'oiseaux meurent le temps d'une vie d'homme, merci de laisser la question en suspens. Car elle n'est pas tranchée, n'est-ce pas?
Merci pour la porte vers le rêve, même si elle est étroite...
Nous allons la pousser très fort vers le printemps.

   Mona79   
13/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Y aura-t-il des oiseaux au printemps ?

Bien sûr cher ami, il faut garder l'espoir, malgré la guerre, le père Noël éculé, le sapin désabusé et l'enfant toujours extasié parce que c'est sa condition d'enfant de trouver tout beau, sans l'à priori des grands et parce qu'il ne sait pas encore que la neige ensevelit les rouge-gorge morts de froid parce que le ciel leur a volé les miettes du festin...
Joli poème vespéral et froid avec une touche de désespérance. J'ose espérer que tu t'es réchauffé depuis ?

   Marite   
13/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis toute surprise de trouver dans ce poème de Brabant un fond désabusé et tristounet au point de douter même des oiseaux du printemps.
La troisième strophe, avec le Père Noël ne m'a pas séduite alors que les trois autres me plaisent beaucoup. Je crois que ce sont les histoires de "bois" qui m'ont déroutée et s'il n'y avait eu que les trois premiers vers j'aurais tout apprécié.
Je n'ai pas compris le titre : "Il est né" ...

   Anonyme   
13/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voila un prisme poétique qui décompose le blanc en rouge et en de multiples jeux de mots sur un fond de recherche éthique, le bonheur serait il dans l'amertume, un questionnement sur le sens de la vie et de la mort... ou peut être pas.

   pieralun   
14/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé.
L'évocation nous concerne tous bien sur......la perte de l'innocence.
Il y a quelques vers magnifiques sur le plan sonore:
" bois de teck au jabot de Pernanbouc" splendide!
et magnifiques sur la métaphore:
" les plumes du.........hissent un drapeau rouge sur le suaire"

Beaucoup de poésie Brabant.........

   alvinabec   
14/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Brabant,
Texte mélancolique, presque désabusé, la dysphorie sourd à chaque mot égrené comme une petite mort.
Beaucoup aimé 'le père Noël s'en fout...ateliers', moins le rappel du rouge qui appuie sur le désastre du sang versé et je n'ai aucune empathie pour Disney qui me semble ici comme une provocation de l'auteur.
La tonalité générale de tristesse, la neige, l'enfant m'évoque Andersen.
A vous lire...

   Damy   
26/2/2013
Ben ma foi, Brabant, excuse-moi, mais je ne suis pas aussi enthousiaste que mes prédecesseurs. Peut-être parce que pour la 1° fois de ma vie j'ai passé un joyeux noël 2012. Oui, avant c'était en 2011 :-)
Non, plus sérieusement j'ai été largué par les allusions aux diverses qualités du bois à l'oeuvre. Je n'ai pas compris. J'ai pensé qu'il s'agissait d'une forêt ésotérique particulière à Pernanbouc, près de Brocéliande, et, sans petits cailloux blancs, bêtement, je m'y suis perdu.

J'ai bien aimé "la cheminée éconduite".

   David   
27/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Brabant,

Un ton qui mêle un vocabulaire angoissant à une expression plus symbolique, comme avec :

"Et la neige cache la mort de l’innocence
Les plumes du rouge-gorge hissent un drapeau rouge sur le suaire"

"Martin jette des miettes
Que le ciel dévore
Jaloux"

"L’enfant s’extasie au pied du sapin estropié
Devant la cheminée éconduite
En ce jour immodérée"

Ça me fait un peu penser au mime Marceau, son air impassible mêlé à ses gestes semblant parfois loufoques.

   tchouang   
5/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour. je crois que cela pourrait faire un bon poème pour enfant. mais bon, pour des adultes / ados, c'est quand même un peu juste ... le père noël et disney, bof, c'est du buisness tout ça.

   Anonyme   
10/3/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
J'ai beaucoup aimé cette lecture qui nous bouleverse comme un coup de semonce !
Nous avons presque honte de notre bonheur de vivre dans un pays en paix.
Ce n'est pas sympa de votre part !

Merci quand même...on a besoin de ce genre de coup de gueule.

Bravo !

" Y aura-t-il des oiseaux au printemps ? "
Si d'ici là aucune centrale nucléaire n'explose...normalement, ça devrait le faire. Il y en aura dans mon ciel.

   Anonyme   
12/6/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ce que je n'aime pas, c'est qu'à la période de Noël l'on voit fleurir des poésies de ce genre, sombres très sombres, tous les ingrédients sont là, rien n'a été oublié, un besoin sans doute de faire culpabiliser.
Je trouve cela navrant. Le reste du temps, la souffrance des enfants de part le monde on n'en entend pas beaucoup parler.

Ce texte n'a pas échappé aux habituels clichés (la neige, la mort, l'innocence, la guerre, le père Noël s'en fout (inévitable), et l'enfant s'extasie ...). Enfin bref, rien qui ne sorte de l'ordinaire.

Un texte qui ne restera dans ma mémoire.


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