Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Chansons et Slams
bulle : Contre-rire
 Publié le 10/11/10  -  17 commentaires  -  1286 caractères  -  515 lectures    Autres textes du même auteur



Contre-rire



J’avais pas vu que dans ses yeux
Trempait le sel de ses remords,
Lorsque j’ai pris mes crayons bleus
Pour y dessiner sur les bords
Un port où tous les bateaux dansent
Sous les chatouillis de la mer,
Et des hamacs qui se balancent
Aux rayons d'un soleil-laser.

Mais tout là-haut,
Plus haut que l'eau,
Clignaient ses cils
En contre-rire.


Si j’avais pu, j’aurais donné
Une autre teinte à sa tristesse,
Un mois de juillet coloré
Où l'on serait allées en liesse
Boire des jus de galéjade,
Tresser les ailes des moineaux,
Sculpter nos pieds en limonade
Pour faire mousser les ruisseaux.

Mais tout là-haut,
Plus haut que l'eau,
Clignaient ses cils
En contre-rire.


Si je savais faire que brille
La languissure de son corps
D'un petit calot, d'une bille
Que je jetterais contre un sort,
Je démaquillerais ses eaux
Je déchirerais leur détresse
Je les coudrais de vœux nouveaux
Pour chasser le mal qui l’oppresse,

Quand tout là-haut,
Plus haut que l'eau,
Clignent ses cils
En contre-rire.




"Ce texte a été publié avec un mot protégé par PTS"


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
22/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime bien. Pas convaincu par le refrain que je trouve trop court mais sinon, je n'ai eu aucune difficulté à chantonner sur vos mots. Pas convaincu par le "languissure" auquel vous semblez tenir. D'ailleurs, le troisième couplet ne me séduit pas vraiment. Mais l'impression d'ensemble reste bonne.

Bonne continuation
Jphil

   Anonyme   
25/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Dommage que pour le vers d'entrée, on commence avec la contraction de "je n'avais", j'aurais aimé le voir énoncé - puisqu'on a un chanté et/ou slamé.

Pour le reste je suis assez surpris de ma lecture.

Déjà, j'm beaucoup vos refrains, qui sont faciles à retenir, même si je regrette l'insistance sur le haut, pour l'écho on peut trouver facilement d'autres termes. Cependant, l'image reprise dans le refrain est assez riche dans son ensemble. Ça passe très bien fredonné.

Moins inspiré par [/i]les rayons du soleil-laser[/i] pour les mêmes raisons. Vos vers précédents sont jolis, vous avez les rimes un peu juste, mais là aussi ça passe, cela dit ça se voit.

Le second pont est vraiment intéressant (je ne sais pas si c'est voulu ou non, mais cet allées[i] au féminin ajoute une dimension différente à la lecture). Ici j'm moins [i]liesse, qui dénote un peu.

L'amorce du dernier pont est un peu maladroite si je savais faire que[i] ne me semble pas tout à fait correct. Ni heureux dans les retours de [i]que avec le vers 4, ça alourdit l'énonciation et ne me plait pas particulièrement dans les sonorités dures, trop présentes. Pas convaincu non plus par la rime corps dans ce contexte de consonnes dures alternées aux douces. D'ailleurs, je ne suis pas certain à 100% non plus que d'un pur plan de l'esthétique Que je jetterais contre un sort me plaise. Mais l'image est intéressante.

Une belle lecture, peut-être à entendre, plutôt.

   Anonyme   
30/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
c'est beau, les images sont une merveilles, un ton enfantin plein de tendresse.
par contre je ne vois pas l'utilité de mettre une parenthèse à "languissure"

j'entends bien une mélodie à ma lecture, aucun mot qui accroche pour ma part, bonne fluidité.

   Arielle   
20/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une chanson tendre et gracieuse dont j'aime les images :
"les chatouillis de la mer"

"Boire des jus de galéjade,
Tresser les ailes des moineaux,
Sculpter nos pieds en limonade
Pour faire mousser les ruisseaux."

La "languissure" me va bien aussi de même que ce contre-rire qui laisse libre cours à l'imagination du lecteur.

La construction générale me semble plus étudiée qu'elle n'en a l'air à la première lecture :
"J’avais pas vu...
Si j’avais pu...
Si je savais faire..."

Je serais curieuse d'en entendre la musique mais les vers chantent d'eux-mêmes

Edit: Après écoute de la chanson je change mon appréciation . L'ensemble me paraît mériter largement un très bien

   Raoul   
2/11/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien failli renoncer à lire en découvrant les quatre premiers vers, et franchement ç'aurait été dommage. (ils sont très en dessous des autres, maladroits je trouve)
Pour le reste, ça fonctionne bien -particulièrement bien pour la strophe trois- il y a un réel ton, des idées originales, chantantes, et puis, que voulez vous, quand je découvres des trouvailles du genre :
"boire des jus de galéjade"
ou
"Sous les chatouillis de la mer,
Et des hamacs qui se balancent
Aux rayons d'un soleil-laser."
ou encore
"Sculpter nos pieds en limonade
Pour faire mousser les ruisseaux.", mon masque de méchant pas beau tombe et je suis touché, y compris par la maladresse un peu naïve (musicalité hésitante) de la strophe cinq.
J'ai bien aimé.

   framato   
3/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une grande tristesse, c'est ce qui me ressort de ce texte. Je n'arrive pas à le lire loin d'un deuil, une perte, que les mots ne précisent pas...

Un texte plein (de regrets) une chanson qui me déchire...

Une suite, en contre point à un suicide ? C'est comme ça que je le ressens, en lecture brute, et je trouve que c'est un beau texte... triste, sans être pathos, délicat en quelque sorte. Une lecture qui me mets mal à l'aise aussi, parce que j'y vois tellement plus sous les mots que dans les mots...

"Tout là-haut" me semble à cet égard une sorte de clé, qui s'impose à ma lecture.

   Anonyme   
10/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien l'élégance nonchalante avec laquelle les mots sont jetés sur le papier, comme ça, sans avoir l'air d'y toucher... C'est cette légèreté là qui m'a happée et portée au grès de la mélancolie douce, aussi, émanant de cette jolie chanson.
J'aime beaucoup, également, la simplicité des mots, au service d'images fortes et touchantes... Quand la poésie se fait humilité, moi ça me bouleverse...

   ristretto   
10/11/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
une chanson douce qui pourrait s'adresser à une ado paumée

c'est comme cela que je l'ai ressentie


"Boire des jus de galéjade"

   Flupke   
13/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Bulle,

Superbe poème, clair et limpide comme les larmes.
Le titre est bien trouvé et donne bien la tonalité.

Bien aimé :

dans ses yeux Trempait le sel de ses remords,

Aux rayons d'un soleil-laser.

et

Sculpter nos pieds en limonade
Pour faire mousser les ruisseaux. (très visuel)

On sent de la détresse, un désir impuissant d'aider l'autre et c'est légèrement émouvant.

Bravo.

Amicalement,

Flupke

   Pat   
17/11/2010
Une explication et surtout le lien vers l'habillage musical se trouvent ici. À écouter sans modération !

   wancyrs   
17/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pour moi, la qualité d'un texte à chanter réside dans sa mise en chanson, et ici, l'exercice est très bien réussi, et même si on a que 3 ou quatre tons, la musique est envoûtante. Comme quoi, un support audio ne peut-être que bénéfique pour les auteurs qui veulent ^se faire publier en chanson et slam

Wan

   Lapsus   
26/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui, il se dégage une impression de tristesse puis de compassion poussée jusqu'à désirer une ambiance festive et estivale, là où s'imposerait de lui-même un ressenti tragique : remords (1ère strophe), tristesse (2ème strophe), détresse, le mal qui l'oppresse (3ème strophe).
Mais c'est peine perdue, le moment n'est pas bon, il faut attendre que le soleil (ou la vie) tourne, pour ne plus être "à contre-rire" (je suis friand de ces inventions verbales que sont les mots valises, véritables concentrés d'images).
Il faudra inévitablement patienter pour les "jus de galéjade" (belle expression là aussi).
Beau texte.

   Anonyme   
22/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Quand tout là-haut,
Plus haut que l'eau,
Clignent ses cils
En contre-rire."

Entre le slam et la chanson. Un poème qui raconte une histoire, qui tangue entre le réel et la rêverie. Evidemment c'est tout ce que j'aime. Le rythme ne fait pas défaut. La langue est actuelle sans qu'elle aille trop loin dans la modernité.

   Anonyme   
5/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Superbe...

Salut je te donnes mon avis, c'est bien, cela me fait penser à Pierrot le poète qui comme moi laisse tomber une larme d'émotion...
Merci sincèrement. Bien que je me demande ce que veut dire; "contre rire". Bref je ne suis pas critique,je trouve très beau.

   Charivari   
9/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé. Il y a des images qui évoquent l'enfance, d'autres l'adolescence, en réalité ce que j'ai trouvé assez fort dans ce texte c'est qu'il est très évocateur mais permet différentes lectures (je devrais dire écoutes, puisque c'est un texte de chanson. Je vois bien un Souchon la chanter, avec cette poésie douce-amère qui le caractérise.

   nicotine   
2/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je viens d'écouter la version chantée. La voix, et surtout sur le refrain, cela m'a rappelé la chanteuse L. Le tout est rafraichissant, comme une bonne limonade dans un 'mois de juillet coloré' malgré le contre-rire du titre et la tristesse. Une belle transformation. J'aime.

   Anonyme   
18/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Léger, frais, divertissant, un brin divertissant, cependant, je ne suis pas complètement dedans.


Oniris Copyright © 2007-2019