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Poésie néo-classique
Curwwod : La bleue
 Publié le 16/10/18  -  30 commentaires  -  801 caractères  -  466 lectures    Autres textes du même auteur

Peut-être Verlaine s'est-il répété ces mots dans ses moments de désespoir ? Qu'il me pardonne de les placer sous sa plume.


La bleue



Goutte à goutte versez dans ces coupes morbides
L'eau pure du Léthé pour me faire oublier
Mon automne qui pleure au gré du sablier,
Et le deuil éternel de mes plaisirs sordides.

Oublier ma laideur qui rebute l'amour,
De la femme rêvée à la grâce suprême,
À qui j'eusse tressé, pour être son diadème,
Des fils de mots légers comme le point du jour.

Goutte à goutte instillez l'élixir délétère,
Le venin aux yeux verts qui trouble la raison
Et comme les verrous d'une infecte prison,
Étouffe les échos de mon génie aptère.

Ballotté par les vents de ce siècle mauvais,
Ainsi tangue mon cœur entre ivresse et colère.
Versez ! Pour soulager le poids de ma misère
De n'avoir pas vécu comme je le rêvais...


 
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   Willis   
24/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
il me semble que seul ce vers demande modif.
A qui j'AURAIS tressé, EN GUISE DE diadème, (tant pis pour la diérèse).
En classique :
A QUI J AURAIS TRESSE LE PLUS BEAU DIA-DEME
EN FILS DE MOTS.....

Autre chose.... LETHE a même assonance que oublier. A changer pour passer en classique.
Ce poème est splendide. Demandez son reclassement.

   izabouille   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est vrai qu'on dirait du Verlaine, je pense qu'il ne renierait pas ces mots, c'est vraiment beau et vachement bien écrit, j'adore!
Dès le début, on entre dans une autre époque où l'atmosphère est un peu glauque et c'est fort bien rendu.
Je ne connaissais pas l'adjectif "aptère", merci de me l'avoir appris.
Et surtout merci pour ce bon moment de lecture

   Provencao   
26/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Ballotté par les vents de ce siècle mauvais,
Ainsi tangue mon cœur entre ivresse et colère.
Versez ! Pour soulager le poids de ma misère
De n'avoir pas vécu comme je le rêvais... "


Passionnée des écrits de Verlaine, j'ai trouvé que votre fin de poésie était une invitation à la lecture et à la relecture.

j'ai ressenti un déchirement dans votre écrit en un souffle ou désir étouffé, impossible à contenter ...d'où votre vers: " De n'avoir pas vécu comme je le rêvais... "

De ce fait, je me suis trouvée embarquée dans votre mouvement..
La répétition" Goutte à goutte" renforce cet état, assez enivrant.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Queribus   
28/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai une très bonne impression sur ce texte bien écrit, pas trop long à lire et respectant les règles de la poésie néo-classique. Une petite remarque cependant: dans la seconde strophe, vous avez trois rimes à l'hémistiche:
-de la femme rêvée
-À qui j'eusse tressé
-Des fils de mots légers
+ Goute à goutte instillez au premier vers de la troisième strophe
ceci n'est pas vraiment une faute mais est à éviter même en poésie néo-classique.
Cela n'enlève rien à la qualité de votre écrit auquel je mets une appréciation très favorable.

   Mokhtar   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
L’absinthe, amie cruelle de Balzac et de Van Gogh, sert ici de dérivatif au désespéré.

Poème très « classieux », avec une reprise du mot « Léthé », comme en hommage à la fois à Verlaine et à Baudelaire.

Je ne comprends pas le non classement en classique, même compte tenu des remarques de Queribus. Peut-être l’alternance des rimes qui se fait de façon différente entre les strophes paires et impaires ? mais c’est peu probable. A moins que l’on cherche des crosses au diadème ? Laissons les experts et l’auteur s’exprimer.

« A qui j’eusse tressé, pour être son diadème, des fils de mots légers comme le point du jour ». Remarquable de composition, et d’évocation. Je donnerais cher pour écrire comme cela.

La dernière strophe est criante de désespoir. Mais c'est tout le texte qui convainc, sans tergiverser, tant l'auteur développe son propos avec aisance et élégance.

« Plaisirs sordides », « oublier ma laideur » « trouble ma raison » « génie aptère »…. Je ne peux m’empêcher de penser à Toulouse-Lautrec.

   Francois   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'imagine volontiers Verlaine, au soir de sa (courte) existence, écrire de tels vers, après bien des excès... L'absinthe (la "fée verte" ou "la bleue", nom plus rarement utilisé), était pour le poète un refuge quotidien, où il oubliait sa vie misérable...

Je tique un peu devant le vers 7 :
"À qui j'eusse tressé, pour être son diadème,"
Qui comporte, me semble-t-il 13 pieds...
On aurait pu écrire, par exemple :
"À qui j'aurais tressé, comme un pur diadème,"
Simple suggestion... ou "tel un pur diadème" ?

Les rimes à l'hémistiches (vers 6 à 9), comme signalées par Queribus, nuisent un peu à l'harmonie générale.

Par contre, la strophe finale est superbe :
"Ballotté par les vents de ce siècle mauvais,
Ainsi tangue mon cœur entre ivresse et colère.
Versez ! Pour soulager le poids de ma misère
De n'avoir pas vécu comme je le rêvais..."

On retrouve le Verlaine de :
"Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte"

   leni   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce poème est un bijou sa lecture à haute voix m'a comblé


Oublier ma laideur qui rebute l'amour,
De la femme rêvée à la grâce suprême,
À qui j'eusse tressé, pour être son diadème,
Des fils de mots légers comme le point du jour.Ces vers sont merveilleux de beauté te d'aisance

Et les quatre vers finaux


Oublier ma laideur qui rebute l'amour,
De la femme rêvée à la grâce suprême,
À qui j'eusse tressé, pour être son diadème,
Des fils de mots légers comme le point du jour.


sont effectivement légers comme le point du jour

Mes respects pour ce travail AMITIES LENI

   sympa   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Si j'avais croisé ce magnifique poème en EL, je l'aurais commenté illico presto.
Vous décrivez fort bien vos regrets dans une atmosphère sombre bien rendue.
Le dernier quatrain est mon préféré.
J'adore!!!
Bravo

   Quidonc   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Classique ou néo-classique, qu'importe le flacon pourvut qu'on aie l'ivresse.
Ici l'ivresse est garantie et j'en reprendrai volontiers quelques vers.
Merci et bravo

   Anonyme   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les évocations verlainiennes (l’automne, la laideur, l'absinthe, l'épithète "mauvais") sont présentes à chaque quatrain sans se faire annoncer au son du tambour.
Le dernier vers est beau dans sa simplicité.

C'est d'une belle mélancolie et d'un traitement très pur.

   Hananke   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Dommage pour le diadème et la catégorie classique mais qu'importe,
ce poème est magnifique et rend bien l'atmosphère poétique
de la fin du 19 ème siécle.
Ces instants où la fée verte coulait à flots et servait d'égérie
à nombre de compositeurs de poésies.

Quelques bonnes tournures :

L'eau pure du Léthé
Le venin aux yeux verts
De mon génie aptère entre autres.

Oui, un très beau texte sur une ambiance bien spéciale.

   papipoete   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Curwwod
il me faut oublier le vent mauvais, qui sans cesse me remet les pieds sur terre ; comme cette femme à la grâce suprême qui n'est pas pour moi et passera là sans même m'accorder le moindre regard , mais fera plutôt un écart!
Belle " bleue ", " fée verte " laisse-toi couler sur cette cuiller en élixir délétère, pour oublier ma misère, et tout ce dont j'aurais rêver et ne sera jamais !
NB comme le rituel du savoir servir l'absinthe, l'auteur nous entraîne dans son antre au milieu du lac, ou pas à pas il noie sa détresse et plonge au fond de l'abime des illusions perdues .
les 7e et 8e vers sont des joyaux ... et j'ai encore appris en vocabulaire ( Léthé, aptère )

   Annick   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'absinthe est nommée plusieurs fois de façon différente : la bleue (la plus claire, ainsi que la blanche), l'eau pure de Léthé, l'élixir délétère, le venin aux yeux verts qui trouble la raison.
Cette liqueur qui rend fou lui permet d'oublier (verbe répété deux fois) tout ce à quoi il a du renoncer. C'est une fuite en avant.
Il en connait le prix à payer :
"Et comme les verrous d'une infecte prison,
Étouffe les échos de mon génie aptère."

Le poison qui soulage comme un remède, ponctuellement, est addictif et n'a rien de salvateur. C'est comme une mort à petits feux qui implique d'autres renoncements..
Les paradis artificiels se substituent à une vie de frustration.

J'ai particulièrement aimé ce vers qui évoque le poison d'un serpent :
"Le venin aux yeux verts qui trouble la raison"

Ou encore :
"Des fils de mots légers comme le point du jour."

"Le point du jour", je l'imagine comme un point de couture, idéal.

Une petite anecdote : Comme il est l'unique enfant tant désiré de sa mère, celle-ci fait alors un serment : "Ce sera l'enfant de la Sainte Vierge, on le prénommera Paul-Marie et, jusqu'à l'âge de sept ans, il sera voué à la couleur bleue."

Triste ironie du sort...

Merci pour ce très beau poème qui m'a fait sortir de ma bibliothèque tous les livres que j'avais sur Verlaine.

   Lulu   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Curwwod,

Je lis toujours vos poèmes avec le même plaisir et la même curiosité, et je dois dire que le charme opère vraiment chaque fois, comme ici, avec cette sensibilité qui caractérise vos mots et ce qu'ils touchent en nous, au plus profond de notre imaginaire.

Vous m'avez appris un adjectif : "aptère"... Très joli mot que je me réjouis de découvrir.

J'ai une préférence pour le dernier quatrain, plus direct et peut-être plus clair… Il n'est pas là pour rien, et apporte une belle dimension au portrait que vous faites du narrateur.

Je crois que Verlaine aurait adoré votre écriture si poétique…

Les rimes, le rythme, l'ambiance, tout concourt à nous emporter.

J'espère vous relire plus souvent.

   PIZZICATO   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Combien de poètes cette fée diabolique, qu'elle fût verte ou bleue, a-t-elle anéantis " Goutte à goutte instillez l'élixir délétère ".

Je retrouve avec grand plaisir la plume élégante de Curwood.
De fort belles images pour illustrer ce mal être que l'absinthe ne peut éradiquer.

" Oublier ma laideur qui rebute l'amour,
De la femme rêvée à la grâce suprême,
À qui j'eusse tressé, pour être son diadème,
Des fils de mots légers comme le point du jour. " Les quatre sont très beaux, mais j'ai un petit coup de coeur pour ce quatrain.

   LenineBosquet   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour, quel beau texte ! On dirait de... la poésie tout simplement.
J'ai bu une fois de la noire, un truc à 80 degrés, je n'ai jamais été aussi saoul et con de ma vie, mais je m'égare.
Une remarque toutefois : je ne saisis pas le sens de la virgule en fin de vers 5, " l'amour de la femme rêvée... " sans virgule entre "amour" et "de" m'aurait semblé plus juste. M'enfin, je cherche la petite bête quoi.

   Cristale   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Du beau Curwwod et sa plume admirable comme toujours.

"Le venin aux yeux verts qui trouble la raison"

Moi j'aime la liqueur de votre encre poétique qui trouble ma sensibilité et je n'ajouterai rien de plus si ce ne sont ces quelques vers dont j'aime m’enivrer.

"Oublier ma laideur qui rebute l'amour,
De la femme rêvée à la grâce suprême,
À qui j'eusse tressé, pour être son diadème,
Des fils de mots légers comme le point du jour."

Merci poète.
Cristale

   Castelmore   
16/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Où se trouve cette liqueur ?
Non pas cette bleue ou verte peu m'importe !
Celle qui de ses vapeurs enivre tous vos vers ...

Et s'il vous reste une goutte
"Versez pour soulager le poids de ma misère "
De ne savoir ... que lire de semblables merveilles

   Donaldo75   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Curwwod,

Je crois que mon commentaire ne peut pas apporter grand chose pour magnifier ce poème tellement il est réussi. Rien à dire, c'est propre, net, poétique, avec un vrai ton. Je ne peux que déclarer mon admiration pour cette poésie néoclassique si bien travaillée, inspirée et incarnée.

Bravo !

Donaldo

   jfmoods   
17/10/2018
Ce poème est composé de quatre quatrains en alexandrins à rimes embrassées, suffisantes et riches, féminines et masculines s'encadrant tour à tour.

J'ai du mal à comprendre la présence d'une virgule à la fin du vers 5.

Né à une époque au demeurant peu enthousiasmante (intertextualité verlainienne : "les vents de ce siècle mauvais"), le poète voit son existence se perdre dans le délitement (allégorie : "Mon automne qui pleure au gré du sablier", constat sans appel : "ma laideur qui rebute l'amour", oxymore marquant l'introuvable élévation poétique : "mon génie aptère").

Aussi ne désire-t-il qu'une chose : se laisser enivrer par l'absinthe (périphrases : "La bleue", "L'eau pure du Léthé", "l'élixir délétère", "Le venin aux yeux verts qui trouble la raison", métonymie : "ces coupes morbides", impératifs à l'adresse d'un interlocuteur qui est probablement le lecteur confident : "versez" x 2, "instillez").

Par le biais d'une lourde addiction (comparaison : "comme les verrous d'une infecte prison"), notre homme entend se libérer du fardeau de la vie (adjectif qualificatif : "mes plaisirs sordides", anaphore : "oublier" × 2, métonymie fixant l'intensité d'un champ de force : "tangue mon cœur entre ivresse et colère", complément circonstanciel de but : "Pour soulager le poids de ma misère / De n'avoir pas vécu comme je le rêvais").

En noyant lentement dans l'alcool sa stérile solitude (anaphore : "Goutte à goutte" × 2), il conjure l'absence d'une compagne idéale (groupe nominal élargi à visée élective : "la femme rêvée à la grâce suprême") qui lui aurait permis de révéler au monde un prodigieux talent artistique (dédicace illusoire au conditionnel passé deuxième forme, métaphore et comparaison : "À qui j'eusse tressé, pour être son diadème, / Des fils de mots légers comme le point du jour").

Un jeu d'allitérations (b/p, f/v) et d'assonances (ou, i) accompagne la déliquescence à l'oeuvre dans le poème.

Merci pour ce partage !

   Brume   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Curwwod

Je n'y connais rien, mais j'aime la musique de votre néo-classique, dont certains considèrent ce style comme du sous classique et vous demandant de modifier certains vers. C'est l'avis d'une plume libérée qui n'a sans doute pas grande importance. Je trouve votre poème sublime. Pour moi c'est la perfection, rien ne doit changer.

Que dire de plus? Il est rare que la poésie classique me charme. J'ai aimé la puissance de vos vers, la force expressive, du début à la fin.
La dernière strophe gagne en intensité, elle est au-dessus; je l'adore.

   Zorino   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Curwwod,
Pour désigner l’absinthe (dont je possède une bouteille mais hélas, dépourvue de l'herbe magique), je connaissais l'expression "La fée verte" mais pas "La bleue".
A ma première lecture, je n'ai donc pas vraiment saisi le sens de votre poème. Je ne parvenais pas à comprendre de quoi vous parliez. C'est après avoir lu quelques commentaires que tout s'est illuminé. J'ai donc relu votre poème et là, il s'en ai déjà dégagé une atmosphère digne du tableau de Manet "Le buveur d'absinthe". Peut-être vous en êtes-vous inspiré...
Votre poème est vraiment magnifique. Lorsque je suis allé voir la signification du mot "aptère", j'ai trouvé le vers dans lequel ce mot se trouve d'une grande beauté.
Il est certain que je reviendrai poser mes yeux sur le charme de votre poème, histoire de voyager vers une époque révolue...
Merci pour le partage

   Beaufond   
17/10/2018
Il est quelque étrange grâce à ces vers très éloignés du style de Verlaine mais simulant sa modulation de lèvre.
Je dirais, l'auteur ici est parmi nos plus doués, deux strophes menées suivies de deux strophes dictées : bizarre impression. Le troisième quatrain m'apparaît comme la grande réussite du poème, et la dernière le clôt fort bellement : une façon de fleur.

   josy   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
est ce du velours?
de la soie?
un nuage qui brille?
non
c 'est une merveilleuse Poésie_

Merci_

   Alcirion   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Une phrase limpide et précise, un vrai plaisir à la lecture. Des métaphores et des images fortes et subtiles, précieuses (l'eau du Léthé... mon génie aptère) ponctuent cette longue plainte au rythme impeccable.

Mon unique bémol pour l'avant-dernier vers au sens et aux sonorités trop douces en comparaison du précédent (ivresse et colère).
Le ton et le vocabulaire sombres s'inscrivent parfaitement dans la lignée décadentiste revendiquée par l'auteur dans l'incipit.

Une réussite.

   fried   
17/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a de l'amertume dans cet alcool et à nous l'ivresse dans ce poème bien agréable à lire.
Bravo

   emilia   
18/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quand un génie de l’écriture et de la musique des mots côtoie la misère physique, morale et pécuniaire, « de coupes morbides » en « loisirs sordides », cet « élixir délétère » et « infecte prison », de façon bien choisie traduisent une longue et douloureuse déchéance due à cette addiction faite d’autodestruction… ; une étrange et triste destinée pour ce Prince des poètes qui est à la fois la figure emblématique du poète maudit qui s’acharne à oublier qu ‘ « il pleure dans son cœur… » aux « espérances noyées »… ; merci à vous de nous faire partager le plaisir de votre belle écriture aux appréciations méritées…

   Curwwod   
18/10/2018

   Vasistas   
19/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Trouble et troublant, lumineux comme les trop rares rayons qui traversent ma cellule. Les quelques imperfections ne sont rien quant à celles de nos vies, et vos mots sont comme des fils légers, votre génie n’a nul besoin d’ailes pour me transporter au-delà de la misère.
Merci pour ce travail sensible.

   Miguel   
19/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'arrive un peu après la bataille mais un compliment est toujours bienvenu. Fort beau poème, verlainien à souhait effectivement, et dont les vers superbes exhalent à la fois une grâce et une tonalité pathétique qui vont étrangement bien ensemble.


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