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Poésie libre
Corto : L'arbre
 Publié le 22/02/19  -  16 commentaires  -  2595 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur

L'homme et l'arbre. Complicité.


L'arbre



Je suis un arbre
Un arbre parmi les arbres
Pas celui qui cache la forêt
Mais celui qui la fait.

Un arbre au coude à coude
Pas trop aligné
Pas trop serré
Pas non plus solitaire.

Un arbre qui sent les autres arbres
Les voisins et les autres plus loin
Un arbre qui frémit dans le vent
Et se protège du feu.

Un arbre les pieds dans l'eau
Sur le bord du torrent
Qui descend des sommets,
Un solide conifère.

Un arbre des rivières
Coiffé de feuilles larges
Des vertes ou des rouges
Épanoui de fraîcheur.

Un arbre qui protège
Par goût de protéger
Étendant ses branches
Pour en faire un refuge.

Un arbre qui pousse vers le haut
Sans renier ses racines
En pensant que d'en haut
Le monde sera plus beau.

Un arbre qui aime sa place
Sans envie de déborder
Mais qui veut qu'on lui laisse
Toute sa place.

Un arbre qui sait
Qu’un coup de foudre peut le toucher
Et qui voudrait
Que ce soit pour l'amour et non pas pour la mort.

Un arbre farceur
Qui d'un air innocent
Cache le coucou
Qu’on cherche à débusquer.

Un arbre modeste
Qui se contente d'être un arbre
Pas vraiment le plus haut
Mais qui fait la forêt.


 
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   Gouelan   
7/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Un poème sur l'arbre et la forêt, l'homme et la foule.
Quelques vers un peu longs, sans trop de musique.
Pourtant ce poème est riche de sens et de tendre complicité.
Il me manque juste quelque chose, une note plus légère.

   papipoete   
7/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
D'emblée, je vous dis que votre fort long texte peut lasser le lecteur, mais à part cela il est bien écrit ; en plus, vous faites parler le " héros " et j'aime cette particularité !
On y trouve de la botanique, de l'humour et de la tendresse, de quoi ravir les yeux qui vous suivront de bout en bout !
J'aime particulièrement la 9e strophe !
papipoète

   domi   
8/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beau texte sur l'arbre, simple et profond, qui glisse vers une métaphore avec l'Homme.
J'aime beaucoup cet équilibre entre le fait de prendre TOUTE SA place sans empiéter sur les autres, et la modestie de ne pas cacher la forêt mais de la FAIRE.
Un texte de sagesse...

   embellie   
10/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce qui ressort en premier lieu de ma lecture, c'est la répétition effrénée du mot arbre : 16 fois sur 11 strophes.
C'est sûrement volontaire, comme on entend parfois dans les chansons, mais je trouve que c'est trop.
La répétition du mot "place" pourrait être évitée.
En incipit, "L'homme et l'arbre. Complicité". L'homme étant cité en premier, je m'étonne qu'il n'apparaisse nulle part dans le poème, et je cherche vainement la complicité.
Je salue la tentative de poétiser sur les arbres, la démarche est intéressante, mais le résultat plutôt maladroit.

   Hananke   
22/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

J'aime bien ce texte libre sur l'arbre. Comme souvent dans les poèmes
à strophes, quelques unes se détachent des autres.

Un arbre qui pousse vers le haut
Sans renier ses racines
En pensant que d'en haut
Le monde sera plus beau.

C'est celle-ci ma préférée avec tout ce qu'elle implique.

Un arbre qui sait
Qu’un coup de foudre peut le toucher
Et qui voudrait
Que ce soit pour l'amour et non pas pour la mort.

J'aime bien celle-là également.

Bref, un texte sur l'arbre dans tous ses états sauf mort ou tronçonné
et ça me plait bien.

   STEPHANIE90   
22/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Corto,

félicitation pour avoir mis en beauté cet arbre qui ne cache pas la forêt. La plupart des strophes sont magnifiques.

J'aime tout particulièrement les trois dernières strophes...
Je ne regarderai plus l'arbre comme avant la prochaine fois que j'irais me balader en forêt.
Juste un petit truc qui m'a fait trébucher à la lecture sur cette strophe : "Que ce soit pour l'amour et non pas pour la mort.", j'aurai retiré le "pas" qui alourdi l'ensemble.
Je pense que même si cela se dit plus en langage parlé, en poésie libre cela n'aurait pas été un problème, puisque c'est dans l'air du temps... Enfin, je pense.

Merci pour cette jolie balade sous votre arbre,

StéphaNIe

   FANTIN   
22/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle déclinaison sur un sujet hautement symbolique. Une sève poétique revigorante et chaleureuse. La preuve par l'exemple qu'on peut écrire simple et profond.
Un poème rempli d'une tranquille puissance d'évocation, dont j'apprécie la modestie, le ton juste et les images riches sans emphase.

   Vincente   
22/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
En signifiant l'homme en général, dans la voix d'un arbre individué, une petite confusion s'est immiscée dans ma lecture. Intuitivement j'étais parti dans une direction discutable. Entre la fin de quatrième et début de cinquième strophe, l'incohérence des termes "solide conifère" et "larges feuilles" m'a interrogé. J'ai repris la lecture depuis le début et ça a fonctionné. En fait, je crois que j'ai pris le premier vers au pied de la lettre, au pied de l'arbre en quelque sorte, j'ai dû comprendre que l'arbre qui parlait se sentait par sa réflexion comme l'homme, un être à part entière. Et pourtant, il s'agit ici plus des analogies de l'homme par rapport à l'arbre que l'inverse. Une lecture qui sans convocation particulière pourrait éviter ce contre-sens serait plus à l'aise. Peut-être qu'en exergue, il y aurait moyen d'appuyer cette invitation.

J'ai trouvé très intéressants tous ces rapprochements, c'est en effet très touchant de constater nos proximités avec cet emblème de bien des attentions et intentions humaines. Même sans aller jusqu'au totem, l'arbre parle à l'homme depuis la nuit des temps et malgré tout ce poème ne tombe que peu dans le lieu commun ni la banalité. C'est ce qui m'a le plus séduit. L'épilogue est très réussi.

   PIZZICATO   
22/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce parallèle entre l'arbre et l'homme - bien que celui-ci n'est jamais cité - est intéressant.
Des réflexions qui s'apparentent à l'un et à l'autre.

" Un arbre qui pousse vers le haut
Sans renier ses racines
En pensant que d'en haut
Le monde sera plus beau. "

" Un arbre qui aime sa place
Sans envie de déborder
Mais qui veut qu'on lui laisse
Toute sa place."

Une écriture sobre qui sait transmettre.

   senglar   
22/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Corto,


Il est bien humain cet arbre dans la foule, qui tient à son anonymat ; c'est Mister Smith ou Jane Doe s'il est féminin ou Monsieur Dupont Durand cet arbre pas dérangeant et tellement sympathique.

Il ne demande qu'à vivre et en plus il nous apporte son oxygène et bouffe notre CO2.

Sympa ! Oui vraiment !


Vétilles :
- s'il fait la forêt il la cache (la forêt se cache dans la foule de ses arbres, la multitude)
- s'il est au coude à coude il est serré (z'avez déjà vu un sprint au coude à coude, ça balance sec... à vélo comme à pied)
- c'est le coucou qui débusque... moi je ne le 'busquerais' pas, il ne mérite pas d'être caché, il ne mérite pas cet honneur, qu'on prenne cette peine. Hou sur le coucou ! lol :)

Tout bien réfléchi seule la deuxième vétille est peut-être recevable.

senglar :)

Edition : J'ai relu votre exergue. Effectivement l'arbre c'est l'homme :))

   wancyrs   
22/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Corto,

Là où je viens, on pense que l'esprit de l'homme s'incarne dans les arbres à sa mort, surtout dans le baobab, c'est peut-être ainsi que nous avons gardé intact notre forêt jusqu'à l'arrivée du colon... Ici le parallèle est bien rendu, et on peut deviner la personnalité du narrateur et sa façon d'interagir avec les autres dans la société-forêt. Point de vue intéressant ici, parce que parfois on appelle la ville ou bien les quartiers mal-famés, la jungle ; peut-être est-ce comment les arbres-hommes se comportent dans la forêt qui finalement la rend aussi dangereuse qu'une jungle... bon, là, je radote.
Merci pour le partage !

Wan

   VictorO   
22/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème simple en apparence, répétitif, mais auquel on prend goût, qui nous entraîne. Pas de mots savants, pas de grandes métaphores, mais une vérité et une beauté qui apparaissent peu à peu. Cet arbre, personnifié, vit sa vie. Il fait ce qu'il doit faire, ce qu'il veut faire, avec une grande sagesse. Et c'est ainsi. Il a bien raison.

   Eki   
23/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un arbre qui vit tout simplement...

De la verticalité défiant le ciel...
toujours avec grandeur et sagesse !

J'aime beaucoup ce cercle tracé entre la première et la dernière strophe...comme un tronc ceint ! Je n'ai pas dit "scié"...

L'arbre, les bois, les forêts seront toujours un lieu de ressourcement et de méditation pour l'homme...

Eki pas de bois a aimé ce poème

   Corto   
23/2/2019

   BlaseSaintLuc   
26/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
oui c'est riche de sens, ce n'est pas lassant quoique l'arbre est sacrément présent, normal puisque sacré et même consacré dans ce poème à longue tige, c'est du bon "bouleau"(comment ça,je l'ai déjà faite celle-là!)
Demain, j'ai 53 anneaux au tronc alors respect s'il vous plaît !

   MichelPierron   
28/2/2019
Commentaire modéré

   Eclaircie   
11/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Corto,

Un titre tout simple, solide cependant.
Un sujet souvent évoqué en poésie mais éternel (comme l'amour) tant l'homme est partie intégrante de la nature et l'arbre peut en être sa représentation.

Cependant je verrai bien cet arbre ... un peu élagué ; en effet le format est assez long et s'il est difficile d'éviter les répétitions, elles nuisent un peu à l'ensemble.
"Un arbre" en anaphore est un choix (valable et justifié à mes yeux) mais retrouver le même mot dans le corps du poème est un peu de trop :
"Un arbre qui sent les autres arbres" par exemple, d'autant que le vers est lourd.
Seul les deux arbres du dernier paragraphe sont les bienvenus.
J'ai noté aussi le mot "place" deux fois dans le même paragraphe, dommage.

Un poème plein de bonne intentions qui mériterait d'être un peu revu.
Éclaircie


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