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| LeChevalier
17/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Curieux poèmes où le trimètre est le vers de base et c'est l'alexandrin à césure médiane qui fait office de « surligneur », comme au 1er vers de la 3e strophe ou bien au dernier vers de la 5e strophe.
La première strophe sert d'introduction sous la forme d'une adresse à la fleur. On y trouve déjà les bases de ce qui sera développé par la suite : le passé du je et ses aspirations pour l'avenir. Ensuite viennent des adresses à des amis disparus, le poème devient plus grave et plus déchirant. La dernière strophe, la conclusion, s'appuie sur le futur et je suis vraiment heureux de trouver ce rayon d'espoir que sont les enfants, dernier mot du texte. C'est un texte bien pensé et, je trouve, bien senti. Mes hommages à l'auteur. |
| Polza
30/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Mieux vaut tard que jamais comme dit le proverbe !
Vieux motard que jamais comme disent les amateurs de contrepèterie ! J’aime beaucoup les coquelicots, surtout quand il y en a beaucoup dans les prairies, dans les champs ou à l’orée de la forêt. À part au neuvième vers, j’ai lu ce poème façon trimètres ternaires, vous allez plaire à LeChevalier s’il le pense aussi (il est plus doué que moi pour ça) J’ai bien aimé le jeu de mots à l’exergue, « Sessile » (fleuriste), on reste dans des termes botaniques… Comme j’ai bien aimé votre poème, je sors mon almanach perpétuel sur les plantes du bien-être de Michel Pierre aux éditions Chêne. Le 2 janvier, à coquelicot, il est écrit : « Saint Basile Coquelicot Papaver rhoeas, famille des Papavéracées Autres noms : pavot coquelicot, ponceau, pavot des moissons, pavot sauvage, machon, chaudière d’enfer. Coquelicot Hors du spectre Le rouge vif des pétales de coquelicot en trahit l’origine exotique (Méditerranée orientale) : aucun insecte de nos climats ne perçoit cette couleur, ils ne voient qu’un gris très foncé. L’abeille tire son épingle du jeu, car elle perçoit un rayonnement émis par la plante dans le spectre de l’ultraviolet. » Je me demande toujours comment font les scientifiques pour savoir que les autres insectes ne voient qu’un gris très foncé par exemple. Ce n’est quand même pas les petits insectes qui leur ont dit ! C’est marrant que ce soit le spectre de l’ultraviolet que perçoivent les abeilles, parce qu’elles ne voient pas le rouge d’après mes sources (mais elles perçoivent si ce rouge réfléchit d’autres longueurs d’onde que les abeilles peuvent voir). En tout cas, la plupart des apiculteurs que je connais disent qu’il ne faut pas peindre une ruche en rouge, c’est quand même bien fait la nature quand on y pense ! Mais revenons à nos coquelicots, à votre coquelicot ! « Coquelicot de mes humeurs crépusculaires, Dans la campagne où je médite en vétéran, Fleur du sommeil et des oublis interstellaires, Je te confie un abandon de vieil errant. » J’ai beaucoup aimé le rapport à la nature, une marche solitaire faite de méditation, le retour à la terre comme dirait Manu Larcenet… « Ce fût la paix quatre ans après l’horrible guerre » À moins que le petit chapeau pointu turlututu soit là pour rappeler le casque à pointe des vilains boches (mon père me racontait que des rumeurs circulaient avant leur arrivée, on disait par exemple qu’ils allaient couper les oreilles des enfants. Mais ça c’était pour la Seconde Guerre mondiale, je viens de m’apercevoir que votre poème évoquait plutôt la première au vu des « quatre ans après l’horrible guerre », ça fait 14/18 pas 39/45 si je sais encore compter !), il est inutile à la troisième personne du singulier de passé simple… « Ont enduré la peur au ventre et je t’attends. J’ai goûté le pavot du repos de misère. Tu n’es plus là pour consoler mon cœur battant Une chamade ensorcelée qui ne tempère Ni mes regrets, ni mes amours, mais je t’attends. » Si toutes les strophes s’étaient terminées par « et je t’attends » ou « mais je t’attends » cela ne m’aurait sûrement pas gêné, mais dans ce contexte, ça fait répétition à la rime je trouve… « Dans mes sanglots de désespoir la larme opère » Si « la larme » est un effet souhaité en tant que double sens possible « la larme » « l’alarme » de guerre, ça me va, si c’est involontaire, ça me va un peu moins, une petite virgule dans ce passage ne m’aurait pas dérangé… « Un calme lent et je m’en vais les bras ballant. » Une petite faute d’accord qui sera corrigée avant publication, « les bras ballants » « Ce fût la paix quatre ans après l’horrible guerre » « Tu n’es plus là mon vieil ami l’horrible guerre » Ça fait deux fois qu’un ou des mots sont repris à la rime, autant une fois ça peut passer, autant deux fois, ça fait manque d’idées et de vocabulaire (je ne dis pas que vous n’avez pas de vocabulaire, je dis ça fait manque de vocabulaire…) « Tu n’es plus là mon vieil ami l’horrible guerre Fertilisa la fleur fragile au vent d’autan. Tu n’es plus là ma tendre amie et ma prière, Morphée ou Déméter, dans le carmin gisant » Ce passage vient perturber le lecteur que je suis, je ne sais plus si vous écrivez un poème en hommage aux compagnons tombés sur le front ou à une tendre amie, je ne comprends pas bien ce que ma tendre amie personnifie. D’ailleurs, toute la strophe me paraît difficile à comprendre, je ne vois pas bien ce que Morphée ou Déméter viennent faire dans ce passage… Si j’ai vraiment apprécié ce poème en première lecture, en deuxième lecture, je suis moins convaincu et admiratif… J’ai eu l’impression que le narrateur s’éparpillait dans ses pensées (peut-être est-ce l’effet escompté ?), il me parle de ses amis morts au combat puis d’une tendre amie et pour finir de ses enfants… Je n’ai peut-être pas bien tout compris, je verrai en cas de publication… Édition Même si quelques petites choses me chiffonnent et sans aucun lien avec une quelconque sympathie avec l’auteur (ce serait insultant pour lui… pas d’avoir de la sympathie pour Damy, de modifier mon appréciation parce qu’il est l’auteur de ce poème), après une deuxième lecture en publication, j’estime avoir été sévère en disant « trouve l’écriture convenable », je change donc en « trouve l’écriture aboutie »… |
| Passant75
21/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Sur le fond, je reconnais une démarche sincère d’hommage aux victimes des guerres et une aspiration d’aller vers la paix. Le choix du coquelicot comme fil conducteur m’apparaît un symbole particulièrement pertinent au regard de l’exergue. Toutefois, alors que le poème revendique la catégorie « néo classique », j’ai constaté que l’auteur se libère très souvent de certaines contraintes et notamment de la césure à l’hémistiche.
Par ailleurs, si le choix de n’utiliser que deux rimes m’a paru un challenge intéressant, j’ai trouvé qu’il pouvait conduire à terminer des vers par certains mots qui semblent surtout là pour respecter la rime ; les « oublis interstellaires », « la larme opère » et « les débonnaires » sont des exemples qui me semblent participer à cette impression. De plus, j’ai trouvé que la juxtaposition de « sanglant » et « sanglots » crée une allitération pesante qui alourdit quelque peu le quatrième quatrain. Au final, je vois là un texte intéressant mais inégal. S’il paraît riche en intentions et en images, il reste assez fragile dans la maîtrise formelle. En quelques mots, ce poème gagnerait à être retravaillé ! |
| Donaldo75
22/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une bonne déclinaison de ce que le rouge coquelicot inspire à notre inconscient collectif - du moins le mien devrais-je dire - avec toutes les horreurs de la guerre et de la période qu'elle couvre. La composition est de qualité, je trouve, et surtout elle est tonale. Un tel hommage - je ne fais que citer l'exergue - n'est pas des plus simples sans tangenter l'exercice.
L'équilibre est atteint. Un peu d'exercice, de contrainte du sujet, un peu de classicisme, pas mal de tonal. |
| Cyrill
30/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Damy.
Un très bel effet de rythme sur le mètre du mot coquelicot. Cette suite de trimètres lancinants est heureusement coupée par deux alexandrins plus classiques. Sur ces deux rimes seulement, je me sens comme emporté par la vague et son reflux d’espoir-désespoir, d’attente vaine et de complainte. L’imaginaire en bandoulière, le poète s’incarne en vétéran sur fond de guerre et ne se prive pas d'images baroques ou singulières : « oublis interstellaires », « Une chamade ensorcelée », « une paix juste où chanteront les débonnaires ». J’ai aimé la générosité qui se dégage de ces vers, la touche de rouge qui éclaire un romantisme noir. Une belle illustration, je l’ai dit ailleurs. L’« horrible guerre », l’expression et la tonalité du poème m’évoquent plutôt la Grande, mais l’exergue me renvoie au 8 mai 45. Peu importe en fait, « Les larmes se ressemblent », disait un autre poète. Les guerres aussi. Bravo ! Et merci pour le partage. |
| Provencao
30/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Damy Cantarrieu,
"S’élèvera vers des ailleurs de solitaire, La nuit venue où je m’en vais en partisan D’une paix juste où chanteront les débonnaires La vie soyeuse et le bonheur pour mes enfants " Mon passage préféré où la symbolique de l'espoir, prend à mon sens sa juste valeur. Au plaisir de vous lire , Cordialement |
| rendu
30/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour
Un joli poème en hommage à une période sombre de notre Histoire. Ils sont partis nombreux et revenus très peu. C'est la loi de toutes les guerres malheureusement. Sur le texte, j'étais étonné de ne pas voir de s à ballant mais j'ai lu qu'il pouvait s'employer en participe présent, dont acte. |
| BlaseSaintLuc
30/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Dire « lanlaire », sur l’air du coquelicot à la guerre, lanlaire !
Et, l’air de rien, suer des " humeurs crépusculaires » ; Je voyais un final avec « je t’attends », en pensant à la mort qui n'oublie jamais personne. « J’ai goûté le pavot du repos de misère. Tu n’es plus là pour consoler mon cœur battant, Une chamade ensorcelée qui ne tempère Ni mes regrets, ni mes amours, mais je t’attends. » Le « tu n’es plus là » crée une confusion avec « je t’attends ». Rien de grave. « Tu n’es plus là, mon vieil ami, l’horrible guerre Fertilisa la fleur fragile au vent d’autan. Tu n’es plus là, ma tendre amie, et ma prière, Morphée ou Déméter, dans le carmin gisant. » L’introduction de deux manquants est une belle évocation, mais crée à nouveau une confusion dans mon esprit. La guerre et les disparitions s’en vont toujours, et c’est la paix soyeuse qui vient pour les enfants, laissant le vieil homme au bords du chemin, triste et solitaire, un coquelicot en main fleur si belle mais sans parfum ! |
| AMitizix
30/6/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Ce poème est au premier abord déroutant : l’emploi quasi-exclusif du trimètre plonge le lecteur dans un rythme qui rompt avec l’habitude. Je trouve que c’est réussi puisque l’effet incantatoire obtenu donne une mélopée qui correspond bien à un hommage aux morts. Le premier vers, en particulier, donne le ton, la métrique mettant délicatement en valeur ce « coquelicot » qui marque tout le poème. L’usage de deux rimes seulement (qui ne semblent généralement pas forcées) renforce efficacement cette dimension entêtante du poème : voilà qui se marie bien aux trimètres.
La première rupture de rythme (le 6/6 au neuvième vers) est très marquante, et réussie : elle appuie une image bien trouvée (celle du pavot) qui enrichit utilement la poésie, et cette évocation éthérée de « tu » est touchante. En revanche, je suis moins convaincu par la seconde (vers 20), qui rend la syntaxe un peu confuse : il m’a fallu une deuxième lecture pour en saisir le sens avec celui de la dernière strophe (ce qui est dommage vu la générale fluidité du poème). On suit assez bien le mouvement d'ensemble, du coquelicot à l’évocation des souvenirs (la fiancée, un ami ?), puis l’appel et son espoir contradictoire (puisque malgré la note joyeuse sur laquelle se clôt le texte, cette prière reste lancée en s’avançant dans la nuit). Peut-être faut-il y voir l’inquiétude de ces poilus pacifistes de l’entre-deux-guerres, alors que l’Europe redevient impérialiste et fasciste ? En tout cas, la dramaturgie du texte est bien menée. J’aime plutôt bien l’atmosphère du texte et ses images, en particulier le « Dans mes sanglots de désespoir la larme opère / Un calme lent et je m’en vais les bras ballant ». Même si c’est l’un des rares endroits où la rime me semble un peu forcée (« opère » ne m’a pas l’air d’être l’expression la plus appropriée, quoiqu’elle ait une certaine beauté dans son caractère synthétique), je trouve cette manière de décrire le retour au calme mélancolique après les sanglots bien trouvée et élégante. Je suis moins convaincu par d’autres passages du texte : je bute sur le vers 8 (quel est le sujet de « On enduré » ?), sur le vers 20, comme je l’ai déjà dit. L’évocation des « débonnaires » me semble un peu obscure (même si elle s’inscrit bien dans le mouvement de retour à l’espoir de l’insouciance de la dernière strophe). Mais en général, j’apprécie cette lecture : merci pour ce partage ! |
| Boutet
30/6/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Ah ces hommages et tous ces noms sur les stèles et dans les cimetières. Comme on aimerait s'en passer
mais ce n'est pas demain la veille. Combien nous ont quittés lors de ces combats sans merci. "J'ai goûté le repos du pavot de misère" un vers superbe. Également, de nombreux trimètres émaillent ce joli poème. (comme le vers ultime) Un bel ensemble. |
| Myndie
30/6/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Damy,
J'ai trouvé ce texte absolument touchant, qui mêle, avec beaucoup de délicatesse, la mémoire historique à une douleur intime. Sur la forme : l'alexandrin, idéal pour conférer une sorte de solennité au propos, déroule sa mélancolie poignante et sombre, ainsi qu'un chant funèbre. J'ai trouvé beaucoup de musicalité et de suggestivité dans les rimes en « ère » et les expressions récurrentes (« je t'attends », « tu n'es plus là ») donnent à cette lamentation poétique la noblesse d'un thrène torturé. Pour la symbolique, le coquelicot, fil conducteur du poème, est bien sûr la mémoire de la guerre et la fleur-hommage aux disparus. J'y vois aussi une référence à un repos particulier, sans doute celui qui noie le chagrin et apaise l'âme en peine : « Fleur du sommeil et des oublis interstellaires, » « J’ai goûté le pavot du repos de misère. » Je vois aussi dans le rouge du coquelicot et dans le rouge de la robe, un allusion au sang versé : le conflit guerrier bien sûr mais sans doute la mort de la femme aimée. « Ta robe rouge éclaire l’âme au jour sanglant. » ce vers est vraiment magnifique. Enfin, nonobstant toute la tristesse de cette complainte, le poète se tourne vers l'espoir et la résilience : d'abord « vétéran », il se décrit en « partisan D’une paix juste où chanteront les débonnaires La vie soyeuse et le bonheur pour mes enfants. » C'est une belle lueur d'espoir qui le sauve du désespoir total. A partir d'une fleur éphémère, tu rends un hommage vibrant à ceux qui ne sont plus et tu nous offres un texte d'une grande sensibilité. Et de l'émotion brute. Que demander de plus à la poésie ? |





