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| Curwwod
18/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Tabarly, Alain Colas ? Vous nous présentez un moment de mort imminente où la noyade est inéluctable
Mon cri se change en bulle... ce goût de sel me vient de ce liquide ? Curieusement pas de signe de panique, une sorte de résignation malgré ce seul cri de désespoir "Sauvez-moi". Inutile d'aller chercher de ces navigateurs célèbres, l'actualité des ports breton montre que la mer est capable d'autant de cruauté que de générosité. Je salue l'image que vous en donnez. Quelque expression peu heureuses: Mon regard perce encor ce sombre vestibule…rime un peu forcée l’abysse profond fait quelque peu pléonasme. Mais au total l'écriture est aboutie. |
| Ornicar
21/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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La mort en majuscule ("Elle") n'est pas nommée. La mort ici se fait liquide ou mer. Le narrateur sombre et se noie, et le lecteur avec lui, dont les perceptions se troublent étrangement. Que lit-on ? Est-ce un rêve ? Un songe éveillé ? Le souvenir d'un drame qui s'est réellement produit ? Le souvenir d'un mauvais rêve ? On ne sait trop. Tout se fond et "se... confond". Comme l'eau insaisissable aux doigts, cette évocation échappe aux sens du lecteur qui ne sait à quel niveau de conscience se situer et se raccrocher. Quelle est cette expérience qu'il vit à mesure qu'il lit ?
Pas la moindre planche de salut car il ne faut pas compter sur le narrateur : lui-même, dès le départ, ne sait où il se trouve : "Je crois bien que je dors malgré mon œil ouvert". Il ne faut pas davantage espérer du dernier vers pour lever l'ambiguïté du propos : "À présent je divague. / Adieu, ma mère… et l’avenir… Tout… se… confond…" Ce poème joue avec nos sens et à nous faire perdre nos repères, de sorte que l'horrible trépas semble presque doux malgré les appels au secours du premier tercet. J'ai bien aimé me laisser porter par le flou de ces vers classiques, harmonieux à mon ouïe. Que vogue cette vague poétique que nourrit le vague de contours entraperçus dans mon immersion. Ornicar |
| Lebarde
22/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Le souvenir stressant rappelé en rêve, d'une noyade, que le narrateur (trice) aurait vécu, emporté par une vague scélérate.
C'est glaçant de "réalisme onirique" et pourtant bien réel qui ne serait pourtant, enfin je l'espère, qu'une tragique expérience sans conséquence semble t'il. On y croit on le vit, on en tremble encore ..."À quel funeste sort me suis-je donc offert ?" mais j'en suis revenu. Un sonnet techniquement sans faille ( attention au dernier vers néanmoins) dont l'écriture fluide et réaliste est délicatement poétique malgré la gravité du sujet. J'aime bien bravo. En EL |
| Passant75
22/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Est-ce un rêve ou un cauchemar ? Qui croit flotter dans un rêve semble ici flotter entre deux eaux. Allez savoir pourquoi, mais j’ai immédiatement pensé à la fin de Titanic, lorsque Jack s’enfonce peu à peu dans l’eau, épuisé par le froid. On retrouve cette même sensation de glissement progressif vers la mort, presque sans s’en rendre compte.
« Mon cri se change en bulle » est un vers qui rend la scène quasiment visible. Dans un premier temps, j’ai tiqué sur le « vestibule » du vers suivant, n’y voyant que la recherche d’une rime, mais le vestibule n’est-il pas un lieu de passage entre deux pièces, voire entre deux états. Que cette interprétation ait été voulue ou non par l’auteur m’importe peu, je l’ai faite mienne. Puis vient cette fin, « Adieu, ma mère… et l’avenir… », qui donne à la mort une dimension profondément humaine. Ce n’est pas seulement une vie qui disparaît, mais tout ce qu’elle aurait encore pu devenir. Ce sonnet ne raconte pas simplement une noyade, il fait ressentir, presque de l’intérieur, le moment où la vie s’échappe. |
| Eskisse
4/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Carolus
Ce que j'aime dans ce sonnet c'est le monologue intérieur ( presque invraisemblable) que déploie le locuteur immergé. La force de la parole et de la raison (connecteurs logiques : malgré / Mais / pourtant) contre celle des éléments: une prise de conscience de la mort imminente oralisée et donnée à voir de façon extrêmement progressive, chronologique: - "je coule ! - " Et puis soudain, la nuit de l'abysse - à présent je divague " Comme s'il ne prenait pas la mesure de la situation au début, le locuteur reste "indolent" et a l'océan . comme lit. J'aime bcp " je voyage allongé" c'est cocasse ! Vous avez su donner du souffle à une voix qui disparaît pour laisser place aux pensées. |
| Provencao
4/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Carolus,
"Je coule ! Sauvez-moi ! Mon cri se change en bulle… Mon regard perce encor ce sombre vestibule… Et puis soudain la nuit de l’abysse profond" Dans ce tercet, le trouble est appelé funeste, et il est accordé du rêve et de la nuit. Moi, j'ai beaucoup aimé ces vers qui recouvrent et identifient l'esthétique, l'allitération éternelle du rêveur, avec une constance essentielle sublimement répandue. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| jf2
4/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Le poème est très cinématographique et je ne peux m’empêcher de faire le lien avec le film de Claude Sautet, les Choses de la vie avec l’accident de Pierre (Michel Piccoli).
On retrouve ici le même schéma narratif : Le moment juste après l’accident où Pierre est dans un état de rêve éveillé Le froid et la fatigue qui le gagnent ensuite La fin ou le personnage revoit sa vie en accéléré A la différence du film, le poème laisse planer une ambiguïté dans les deux premiers quatrains sur l’état du personnage, est-ce seulement un rêve comme le titre semble le dire ? Quelques points qui me plaisent moins : Je ne vois pas ce que représente le soleil vert En plus d’être tautologique, le vers : Et puis soudain la nuit de l’abysse profond, est assez convenu. Le dernier vers a un petit côté mélodramatique. |
| BlaseSaintLuc
4/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Je n'ai jamais été un grand fan de Claude Sautet, une question de rythme, ou d'époque peut être son cinéma, c'est très photographique des années 70.
La noyade est ici très poétique, il faut avoir été pris par le courant pour savoir que ce n'est pas tout à fait ce qui se passe dans la tête, c'est très rapide, on part vers le large à une vitesse folle et il faut une bonne dose de self-contrôle pour ne pas prendre les mauvaises décisions. (et pas mal de chance pour que les secours soient là quasi instantanément car proches) Bon, ici, ce n'est ni le cinéma, ni la réalité, c'est une transcription poétique de la noyade. Ah ces poètes ! Ils ont le don pour magnifier, même le terrible. Quelle belle noyade en vérité, adieu, veau, vache cochon . Eh bien je l'aime bien ,cette noyade, c'est théatrale, «A moi! Je meurs!» |





